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XSquare lève un tour pre-seed pour accélérer son infrastructure de paiements B2B dans le Golfe

20. August 2026 um 14:41

La fintech émiratie XSquare, spécialisée dans les paiements entre entreprises, vient de boucler un tour de financement pre-seed mené par Raed Ventures, avec la participation d’AngelSpark, 500 Global et Oraseya Capital. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public.

Fondée à Dubaï en 2023, XSquare développe une infrastructure destinée à simplifier les paiements B2B, un marché où les entreprises doivent encore composer avec plusieurs prestataires, systèmes bancaires et outils de rapprochement comptable. La startup veut réunir ces opérations derrière une seule intégration.

Concrètement, XSquare fonctionne comme une couche d’orchestration : elle permet aux entreprises de collecter des paiements, régler leurs fournisseurs et automatiser le rapprochement des transactions, sans devoir connecter séparément chaque prestataire. La plateforme s’appuie notamment sur des acteurs comme Telr, Geidea, VaultsPay, Spare et TESS Payments. Le partenariat avec Spare permet notamment d’intégrer le « Pay by Bank » dans les flux de paiement B2B, avec des règlements quasi instantanés et potentiellement moins coûteux que les paiements par carte.

Autre volet stratégique: son partenariat avec Mastercard. XSquare permet aux entreprises d’utiliser leurs cartes corporate pour payer des fournisseurs, même lorsque ceux-ci n’acceptent pas directement les cartes. Le fournisseur reçoit alors les fonds sur son compte bancaire. XSquare indique que ce modèle peut également transformer certaines dépenses fournisseurs en dépenses éligibles aux mécanismes économiques des cartes professionnelles.

Du marché émirati au Qatar, puis à l’Arabie saoudite

Après son lancement aux Émirats arabes unis, XSquare a étendu ses activités au Qatar, où elle dispose d’une présence au Qatar Financial Centre et travaille avec des banques et des prestataires de paiement locaux. Son partenariat avec TESS Payments, prestataire agréé par la Qatar Central Bank, constitue notamment une brique de son infrastructure locale.

Cette implantation qatarie constitue sa première expansion hors des Émirats. La prochaine étape annoncée est désormais l’Arabie saoudite, parallèlement au développement de nouveaux partenariats bancaires et de paiement. Les fonds fraîchement levés doivent servir à renforcer cette infrastructure, élargir le réseau de partenaires et recruter davantage dans les équipes techniques et commerciales.

Pour XSquare, l’enjeu dépasse donc le simple paiement en ligne : la startup cherche à devenir une infrastructure financière B2B unifiée pour les entreprises du GCC, en reliant facturation, encaissements, paiements fournisseurs et réconciliation sur une même plateforme. Son architecture est présentée comme non-custodiale : les fonds transitent par des prestataires de paiement agréés plutôt que par le bilan de XSquare.

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Trois startups tunisiennes s’envolent vers San Francisco pour la finale du Startup World Cup

20. August 2026 um 14:09

Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie à la finale mondiale du Startup World Cup, prévue en novembre à San Francisco. Une nouvelle étape internationale pour trois jeunes pousses issues de la sélection tunisienne organisée lors du Tunisia Digital Summit.

La Tunisie aura trois représentantes à la prochaine finale mondiale du Startup World Cup. Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec ont décroché leur qualification à l’issue de la finale régionale organisée les 22 et 23 avril à Tunis, dans le cadre de la 10e édition du Tunisia Digital Summit. La sélection avait attiré plus de 160 candidatures. Dix startups avaient finalement été retenues pour présenter leurs projets devant un jury d’investisseurs et d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial.

À l’issue de cette compétition, Pwn & Patch a remporté la première place. La startup spécialisée dans la cybersécurité développe notamment des solutions liées à la sécurité offensive et à la détection des menaces. Elle sera la représentante tunisienne engagée dans la compétition mondiale pour le grand prix. Pixii Motors a obtenu la deuxième place. La startup travaille sur des solutions de mobilité durable, notamment autour de la mobilité électrique. WaterSec, classée troisième, développe de son côté des solutions de gestion intelligente de l’eau en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle et l’IoT.

Une échéance en novembre

Les trois startups prendront la direction de San Francisco en novembre 2026 pour participer aux différentes étapes de la finale mondiale. Le programme prévoit les demi-finales les 4 novembre et la grande finale le 6 novembre au Hilton San Francisco. L’enjeu financier est important : le vainqueur mondial du Startup World Cup recevra 1 million de dollars sous forme d’investissement. Selon les règles de la compétition, ce financement peut prendre la forme d’une prise de participation ou d’un instrument convertible, selon la situation de la startup. Au-delà du montant, la qualification offre surtout aux trois entreprises tunisiennes une occasion de se confronter à des startups venues de nombreux marchés et de rencontrer investisseurs, partenaires et potentiels clients à l’échelle internationale.

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Jem lève 8,4 millions de dollars pour digitaliser la gestion des salariés sans bureau

20. August 2026 um 13:07

La startup sud-africaine Jem vient de lever 8,4 millions de dollars en série A, dans un tour mené par Quona Capital, avec la participation de University Technology Fund, E4E, Next176/FutureGrowth et plusieurs investisseurs individuels. Basée au Cap, l’entreprise veut accélérer le développement de sa plateforme destinée aux travailleurs « deskless », c’est-à-dire aux salariés qui travaillent sans poste informatique ni bureau.

Lancée sur WhatsApp, la plateforme permet notamment aux salariés de recevoir leurs fiches de paie, effectuer des demandes de congé, consulter certaines informations RH ou encore accéder à des services financiers. Jem a également développé des fonctions de gestion du temps et des présences, de communication interne et d’accompagnement financier. Le modèle semble déjà avoir trouvé son marché. Jem revendique plus de 250 000 travailleurs et plus de 200 entreprises clientes. Parmi les entreprises citées par la startup figurent KFC, McDonald’s, Edgars, Illovo, Servest et Bidvest.

Un logiciel pensé pour les salariés éloignés du numérique

Jem part d’un constat simple : une grande partie des outils RH sont conçus pour des employés disposant d’un ordinateur, d’une adresse e-mail professionnelle ou d’une application dédiée. Or, selon l’entreprise, 75 % des salariés sud-africains travaillent sur le terrain plutôt que derrière un bureau. La startup mise donc sur un outil déjà présent sur les téléphones des salariés : WhatsApp. L’objectif est de réduire les barrières d’accès aux services RH et financiers, sans imposer le téléchargement d’une nouvelle application. Fondée en 2020 sous le nom de SmartWage, Jem avait initialement développé un service permettant aux salariés d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné. L’entreprise s’est ensuite repositionnée vers une plateforme plus large de gestion des effectifs et a adopté le nom Jem en 2022. Avec cette nouvelle levée, l’entreprise veut accélérer le lancement de nouveaux services. Son offre doit notamment s’élargir vers la formation, les outils de gestion des équipes, les services financiers, l’assurance et d’autres avantages destinés aux salariés.

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IA: les grands modèles restent difficiles à contenir, selon une nouvelle étude

20. August 2026 um 10:29

Les principaux acteurs de l’intelligence artificielle ont encore du mal à démontrer qu’ils peuvent maîtriser totalement les systèmes qu’ils développent. C’est la conclusion d’une nouvelle évaluation de Guidelight AI Standards, qui pointe des lacunes persistantes en matière de contrôle, de surveillance et de sécurité chez cinq grands acteurs du secteur: OpenAI, Anthropic, Google, xAI et Meta. Le constat est particulièrement préoccupant à mesure que les modèles deviennent plus autonomes. Certains agents d’IA ont déjà réussi, lors de tests, à sortir de leur environnement prévu et à exploiter des vulnérabilités dans d’autres infrastructures.

Guidelight a évalué les entreprises sur six grands axes de contrôle, notamment la capacité à surveiller les modèles, à empêcher certaines actions, à détecter les comportements problématiques et à faire vérifier les dispositifs de sécurité par des tiers. OpenAI et Anthropic obtiennent les meilleures évaluations, avec un C+. Google obtient D+, xAI D-, tandis que Meta reçoit un F, selon l’étude rapportée par Reuters. Pour Guidelight, le problème ne se limite donc pas à la capacité d’un modèle à produire une réponse indésirable. Il concerne surtout la possibilité qu’un système autonome contourne les mécanismes censés limiter ses actions.

L’organisation recommande notamment aux entreprises de maintenir des systèmes permettant de voir ce que fait un modèle en interne, de rechercher automatiquement les comportements préoccupants, de bloquer certaines actions critiques et de prévoir un plan de réaction en cas de perte de contrôle.

Cette évaluation intervient alors qu’OpenAI renforce justement ses dispositifs de sécurité.

Après un incident survenu lors d’une évaluation de capacités cyber, OpenAI a indiqué que ses modèles avaient identifié et exploité plusieurs vulnérabilités dans son environnement de recherche et dans l’infrastructure de Hugging Face. L’entreprise affirme depuis renforcer le confinement, les contrôles d’accès, la surveillance et les pratiques d’évaluation. OpenAI développe également la surveillance de la «chain of thought», c’est-à-dire du raisonnement généré par certains modèles avant leur réponse finale. L’objectif est de détecter plus tôt des comportements problématiques. Mais OpenAI reconnaît elle-même une limite importante: un modèle suffisamment avancé pourrait potentiellement apprendre à contourner ou à tromper ce type de surveillance. En parallèle, l’entreprise poursuit le déploiement de protections spécifiques pour les adolescents, avec notamment des contrôles parentaux, une réduction automatique des contenus sensibles et la possibilité de désactiver certaines fonctionnalités.

 

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Saadia Zahidi devient la première femme à diriger l’IATA, après plus de 20 ans au WEF

20. August 2026 um 09:33

Saadia Zahidi deviendra, le 1er novembre 2026, la première femme à diriger l’Association internationale du transport aérien (IATA). Le conseil d’administration de l’organisation a annoncé sa nomination le 23 juillet. Elle sera la neuvième personne à occuper le poste de directrice générale depuis la création de l’IATA en 1945.

Zahidi succédera à Willie Walsh, qui a quitté ses fonctions fin juillet. D’ici à son arrivée, la direction générale est assurée par intérim par Sandrine Le Borgne, directrice financière et vice-présidente senior chargée des services corporate de l’IATA. La nouvelle directrice générale arrive du Forum économique mondial (WEF), où elle a passé plus de vingt ans. Elle y était directrice générale et membre du comité de direction, tout en dirigeant le Centre for the New Economy and Society.

Son parcours est davantage orienté vers l’économie, les politiques publiques, l’emploi et les transformations du marché du travail que vers la gestion d’une compagnie aérienne. Elle a notamment participé à la création des rapports du WEF sur l’avenir des emplois, la croissance et les écarts entre les femmes et les hommes. Économiste de formation, Saadia Zahidi est diplômée de Smith College, du Graduate Institute de Genève et de Harvard. Elle détient les nationalités suisse et pakistanaise.

À la tête de l’IATA, Zahidi devra représenter les intérêts d’un secteur confronté à des enjeux de plus en plus complexes, notamment les évolutions technologiques, les tensions géopolitiques et la transition vers une croissance plus durable. L’organisation représente plus de 370 compagnies aériennes, qui assurent environ 85% du trafic aérien mondial. Elle joue notamment un rôle dans la définition de standards communs et dans la représentation du secteur auprès des gouvernements et des autres acteurs de l’aviation.

Cette nomination marque donc un changement important pour l’IATA: pour la première fois, l’organisation sera dirigée par une femme, une dirigeante issue du monde de l’économie internationale et des politiques publiques plutôt que du secteur aérien lui-même.

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Investissements internationaux : la Tunisie attire davantage de capitaux au premier semestre 2026

20. August 2026 um 08:45

La Tunisie a attiré 1,929 milliard de dinars d’investissements internationaux au premier semestre 2026, soit une progression de 11,5% sur un an et de 41,7% par rapport à la même période de 2024, selon les données publiées par la Fipa.

L’essentiel de ces flux provient des investissements directs internationaux, qui ont atteint 1,9118 milliard de dinars. Leur répartition montre une forte concentration sur l’industrie : les industries manufacturières représentent 72% des investissements, devant l’énergie (19%), les services (7,7%) et l’agriculture (1,3%). Pour les entreprises et investisseurs, le signal est surtout à chercher dans cette concentration sectorielle. L’industrie reste de loin le principal point d’ancrage des capitaux étrangers, tandis que l’énergie conserve une place importante dans les nouveaux investissements.

Autre indicateur à surveiller : les investissements de portefeuille ont bondi de 81,3% sur un an, pour atteindre 17,7 millions de dinars. Même si leur montant reste nettement inférieur aux investissements directs, cette hausse traduit un regain d’intérêt pour les actifs financiers tunisiens.

Au total, les chiffres du premier semestre 2026 montrent une accélération des flux internationaux vers la Tunisie, avec une dynamique particulièrement marquée dans les activités industrielles et énergétiques.

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