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Prosol Elec 2026: pourquoi l’ANME demande-t-elle aux entreprises de finaliser les démarches? 

19. August 2026 um 08:47

Les programmes Prosol Elec et Prosol Elec Économique avancent vers leur mise en œuvre pour 2026. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de demander aux entreprises retenues dans le cadre de ces deux programmes de finaliser leurs contrats.

Les entreprises concernées doivent récupérer leurs contrats auprès de l’ANME, puis procéder à leur signature et à leur enregistrement. Les dossiers peuvent être déposés au siège de l’agence à Tunis ou dans ses bureaux régionaux à Sfax et Sousse. Cette étape concerne donc directement les entreprises qui vont intervenir dans l’installation des équipements photovoltaïques chez les ménages. Elle permet de passer de la sélection des entreprises à la phase concrète de réalisation des installations prévues pour 2026. Le dispositif repose sur deux programmes aux publics différents. Le Prosol Elec concerne les ménages qui souhaitent produire leur propre électricité à partir de panneaux solaires, tout en restant raccordés au réseau basse tension. Le Prosol Elec Économique vise, lui, les logements à faibles revenus, à savoir une consommation annuelle comprise entre 1 200 et 1 800 kWh. Dans ce cadre, le programme prévoit une subvention de 1 500 dinars par installation et un crédit bancaire à 3% sur 10 ans. Et ce, par prélèvement sur la facture de la Steg. L’objectif est de lever l’un des principaux obstacles au développement du solaire résidentiel: le coût initial de l’équipement.

Mais le dispositif ne vise pas uniquement à aider les ménages. Il cherche aussi à créer un marché pour les entreprises. En soutenant la demande, l’État donne davantage de visibilité aux installateurs, mais aussi aux fournisseurs d’équipements, aux techniciens et aux sociétés de maintenance. L’expérience de Prosol dans le solaire thermique montre déjà cet effet. Selon l’ANME, le programme a contribué à la création de 750 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects. Pour le photovoltaïque, le marché a également déjà pris de l’ampleur. L’ANME indique que Prosol Elec avait permis l’installation d’environ 300 MW pour près de 90 000 familles.

Par ailleurs, la contractualisation des entreprises constitue une étape nécessaire. Cette nouvelle étape intervient alors que la Tunisie cherche à développer les énergies renouvelables et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles pour produire son électricité. Le solaire photovoltaïque destiné à l’autoconsommation fait partie des solutions retenues pour y parvenir. 

 

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Banques: la BCT revoit un dispositif de financement datant de 1987

19. August 2026 um 08:20

La Banque centrale de Tunisie (BCT) revoit les règles qui encadrent le financement bancaire des cultures céréalières. Publiée mardi 18 août 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (Jort), la circulaire n°2026-7 actualise un dispositif qui remonte à 1987. Son principal changement porte sur les montants de référence retenus par les banques pour financer plusieurs cultures.

Pour les céréales, le nouveau barème introduit surtout une différenciation selon les conditions de production. Pour le blé dur, le blé tendre et les légumineuses, le financement de référence atteint 1 415 dinars par hectare en zone 1 pour les cultures en sec, contre 1 175 dinars en zone 2. Lorsque la culture est irriguée, le plafond passe à 1 930 dinars par hectare.

La différence est également visible pour l’orge. Selon l’agence TAP, le plafond s’établit à 940 dinars par hectare en zone 1, 890 dinars en zone 2 et 350 dinars en zone 3. Pour les cultures fourragères, les références sont fixées à 1 030 dinars par hectare en hiver et à 1 260 dinars en été.

Ces écarts montrent que la BCT ne retient plus une logique uniforme pour l’ensemble des exploitations. Le niveau de financement dépend désormais davantage de la culture concernée et de ses conditions de production. Pour certaines céréales, le recours à l’irrigation conduit ainsi à un plafond supérieur à celui appliqué aux cultures en sec.

Mais ces montants ne doivent pas être interprétés comme des crédits automatiquement accordés aux agriculteurs. C’est un point central de la nouvelle circulaire. La BCT demande aux banques d’adapter le montant du crédit à la taille de l’exploitation, aux dépenses prévues et aux rendements enregistrés lors des campagnes précédentes.

En pratique, le barème constitue donc un cadre de référence pour l’intervention bancaire. Le montant réellement accordé reste lié à la situation de chaque exploitation. Un agriculteur qui se situe sous un plafond donné ne bénéficiera pas nécessairement de la totalité de l’enveloppe correspondant à son hectare.

Cette approche fait également intervenir la question du risque agricole dans la décision de crédit. En demandant aux banques de tenir compte des rendements des dernières campagnes, la BCT introduit dans l’évaluation du financement un élément directement lié aux performances de l’exploitation. La superficie et les dépenses à engager complètent cette appréciation.

La révision intervient par ailleurs sur un dispositif ancien. La circulaire de 2026 vient modifier les dispositions établies par la BCT en décembre 1987 sur l’octroi, le contrôle et le refinancement des crédits agricoles. L’enjeu est donc moins la création d’un nouveau mécanisme que l’actualisation des références utilisées par les banques pour accompagner certaines campagnes.

Reste toutefois une question. Ces nouveaux plafonds correspondent-ils réellement aux besoins de financement des exploitations aujourd’hui? La circulaire fixe les montants auxquels les banques peuvent se référer, mais elle ne permet pas, à elle seule, de mesurer si ces niveaux couvrent effectivement les coûts engagés par les producteurs.

C’est notamment sur ce point que se jouera la portée concrète de la mesure. L’actualisation du barème peut faciliter l’adaptation du crédit aux différentes situations agricoles, mais son effet dépendra aussi de l’accès effectif des exploitants au financement et des conditions dans lesquelles les banques appliqueront ces nouvelles références.

La publication de cette circulaire ouvre ainsi un nouveau cadre pour le financement bancaire des céréales et de certaines cultures saisonnières. Pour en mesurer l’impact réel, il faudra désormais confronter les plafonds fixés par la BCT aux coûts de production et aux besoins de financement des agriculteurs.

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