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En Algérie, Mindcare veut simplifier l’accès aux consultations psychologiques à distance

29. September 2026 um 16:45

La consultation psychologique se digitalise en Algérie. Mindcare propose une plateforme destinée à mettre en relation des patients avec des psychologues pour des consultations à distance. Le projet, porté par Zakia M., a notamment été retenu parmi les cinq startups lauréates de la première saison du programme Mawahub Innaya, consacré à la santé numérique.

Concrètement, Mindcare permet aux utilisateurs de prendre rendez-vous en ligne et de programmer leurs séances selon leurs disponibilités. La plateforme annonce des consultations disponibles sept jours sur sept et présente les professionnels référencés comme des psychologues certifiés. Le service ne cible pas uniquement les patients. Mindcare propose également un espace destiné aux psychologues afin de gérer leurs consultations en ligne. La plateforme met notamment en avant la gestion des rendez-vous, l’accès à une nouvelle patientèle et l’automatisation des paiements.

La confidentialité constitue un autre argument commercial du service. Mindcare affirme que les données sont protégées et sécurisées et présente ses paiements comme sécurisés. En revanche, son site ne précise pas les technologies utilisées, les certifications obtenues ou les standards techniques appliqués pour protéger les données de santé. Ces éléments seront déterminants pour une activité qui traite des informations particulièrement sensibles.

Mindcare évolue par ailleurs dans un marché où d’autres plateformes commencent à structurer la consultation psychologique en ligne. Vilems, par exemple, propose en Algérie la mise en relation avec des psychologues, la réservation de créneaux et la consultation par visioconférence. La plateforme dispose également d’un espace professionnel pour la gestion des rendez-vous, des disponibilités et des revenus.

Pour Mindcare, le défi dépasse donc la simple prise de rendez-vous en ligne. La croissance d’un tel modèle dépendra aussi de la capacité à démontrer la qualification des professionnels référencés, à sécuriser les échanges et les paiements et à instaurer la confiance autour des données personnelles. À ce stade, la plateforme présente ses fonctionnalités, mais communique peu de données publiques sur son nombre d’utilisateurs, son volume de consultations ou son déploiement commercial.

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Qui exporte le plus de dattes en Afrique ? Voici les pays en tête

29. September 2026 um 15:34

L’Afrique du Nord concentre l’essentiel des exportations africaines de dattes. Selon les données 2025 compilées à partir de Trade Map, cinq pays se distinguent sur le marché international : l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud. Dans le même temps, l’Éthiopie cherche à se faire une place dans cette filière avec un plan de développement sur dix ans.

Avec environ 185 000 tonnes exportées en 2025 pour 184 millions de dollars de recettes, l’Algérie arrive en première position africaine en volume. La production est principalement concentrée dans les oasis du Sud, notamment à Biskra, El Oued et Ouargla. Le pays dispose d’une importante base productive. La FAO estime sa production à environ 1,34 million de tonnes en 2024, sur près de 176 000 hectares récoltés. Une grande partie de cette production est destinée au marché intérieur.

La Tunisie occupe la deuxième place en volume avec environ 147 000 tonnes exportées en 2025. En valeur, elle prend toutefois la tête du classement africain avec près de 347 millions de dollars de recettes. Cette différence s’explique notamment par une valeur moyenne à l’export plus élevée. Selon les données de Trade Map, elle atteint environ 2 400 dollars par tonne pour les dattes tunisiennes, contre près de 993 dollars pour les exportations algériennes. La filière tunisienne repose principalement sur les régions de Kébili et Tozeur. La FAO estime la production nationale à environ 400 000 tonnes en 2024, sur plus de 81 000 hectares récoltés.

L’Égypte arrive troisième en matière d’exportations, avec environ 39 000 tonnes vendues à l’étranger en 2025, pour 147 millions de dollars. Le contraste est important avec sa production. Avec environ 1,75 million de tonnes produites en 2024 selon la FAO, l’Égypte dispose de la première capacité de production de dattes du continent. Une part importante reste cependant destinée au marché national.

La Libye se classe quatrième avec près de 16 000 tonnes exportées en 2025, pour environ 25 millions de dollars. Sa production, concentrée dans les zones arides et les oasis, avait atteint environ 187 000 tonnes en 2024 selon la FAO. L’Afrique du Sud ferme ce classement avec environ 6 200 tonnes exportées, pour 26 millions de dollars. Le pays se distingue par une valeur moyenne à l’export estimée à environ 4 100 dollars par tonne, supérieure à celle des quatre autres pays du classement.

C’est dans ce contexte que l’Éthiopie cherche à développer sa propre filière. Le pays a dévoilé un plan décennal visant notamment à porter les superficies consacrées au palmier dattier d’environ 6 000 à 25 000 hectares. La stratégie prévoit également le développement des plants, de l’irrigation, du stockage, du conditionnement et de la transformation. Addis-Abeba vise à terme une position d’exportateur net de dattes.

 

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Starlink sous pression au Sénégal : la suspension de son autorisation inquiète pour l’accès à Internet dans les zones rurales

29. September 2026 um 14:22

Starlink voit son activité au Sénégal fragilisée par une décision de justice. La Cour suprême a ordonné, le 7 septembre 2026, la suspension provisoire de l’autorisation accordée à l’opérateur pour fournir des services d’accès à Internet fixe par satellite dans le pays.

Cette décision fait suite à un recours de Sonatel, une entreprise de télécommunications sénégalaise, qui conteste les conditions dans lesquelles l’autorisation de Starlink a été délivrée. La suspension est provisoire : la Cour doit encore se prononcer sur le fond du dossier. L’affaire intervient quelques mois seulement après le lancement commercial de Starlink au Sénégal, en février 2026. L’opérateur proposait alors des abonnements mensuels de 22 000 ou 30 000 FCFA, avec un terminal affiché entre 117 000 et 146 000 FCFA selon le modèle.

Le dossier suscite également des inquiétudes concernant les zones rurales et les territoires peu couverts par les réseaux terrestres. Le Front contre la cherté des coûts de connexion (F4C) s’est opposé à la suspension dans un communiqué publié le 26 septembre. Le collectif estime que les solutions satellitaires peuvent constituer une alternative pour les populations et les activités économiques éloignées des infrastructures classiques.

Le F4C met notamment en avant le projet de l’État sénégalais d’acquérir 5 000 kits Starlink destinés notamment aux zones blanches, aux écoles, aux collectivités territoriales et aux réseaux Wi-Fi communautaires. Le marché sénégalais de l’Internet par satellite n’est toutefois pas limité à Starlink. Sonatel avait lancé ses propres offres satellitaires en décembre 2025, en partenariat avec Eutelsat/Konnect.

Au moment de la rédaction, le site de Starlink permet toujours de consulter et de souscrire aux offres destinées au Sénégal. La suspension judiciaire reste néanmoins en vigueur dans l’attente de la décision définitive de la Cour suprême.

 

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Tourisme: la Tunisie recule à la 82e place mondiale du classement du WEF, mais…

29. September 2026 um 12:22

La Tunisie recule de quatre places dans le Travel & Tourism Development Index (TTDI) 2026 du World Economic Forum (WEF). Elle se classe désormais 82e sur 110 économies, tout en conservant la septième position à l’échelle africaine. Le classement, publié le 25 septembre 2026 en collaboration avec Zurich Insurance Group, mesure les conditions qui permettent au secteur du tourisme de se développer de manière durable et résiliente.

La Tunisie obtient un score de 3,62 points sur 7. Elle arrive derrière Maurice, l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc, la Tanzanie et le Kenya dans le classement continental. Elle devance notamment le Botswana, l’Algérie et la Namibie. À l’échelle mondiale, le Japon prend la première place avec un score de 5,27 points, devant les États-Unis et l’Espagne. Les dix premières places sont occupées par le Japon, les États-Unis, l’Espagne, l’Australie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Suisse et l’Italie.

Le TTDI ne classe pas directement les pays selon leur nombre de touristes, leurs recettes ou leurs dépenses touristiques. Il cherche plutôt à mesurer la solidité de l’environnement dans lequel le tourisme peut se développer. L’indice repose sur 17 piliers et 102 indicateurs, regroupés autour de cinq grandes dimensions: l’environnement favorable, les politiques et conditions permettant le développement du tourisme, les infrastructures et services, les ressources touristiques et la durabilité. Parmi les critères examinés figurent notamment l’environnement des affaires, la sécurité, les ressources humaines, la préparation numérique, l’ouverture au tourisme, la compétitivité des prix, les infrastructures aériennes, les ressources naturelles et culturelles ainsi que la durabilité environnementale et socioéconomique. Les données utilisées proviennent à la fois de l’enquête du WEF auprès des dirigeants et de données statistiques issues de différentes sources internationales. Les indicateurs sont normalisés sur une échelle de 1 à 7, avant le calcul du score global.

La baisse de quatre places de la Tunisie ne signifie pas nécessairement que ses conditions de développement touristique se sont détériorées dans les mêmes proportions. Le WEF précise que 92% des économies étudiées ont amélioré leur score entre 2024 et 2026, tandis que la moyenne mondiale a progressé de 2,1%. Un pays peut donc gagner en score tout en perdant des places si d’autres économies progressent davantage.

Le WEF souligne également une limite méthodologique importante: l’édition 2026 a intégré des révisions de données et des ajustements destinés à rendre les comparaisons historiques plus cohérentes. Les résultats de 2019, 2021 et 2024 ont ainsi été recalculés selon la méthodologie actuelle.

Le contexte mondial du tourisme est, lui, nettement plus favorable. Les arrivées internationales ont atteint 1,5 milliard en 2025, un record selon le WEF. La contribution totale du secteur des voyages et du tourisme à l’économie mondiale a atteint 11.600 milliards de dollars, soit près de 10% du PIB mondial. Mais le WEF estime que le principal défi n’est plus seulement de relancer le tourisme après la pandémie. Il s’agit désormais de gérer sa croissance face à la hausse des coûts, aux besoins d’investissement, aux tensions sur les ressources humaines et aux contraintes environnementales.

Pour les destinations comme la Tunisie, le classement fournit ainsi surtout une lecture des conditions structurelles nécessaires à la compétitivité touristique: infrastructures, connectivité, numérique, ressources, environnement des affaires et capacité à rendre la croissance touristique plus durable.

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Comment l’Indonésie transforme son huile de palme en levier de souveraineté énergétique

29. September 2026 um 11:18

Depuis le 1er juillet 2026, l’Indonésie impose le B50, un carburant composé à 50% de biodiesel issu de l’huile de palme et à 50% de diesel fossile. L’objectif est clair: réduire les importations de diesel et mieux valoriser une ressource produite localement.

Pour les automobilistes bénéficiant du carburant subventionné, l’opération est particulièrement intéressante sur le plan du prix. Le B50 est vendu à 6 800 roupies indonésiennes le litre, soit environ 0,38 euro au taux de change cité par Reuters en juillet. À la même période, le diesel non subventionné atteignait 21 150 roupies le litre, soit plus de trois fois le prix du B50 subventionné. L’écart de prix doit toutefois être interprété avec prudence: il ne signifie pas que la production du B50 coûte naturellement trois fois moins cher que celle du diesel. Le prix payé par certains consommateurs est soutenu par le mécanisme de subvention indonésien, financé notamment par les prélèvements appliqués aux exportations d’huile de palme. Reuters rapporte que l’enveloppe prévue pour les subventions au biodiesel en 2026 a été ramenée à environ 32 000 milliards de roupies.

Réduire les importations de diesel

Pour Jakarta, l’enjeu dépasse donc le prix à la pompe. L’Indonésie cherche surtout à réduire sa dépendance aux carburants importés. Avant le passage au B50, le pays consommait près de 38 à 40 millions de kilolitres de diesel par an et importait encore plusieurs millions de kilolitres. Le gouvernement estime désormais que le nouveau mélange permettra d’économiser environ 170 000 milliards de roupies de devises, soit près de 9,7 milliards de dollars. Le dispositif crée également un débouché supplémentaire pour l’industrie de l’huile de palme, secteur majeur de l’économie indonésienne. Le passage du B40 au B50 augmente mécaniquement les besoins en biodiesel et renforce ainsi la demande domestique en huile de palme. Le déploiement est désormais largement engagé. À la mi-septembre, le B50 était distribué dans 6 050 des 6 412 stations-service recensées par le ministère indonésien de l’Énergie, soit environ 94% du réseau. Le gouvernement prévoit de mettre fin à la période de transition à partir du 1er octobre.

Le modèle présente cependant un autre défi: son impact sur les terres et les écosystèmes. Une étude publiée en août 2026 dans Nature Sustainability estime que l’atteinte de l’objectif B50 à l’horizon 2030 pourrait nécessiter entre 4,85 et 8,55 millions d’hectares supplémentaires, avec des risques de conversion des terres, de déforestation et d’émissions liées au changement d’usage des sols. La question est d’autant plus sensible que l’huile de palme est déjà associée à des pressions importantes sur la biodiversité lorsqu’elle entraîne l’expansion des plantations dans les forêts naturelles ou les tourbières. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) souligne que l’impact environnemental du biodiesel dépend fortement de la manière dont la matière première est produite et de la gestion des terres.

Le paradoxe du B50 est donc assez clair: l’Indonésie réduit sa dépendance au diesel importé en augmentant l’utilisation d’une ressource agricole nationale, mais cette stratégie déplace une partie du débat vers l’usage des terres, la biodiversité et le coût des subventions.

 

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Paiement par carte au Maroc: les commissions vont baisser dès le 1er octobre

29. September 2026 um 10:29

À partir du 1er octobre 2026, le plafond des frais d’interchange appliqués aux paiements domestiques par carte au Maroc passera de 0,65 à 0,50% du montant de la transaction. Un taux réduit de 0,15% sera parallèlement appliqué aux paiements effectués au profit du gouvernement et aux opérations relevant du commerce de proximité, selon le Conseil de la concurrence et Bank Al-Maghrib.

Cette mesure concerne une composante précise du coût du paiement par carte. L’interchange correspond à la commission reversée par la banque acquéreuse, celle qui fournit le service de paiement au commerçant, à la banque ayant émis la carte. Il ne s’agit donc pas directement de la commission totale facturée au commerçant.

Le nouveau plafond intervient après une première limitation à 0,65% entrée en vigueur en octobre 2024. Avec cette nouvelle baisse, les autorités marocaines cherchent notamment à réduire les coûts liés à l’acceptation des paiements électroniques et à favoriser leur adoption par les commerçants. La réforme intervient aussi dans le cadre de l’ouverture du marché de l’acquisition monétique à plusieurs opérateurs. Le Centre monétique interbancaire (CMI) a cessé son activité d’acquisition pour se concentrer sur son rôle de plateforme technique de traitement, tandis que de nouveaux acteurs ont été autorisés à proposer leurs services aux commerçants.

Pour les entreprises, l’enjeu est donc double: une baisse du plafond d’une composante tarifaire et davantage de concurrence entre les acteurs de l’acquisition. Le Conseil de la concurrence indique que cette évolution s’est déjà accompagnée d’une diversification de l’offre et d’une baisse des commissions d’acquisition supportées par les commerçants. Le dispositif vise particulièrement le commerce de proximité, auquel le nouveau plafond de 0,15% doit faciliter l’accès aux solutions de paiement électronique. Il s’inscrit plus largement dans la stratégie marocaine d’élargissement de l’usage des paiements numériques et d’inclusion financière.

 

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Royal Air Maroc : la flotte passe à 70 avions

29. September 2026 um 09:09

Royal Air Maroc (RAM) vient de franchir le cap des 70 avions dans sa flotte avec l’intégration d’un nouvel appareil immatriculé CN-RHS, a annoncé la compagnie mardi 29 septembre 2026.

Le nouvel avion est un Boeing 737 MAX 8, destiné à renforcer les capacités de la compagnie sur son réseau. Son arrivée intervient quelques semaines après celle d’un autre 737 MAX 8, immatriculé CN-RHR, qui avait porté la flotte de RAM à 69 appareils. Avec ce 70ᵉ avion, Royal Air Maroc poursuit ainsi l’augmentation progressive de ses capacités, en attendant une montée en puissance plus importante de sa flotte dans les prochaines années.

La compagnie marocaine a engagé un vaste programme de développement prévoyant l’acquisition de nouveaux appareils afin d’accompagner l’expansion de son réseau. Le programme porte à terme sur 200 avions à l’horizon 2037, tandis que les premières livraisons liées à cette commande sont attendues à partir de 2028.

D’ici là, Royal Air Maroc mise notamment sur l’intégration progressive de nouveaux appareils et sur le recours au leasing pour augmenter ses capacités. L’objectif est notamment de soutenir le développement de son réseau au départ du Maroc et ses connexions entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

L’arrivée du CN-RHS constitue donc une nouvelle étape dans cette trajectoire d’expansion, avec une flotte qui atteint désormais le seuil symbolique des 70 appareils.

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Circulaire sur les établissements de paiement : la BCT publie une version rectifiée

28. September 2026 um 17:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier aujourd’hui, le 28 septembre 2026, une version rectifiée de la circulaire n°2026-10 relative aux règles régissant l’activité et le fonctionnement des établissements de paiement. Le texte avait été publié une première fois sur le site de la BCT le 25 septembre.

La BCT précise que cette nouvelle version française corrige uniquement la numérotation figurant dans deux articles de la circulaire, sans changement de leur contenu ni de leur portée. Cette correction fait suite à un incident survenu lors de la conversion du fichier. La Banque centrale indique ainsi que seule la version française publiée sur son site le 28 septembre 2026 fait foi.

Sur le fond, la circulaire n°2026-10 abroge et remplace la circulaire n°2018-16 du 31 décembre 2018. Elle introduit plusieurs évolutions du cadre applicable aux établissements de paiement, sur la base notamment du retour d’expérience accumulé depuis le démarrage effectif de leur activité en 2021.

La réforme relève les plafonds des comptes de paiement afin de mieux répondre aux besoins des utilisateurs et de favoriser une utilisation accrue des moyens de paiement numériques. Pour les comptes de niveau 1, destinés uniquement aux personnes physiques, le plafond du solde passe de 500 à 1 500 dinars. Pour les comptes de niveau 2, accessibles aux personnes physiques et morales, il passe de 1 000 à 5 000 dinars. Le plafond des comptes de niveau 3 passe, quant à lui, de 5 000 à 20 000 dinars. Les limites de retrait en espèces sont également relevées pour les niveaux 2 et 3. Elles passent respectivement de 500 à 3 000 dinars par jour et de 1 000 à 10 000 dinars par jour. Pour le niveau 1, l’ancienne limite de retrait de 250 dinars par jour est supprimée. La nouvelle circulaire permet également aux établissements de paiement d’émettre des moyens de paiement électroniques adossés aux comptes de paiement ainsi que des cartes co-brandées dans le cadre de partenariats.

L’ouverture à distance des comptes de paiement, déjà prévue par la réglementation précédente, est désormais étendue à l’ensemble des types de comptes. Cette possibilité s’accompagne toutefois d’exigences renforcées en matière d’identification. La BCT prévoit notamment une authentification reposant sur au moins deux facteurs ainsi qu’une vérification de la présence effective du client, à travers une preuve de vie. La reconnaissance faciale, les dispositifs audiovisuels ou d’autres mécanismes équivalents présentant un niveau de fiabilité approprié peuvent notamment être utilisés.

La circulaire apporte aussi des précisions sur les comptes dédiés aux commerçants. Ces comptes sont déplafonnés et destinés exclusivement à recevoir les fonds issus des opérations de paiement effectuées pour le compte de la clientèle, notamment le paiement des factures et les transferts de fonds. Selon la BCT, cette évolution doit favoriser une plus grande intégration des commerçants dans l’écosystème des paiements électroniques, élargir le réseau d’acceptation et promouvoir l’utilisation des moyens de paiement numériques.

La nouvelle circulaire renforce l’encadrement du recours aux agents mandatés par les établissements de paiement. Elle prévoit notamment une plus grande attention à leur sélection, leur suivi, leur formation et leur contrôle. Le texte précise également les conditions de recours aux partenaires commerciaux et techniques. La BCT maintient toutefois un principe central : l’établissement de paiement demeure responsable, à l’égard de ses clients et de la Banque centrale, des activités et services confiés à ces partenaires.

La circulaire consolide par ailleurs les exigences relatives à la gouvernance, à la gestion des risques et au contrôle interne, avec une approche proportionnée à la taille, à la nature des activités et au profil de risque de chaque établissement. Les exigences sont également renforcées en matière de sécurité des systèmes d’information, de protection des données personnelles et de cybersécurité. Le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent repose notamment sur une approche fondée sur les risques. La BCT renforce aussi les diligences des commissaires aux comptes dans l’évaluation du dispositif de contrôle interne des établissements de paiement.

Une protection renforcée des utilisateurs

La nouvelle réglementation consacre également les principes d’équité et d’information précontractuelle. Les tarifs, commissions et taxes doivent être communiqués de manière transparente avant et après chaque transaction, par voie électronique ou physique.

Les supports de communication doivent par ailleurs être adaptés aux personnes illettrées et aux personnes ayant des besoins spécifiques. Le dispositif dédié au traitement des réclamations de la clientèle, déjà prévu par la réglementation précédente, est maintenu.

La circulaire consacre enfin le principe de séparation entre les fonds des clients et les fonds propres de l’établissement de paiement. Les fonds collectés doivent être déposés, au plus tard le jour ouvrable suivant leur réception, dans un compte global unique auprès d’une banque dépositaire agréée. Ce compte doit conserver en permanence un solde correspondant aux avoirs des clients et des commerçants.

À travers cette refonte, la BCT entend ouvrir de nouvelles perspectives de développement aux établissements de paiement et favoriser le recentrage progressif de leur modèle d’affaires sur les services de paiement numériques. La réforme vise également à contribuer à la réduction de l’usage du cash et à la promotion de l’inclusion financière, tout en maintenant des exigences en matière de sécurité des opérations, de maîtrise des risques et de protection des utilisateurs.

Pour consulter l’intégralité de la circulaire n°2026-10: Lien

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10.000 dinars pour acheter un taxi électrique : l’ANME ouvre les candidatures

28. September 2026 um 16:30

Les chauffeurs de taxi individuel peuvent désormais candidater pour bénéficier d’une subvention de 10.000 dinars destinée à l’acquisition d’un véhicule électrique. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient d’ouvrir les candidatures pour un dispositif limité à 24 taxis électriques à l’échelle nationale.

La mesure s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie, mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), du Fonds pour l’environnement mondial et du ministère de l’Environnement. La procédure concerne les titulaires d’une autorisation de taxi individuel en cours de validité, exerçant leur activité dans l’un des gouvernorats de la Tunisie. Les candidats doivent être âgés de 31 à 59 ans à la date de dépôt du dossier. Autre condition : être en mesure de financer l’achat du véhicule. Le financement peut passer par une banque ou une société de leasing, avec une accord de principe, ou par des fonds propres.

Les candidats devront notamment fournir le formulaire de candidature signé, une copie de la carte d’identité nationale et du permis de conduire, ainsi que la carte d’exploitation pour les taxis déjà en activité. Le dossier doit également comprendre un bulletin n°3 récent, une facture prévisionnelle du véhicule électrique envisagé et, selon le mode de financement, un accord de principe délivré par une banque ou une société de leasing. Pour les candidats optant pour un financement sur fonds propres, un relevé bancaire est demandé.

24 bénéficiaires au maximum

Le programme prévoit la sélection de 24 titulaires d’autorisation de taxi individuel, après vérification de la conformité des dossiers. La sélection doit respecter une répartition à parts égales entre femmes et hommes. Si le nombre de candidatures conformes est insuffisant pour l’un des deux sexes, les places restantes seront attribuées selon l’ordre d’arrivée des dossiers répondant aux conditions. Les dossiers peuvent être déposés directement au bureau d’ordre central de l’ANME, dans une enveloppe fermée portant la mention « Dossier de candidature pour l’acquisition d’une voiture de taxi individuel électrique – Ne pas ouvrir ». Une version numérique peut également être envoyée à boc@anme.nat.tn.

La date limite de dépôt est fixée au 6 novembre 2026 à 16h00. Le cachet du bureau d’ordre ou l’heure d’envoi du courrier électronique fera foi pour déterminer la date de dépôt.

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Santé en Afrique : la Swiss Re Foundation met 1,3 million de dollars sur la table pour les entreprises sociales

28. September 2026 um 16:07

Les entreprises sociales africaines qui développent des solutions pour améliorer l’accès aux soins de santé ont jusqu’au 4 octobre 2026 pour candidater au programme Entrepreneurs for Resilience 2027 (E4R27) de la Swiss Re Foundation. À la clé : 1,3 million de dollars de financement, mais aussi un accompagnement technique et un accès à un réseau de partenaires.

Pour cette 10ᵉ édition, le programme cible les entreprises qui combinent soins de proximité et outils numériques. Le modèle recherché, qualifié de «brick-and-click», associe des points de soins physiques à une couche digitale destinée notamment à faciliter l’accès aux soins primaires pour les populations à faibles revenus ou mal desservies. Le dispositif ne s’adresse pas aux projets encore au stade de l’idée. Les candidats doivent notamment être établis depuis 2023 au plus tard, servir au moins 50.000 personnes et disposer d’un modèle économique reposant sur les revenus générés par leur activité. Au moins 30 % de leur clientèle doit appartenir à des populations à faibles revenus. Les entreprises doivent également opérer dans des pays classés par la Banque mondiale parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le financement sera attribué progressivement. Entre six et huit entreprises pourront d’abord bénéficier d’un soutien pouvant atteindre 45.000 dollars chacune durant la phase de due diligence. À l’issue de cette étape, trois à quatre finalistes pourront se partager jusqu’à 1 million de dollars sur une période de deux ans. Le programme prévoit également de l’assistance en matière de mesure d’impact, de gestion financière, de levée de fonds et de développement.

La Swiss Re Foundation mène cette édition avec la Digital Connected Care Coalition, AXA EssentiALL, le Sanofi Global Health Unit Impact Fund et la Philips Foundation. L’objectif est de permettre à des entreprises déjà opérationnelles de renforcer leur modèle et d’étendre leur capacité à fournir des soins de santé accessibles dans les communautés mal desservies.

Les candidatures doivent être soumises avant le 4 octobre 2026 à 23h59 CEST. Les entreprises retenues pour la suite du processus seront invitées à déposer un dossier plus détaillé à la fin octobre ou au début novembre.

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Air Sénégal suspend ses PNC sur la ligne Dakar-Paris

28. September 2026 um 14:27

Air Sénégal a suspendu, à titre conservatoire, ses personnels navigants commerciaux (PNC) sénégalais affectés à la liaison Dakar-Paris. La mesure, en vigueur depuis le 17 septembre 2026, intervient après des soupçons de convoyage rémunéré de colis pour le compte de particuliers ou de commerçants.

Selon plusieurs sources de presse sénégalaises, certains membres du personnel auraient transporté des colis contre rémunération, une pratique communément appelée «GP». Certains tarifs auraient atteint jusqu’à 15 euros par kilogramme, soit environ 10.000 francs CFA. Cette pratique serait contraire aux procédures applicables au personnel navigant commercial d’Air Sénégal.

La suspension est présentée comme une mesure conservatoire et non comme une sanction définitive. Air Sénégal doit désormais établir, dans le cadre d’une enquête interne, les responsabilités individuelles des personnes concernées. À ce stade, il n’est donc pas établi que l’ensemble des PNC suspendus aient personnellement participé à ces pratiques. Les accusations rapportées font encore l’objet de vérifications. Pour maintenir la liaison Dakar-Paris, la compagnie s’appuie temporairement sur des PNC de MyWay Airlines, dans le cadre de son dispositif ACMI. Ce type de contrat permet à une compagnie de recourir à un autre opérateur pour fournir notamment l’équipage, l’appareil, la maintenance et l’assurance. Ce recours à MyWay n’est toutefois pas entièrement nouveau pour Air Sénégal. La compagnie utilise déjà un Boeing 777-200ER de l’opérateur géorgien sur la liaison Dakar-Paris depuis janvier 2026.

L’affaire rappelle également un précédent rapporté sur la desserte Dakar-New York, où Air Sénégal aurait déjà été confrontée à des pratiques similaires liées au transport de marchandises. Des sources sénégalaises font état d’une enquête menée en 2023. Pour l’heure, l’enjeu est double pour Air Sénégal: déterminer les éventuelles responsabilités individuelles tout en maintenant la continuité de ses opérations sur l’un de ses principaux axes internationaux. La compagnie n’a pas, dans les sources consultées, publié de communication détaillant officiellement les faits reprochés aux PNC.

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Google mise sur l’IA pour aider les entreprises nigérianes à mieux cibler leurs clients

28. September 2026 um 12:24

Google renforce ses outils publicitaires au Nigeria avec de nouvelles fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle. Intégrées à AI Max for Search, elles doivent permettre aux entreprises de mieux comprendre le parcours des clients et de créer des annonces à partir d’instructions formulées en langage naturel.

Le premier outil rassemble dans un même rapport plusieurs étapes du parcours publicitaire : la recherche effectuée par l’utilisateur, l’annonce affichée et la page de destination visitée après le clic. Les entreprises pourront ainsi mieux identifier les recherches qui génèrent des visites pertinentes et ajuster leurs campagnes. Google introduit également AI Brief, qui permet aux annonceurs de donner des consignes à l’IA en langage courant. Ils peuvent notamment préciser ce qu’ils souhaitent mettre en avant ou éviter dans leurs annonces et obtenir des exemples de contenus avant leur diffusion.

Ces fonctionnalités arrivent à l’approche du Black Friday du 27 novembre et de la période des achats de fin d’année, deux moments importants pour les entreprises qui investissent dans la publicité en ligne. Google prévoit un déploiement progressif de ces outils, notamment au Nigeria, au cours de 2026. L’entreprise indique par ailleurs qu’environ 500.000 annonceurs utilisent AI Max dans le monde. Selon ses données, les entreprises qui l’utilisent enregistrent en moyenne 27 % de conversions supplémentaires à coût comparable. Ce chiffre concerne toutefois l’ensemble des marchés et ne constitue pas une mesure spécifique des performances au Nigeria.

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Congo: le data center national devrait enfin voir le jour avant fin 2026

28. September 2026 um 11:37

Après plusieurs échéances repoussées, le data center national de la République du Congo devrait finalement être inauguré avant la fin de 2026. Lancé en 2024 à Brazzaville, le chantier affiche actuellement un taux d’exécution de 82%, selon l’Agence congolaise d’information. Lors d’une visite effectuée les 22 et 23 septembre, les autorités ont obtenu de l’entreprise chinoise chargée des travaux l’engagement d’achever l’infrastructure d’ici la fin de l’année.

Installé à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, sur l’ancien site de l’Union africaine des postes et télécommunications (UAPT), le futur centre doit devenir l’une des infrastructures centrales de l’écosystème numérique public congolais. Il est destiné à héberger, stocker et traiter les données numériques de l’administration ainsi que les applications utilisées ou développées par les services publics. Le bâtiment compte trois niveaux et un sous-sol, avec notamment des salles de serveurs, de contrôle et de supervision et des espaces techniques consacrés à l’énergie et à la climatisation.

Le projet a accumulé les reports. En septembre 2024, alors que les travaux avaient dépassé 60%, le gouvernement annonçait une livraison avant la fin décembre de la même année. Quelques mois plus tard, fin février 2025, l’avancement dépassait 80% et une inauguration était annoncée pour novembre.

En août 2025, le chantier dépassait cette fois 90%. La Banque africaine de développement et le gouvernement congolais tablaient encore sur une inauguration avant le 28 novembre. Cette échéance n’a finalement pas été respectée. Des difficultés liées au financement ont notamment perturbé la dernière phase du chantier. En octobre 2025, alors que les travaux étaient annoncés à 95%, l’entreprise chinoise Sumec avait menacé de se retirer en raison du retard dans le versement de la quote-part attendue du gouvernement congolais.

Le nouveau calendrier annoncé en septembre 2026 constitue donc une nouvelle échéance, après plusieurs précédentes annonces qui n’ont pas abouti.

Le data center s’inscrit dans la composante congolaise du projet Central Africa Backbone (CAB), consacré au développement des infrastructures numériques régionales. Le programme représente un financement total de 66,55 millions d’euros, dont 52,47 millions d’euros apportés par la Banque africaine de développement et 14,5 millions d’euros par l’État congolais. Sur cette enveloppe, environ 13,8 millions d’euros sont destinés à la construction et à l’opérationnalisation du centre de données. Le CAB ne se limite pas au data center. Le programme a également permis de mettre en place plus de 600 kilomètres de fibre optique pour relier le Congo au Cameroun et à la République centrafricaine. Le réseau comprend notamment 341 kilomètres vers le Cameroun et 281 kilomètres vers la République centrafricaine. Le centre de données vient ainsi compléter la connectivité par une capacité locale d’hébergement et de traitement.

L’enjeu dépasse le stockage des données

Pour le Congo, l’intérêt du projet ne réside pas uniquement dans la construction d’un bâtiment équipé de serveurs. La Banque africaine de développement présente cette infrastructure comme un moyen de renforcer la maîtrise nationale des données numériques et la souveraineté numérique du pays. L’objectif est notamment de permettre que les données et certaines applications publiques soient hébergées localement, plutôt que de dépendre exclusivement d’infrastructures situées à l’étranger.

Pour les administrations comme pour les entreprises, cette évolution peut également avoir des implications sur l’écosystème numérique local: disponibilité des services, hébergement des applications, traitement des données et développement de nouveaux services numériques dépendront en partie de la capacité réelle du centre à fonctionner de manière fiable une fois mis en production.

La question de l’alimentation électrique reste d’ailleurs un point technique important dans cette dernière phase. Les informations communiquées lors de la visite de septembre indiquent que les équipes travaillent sur la sécurisation de l’alimentation du centre, notamment à travers l’articulation avec le réseau électrique et des solutions solaires. Le site de Kintélé, où une centrale solaire est développée, a également été visité dans le cadre de la même mission.

Si le calendrier annoncé est cette fois respecté, le Congo disposera donc avant la fin de 2026 d’une infrastructure nationale destinée à devenir un point central de son architecture numérique publique. Mais après plusieurs échéances successives non tenues, la prochaine étape déterminante sera moins l’annonce d’une date que le passage effectif du chantier à l’exploitation.

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Algérie: des entreprises tunisiennes présentent leurs projets d’investissement à l’AAPI

28. September 2026 um 10:18

Plusieurs projets et pistes d’investissement portés par des entreprises tunisiennes ont été présentés à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), à l’occasion d’une rencontre tenue à Alger le 24 septembre. L’agence algérienne a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les investisseurs tunisiens dans leurs démarches et à faciliter leur accès aux opportunités offertes par le marché algérien.

La rencontre, organisée dans le cadre d’une mission économique tunisienne en Algérie, a réuni une délégation de chefs d’entreprise tunisiens et des responsables de l’AAPI. Les échanges ont porté sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre opérateurs des deux pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Les entreprises tunisiennes présentes ont exposé plusieurs projets et pistes d’investissement. Les discussions ont ensuite porté sur les conditions et possibilités de leur concrétisation en Algérie.

Cette rencontre constituait la dernière étape d’une mission économique organisée par Conect International en partenariat avec la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), avec l’appui de l’ambassade de Tunisie à Alger et du Cepex. Pendant trois jours, les opérateurs économiques tunisiens et algériens ont multiplié les échanges autour des possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement. La prochaine étape sera désormais de transformer les contacts établis et les projets présentés en opérations concrètes. Le déjeuner de clôture organisé par l’ambassade de Tunisie à Alger a d’ailleurs été l’occasion de souligner la nécessité de poursuivre les échanges engagés entre les entreprises des deux pays.

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Replit rachète Atta, la startup cofondée par le Tunisien Amine Ben Khalifa

28. September 2026 um 09:10

Replit renforce son offre d’intelligence artificielle avec l’acquisition d’Atta, une startup spécialisée dans l’analyse de données et la visualisation interactive. L’opération, annoncée le 25 septembre 2026, fait également entrer ses deux cofondateurs, Omar Shaik et le Tunisien Amine Ben Khalifa, au sein de Replit.

L’enjeu dépasse le simple ajout d’un outil de graphiques. Avec Atta, Replit veut permettre aux équipes métiers d’interroger directement leurs données, d’identifier ce qui explique une évolution de leurs performances et de transformer rapidement ces constats en actions, sans devoir passer systématiquement par un spécialiste de la donnée ou écrire du SQL.

La première fonctionnalité issue de l’acquisition est déjà disponible dans Replit: les graphiques interactifs directement dans le chat. Concrètement, un utilisateur peut importer un jeu de données ou connecter une source de données, poser une question en langage naturel et demander à Replit d’analyser les résultats. L’outil prend en charge les requêtes et les étapes d’analyse avant de proposer une visualisation adaptée.

Pour une entreprise, cela peut servir à chercher pourquoi le pipeline commercial recule, quels canaux marketing génèrent les meilleurs résultats ou encore quels segments expliquent une baisse de la rétention client. Replit peut notamment produire des graphiques en cascade pour expliquer une variation de revenus ou des cartes thermiques pour faire ressortir certains comportements dans les données. L’objectif est ainsi de réduire les allers-retours entre équipes opérationnelles, analystes et outils de visualisation. La personne qui connaît le problème métier peut directement commencer par poser sa question et explorer les données.

Cette acquisition met aussi en lumière le parcours d’Amine Ben Khalifa, cofondateur et Chief AI Scientist d’Atta. Titulaire d’un PhD en machine learning, il a auparavant travaillé chez Adobe et Apple, selon la présentation publiée par Atta. À ses côtés, Omar Shaik, cofondateur et CEO d’Atta, apporte un profil davantage orienté produit et ingénierie. Il a été l’un des premiers ingénieurs à travailler sur Apple Vision Pro et a également évolué au sein de plusieurs startups en forte croissance. Selon la présentation d’Atta, il travaillait déjà sur des outils de développement utilisant l’IA avant la généralisation du concept de «vibe coding».

Une acquisition qui élargit le terrain de jeu de Replit

Pour Replit, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large: ne plus seulement aider les utilisateurs à construire des applications, mais aussi leur permettre de comprendre les données qui doivent guider ces applications et leurs décisions. La société présente les graphiques intégrés comme une première étape. À terme, elle envisage un environnement où une analyse pourrait devenir une routine récurrente, alimenter une présentation destinée à une direction ou servir de point de départ à la création d’un nouvel outil interne. Cette vision relève toutefois du développement futur annoncé par Replit et ne correspond pas à l’ensemble des fonctionnalités déjà disponibles. L’acquisition intervient quelques mois après une nouvelle étape importante pour Replit. En mars 2026, l’entreprise avait annoncé une levée de 400 millions de dollars pour une valorisation de 9 milliards de dollars, renforçant ses moyens pour développer sa plateforme d’IA. Avec Atta, Replit ajoute donc une nouvelle brique à son écosystème: faire passer l’utilisateur de la question à l’analyse des données, puis potentiellement à l’action, dans un même environnement. 

 

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Au Ghana, Hyphine veut mettre fin au chaos des retours clients des créatifs

26. September 2026 um 12:55

Entre un premier livrable et sa validation finale, les projets créatifs peuvent rapidement se perdre dans les e-mails, les messages WhatsApp, les captures d’écran et les différentes versions de fichiers. C’est précisément sur cette étape que veut agir Hyphine, une jeune pousse ghanéenne qui centralise les retours, les modifications et les validations de contenus créatifs sur une même plateforme.

Fondée en 2026 par Salih Abdulrahman, designer et professionnel de la création, Hyphine développe un outil destiné aux freelances, équipes créatives et agences. La startup est enregistrée au Ghana, à Accra, et se présente comme une solution de collaboration visuelle et de gestion des processus de validation.

Le principe est volontairement simple : le créatif téléverse un design, un PDF, une image ou un autre contenu, puis transmet au client un lien unique. Celui-ci peut consulter le document sans créer de compte, commenter directement le contenu, annoter une zone précise ou demander une modification. Les différentes versions restent regroupées avec les commentaires correspondants, ce qui permet de retrouver plus facilement les changements effectués et le statut du projet.

Du commentaire dispersé au retour exploitable

Pour les agences et les équipes qui travaillent sur plusieurs projets simultanément, Hyphine va au-delà du simple partage de fichiers. La plateforme permet de créer des espaces de travail, d’inviter des collaborateurs, d’attribuer des retours et de suivre les validations. Les agences disposent également de tableaux de suivi, de plusieurs espaces dédiés à leurs clients et de portails personnalisables avec leur identité visuelle.

Cette orientation répond à un problème très concret dans les métiers créatifs : le coût des allers-retours. Dans une interview accordée à Disrupt Africa, Salih Abdulrahman explique que le problème ne se situe pas nécessairement dans la production du design, mais dans ce qui vient après : comprendre les retours, retrouver la bonne version, effectuer les corrections et obtenir une validation claire.

Hyphine ajoute une couche d’intelligence artificielle à ce processus. Son assistant peut regrouper des commentaires similaires, transformer des retours en actions à effectuer, produire des synthèses et identifier certains problèmes liés notamment à la lisibilité ou à l’alignement visuel. L’objectif est de passer d’un ensemble de commentaires parfois dispersés à une liste de corrections plus directement exploitable par l’équipe.

La startup affiche sur son site un taux de “Traction and Approval” de 80 % ainsi que des cycles de révision annoncés comme pouvant être jusqu’à dix fois plus rapides. Ces deux données sont toutefois des indicateurs publiés par Hyphine elle-même et le site ne détaille pas la méthode de calcul ni l’échantillon utilisé. Elles doivent donc être considérées comme des données déclaratives de la jeune pousse.

Hyphine fonctionne selon un modèle comprenant une formule gratuite et des offres payantes. Les limites de taille des fichiers évoluent selon les formules : la version gratuite autorise des fichiers allant jusqu’à 100 Mo, tandis que les offres Freelancer et Team montent jusqu’à 2 Go et l’offre Agency jusqu’à 10 Go par fichier.

La plateforme annonce par ailleurs des intégrations avec Figma, Slack, Adobe Creative Cloud, Frame.io et Notion. Pour son offre destinée aux agences, elle prévoit également des connexions avec Zapier et des configurations d’API personnalisées. Pour l’instant, Hyphine reste une startup en phase de développement. Elle indique être « bootstrapped », c’est-à-dire développée sans financement externe annoncé, et affirme vouloir construire son activité depuis le Ghana tout en ciblant progressivement les freelances, studios et agences africains travaillant avec des clients locaux comme internationaux.

Son pari porte ainsi sur un maillon souvent peu visible de l’économie créative : non pas la création elle-même, mais tout ce qui se passe entre le moment où un travail est envoyé au client et celui où celui-ci donne finalement son feu vert.

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Hamdi Mbarek, de Tunis au Conseil scientifique de l’OMS : un chercheur tunisien en mouvement

26. September 2026 um 12:06

 

De Tunis, puis Paris, Tokyo, Amsterdam et Doha, Hamdi Mbarek a construit son parcours au gré des laboratoires, des découvertes et des collaborations internationales. Aujourd’hui directeur de la recherche et de l’analyse des données au Qatar Precision Health Institute (QPHI), le chercheur tunisien vient d’intégrer le Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui compte 21 scientifiques et experts chargés d’apporter des conseils au directeur général sur les grandes questions scientifiques et les avancées technologiques susceptibles d’influencer la santé mondiale.

 

 

Son histoire commence en Tunisie. Il grandit entre Gabès, Sfax et Sousse avant de rejoindre Tunis pour poursuivre ses études universitaires. Il se spécialise progressivement en biotechnologie, puis s’oriente vers la génétique et la biologie moléculaire. La France constitue ensuite une première grande étape. Il y effectue son doctorat en biologie moléculaire et cellulaire à l’Université d’Évry-Val-d’Essonne, avant de poursuivre ses recherches à l’étranger. Son parcours postdoctoral le conduit notamment à l’Université de Tokyo, où il travaille sur la génomique des maladies complexes, puis aux Pays-Bas, à la Vrije Universiteit Amsterdam, autour de la génétique des maladies psychiatriques et des addictions. Ces différentes étapes sont également documentées par le Qatar Precision Health Institute. Entre-temps, une expérience au Japon lui laisse une autre leçon : celle de la comparaison des environnements de travail et de recherche. Il y découvre, dit-il, « un autre monde, une autre société et un autre pays », mais aussi des méthodes et des standards professionnels qui vont nourrir la suite de son parcours. Il ne cherche pourtant pas à construire sa carrière selon un itinéraire prédéfini. Paris, Tokyo, Amsterdam, puis Doha : chaque destination devient une nouvelle étape d’apprentissage.

La génétique des jumeaux comme terrain de recherche

À Amsterdam, Hamdi Mbarek s’intéresse notamment à la génétique des jumeaux. Il rejoint les travaux du Netherlands Twin Register et participe à des recherches internationales visant à comprendre les mécanismes biologiques associés à la naissance de jumeaux dizygotes, c’est-à-dire les « faux jumeaux ». Une étape importante intervient en 2016. Une étude publiée dans The American Journal of Human Genetics, à laquelle il participe, identifie deux variants génétiques associés à la naissance spontanée de jumeaux dizygotes et à certains mécanismes liés à la fertilité féminine. L’étude s’appuie sur des données de près de 15 000 femmes et a été répliquée sur une autre cohorte. Cette publication va donner une visibilité internationale à ses travaux. Le Qatar Foundation souligne que cette recherche a été citée dans les médias de plus de 40 pays et sélectionnée parmi les travaux considérés comme particulièrement marquants en génétique par la revue américaine sur la période 2015-2016. Mais pour le chercheur, l’enjeu dépasse la découverte de quelques variants. Comprendre les mécanismes biologiques qui se cachent derrière un phénomène permet, à terme, de mieux comprendre certains processus liés à la fertilité et à la santé humaine.

Du génome à la médecine de précision

En 2019, nouveau changement de décor : Doha. Hamdi Mbarek rejoint alors le Qatar Genome Program, avant de participer au développement du Qatar Precision Health Institute. Il en est aujourd’hui le directeur de la recherche et de l’analyse des données. Son travail s’élargit. La génétique reste au cœur de ses recherches, mais elle se combine désormais avec la génomique des populations, les données de santé, les approches multi-omiques et la médecine de précision.

L’un des enjeux qui l’intéresse particulièrement est celui de la représentativité des populations dans la recherche génétique. Pendant longtemps, explique-t-il, une grande partie des données génétiques disponibles provenait de populations européennes. Les populations arabes et nord-africaines restent, à plusieurs égards, moins représentées dans les grandes bases de données génomiques. Malgré les années passées à l’étranger, la Tunisie reste présente dans son parcours. Hamdi Mbarek dit avoir conservé un réseau de chercheurs tunisiens et suivre les évolutions de la recherche dans le pays.

Son approche n’est toutefois pas de revenir nécessairement en Tunisie pour y exercer de manière classique. Il préfère parler de collaboration : projets communs, échanges scientifiques et accompagnement de jeunes chercheurs.

 

Un nouveau rôle à l’OMS

Sa nomination au Conseil scientifique de l’OMS constitue une nouvelle étape dans ce parcours. Annoncée en août 2026, elle place Hamdi Mbarek parmi les 21 scientifiques et experts sélectionnés par l’organisation. Le Conseil conseille le directeur général de l’OMS sur les enjeux scientifiques prioritaires, les nouvelles technologies et les évolutions susceptibles d’avoir un impact sur la santé mondiale. Pour lui, cette nomination est moins une arrivée qu’un nouveau point de départ. Son expertise se situe précisément à la croisée de plusieurs domaines appelés à transformer la santé : génomique, médecine de précision, données de santé, intelligence artificielle et analyse à grande échelle. Son parcours raconte finalement quelque chose de plus large que celui d’un scientifique tunisien ayant réussi à l’étranger. Il raconte une génération de chercheurs pour qui les frontières entre laboratoires, pays et disciplines sont devenues beaucoup plus poreuses.

De Gabès à Doha, en passant par Paris, Tokyo et Amsterdam, Hamdi Mbarek a changé plusieurs fois de pays, de laboratoire et de sujet de recherche. Mais une constante demeure : comprendre comment la science peut mieux prendre en compte la diversité des populations et transformer les données en connaissances utiles à la santé.

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Nouvelle circulaire de la BCT : voici ce qui change pour les établissements de paiement

26. September 2026 um 10:35

La Banque centrale de Tunisie (BCT) revoit en profondeur les règles applicables aux établissements de paiement. Publiée le 25 septembre 2026, la circulaire n°2026-10 précise les conditions d’exercice de leur activité, les plafonds des comptes de paiement, les règles applicables aux commerçants, les partenariats, la cybersécurité ainsi que les obligations de contrôle et de reporting. Elle remplace la circulaire n°2018-16 et entrera en vigueur trois mois après sa publication.

Des comptes plafonnés jusqu’à 20 000 dinars

La nouvelle circulaire autorise les établissements de paiement à proposer plusieurs services, notamment l’ouverture de comptes de paiement en dinars de niveaux 1, 2 et 3, les dépôts et retraits en espèces, les prélèvements, les transferts électroniques de fonds, les transferts par remise d’espèces ainsi que les paiements à distance ou de proximité. Ils peuvent également émettre des moyens de paiement électroniques, commercialiser des moyens de monnaie électronique prépayés émis par les banques ou l’Office national des postes et recevoir des fonds provenant de l’étranger. Le change manuel peut également être exercé à titre accessoire.

Ces services sont exclusivement réalisés en dinar tunisien et sur le territoire tunisien. Les transferts de fonds par remise d’espèces sont plafonnés à 3 000 dinars par opération. La mise à disposition de fonds provenant de l’étranger est, elle, limitée à la contre valeur de 20 000 dinars par opération et doit être justifiée. La BCT distingue trois niveaux de comptes de paiement. Le compte de niveau 1 est réservé aux personnes physiques et son solde ne peut dépasser 1 500 dinars. Le niveau 2 est accessible aux personnes physiques et morales, avec un solde maximum de 5 000 dinars et des retraits en espèces limités à 3 000 dinars par jour. Le niveau 3 est également accessible aux personnes physiques et morales, avec un solde maximum de 20 000 dinars et des retraits en espèces plafonnés à 10 000 dinars par jour. Le niveau du compte détermine aussi les informations que l’établissement doit recueillir sur son titulaire. Pour une entreprise, le dossier peut notamment comprendre la dénomination, le siège, la forme juridique, les personnes habilitées à faire fonctionner le compte, un extrait récent du Registre national des entreprises, l’identification des bénéficiaires effectifs ainsi que des éléments permettant d’apprécier sa situation financière.

La circulaire précise par ailleurs qu’une même personne physique ou morale ne peut détenir qu’un seul compte de paiement client auprès d’un même établissement. Ces comptes ne peuvent pas être alimentés par des crédits ou des avances et ne peuvent jamais présenter un solde débiteur.

Ouverture à distance et compte commerçant

L’ouverture d’un compte pourra également se faire à distance. Les établissements de paiement peuvent recourir à un procédé technologique d’identification à condition que le niveau de vérification soit au moins équivalent à celui d’une identification réalisée en présence physique du client. Le dispositif doit notamment permettre de vérifier les documents d’identité et la présence effective du client, par exemple au moyen d’une preuve de vie. Une authentification à au moins deux facteurs est également exigée. Les données personnelles doivent être protégées et leur traitement doit reposer sur le consentement explicite du client.

Avant son déploiement, le dispositif doit faire l’objet de tests en environnement de préproduction, de tests d’intrusion et d’audits de sécurité réalisés par des organismes indépendants homologués par l’Agence nationale de cybersécurité. Un audit périodique doit ensuite être réalisé au moins tous les deux ans, ainsi qu’en cas de changement réglementaire ou de modification technologique susceptible d’affecter la sécurité du dispositif. Pour les commerçants, la circulaire introduit par ailleurs un compte spécifique destiné à recevoir les flux issus des paiements électroniques acceptés. Ce compte peut être utilisé pour les paiements de proximité ou à distance, notamment via téléphone mobile. Il n’est pas soumis aux plafonds applicables aux comptes de niveaux 1 à 3.

Son fonctionnement est toutefois encadré. Le compte commerçant ne peut être alimenté que par les flux provenant des transactions de paiement acceptées par le commerçant. Une convention doit également être conclue entre l’établissement de paiement et le commerçant afin de définir notamment les modalités de fonctionnement et de clôture du compte.

Les fonds des clients et les partenariats sous contrôle

La BCT impose une séparation stricte entre les fonds appartenant aux clients et aux commerçants et les ressources propres de l’établissement de paiement.

Ces fonds doivent être déposés sur un compte global unique ouvert auprès d’une banque habilitée à recevoir des dépôts, au plus tard le jour ouvrable suivant leur réception. Le solde de ce compte doit correspondre à la somme des soldes de l’ensemble des comptes clients et commerçants. Il ne peut pas être utilisé pour financer les besoins d’exploitation de l’établissement. La circulaire encadre également les partenariats commerciaux et techniques conclus avec des entreprises disposant notamment de réseaux de distribution, de compétences spécialisées ou d’infrastructures technologiques. Ces partenariats sont soumis à l’autorisation préalable de la BCT.

Le dossier présenté à la Banque centrale doit notamment détailler l’identité du partenaire, son actionnariat, sa gouvernance, ses capacités techniques et financières, le modèle économique du partenariat, les services concernés et les objectifs recherchés. Un plan d’affaires sur trois ans, une cartographie des risques et les mesures prévues pour les maîtriser doivent également être fournis. Les dispositifs relatifs à la protection des données, à la sécurité, au contrôle, à la continuité d’activité et à la fin du partenariat doivent aussi être précisés.

Cybersécurité et reporting : des obligations renforcées

Sur le volet informatique, les établissements de paiement devront soumettre leurs systèmes à un audit annuel de sécurité réalisé par un cabinet indépendant certifié par l’Agence nationale de cybersécurité. Une copie du rapport doit être transmise à la BCT. Ils doivent également tester la résistance de leurs systèmes aux attaques et disposer d’un plan de continuité d’activité. Toute attaque, intrusion ou perturbation susceptible d’affecter le fonctionnement des systèmes d’information doit être signalée immédiatement à la BCT et à l’Agence nationale de cybersécurité.

Le reporting est lui aussi davantage encadré. Les indicateurs commerciaux et l’état des opérations par canal doivent être transmis chaque mois, dans un délai maximum de 15 jours après la fin de la période concernée. Les situations comptables et certaines informations relatives aux agences sont transmises chaque trimestre. D’autres données concernant notamment la gouvernance, le contrôle interne, la cybersécurité et les réclamations sont communiquées annuellement, avec des délais pouvant aller jusqu’à 45 jours. La BCT exige également que le rapport des commissaires aux comptes lui soit communiqué au moins un mois avant l’assemblée générale. Ce rapport doit notamment porter sur le cantonnement des fonds des clients, le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la gestion des risques opérationnels et le traitement des réclamations.

Agences : 15 jours pour la BCT, 45 jours pour les clients

La nouvelle réglementation encadre enfin le réseau physique des établissements de paiement. Toute ouverture, fermeture ou opération de transfert d’une agence doit être déclarée à la BCT au moins 15 jours ouvrables à l’avance.

En cas de fermeture ou de transfert, les clients doivent être informés individuellement et via le site internet de l’établissement au moins 45 jours à l’avance. Les agences doivent par ailleurs être facilement accessibles et leur superficie ne peut être inférieure à 20 m².

Avec cette circulaire, la BCT remplace donc le cadre réglementaire de 2018 par un dispositif plus détaillé couvrant l’ensemble du fonctionnement des établissements de paiement. Les principales évolutions concernent les plafonds des comptes, l’identification des clients, l’ouverture à distance, les comptes commerçants, la protection des fonds, les partenariats, la cybersécurité, le réseau d’agences et les obligations de reporting. Le nouveau dispositif sera applicable trois mois après sa publication.

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À 27 ans, elle sortait de cure. 15 ans plus tard, sa marque était vendue 800 millions de dollars

26. September 2026 um 09:39

 

 

À 27 ans, Tamara Mellon ne ressemble pas vraiment à une future entrepreneure à succès. Elle vient de quitter British Vogue après des problèmes liés à la drogue et à l’alcool et passe six semaines en cure de désintoxication. Sa carrière dans la mode semble alors prendre un virage inattendu.

 

 

 

 

Mais c’est justement en sortant de ce cadre qu’elle va trouver ce dans quoi elle peut créer le plus de valeur. Quelques années auparavant, son travail de rédactrice accessoires chez Vogue lui avait permis d’observer de près les créateurs et les tendances. Parmi eux, un nom retient particulièrement son attention : Jimmy Choo, un chausseur malaisien installé dans un petit atelier de l’Est londonien. Choo possède déjà une clientèle prestigieuse, dont la princesse Diana. Mais son activité reste artisanale et sa capacité de production limitée. Mellon voit ce que le créateur ne semble pas encore exploiter pleinement : il existe un écart considérable entre la valeur perçue de ses chaussures et la taille de son entreprise.

C’est là que son regard de journaliste de mode devient un regard d’entrepreneure. Elle ne cherche pas simplement à vendre davantage de chaussures. Elle imagine de transformer le savoir-faire d’un artisan en marque internationale de luxe. Pour financer son idée, elle se tourne vers son père, Tommy Yeardye, homme d’affaires ayant notamment participé au développement de Vidal Sassoon. Il lui avance 150 000 livres pour lancer le projet. En 1996, Jimmy Choo Ltd voit officiellement le jour. Mellon comprend rapidement qu’il faut changer d’échelle : plutôt que de rester limitée à la production artisanale londonienne, elle fait fabriquer les collections en Italie et développe un modèle capable d’alimenter un réseau international. Elle s’occupe alors de presque tout. Vente en boutique, commandes, relations avec les fournisseurs… L’entreprise est encore suffisamment petite pour que la fondatrice puisse passer d’une tâche à l’autre dans la même journée.

Mais son véritable apport se situe ailleurs.

Mellon comprend que dans le luxe, fabriquer un bon produit ne suffit pas. Il faut construire autour de lui une histoire, une visibilité et une envie. Elle se tourne vers Hollywood et les tapis rouges. Les chaussures Jimmy Choo commencent à apparaître aux pieds des célébrités. Puis Sex and the City leur offre une vitrine mondiale en les intégrant régulièrement à l’univers de Carrie Bradshaw. Le produit devient alors un phénomène culturel. En quelques années, Jimmy Choo sort du cercle des initiés de la mode pour devenir un nom associé au luxe, aux célébrités et au glamour. Selon les chiffres rapportés par Mellon, l’entreprise compte environ 450 points de vente en 2000 et génère déjà plusieurs millions de livres de bénéfices.

L’histoire connaît pourtant un nouveau tournant lorsque Jimmy Choo quitte l’entreprise qui porte son nom en 2001. Mellon poursuit néanmoins le développement de la marque. Dix ans plus tard, le résultat change complètement d’échelle. En 2011, Labelux rachète Jimmy Choo pour environ 500 à 525,5 millions de livres, soit autour de 800 millions de dollars selon le taux de conversion de l’époque. Tamara Mellon quitte ensuite l’entreprise. Mais la leçon entrepreneuriale de son parcours ne se résume pas au montant de la transaction. Ce qui frappe dans son histoire, c’est d’abord sa capacité à identifier un potentiel qui existait déjà, mais qui n’était pas encore exploité à sa juste mesure. Mellon n’était pas la créatrice des chaussures. Elle n’était pas non plus l’artisane qui les fabriquait. Sa valeur ajoutée était ailleurs : elle savait voir le marché, comprendre le désir du consommateur, construire une marque et transformer un savoir-faire en entreprise scalable. Autrement dit, elle a trouvé sa place en comprenant non seulement ce qu’elle savait faire, mais surtout où son intervention pouvait avoir le plus d’impact. Son parcours pose ainsi une question très actuelle aux entrepreneurs comme aux salariés : faut-il toujours s’accrocher à la trajectoire que l’on avait imaginée au départ ?

Parfois, non.

Quitter un environnement dans lequel on ne fonctionne plus peut être vécu comme un échec. Mais cela peut aussi être l’occasion de découvrir une autre manière de créer de la valeur. Dans le cas de Mellon, son départ de Vogue n’a pas immédiatement produit une success-story. Il a précédé une période difficile. Mais c’est ensuite, en changeant de position, qu’elle a pu mobiliser autrement ce qu’elle avait appris dans la mode. Elle n’a pas simplement changé de métier. Elle a changé la manière dont elle utilisait ses compétences.

Et c’est peut-être là le point le plus intéressant de son histoire pour un entrepreneur : trouver sa voie ne signifie pas nécessairement repartir de zéro. Il peut s’agir de prendre ce que l’on sait déjà faire — observer, comprendre, créer du réseau, anticiper les tendances — et de le déplacer vers l’endroit où cela produit davantage de valeur. Les 150 000 livres prêtées par son père ont contribué à lancer l’aventure. Mais le véritable actif de Tamara Mellon était probablement ailleurs : sa capacité à voir une entreprise là où d’autres voyaient encore seulement un atelier.

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Raya Holding prépare une acquisition de 60 millions de dollars dans les data centers

25. September 2026 um 16:38

Raya Holding veut accélérer dans les infrastructures numériques. Le groupe égyptien a approuvé, sous conditions, un financement pouvant atteindre 60 millions de dollars pour soutenir l’acquisition de 100 % des droits de propriété d’une installation de data center en Égypte.

La décision a été prise par le conseil d’administration de Raya Holding lors de sa réunion du 23 septembre 2026. Le financement passera par une augmentation de capital de Raya Data Center Services, souscrite par Raya Information Technology, filiale détenue à 100 % par Raya Holding. Le montant maximal est fixé à 60 millions de dollars, soit environ 3 milliards de livres égyptiennes à titre indicatif.

Les fonds ne pourront être utilisés que pour financer la partie en capital du prix d’acquisition de l’actif ciblé. L’augmentation de capital pourra être réalisée en une ou plusieurs tranches, en dollars, en livres égyptiennes ou dans les deux devises, en fonction des besoins de la transaction. Le taux de change appliqué sera celui retenu par la banque au moment de chaque paiement.

La transaction n’est toutefois pas encore finalisée. L’autorisation donnée par Raya Holding reste conditionnée à la conclusion effective de l’acquisition, à la signature des accords définitifs ainsi qu’à l’obtention des différentes autorisations et à la satisfaction des conditions juridiques et réglementaires requises. Si l’opération n’aboutit pas, l’augmentation de capital et le financement ne deviendront pas effectifs.

Un secteur stratégique pour Raya

Cette opération prolongerait les investissements déjà engagés par le groupe dans les infrastructures numériques. Raya Data Center Services est active dans les data centers, le cloud et les services managés. Le groupe avait notamment annoncé un partenariat avec Africa50, qui avait investi 15 millions de dollars aux côtés de 10 millions de dollars apportés par Raya Information Technology, pour développer les capacités de son activité de data centers et un nouveau centre de données certifié Tier III en Égypte.

L’enjeu dépasse donc cette seule acquisition : pour Raya Holding, les data centers constituent désormais l’un des axes de développement de ses activités technologiques. Dans ses résultats du premier semestre 2026, le groupe avait enregistré 33,8 milliards de livres égyptiennes de revenus, en hausse de 22 % sur un an, tandis que ses activités technologiques continuaient de bénéficier de la demande liée aux infrastructures numériques.

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