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Empfangen — 18. September 2026 ⏭ Französischsprachig

À Tunis, l’IA aide Interpol à identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés

18. September 2026 um 18:24

Interpol a dévoilé ce vendredi 18 septembre 2026 les résultats d’une vaste opération antiterroriste organisée à Tunis du 1er au 5 juin dernier. Plus de 108.000 images faciales issues notamment de contenus diffusés par des groupes jihadistes ont été analysées, permettant jusqu’ici d’identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés grâce, entre autres, à l’intelligence artificielle.

Baptisée « Shams II », l’opération a réuni dans la capitale tunisienne 28 policiers spécialisés et experts provenant de 11 pays : Côte d’Ivoire, Ghana, Irak, Kenya, Malaisie, Nigeria, Philippines, Qatar, Tadjikistan, Tunisie et Ouzbékistan.

Plus de 108.000 visages analysés

Durant les cinq jours de l’opération, les équipes ont extrait précisément 108.076 images faciales à partir de contenus visuels publiés par des groupes jihadistes.

Des agents programmés et des scripts développés à l’aide de l’intelligence artificielle ont permis d’automatiser une partie de la collecte, d’éliminer les doublons et de contrôler la qualité des images.

Le volume a ainsi été ramené à 6.362 images uniques jugées suffisamment exploitables pour être comparées au système de reconnaissance faciale d’Interpol. Les résultats produits avec l’aide de l’intelligence artificielle ont ensuite été contrôlés par des policiers et analystes spécialisés.

À ce jour, ce travail a permis d’identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés. Interpol précise que les correspondances obtenues doivent enrichir les renseignements existants, notamment sur leurs localisations potentielles et leurs réseaux.

Certaines pistes sont déjà utilisées dans le cadre de procédures judiciaires dans les pays participants, dont une concernant deux suspects actuellement détenus. Plusieurs milliers d’images doivent encore être traitées, laissant ouverte la possibilité de nouvelles identifications.

Interpol ne précise toutefois ni la nationalité des 126 personnes identifiées ni les pays auxquels elles sont directement liées. Rien dans les informations publiées ne permet donc d’affirmer qu’elles sont tunisiennes ou qu’elles se trouvent en Tunisie.

Cryptomonnaies et radicalisation en ligne

L’opération menée à Tunis a également porté sur le financement du terrorisme. Des outils spécialisés dans le suivi des cryptomonnaies ont conduit à trois demandes urgentes de communication de données adressées à un prestataire de services d’actifs virtuels.

Les représentants des onze pays ont par ailleurs travaillé avec des acteurs du secteur des jeux en ligne sur les risques de radicalisation des jeunes dans les environnements numériques.

Shams II a été organisée dans le cadre du projet CT TECH+, financé par l’Union européenne et soutenu par l’Office des Nations unies contre le terrorisme.

L’opération marque surtout une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle par les services internationaux de lutte antiterroriste : non pour remplacer l’analyse humaine, mais pour traiter rapidement des volumes de données qu’il serait particulièrement difficile d’examiner manuellement.

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Empfangen — 15. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Tunisie–Canada : Plus de vols, de nouvelles destinations et le fret aérien libéralisé

15. September 2026 um 05:12

La Tunisie et le Canada viennent d’élargir leur accord de transport aérien. Au-delà du passage de quatre à sept vols hebdomadaires autorisés pour chaque pays, le nouveau dispositif ouvre surtout la possibilité de desservir davantage de destinations et libéralise les vols exclusivement consacrés au fret.

L’accord élargi a été annoncé lundi 14 septembre 2026 par le ministre canadien des Transports, Steven MacKinnon. Il prévoit désormais jusqu’à sept vols passagers-cargo par semaine pour chaque pays, contre quatre auparavant.

Mais l’une des principales nouveautés se situe ailleurs : les compagnies désignées obtiennent désormais un accès à tous les points situés dans les deux pays. L’ancien dispositif limitait les droits à un seul point en Tunisie et un seul au Canada.

De nouvelles destinations désormais possibles

Pour Tunisair, qui dessert directement Montréal depuis Tunis, le nouvel accord crée donc une marge de développement beaucoup plus importante.

Il ne signifie cependant ni que Tunisair assurera immédiatement sept rotations hebdomadaires ni qu’une nouvelle ligne sera automatiquement ouverte. Il établit le cadre réglementaire permettant aux transporteurs d’augmenter leurs fréquences ou de desservir d’autres villes si les conditions commerciales et opérationnelles le permettent.

L’enjeu est d’autant plus important que, selon le gouvernement canadien, le trafic de passagers entre les deux pays a augmenté de plus de 55% depuis le précédent élargissement de l’accord en 2019.

Ottawa estime que le nouveau cadre doit favoriser la mobilité, le tourisme et les échanges économiques entre les deux pays.

Pour la Tunisie, la question est maintenant de savoir si Tunisair compte utiliser les trois fréquences supplémentaires autorisées et, à plus long terme, envisager une autre destination canadienne que Montréal.

Le fret aérien totalement libéralisé

L’autre évolution majeure concerne les marchandises. Le nouvel accord autorise un nombre illimité de vols exclusivement cargo chaque semaine, alors qu’aucun droit spécifique n’était auparavant prévu pour les vols tout-cargo.

Cette ouverture pourrait offrir de nouvelles possibilités aux exportateurs tunisiens, particulièrement pour les marchandises à forte valeur ou nécessitant des délais de transport courts.

Tunisair dispose déjà d’une activité fret et présente Montréal comme l’un de ses hubs permettant le réacheminement de marchandises vers des destinations situées hors de son propre réseau.

L’impact concret de l’accord dépendra toutefois de son utilisation par les compagnies aériennes. Pour les voyageurs comme pour les entreprises tunisiennes, le cadre permettant davantage de fréquences, de destinations et de capacités de fret est désormais en place. Reste aux transporteurs à transformer ces nouveaux droits en nouvelles liaisons.

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