Selon le rapport “Indicateurs de facilitation du commerce: suivi des politiques jusqu’en 2025” publié par l’OCDE, la Tunisie se classe comme le 4e pays le plus réformateur de la région MENA. Le pays affiche un taux de près de 5% dans la performance moyenne de facilitation du commerce entre 2022 et 2024, soulignant ainsi les progrès réalisés en matière de réformes et d’amélioration des processus commerciaux.
Cependant, malgré ces avancées, le rapport note que plusieurs domaines demeurent des défis importants pour de nombreux pays de la région, comme les décisions anticipées (advance rulings), la coopération entre agences transfrontalières et l’automatisation des processus commerciaux.
Le top 5 des pays les plus réformateurs dans la région MENA selon le rapport est le suivant :
Alors que les financements climatiques internationaux ont atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars entre 2003 et 2024, la répartition régionale de ces fonds révèle d’importants déséquilibres. En tête du classement : l’Afrique subsaharienne, qui a reçu près de 9,7 milliards USD, suivie de l’Amérique latine et des Caraïbes (7,3 milliards USD), et de la région Asie-Pacifique (5,7 milliards USD). À l’autre extrémité du spectre, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ne totalise que 1,7 milliard USD, une part relativement faible en regard de ses vulnérabilités climatiques croissantes.
Dans cet ensemble, le Maroc tire son épingle du jeu avec 772,7 millions USD reçus, loin devant l’Égypte (450,6 M USD), et la Jordanie (105,9 M USD). La Tunisie, quant à elle, ne capte que 66 millions USD sur plus de vingt ans, un niveau modeste pour un pays engagé dans un processus de transition énergétique.
Et pourtant, les besoins sont colossaux. Selon les projections officielles, la Tunisie devra mobiliser près de 31 milliards USD d’ici 2030 pour respecter ses engagements climatiques (NDC). Le secteur de l’énergie concentre à lui seul plus de 11,7 milliards USD, tandis que des investissements majeurs sont également requis dans l’efficacité énergétique (5,7 Mds), les énergies renouvelables (4,4 Mds) et l’adaptation au changement climatique (4,3 Mds). D’autres volets essentiels, tels que la modernisation du système électrique ou le renforcement des capacités, complètent ce tableau ambitieux.
Ce contraste entre les ressources mobilisées et les objectifs affichés illustre un enjeu majeur pour la Tunisie : comment passer de la volonté politique à une stratégie d’accès effective aux financements internationaux ? La question est d’autant plus pressante que le pays affiche une dépendance énergétique persistante et une exposition croissante aux risques climatiques.
Pour combler cet écart, la Tunisie devra renforcer ses capacités techniques et institutionnelles, améliorer la bancabilité de ses projets et diversifier ses sources de financement. Une mobilisation urgente, à l’heure où le temps joue contre les pays les plus vulnérables.
L’application financière tunisienne Flouci, développée par Kaoun, a été classée parmi les 50 meilleures fintechs de la région MENA en 2025 par Forbes. Cette reconnaissance met en avant l’impact croissant de cette super-app financière conçue pour faciliter l’accès aux services bancaires et aux paiements en Afrique.
Une offre complète et inclusive
Flouci propose une gamme complète de services, dont des comptes bancaires gratuits liés à un IBAN, des comptes d’épargne, ainsi que des cartes virtuelles et physiques en dinar tunisien. L’application intègre également un portefeuille mobile, permettant des retraits en espèces aux distributeurs automatiques sans carte, des transactions en personne via des commerçants partenaires, ainsi que le paiement de factures et la recharge téléphonique.
Une adoption croissante
À la fin de l’année 2024, Flouci comptait plus de 305 000 téléchargements, avec 67 000 utilisateurs actifs. Son volume de transactions a dépassé les 91,2 millions de dollars, confirmant son rôle central dans l’écosystème financier tunisien.
Expansion et nouvelles fonctionnalités
La fintech tunisienne ambitionne de s’étendre vers le Maroc, l’Algérie et le Bénin en 2025. Son développement s’est accéléré en 2024 avec son enregistrement en tant que facilitateur de paiement, lui permettant d’élargir ses services aux entreprises. Parmi les innovations à venir, Flouci prévoit de lancer une solution SoftPOS, qui transforme un smartphone en terminal de paiement, ainsi qu’une fonctionnalité de numérisation de chèques pour simplifier les encaissements.