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Les JTC ouvrent leur 26e édition : Une scène tunisienne tournée vers la rue et la résistance

23. November 2025 um 11:53

La 26e édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC) s’est ouverte samedi soir à la Cité de la Culture, réunissant artistes tunisiens, arabes et africains pour une semaine dédiée à la création scénique. Entre hommages, spectacles de rue et prises de position artistiques, cette ouverture a donné le ton d’un festival placé sous le signe de la conscience collective et de la parole engagée.

Une ouverture en mouvement dans les rues de Tunis

La soirée inaugurale n’a pas seulement pris place dans l’enceinte du Théâtre de l’Opéra : elle s’est déployée sur l’avenue Habib Bourguiba, où le spectacle musical « Jouloud » a apporté une ambiance vibrante, fusionnant sonorités tunisiennes, arabes et africaines. Le même soir, la salle Le Rio accueillait « Rêve », la nouvelle création du metteur en scène Fadhel Jaïbi, tandis que le Théâtre de l’Opéra présentait la pièce égyptienne « Le Roi Lear », revisitée par Shady Sorour Ali et interprétée par le célèbre acteur Yehia El-Fakharani.

Cette programmation simultanée à différents points de la capitale a donné à la soirée un caractère de fête urbaine, où les publics circulaient d’un espace à l’autre, reflétant la volonté du festival de rapprocher le théâtre de la rue, et la rue du théâtre.

Une soirée consacrée à la mémoire et aux figures majeures du théâtre tunisien

Dans son discours, le directeur artistique des JTC, Mounir Argui, a rappelé que l’édition 2025 s’articule autour du slogan : « Le théâtre, une conscience et un changement. Le théâtre, le cœur battant de la rue. »

La cérémonie d’ouverture a également été l’occasion d’honorer un large éventail d’artistes tunisiens et étrangers. Parmi les personnalités célébrées figuraient Leïla Rezgui, Fethi Akkari, Ali Ohemiri, Lazheri Sebii, Slim Sanhaji et Hedi Boumiiza, ainsi que la Marocaine Latefa Ahrrare, l’Omanien Imad Mohson Ali Chanfari et l’Ivoirien Abdramane Kamaté.

Un hommage posthume a été rendu à plusieurs figures disparues du théâtre tunisien, dont Ahmed Hadhak El Aref, Fathi Haddaoui, Mohamed Fadhel Jaziri, Anouar Chaafi, Fraj Chouchane, Abir Jebali, Amara Melliti, Salah Bourjini, Mokhtar Mlih, Taoufik Hammami et Mohamed Ali Belhareth.

Une compétition panarabe et panafricaine à fort enjeu

Le jury de l’édition 2025, présidé par le metteur en scène tunisien Lassaad Ben Abdallah, réunit des membres venus d’Algérie, du Congo, de Koweït, de Syrie et de Tunisie. Douze spectacles arabes et africains concourent pour les prestigieux Tanit d’or, d’argent et de bronze, ainsi que pour les prix du texte, de la scénographie et des interprétations.

En parallèle, un riche programme hors compétition accueille des œuvres d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, incluant notamment des créations venues d’Italie, de France, du Sénégal, d’Islande, du Mexique ou encore d’Iran.

Les organisateurs ont également maintenu une tradition chère aux JTC : des productions réalisées au sein de prisons et de centres de rééducation, permettant à des détenus et jeunes internes de s’approprier la scène comme un espace de réhabilitation.

Organisé du 22 au 29 novembre, le festival propose plus de 80 spectacles ainsi qu’un Forum international du théâtre.

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Journées théâtrales de Carthage 2025 : Plus de 80 spectacles au cœur d’une édition engagée

13. November 2025 um 19:09

Du 22 au 29 novembre, la 26ᵉ édition des JTC promet une immersion dans la diversité du théâtre arabe, africain et mondial, sous le signe du dialogue et du changement.

La 26ᵉ édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC) s’annonce foisonnante. Plus de 80 spectacles issus de Tunisie, du monde arabe, d’Afrique et d’ailleurs seront à l’affiche, du 22 au 29 novembre 2025, à Tunis et dans plusieurs régions.

Placée sous le slogan « Le théâtre, une conscience et un changement. Le théâtre, le cœur battant de la rue », cette édition, dirigée par Mounir Ergui, entend renouer avec la dimension citoyenne du festival : faire de la scène un lieu d’expression et de transformation sociale.

Une programmation éclectique et ouverte

Le programme, dévoilé jeudi à la Cité de la Culture Chedly Klibi, fait la part belle à la pluralité.

Douze pièces concourent dans la compétition officielle, aux côtés d’une riche programmation parallèle : 15 spectacles internationaux dans la section Théâtre du monde, 16 créations tunisiennes dans Théâtre national, et 6 œuvres arabes et africaines venues d’Arabie saoudite, du Sénégal, du Burkina Faso, d’Irak, de Jordanie et de Libye.

Le Théâtre de la liberté, produit dans les établissements pénitentiaires, présentera 16 créations, dont trois pièces jouées par des femmes détenues et deux issues de centres de rééducation.

Douze spectacles seront, par ailleurs, dédiés à l’enfance et à la jeunesse.

L’ouverture, prévue le 22 novembre, donnera le ton : la pièce égyptienne Le Roi Lear de Shady Sorour Ali, avec le grand comédien Yehia El-Fakharani, sera présentée à l’Opéra de la Cité de la Culture, tandis que Fadhel Jaïbi dévoilera sa nouvelle création Rêve à la salle Le Rio.

Les talents tunisiens en première ligne

En compétition, la Tunisie sera représentée par Les Fugueuses de Wafa Taboubi et Jacaranda de Nizar Saïdi, deux œuvres primées lors du Festival national du théâtre tunisien Saisons de la création.

Elles côtoieront des productions venues d’Algérie, du Maroc, d’Égypte, de Palestine, du Liban, de Jordanie, d’Irak, des Émirats arabes unis, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud.

Le jury, présidé par Lassaad Ben Abdallah, réunit six figures du théâtre arabe et africain, dont Saade Aldaass (Koweït), Malek Laakoun (Algérie) et Abdon Fortunée (Congo).

Les participants concourront pour le Tanit d’or, d’argent et de bronze, ainsi que pour quatre prix distinctifs : meilleur texte, meilleure scénographie, meilleure interprétation féminine et masculine.

Entre hommages, réflexion et formation

Les JTC 2025 rendront hommage à plusieurs figures du théâtre tunisien et international, parmi lesquelles Leïla Rezgui, Fethi Akkari, Slim Sanhaji, Lazheri Sebii, et Hedi Boumiiza, mais aussi Latefa Ahrrare (Maroc), Imad Mohson Ali Chanfari (Oman) et Abdramane Kamaté (Côte d’Ivoire).

Des distinctions spéciales salueront la carrière de Leïla Toubel, Aziza Boulabiar, Mohamed Massoud Idriss, Yehia El-Fakharani et Sylvie Dyclo-Pomos.

Le Forum international du théâtre, prévu du 24 au 26 novembre, aura pour thème « L’artiste de théâtre : son temps et son œuvre » et réunira des intervenants de dix pays.

Des ateliers et masterclasses seront animés par Fadhel Jaïbi, Mohamed Moumen, Igor Yatsko (Russie), Gamal Yakout (Égypte), Evdokimos Tsoulakidis (Grèce), Ali Abdel Nabi Al Zaïdi (Irak) et Mihaela Mihut (Roumanie).

Le Français Harold David proposera une séance sur « Comment participer au festival off d’Avignon », et une rencontre aura lieu avec Patrice Pavis, référence mondiale en études théâtrales.

Créées en 1983, les Journées théâtrales de Carthage demeurent un rendez-vous incontournable pour les artistes arabes, africains et méditerranéens.

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