Pouvant atteindre 28 500 dinars, ces primes concernent les éditeurs tunisiens. À condition…
La Bibliothèque arabe numérique (DAL) passe de l’idée à l’action. Lancé par le Centre d’Abou Dhabi, ce projet est le fruit d’une collaboration avec deux célèbres plateformes. Pensée pour combler les lacunes de l’édition arabe dans le monde numérique, elle dévoile aujourd’hui ses règles, ses priorités et surtout les avantages concrets qu’elle offre aux éditeurs, tout en contribuant à créer une véritable économie du savoir. Cette annonce a été faite par l’Association des éditeurs arabes lors du 57ème Salon International du livre du Caire, du 21 janvier au 3 février 2026.
Dans cette phase, le périmètre est clairement défini. Seuls les ouvrages de fiction, de non-fiction et les bandes dessinées sont concernés, tandis que les livres pour enfants restent, pour l’instant, en dehors du dispositif, comme cela a été relayé par l’agence TAP. Les organisateurs veulent éviter toute zone grise sur les droits. Même les titres du domaine public sont écartés s’ils existent déjà en version numérique chez un autre éditeur. À dire vrai, l’adhésion à l’association professionnelle, le respect des normes juridiques et techniques, ainsi que le suivi précis des métadonnées deviennent des pré-requis incontournables pour participer.
Les éditeurs doivent remplir un formulaire de candidature et fournir une fiche descriptive de leurs publications. Les livres sont acceptés aux formats Word, InDesign ou ePub3, avec des consignes claires pour les fichiers et les couvertures afin de garantir une diffusion optimale. En fait, les livres soumis au format ePub3 doivent suivre une nomenclature précise pour faciliter leur traitement: le fichier doit être nommé avec le numéro ISBN suivi de l’extension (par exemple: 9789771234567.epub). La couverture, uniquement pour la face avant, doit être au format JPEG-RGB et ne pas dépasser 10 mégaoctets. Elle doit porter le même nom que le fichier du livre (9789771234567.jpg).
En retour, le projet prend en charge la numérisation des livres et leur diffusion mondiale. D’après la même source, plus de 300 plateformes numériques, la plateforme DAL et plus de 10 000 bibliothèques publiques dans le monde seront concernées. Les éditeurs reçoivent leurs revenus sur une base trimestrielle et récupèrent également leurs fichiers numériques finaux, qu’ils peuvent exploiter librement sur leurs propres plateformes ou réseaux locaux. Cette restitution permet aux éditeurs de reprendre la main sur le numérique, tout en bénéficiant d’une protection contre le piratage, un problème majeur dans l’édition arabe.
À cela s’ajoutent des incitations financières, de 1 000 à 10 000 dollars, avec priorité donnée aux premiers participants. Pour beaucoup d’éditeurs, la Bibliothèque arabe numérique devient ainsi un outil concret, capable d’ouvrir de nouveaux débouchés, d’accroître la visibilité des livres arabes et de repositionner l’édition dans l’économie mondiale de la lecture.
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