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Ce que Netflix prépare en Afrique du Sud après dix ans de présence

16. September 2026 um 16:55

Netflix renforce son ancrage en Afrique du Sud. À l’occasion de ses dix ans de présence dans le pays, le géant américain du streaming a dévoilé, le 9 septembre à Johannesburg, une nouvelle programmation composée de séries, films et formats de téléréalité produits localement et destinés à une diffusion internationale.

La plateforme prépare notamment le retour de Blood Legacy, dont la deuxième saison sera lancée le 25 septembre 2026. D’autres productions sont annoncées pour la fin de l’année, dont How to Ruin Diwali: Meet The Parents, prévu le 30 octobre, et Another Disaster Holiday, attendu le 11 décembre. Netflix a également confirmé les nouvelles saisons de Tuiskoms et Marked, ainsi que Meet the Khumalos 2.

La téléréalité occupe aussi une place importante dans cette nouvelle programmation. Netflix lancera notamment Love Is Blind: South Africa, présenté comme une déclinaison sud-africaine du format international, tandis que Stars & Vows: Anele and Buzza suivra les préparatifs du mariage d’Anele Mdoda et Bonelela « Buzza » Mgudlwa. La plateforme prévoit également de nouvelles collaborations avec des sociétés de production locales, dont The Bomb Shelter Film Productions et Tshedza Pictures.

Au-delà des programmes, Netflix met en avant l’impact économique de cette présence. Depuis son lancement en Afrique du Sud en 2016, la plateforme affirme avoir soutenu plus de 8 000 emplois dans le pays à travers ses partenariats avec plus de 30 sociétés de production locales. Elle entre ainsi dans sa deuxième décennie en Afrique du Sud en renforçant ses relations avec l’écosystème audiovisuel local. À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, Netflix avait annoncé avoir investi 175 millions de dollars entre 2016 et 2022 dans les industries créatives de l’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya. Selon son étude d’impact portant sur cette période, ces activités ont contribué à soutenir plus de 12 000 emplois dans les trois pays.

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Ce port africain vise le million de conteneurs d’ici 2030

16. September 2026 um 15:56

Conakry Terminal veut franchir un nouveau cap. Le concessionnaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Conakry ambitionne désormais de dépasser le million de conteneurs traités, alors que le trafic guinéen a progressé beaucoup plus rapidement que prévu. Pour piloter cette nouvelle phase, Africa Global Logistics (AGL), filiale du groupe MSC, a nommé Édouard Léno directeur général.

Le changement de direction intervient après une forte accélération de l’activité. Conakry Terminal a traité 416 892 EVP en 2025, contre environ 300 000 conteneurs en 2023. En juin 2026, les responsables du Port autonome de Conakry et d’AGL indiquaient que les volumes initialement attendus à l’horizon 2030 avaient déjà été atteints dès 2025. Le terminal prévoit par ailleurs de dépasser 500 000 conteneurs en 2026. La croissance ne se limite pas aux volumes. Le nombre de services maritimes desservant le terminal est passé de trois en 2023 à six en 2026. Cette progression a toutefois mis sous pression les infrastructures et la chaîne logistique autour du port, avec des épisodes de congestion enregistrés en 2025. Les autorités et les opérateurs soulignent ainsi que l’évacuation des conteneurs dépend également des capacités routières, du stockage et des plateformes logistiques situées en dehors du port.

Un programme d’extension déjà engagé

Pour accompagner cette montée en charge, Conakry Terminal indique avoir déjà investi près de 250 millions d’euros dans la modernisation des infrastructures, les équipements de manutention et le développement du port sec de Kagbélén. Un nouveau quai et plus de 20 hectares de terre-pleins sont également prévus. Leur mise en service doit intervenir progressivement entre la fin de 2026 et le début de 2028, avec l’objectif de doubler la capacité actuelle du terminal.

Édouard Léno, qui a occupé plusieurs fonctions de direction au sein d’AGL en Afrique, dont celle de directeur financier régional, prend donc ses fonctions dans un contexte où les capacités portuaires doivent suivre une demande arrivée plus tôt que prévu. Le communiqué d’AGL confirme l’objectif de franchir le million de conteneurs ; lors d’une rencontre avec la presse en août, le nouveau directeur général avait situé cette ambition à l’horizon 2029-2030.

Pour la Guinée, l’enjeu est désormais autant portuaire que logistique : absorber davantage de marchandises suppose de renforcer simultanément les quais, les espaces de stockage et les moyens d’évacuation vers l’intérieur du pays.

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Safaricom : le Kenya annule une cession de 204 milliards de shillings à Vodacom

16. September 2026 um 14:48

La Haute Cour du Kenya a annulé, le 15 septembre 2026, la cession par l’État de 15 % du capital de Safaricom à Vodacom, une opération valorisée à 204,3 milliards de shillings kényans, soit environ 1,6 milliard de dollars. La Cour a ordonné la restitution des actions à l’État. Le gouvernement kényan et Vodacom ont annoncé leur intention de faire appel.

La transaction avait été finalisée le 30 juin, après la levée par la Cour d’appel d’une mesure qui en empêchait temporairement l’exécution. L’opération avait porté la participation de Vodacom dans Safaricom à environ 55 %, tandis que celle de l’État kényan était passée de 35 % à 20 %.

Selon la Haute Cour, la cession avait été réalisée en violation de dispositions constitutionnelles et légales, notamment en matière de participation du public et de transparence. La juridiction a donc considéré la transaction comme invalide et ordonné le retour des 15 % concernés à l’État. Sur le plan financier, il faut distinguer cette cession des autres composantes de l’opération. Les 204,3 milliards de shillings correspondent au prix payé par Vodacom pour les 15 % acquis auprès du gouvernement. En parallèle, Vodacom a acquis auprès de Vodafone un intérêt effectif supplémentaire de 5 % dans Safaricom pour environ 68 milliards de shillings. L’ensemble de l’opération de Vodacom représentait ainsi environ 2,1 milliards de dollars, selon le groupe.

L’enjeu est également important pour les finances publiques. Dans son budget 2026/2027, le Trésor kényan avait prévu que les 204 milliards de shillings attendus de la cession de Safaricom constitueraient, avec les recettes de la privatisation de Kenya Pipeline Company, le capital initial du National Infrastructure Fund (NIF). Ce fonds doit financer des projets de grande ampleur dans les routes, les aéroports, les ports, l’électricité, les technologies de l’information et de la communication ainsi que l’eau et l’irrigation. La décision de la Haute Cour intervient donc alors que la transaction avait déjà été exécutée. Sa portée financière et actionnariale dépendra désormais de la procédure d’appel. Reuters rapporte que le gouvernement kényan entend contester le jugement, tandis que Vodacom a également annoncé son intention de faire appel.

À ce stade, la Haute Cour a ordonné la restitution des 15 % à l’État, mais les modalités concrètes d’une éventuelle inversion financière de l’opération ne sont pas encore établies. Le dossier reste donc ouvert sur le plan judiciaire.

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Pepco, l’enseigne de plus de 4 000 magasins, explore une production en Afrique

16. September 2026 um 12:45

Pepco Group, distributeur européen spécialisé dans le discount, envisage de diversifier son approvisionnement vers l’Afrique afin de réduire son exposition aux perturbations des routes maritimes entre l’Asie et l’Europe.

L’information, rapportée par Bloomberg le 14 septembre, repose notamment sur les déclarations de Javier Rubio Fueyo, directeur mondial des achats et de la chaîne d’approvisionnement du groupe. Pepco cherche ainsi à rendre ses flux plus résilients face aux tensions géopolitiques et aux perturbations du transport maritime. Le groupe dépend encore largement de l’Asie pour ses approvisionnements. 79 % de ses produits sourcés proviennent de Chine, d’Inde et du Bangladesh, selon ses données. Pepco travaille avec plus de 375 fournisseurs et plus de 1 200 usines à travers son réseau d’approvisionnement.

Les perturbations en mer Rouge ont renforcé cette dépendance aux routes maritimes longues. Pepco indique qu’environ 95 % de ses volumes importés sont désormais transportés via le cap de Bonne-Espérance, ce qui allonge les trajets entre l’Asie et l’Europe. Dans ce contexte, l’Afrique apparaît comme une piste pour rapprocher une partie de la production des marchés européens. Mais aucune implantation n’est encore annoncée : Pepco n’a précisé ni les pays ciblés, ni les produits concernés, ni le montant d’un éventuel investissement.

Pour les pays africains, l’enjeu est néanmoins significatif. Une éventuelle stratégie de sourcing de Pepco pourrait ouvrir des opportunités aux industriels capables de répondre aux standards européens en matière de qualité, de coûts et de délais. La proximité avec l’Europe pourrait notamment constituer un avantage pour l’Afrique du Nord. Avec plus de 4 000 magasins dans 19 pays européens, Pepco dispose d’un poids d’achat important. Sa réflexion illustre une tendance plus large dans la distribution: face aux risques géopolitiques et logistiques, la diversification géographique des fournisseurs devient un levier de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

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Nouvelair: Le Caire est désormais accessible directement depuis Tunis deux fois par semaine

16. September 2026 um 12:05

Nouvelair lance ce 16 septembre 2026 sa nouvelle liaison directe entre Tunis et Le Caire. La compagnie tunisienne prévoit deux vols par semaine sur cette nouvelle route, chaque mercredi et dimanche, renforçant ainsi son réseau au départ de Tunis-Carthage.

Le premier vol est programmé ce mercredi 16 septembre. La liaison est opérée par un Airbus A320 sous le numéro de vol BJ190. Les horaires publiés pour les premiers vols indiquent un départ de Tunis à 5h00 le mercredi et à 6h00 le dimanche, pour une durée de vol d’environ 3 heures. Pour Nouvelair, cette ouverture ajoute une nouvelle destination à son réseau régulier et crée une liaison directe supplémentaire entre les marchés tunisien et égyptien. La compagnie commercialise les billets via son site internet, son application mobile, son centre de relation client ainsi que ses points de vente et agences partenaires.

Cette nouvelle desserte intervient alors que l’axe Tunis-Le Caire est également exploité en direct par EgyptAir et Tunisair. 

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19 avions aujourd’hui, 25 demain: Nouvelair poursuit son expansion

16. September 2026 um 10:31

Nouvelair poursuit l’agrandissement de sa flotte avec l’arrivée d’un nouvel Airbus A320-200. L’appareil, âgé de 12 ans et identifié par le numéro de série MSN 6178, porte à 19 le nombre d’avions de la famille A320 exploités par la compagnie tunisienne. L’arrivée de cet appareil intervient après trois autres intégrations depuis le début de 2026, dont un A320neo neuf livré directement de l’usine.

Cet A320-200 a déjà une expérience internationale. Avant de rejoindre Nouvelair, il a notamment été exploité par des compagnies liées au groupe AirAsia. Son intégration permet à la compagnie de renforcer rapidement ses capacités, alors que son activité repose largement sur les liaisons avec les marchés européens et méditerranéens. Cette progression s’inscrit dans une trajectoire de croissance définie sur plusieurs années. Selon plusieurs sources, Nouvelair vise une flotte de 25 appareils à l’horizon 2034, avec une montée en puissance progressive des Airbus A320neo. La compagnie avait déjà annoncé son ambition de faire du modèle neo la base de sa flotte à terme, notamment en raison de ses performances opérationnelles et de sa consommation de carburant plus faible.

La flotte actuelle reste toutefois composée majoritairement d’A320-200 classiques. Les données disponibles en septembre 2026 recensent 14 A320-200 et trois A320neo dans la flotte propre de Nouvelair, tandis que certains appareils peuvent être exploités temporairement dans le cadre de contrats de location avec équipage.

Pour la compagnie, l’enjeu dépasse donc le simple renouvellement des avions. L’augmentation de la flotte doit lui permettre d’accompagner l’élargissement de son réseau et de disposer de davantage de capacité sur ses marchés internationaux, tout en préparant progressivement le remplacement des appareils les plus anciens par des A320neo.

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Tunisie–Arabie saoudite : vers une reconnaissance mutuelle des certificats halal

16. September 2026 um 08:51

La Tunisie et l’Arabie saoudite travaillent à mettre en place une reconnaissance mutuelle des certificats halal, avec un objectif concret pour les entreprises tunisiennes : faciliter l’accès de leurs produits au marché saoudien et, plus largement, aux marchés du Golfe.

Le sujet a été au cœur d’une rencontre tenue mardi 15 septembre 2026 au siège de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI), entre son directeur général, Nafea Boutiti, et une délégation du Saudi Halal Center conduite par son vice-président exécutif, Dr Youssef Al-Harbi. Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des approches, l’échange d’expertise et la formation. Les deux parties cherchent surtout à établir un mécanisme permettant de reconnaître leurs certificats de conformité halal respectifs. Pour les exportateurs tunisiens, une telle reconnaissance pourrait réduire les démarches liées à la certification et faciliter la commercialisation de produits déjà certifiés en Tunisie.

L’INNORPI dispose déjà d’un système de certification halal, qui repose notamment sur l’évaluation des entreprises, les audits et, selon les référentiels applicables, les essais et analyses des produits. L’institut indique par ailleurs que la reconnaissance des certificats constitue un outil pour réduire les obstacles techniques au commerce. Cette coopération intervient dans le cadre de la 15e réunion des comités techniques du SMIIC, organisée à Tunis du 14 au 18 septembre. Le dispositif SMIIC vise précisément à harmoniser les normes entre les pays de l’Organisation de la coopération islamique et à faciliter la reconnaissance des certifications. Le secteur halal figure parmi ses comités techniques.

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