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Rentrée scolaire 2026-2027 : lancement des inscriptions à distance pour tous les élèves

Von: tmps
20. August 2026 um 12:50

Le ministère de l’Éducation a annoncé le lancement de l’opération d’inscription à distance de tous les élèves au titre de l’année scolaire 2026-2027.

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Ridha Zahrouni (Président de l’Association tunisienne des parents des élèves) : intégrer harmonieusement les activités extrascolaires au rythme scolaire de l’enfant

Von: tmps
20. August 2026 um 10:14

L’organisation des rythmes scolaires obéit plus à des impératifs idéologiques, économiques, sociétaux et politiques qu’à une finalité de développement et d’épanouissement de l’enfant ou de l’adolescent. Ainsi, par exemple, l’âge de scolarisation, l’organisation de la journée, et de la semaine, de l’élève ou le calendrier des vacances peuvent être dictés par des considérations économiques ou civilisationnelles d’un pays. On continue à parler hypocritement, ou par ignorance, de l’intérêt de l’élève tout en le soumettant à des journées épuisables improductives intellectuellement, à un calendrier annuel aberrant, tout aussi improductif, ou à un programme tellement chargé qu’il se verra souvent obligé de fréquenter des cours de soutien ou de recourir à des cours particuliers pour arriver à obtenir les résultats qu’attendent de lui ses parents

Depuis le dialogue national sur l’éducation de 2015, au cours duquel le temps scolaire a été mis en cause, tous les ministres chargés de ce portefeuille  ont promis, parmi tant d’autres engagements restés vains, d’alléger cette charge. Il faut d’abord reconnaître que nos élèves, dès leur plus jeune âge, sont tellement sollicités par leurs obligations scolaires qu’ils vivent au rythme exclusif de l’école, avec des années scolaires qui semblent désormais durer douze mois au lieu de neuf. Ils se trouvent ainsi privés d’un temps social précieux et indispensable pour pratiquer des activités culturelles, sportives ou de loisir, ou tout simplement pour se reposer. Ce temps social est pourtant nécessaire à leur épanouissement, car il leur permet de grandir sereinement et à leur propre rythme.

Le Temps.news : Quel est le temps scolaire, le rythme scolaire et le crédit horaire ?

Ridha Zahrouni : Le temps scolaire correspond à la quantité totale d’heures ou de jours passés à l’école ; c’est la durée brute du travail. Le rythme scolaire, quant à lui, représente l’organisation de ce temps. C’est-à-dire la façon dont on répartit les heures de cours, les pauses et les vacances dans la journée, la semaine ou l’année, afin de respecter les capacités de l’enfant et de prévenir sa fatigue.La Tunisie impose, semble-t-il, l’un des rythmes scolaires les plus intensifs au monde, se plaçant largement au-dessus des standards internationaux. D’après les données de l’OCDE, le volume d’apprentissage hebdomadaire en Tunisie dépasse les 54 heures par semaine (cours, devoirs et cours particuliers inclus), contre un maximum de 40 heures dans les pays de l’OCDE. Les élèves tunisiens subissent plus de 1 000 heures obligatoires dans le cycle primaire et 1 100 heures dans le secondaire, contre une moyenne de 804 heures pour le primaire et 909 heures pour le secondaire au sein de l’OCDE. De plus, notre système éducatif concentre ces heures sur seulement une moyenne de 190 jours répartis sur 33 semaines, alors que la moyenne de l’OCDE est de 180 jours étalée sur 38 semaines.Le verdict est sans appel : les enfants de ces pays ont une charge de travail moindre et réussissent pourtant, tandis que les nôtres doivent pâtir pour s’en sortir. Et pour cause, notre système éducatif s’effondre de plus en plus et chaque année depuis la réforme de 1991, et les seules ressources de l’école publique ne garantissent plus la réussite. Pour ceux qui doutent de ce constat ou souhaitent approfondir cette analyse, il suffit de consulter la base de données mondiale de l’OCDE sur les politiques éducatives. Les rapports sont publics et le verdict y est écrit noir sur blanc.Dès lors, lorsqu’un ministre annonce solennellement qu’il va alléger le temps scolaire, j’émets toujours des réserves. Je ne doute pas de la sincérité de ses intentions, mais plutôt de sa capacité réelle à tenir ses promesses. Car quelle que soit sa volonté de réformer ce temps, il ne dispose d’aucun levier pratique, fiable et efficace pour le bien de l’ensemble du système. De quel temps parle-t-il, et pour quel cycle d’enseignement ? Rappelons que chaque cycle prépare au suivant, et que chaque année scolaire jette les bases de la suivante.Il convient de définir dans ce cadre ce qu’est le crédit horaire accordé à chaque matière selon son importance. C’est l’ensemble de ces crédits qui permet, in fine, de déterminer le temps scolaire de chaque cycle.

Comment pouvons-nous alléger le temps scolaire pour nos élèves ?

Techniquement, pour résoudre ce problème nous pouvons agir sur trois leviers : l’annulation pure et simple d’une matière jugée obsolète ou inutile au stade concerné, la réduction de son volume horaire, ou enfin la révision du rythme scolaire en augmentant le nombre de semaines de l’année scolaire. A ma connaissance, il n’y a pas de quatrième levier. Pour le système éducatif tunisien, c’est une opportunité : nous devons effectivement agir sur ces trois leviers. Toutefois, cela ne peut se faire sans une expertise approfondie. Il nous faut préalablement définir avec précision les objectifs de notre école : quels citoyens et citoyennes souhaitons-nous former ? Vers quelles spécialités le système doit-il mener ? Quels sont les niveaux de compétences attendus et les résultats à atteindre ? Autant de questions fondamentales auxquelles il faut répondre avant d’agir. C’est là tout l’enjeu de la réforme globale de notre système éducatif, une transition aussi nécessaire qu’urgente, tant attendue et réclamée.

Allons-nous croiser les bras jusqu’à ce que les commissions soient désignées, se réunissent et nous pondent leur projet de réforme ?

Pas du tout. J’ai toujours insisté sur deux axes de travail, à la fois complémentaires et faciles à mettre en œuvre. Il suffit juste d’un peu de bon sens et d’une vraie volonté de changement.Le premier axe concerne la phase primaire qui représente, pour moi, le socle de tout l’édifice scolaire et professionnel. Il suffit d’alléger les cours pour ne garder que l’essentiel, c’est-à-dire ce qui est en rapport direct avec l’amélioration des capacités de nos enfants en lecture, en écriture et en calcul. Beaucoup de matières n’ont plus lieu d’être ; elles imposent des recherches et des charges scolaires inutiles assumées par les parents, sans aucune utilité réelle pour l’élève. Réduire le temps scolaire d’au moins 10 % pour les élèves des quatre premières années de l’enseignement primaire, tout en s’assurant du passage mérité d’une année à une autre pour un maximum de nos enfants, serait considéré comme le vrai démarrage de la réforme du système éducatif tunisien. C’est très possible, pour ne pas dire nécessaire, et ce serait surtout une vraie bouffée d’air pour notre école publique.Ensuite, on peut  et pour moi, on doit  augmenter le nombre de semaines pour faire passer l’année scolaire de 33 semaines actuellement à 36 ou 37 semaines, et pourquoi pas plus. Dans certains pays européens, l’année de cours dure parfois jusqu’à 40 semaines. Un tel allongement permettrait d’augmenter de 10 % au moins les ressources de l’enseignement en termes de personnel et de salles de cours. Ce gain de temps équivaudrait mécaniquement à l’apport de 16 000 nouveaux enseignants et à la construction de 600 établissements scolaires supplémentaires. Une telle mesure aurait pour conséquence directe l’allègement de la charge de travail pour l’enseignant, la baisse du nombre d’heures de cours quotidiennes pour l’élève, et la réduction de l’encombrement dans les classes.Si cette réforme des premières années de la phase primaire aboutit et que l’allongement de l’année scolaire est imposé, c’est que notre école publique aura pris la bonne voie pour redevenir une école de qualité, gratuite, et un ascenseur social garantissant les mêmes chances pour tous les enfants du pays, en tout lieu et en tout temps. Ce succès permettrait aux responsables et aux spécialistes de disposer du temps nécessaire pour la mise en œuvre globale de ce projet, mais également de dégager les moyens publics et privés afin d’engager des politiques de discrimination positive envers les familles en difficulté et les régions défavorisées.

                            Kamel Bouaouina

 

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Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement : du pain sur la planche

Von: tmps
20. August 2026 um 09:36

Enfin un grand projet éducatif vient de naître : le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Ce projet tant attendu par les Tunisiens a fait l’objet de plusieurs réunions à l’échelle ministérielle dans les dernières années et il constituait l’une des grandes recommandations sollicitées dans la consultation électronique relative au système éducatif, organisée il y a plus de deux ans. C’est donc une nécessité que d’avoir un tel Conseil pour le grand rôle qu’il peut jouer dans les réformes éducatives et dans l’amélioration de l’éducation en Tunisie. D’ailleurs, ce Conseil existe dans pas mal de pays (France, Canada, Maroc…). 

Aujourd’hui, une fois le Conseil est mis en place et que ses membres sont déjà désignés, il doit immédiatement se mettre à l’œuvre sans plus tarder, vu la situation actuelle de notre système éducatif qui suscite plus que jamais des réformes éducatives radicales dans toutes les étapes de l’enseignement (primaire, secondaire, supérieur), mais aussi dans la recherche scientifique et technologique ainsi que la formation professionnelle et les perspectives de l’emploi.

Quel rôle dévolu au CSEE

Il est à rappeler cependant que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, tout en gardant une marge de liberté dans son fonctionnement, demeure indépendant du ministère et du gouvernement dans son travail et dans sa pensée, ayant une autorité morale représentative du secteur susceptible de conseiller, d’éclairer et de surveiller.

Le Conseil serait ainsi plus en mesure d’apporter des points de vue neufs sur la politique scolaire, des suggestions hardies, une vue d’ensemble et, au besoin, les critiques qui s’imposent. Devant les exigences de l’enseignement moderne, qui réclame de l’imagination, de la recherche et des innovations, ce Conseil est aujourd’hui indispensable, plus que jamais. C’est au Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement que reviendra surtout la responsabilité de maintenir le système d’enseignement en contact avec l’évolution de la société et celle d’indiquer les changements à opérer et d’inspirer des plans à long terme. A l’heure où notre système éducatif est devenu vétuste, représentant plusieurs lacunes et dysfonctionnements qu’il faut corriger, l’existence d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement n’est pas seulement nécessaire, mais elle serait d’un apport considérable pour notre éducation et pour notre école du futur.

D’autres acteurs éducatifs doivent y participer

La participation de toutes les parties concernées par l’éducation (syndicats, corps enseignant, associations des parents d’élèves, pédagogues et spécialistes en éducation) s’avère nécessaire aux mesures à prendre par le Conseil. C’est qu’il est nécessaire d’avoir l’avis de tous les acteurs au préalable. En effet, selon l’article 4 du décret-loi portant organisation du Conseil supérieur de l’éducation, la commission supérieure du Conseil est composée des ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires religieuses et des Affaires culturelles. Certains appellent même à l’implication des parents dans les décisions prises par le Conseil en matière d’éducation. Le nouveau Conseil a tenu sa séance inaugurale le lundi 17 août courant, marquant le début officiel de ses travaux. Cette instance est d’une importance capitale pour le développement et la réforme adéquate du système éducatif tunisien. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la gouvernance et la qualité de l’éducation en Tunisie. Dès lors, elle se lance dans un chantier à grands projets éducatifs pour mettre l’école tunisienne sur de nouveaux rails.  Espérons que grâce à ce Conseil, l’éducation en Tunisie connaîtra des jours meilleurs et que l’école tunisienne sera au diapason des nouvelles politiques éducatives adaptées dans plusieurs pays du monde.

Hechmi KHALLADI



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Education et savoir : pour que l’Ecole affine le goût et nourrisse le sentiment national 

Von: tmps
20. August 2026 um 08:30

 Par Kamel ZAIEM

Le monde du savoir, de l’éducation et de l’enseignement a vécu une journée particulière, avant-hier lundi, avec la cérémonie de la Journée du savoir, présidée par le Chef de l’Etat, et surtout  par la visite présidentielle au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement qui a tenu, à l’occasion, sa première séance de travail. Une double activité qui met en exergue le souci constant du Président de la République d’assurer aux jeunes le meilleur niveau d’enseignement possible et le plus haut degré d’éducation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 17 août courant, au palais de Carthage, la cérémonie de la Journée du savoir, au titre de l’année scolaire et universitaire écoulée, en présence de la Cheffe du gouvernement, des membres du gouvernement, des hauts cadres de l’État et des lauréats accompagnés de leurs familles. Une cérémonie au cours de laquelle ont été honorés les élèves, étudiants et chercheurs distingués dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Dans son allocution devant les lauréats, le Chef de l’État a rappelé la portée symbolique de cette journée, soulignant que le savoir doit profiter à l’ensemble de la communauté nationale. Il a adressé ses félicitations aux lauréats, à leurs familles et au corps enseignant, évoquant les réformes éducatives engagées depuis le XIXe siècle et réaffirmant la volonté de poursuivre ce processus selon les aspirations du peuple tunisien.

La cérémonie a été une excellente occasion pour entendre le Président rappeler ses principes et sa vision dans ce domaine. Ainsi, il a plaidé pour un système éducatif national, démocratique et universel, estimant que l’obligation scolaire ne peut se limiter à seize ans. Des projets éducatifs ambitieux seront annoncés dès que les conditions de leur réussite seront réunies, a-t-il encore ajouté.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs appelé à transformer l’école en espace culturel vivant, constitué de clubs de cinéma, de théâtre, de calligraphie, pour affiner le goût public et nourrir le sentiment national.

Evoquant la montée en puissance du fléau de la drogue, qui préoccupe tout le monde, surtout les parents, le président de la République a réclamé des plages horaires de sensibilisation aux dangers de ce phénomène dans les écoles et à travers les médias publics, pointant des réseaux de corruption et des relais mercenaires financés de l’intérieur comme de l’extérieur, qui cherchent à tout prix à déstabiliser la société.

Par ailleurs, le Président Saïed a fermement rejeté, comme il l’a toujours crié haut, toute réforme éducative imposée de l’extérieur, dénonçant à ce titre des ingérences passées qui ont largement altéré le caractère national de l’enseignement.  «Non aux diktats venant de l’étranger. Notre enseignement, nous le choisissons comme le veut le peuple tunisien», a-t-il martelé.

Evoquant les infrastructures scolaires, le Chef de l’Etat a dénoncé les carences architecturales et l’absence d’espaces culturels dans de nombreux établissements.

Un conseil de haute importance

Le même jour, marqué par une détermination inébranlable de l’Etat à accorder la plus haute importance à l’enseignement comme à l’éducation, a vu le Président de la République se rendre en personne au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement (CSEE), situé à l’avenue de la Liberté à Tunis, pour tenir une réunion de travail avec les membres de cette instance, nouvellement constituée et dont les membres et le secrétaire général viennent d’être fraîchement nommés.

À cette occasion, Kaïs Saïed a donné ses instructions en faveur d’un enseignement «national, démocratique, émanant de la volonté du peuple tunisien», insistant sur la nécessité d’assurer un encadrement approprié aux élèves et aux étudiants dans les différents domaines.

Rappelant que l’enseignement constitue un «droit fondamental garanti par l’État», le Président de la République a appelé à améliorer les conditions d’apprentissage et à mettre à la disposition des élèves et des étudiants les moyens nécessaires à leur réussite. Il a notamment cité le transport scolaire, les services de santé ainsi que les outils et supports pédagogiques, en veillant à leur disponibilité dans les différentes régions du pays.

Le Chef de l’État a ainsi mis l’accent sur la nécessité de garantir les conditions permettant aux jeunes Tunisiens d’accéder à un enseignement de qualité, indépendamment de leur région ou de leur milieu social.

Une mission titanesque

Aujourd’hui que sa structure vient d’être constituée et que sa séance inaugurale a eu lieu en présence du Chef de l’Etat, on peut certifier que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est déjà entré dans une nouvelle phase de fonctionnement, après la mise en place progressive de son cadre juridique, administratif et financier.

Il y a lieu de rappeler que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement a été organisé par le décret n°2 du 16 septembre 2024. Il s’agit d’une institution constitutionnelle dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.

Sa mission est transversale. Le Conseil est chargé d’émettre des avis sur les grandes orientations nationales concernant notamment l’éducation, l’enseignement, la recherche scientifique, la formation professionnelle et les perspectives d’emploi.

Le dispositif prévu lors de sa création associe plusieurs secteurs directement concernés par les questions éducatives, parmi lesquelles l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation professionnelle et l’emploi, l’enfance, la jeunesse et les sports, les affaires religieuses ainsi que la culture.

Toutefois, il ne se substitue pas aux ministères concernés. Sa vocation est plutôt de permettre une approche globale de politiques qui touchent à la fois l’école, l’université, la formation, l’emploi, l’enfance, la jeunesse et la culture.

Les sept nominations annoncées à la Haute instance ne représentent sûrement pas, à elles seules, l’ensemble de l’architecture du Conseil. Cette composition illustre, toutefois, la logique retenue : appréhender l’éducation au-delà du seul parcours scolaire et établir des passerelles avec la formation, l’université, l’emploi et les autres politiques publiques qui accompagnent les jeunes Tunisiens.

Ce qui est encore plus édifiant, c’est le choix du secrétaire général du CSEE, celui qui aura à tout coordonner au sein de cette structure. C’est Mohamed Ali Boughdiri qui vient d’être nommé secrétaire général. Il s’agit d’un ancien ministre de l’Éducation qui dispose d’une connaissance directe du fonctionnement du système éducatif tunisien.

Le secrétariat général joue un rôle central dans l’organisation quotidienne du Conseil. Il intervient notamment dans la préparation et le suivi des réunions, la coordination entre les différentes structures ainsi que dans la gestion administrative et financière de l’institution.

D’autres experts à l’affût

Le dispositif du Conseil ne repose pas uniquement sur sa Haute instance. Son organisation prévoit également une instance d’experts composée de 14 membres, disposant notamment d’une expérience professionnelle importante dans les domaines concernés, ainsi qu’une instance d’évaluation de neuf membres.

L’instance d’experts a notamment vocation à préparer des études relatives aux politiques, programmes et plans publics entrant dans le champ de compétence du Conseil et à formuler, le cas échéant, des propositions.

La Haute instance est ensuite appelée à examiner les avis, études, rapports et recommandations qui lui sont soumis.

Cette organisation vise ainsi à associer expertise sectorielle, évaluation et réflexion sur les grandes orientations du système éducatif.

Cette journée particulière a permis de lancer les travaux d’une institution appelée à intervenir en amont des grandes orientations relatives à l’éducation et à l’enseignement.

Avec cette première réunion, le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement entre ainsi dans une nouvelle phase de son installation. Ses travaux permettront de réunir autour des grandes questions éducatives des compétences issues de plusieurs secteurs et de renforcer une approche transversale allant de l’école à l’université, en passant par la formation professionnelle et l’emploi.

Les prochaines réunions, que les citoyens et les différentes composantes de la société civile vont suivre avec la plus grande attention, permettront de préciser les priorités et le programme de travail de cette institution constitutionnelle. C’est dire qu’il aura à relever les défis et les enjeux de ce secteur vital.



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