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La Nuit des étoiles, c’est dans une semaine !

19. August 2026 um 12:27

La Cité des Sciences à Tunis célèbre la 23ᵉ édition de la Nuit des Étoiles 2026 jeudi 27 Août à partir de 20h30. Ce rendez-vous scientifique et culturel incontournable réunira le grand public, les passionnés d’astronomie, les chercheurs, associations scientifiques et partenaires nationaux et internationaux autour d’une soirée placée sous le signe de la découverte de l’Univers.

Cap sur la Lune… puis Mars !

L’un des temps forts de la soirée sera la conférence scientifique animée par docteur Mohamed Abid, un ingénieur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA (États-Unis). Il présentera une conférence intitulée : «The Moon Tonight, Mars Tomorrow » (La Lune ce soir, Mars demain).

Cette intervention offrira au public un éclairage sur les nouvelles ambitions de l’exploration spatiale, les missions lunaires et les perspectives des futures expéditions humaines vers Mars. La conférence sera suivie d’un débat avec les participants.

Un village des sciences sous les étoiles !

Tout au long de la soirée, la cour d’honneur et la place de la Clepsydre accueilleront un vaste village scientifique réunissant les équipes de la CST ainsi que de nombreux partenaires, entreprises innovantes et associations.

Des observations par les télescopes et un Tourisme du ciel permettront de découvrir la Lune ainsi que la planète Saturne, le clou de la soirée. Une session parallèle d’interventions scientifiques sur les thèmes de l’astronomie et de l’espace sera aussi au rendez-vous.

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Jaou Tunis | Une biennale-archipel entre Tunis et Genève

19. August 2026 um 11:13

Du 23 octobre au 22 novembre 2026, Tunis accueille la 8ᵉ édition de Jaou Tunis, un mois dexpositions, de performances, de concerts et de rencontres, qui réuniront artistes, penseurs, musiciens et public venus d’ici et d’ailleurs.

Cette édition marque un double événement : d’abord, la Biennale de l’Image en Mouvement 2026 (BIM’26), l’une des plus importantes au monde qui se délocalise pour la première fois hors de Genève pour une première sur le continent africain, puis le festival Art Explora qui achèvera à Tunis son parcours pluriannuel autour de la Méditerranée.

L’événement est organisé par la Fondation Kamel Lazaar (KLF), en partenariat avec le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Art Explora.

Bâtir des passages plutôt qu’ériger des clôtures

Jaou Tunis ne se conçoit pas comme une simple succession d’expositions et de rencontres, mais comme une manière d’être au monde. Le manifeste de cette édition l’affirme sans détour : «Dans une époque qui tend à opposer les identités en dissonances plutôt quà les penser en partitions, Jaou Tunis fait le pari inverse : bâtir des passages plutôt quériger des clôtures. Non pour abolir ce qui nous sépare, mais pour rendre possible la rencontre à travers les écarts.»

Cette conviction naît d’un constat : «Chaque époque forge son destin par les réponses qu’elle oppose à ses crises. La nôtre est traversée par une contradiction profonde : tandis que nos interdépendances s’approfondissent, les logiques de séparation se renforcent.» Pourtant, rappelle le texte, «les océans nous rappellent une évidence ancienne : rien ne demeure vivant dans lisolement. Être en harmonie avec le monde par les archipels que nous sommes, cest relier nos rivages et nos horizons.»

Le manifeste propose ainsi une image directrice, celle de l’archipel : «Ainsi se dessine larchipel : ni fusion, ni juxtaposition, mais rencontre de singularités qui conservent chacune leur voix.»

Seize artistes, une exposition principale

Au cœur de la programmation se trouve Becoming the Ocean, l’exposition principale de la BIM’26, présentée dans la Caserne El Attarine, édifice du XIXᵉ siècle situé dans la Médina de Tunis. Elle rassemble seize œuvres inédites, conçues librement par les artistes, commandées et coproduites par le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Kamel Lazaar sous le commissariat conjoint de Lina Lazaar et Andrea Bellini. Les artistes invités viennent d’Afrique, du monde arabe, d’Asie, d’Amérique latine et de leurs diasporas — ce que le manifeste désigne comme «cette Majorité mondiale longtemps reléguée aux marges des récits dominants». Leurs œuvres traversent «les mémoires de la guerre et de l’exil, les héritages coloniaux, les bouleversements écologiques, les technologies du pouvoir, les savoirs vernaculaires, les spiritualités et les gestes de soin».

Après Tunis, les œuvres poursuivront leur itinérance vers d’autres villes, dont Venise, une itinérance qui, précise le manifeste, «ne déplace pas seulement les œuvres : elle invite aussi à changer de regard, à interroger les lieux depuis lesquels le monde se raconte».

La Méditerranée comme trait d’union

Avec Art Explora, cette vision s’élargit à l’échelle de la Méditerranée, pensée non comme une frontière mais comme «un trait dunion, un espace de circulation et de dialogue».

Le manifeste ne masque toutefois pas les tensions de cet espace commun : «Cette mer naccorde pas à tous la même liberté de passage : elle relie les rivages autant quelle les sépare, révélant les contradictions dun monde interdépendant où la mobilité demeure inégalement partagée.»

Le choix de Tunis pour cette double première n’est pas anodin. «À la croisée de lAfrique, du monde arabe et de la Méditerranée, la ville ne regarde pas le monde depuis une périphérie, mais depuis lune de ses matrices», souligne le manifeste, qui rappelle qu’à Tunis, «les appartenances débordent depuis longtemps les cartes : elles circulent dans les langues, les gestes, les mémoires et les liens tissés d’une rive à lautre.»

Autour de Becoming the Ocean, Jaou Tunis déploie un programme citadin de grande ampleur : expositions collatérales, performances, concerts, Jaou Nights, ateliers et un programme de rencontres, invitant artistes, penseurs et publics à se saisir ensemble des questions qui façonnent notre présent.

Le manifeste conclut sur une image qui résume l’esprit de cette édition : «Les archipels vivent de circulations invisibles qui relient les îles sans les confondre. Les passages leur donnent leur respiration, les traversées leur profondeur et les horizons partagés leur avenir.»

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‘‘To dream perhaps’’ de Nidhal Guiga au Tripoli Film Festival

19. August 2026 um 09:39

Le film ‘‘To dream perhaps (Tunis-Berlin)’’ (Tunisie, France, 2025, 83 mn) de Nidhal Guiga est le seul film tunisien en compétition officielle internationale de la 13e session de Tripoli Film Festival (Liban) qui se tiendra du 17 au 23 septembre 2026 au Liban.

Le film se déploie selon deux axes parallèles : Tunis, avec ses transformations post-révolutionnaires et ses questions en suspens, et Berlin, espace inédit pour vivre et se réinventer. Entre ces deux villes, Guiga observe une génération qui vit en marge — suspendue entre le désir de rêver et le poids de la réalité, entre ce qui fut et ce qui pourrait advenir.

Ce qui distingue ‘‘To Dream, Perhaps’’, c’est la retenue de son ton et le recours à des détails quotidiens et fugaces comme matière cinématographique première. Plutôt que de livrer un discours politique explicite, le film opère par la sensation : la déambulation dans les rues, les bruits ambiants, les distances et l’attente. La caméra observe davantage qu’elle n’explique, laissant au temps l’espace nécessaire pour se déployer.

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