Normale Ansicht

Voici pourquoi vous ne devez pas traiter TikTok comme une publicité

10. August 2026 um 14:49

Sur TikTok, vouloir vendre trop rapidement peut être l’une des principales erreurs des entrepreneurs qui souhaitent développer leur présence sur la plateforme. Dans une interview avec Hadil Harbaoui, fondatrice et CEO de GenZ Creative Agency, nous a expliqué pourquoi la priorité doit d’abord être de créer une audience engagée, avant de chercher à la convertir en clients.

Consultants, coachs, experts ou entrepreneurs utilisent aujourd’hui TikTok pour développer leur personal branding et promouvoir leurs activités. Mais, selon Hadil, reprendre les mêmes codes que sur Instagram ou transformer chaque vidéo en publicité n’est pas la bonne approche. « Mon premier conseil, c’est de stopper le réflexe de vendre », souligne Hadil Harbaoui .

Pour elle, les utilisateurs ne viennent pas sur TikTok avec l’intention première d’acheter. Ils cherchent du contenu qui les intéresse, les informe ou leur permet de s’identifier à une personne. L’enjeu est donc de parler de sujets pertinents pour son audience, de partager son expertise et de créer progressivement une relation. « Les gens ne viennent pas vous écouter pour acheter un produit. Ils viennent parce que vous avez quelque chose d’intéressant à dire », souligne Hadil.

L’authenticité avant la promotion

Cette relation passe notamment par l’authenticité. Plutôt que de montrer uniquement le résultat final ou une image parfaitement maîtrisée de son activité, l’entrepreneur peut documenter son parcours : les coulisses, les étapes de création, les difficultés, les réussites ou encore les journées de travail. « Les gens veulent voir l’expérience réelle », explique Hadil.

Cette approche permet de donner une histoire au compte et de faire participer l’audience à l’évolution du projet. Lorsqu’un produit ou un service est ensuite proposé, il arrive auprès d’une communauté qui connaît déjà l’entrepreneur, son expertise et son parcours. Autre erreur à éviter : copier les créateurs qui fonctionnent déjà. Hadil recommande de suivre les tendances et d’observer ce qui marche dans son secteur, mais sans reproduire la personnalité ou le contenu d’un autre. « Les personnes qui deviennent virales sur TikTok ont généralement quelque chose d’unique » indique la CEO de GenZ Creative Agency. Cette différence peut être une façon de parler, une histoire personnelle, un ton particulier ou un angle original sur un sujet connu.

La recherche de perfection peut également ralentir les entrepreneurs. Hadil met en garde contre les contenus excessivement produits, avec des heures consacrées au cadrage, à la lumière, au décor ou au montage. « TikTok veut du contenu brut », affirme-t-elle. Un smartphone peut suffire pour commencer, à condition d’avoir une image correcte et une bonne lumière. Pour elle, la présence face caméra, la manière de raconter et la pertinence du contenu comptent davantage qu’une production coûteuse.

Tester, apprendre et ajuster

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute logique commerciale. Mais la vente ne doit pas devenir le seul message adressé à l’audience. Selon elle, au lieu de multiplier les appels à l’achat, elle conseille de créer des contenus utiles, d’échanger avec les abonnés et de répondre à leurs questions. Cette interaction permet surtout de rappeler qu’une personne se trouve derrière le compte.

Enfin, il faut accepter que les premiers contenus ne donnent pas forcément les résultats espérés. La viralité n’est pas une recette que l’on peut reproduire à chaque publication. Il faut tester, observer les réactions, comprendre ce que l’audience regarde et ajuster sa manière de communiquer. Pour Hadil, une partie essentielle de l’apprentissage vient justement de cette expérimentation. « Les astuces les plus précieuses que vous allez apprendre, vous allez les apprendre par expérience », souligne-t-elle. Pour un entrepreneur, TikTok doit donc être considéré comme un espace d’expérimentation autant qu’un canal de communication. L’objectif n’est pas simplement de cumuler des vues, mais de transformer progressivement l’attention en confiance, puis la confiance en communauté et, à terme, en opportunités commerciales.

L’article Voici pourquoi vous ne devez pas traiter TikTok comme une publicité est apparu en premier sur Managers.

Mozambique : la justice bloque les dispositions autorisant les coupures d’Internet

10. August 2026 um 10:51

Le Mozambique vient de poser une limite importante au pouvoir de l’État sur les réseaux de télécommunications. Le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelles plusieurs dispositions du règlement qui permettait aux autorités de suspendre ou de bloquer des communications en invoquant notamment un risque pour la sécurité publique ou la sécurité de l’État. Le texte était issu du décret n°48/2025, adopté le 16 décembre 2025.

Le dossier est particulièrement sensible. Une interruption d’Internet ne touche pas uniquement les réseaux sociaux ou l’accès à l’information : elle peut interrompre les paiements électroniques, les services cloud, les plateformes de vente, les communications avec les clients et les opérations à distance. Pour les entreprises qui dépendent du numérique, une coupure devient donc rapidement un risque opérationnel.

Le règlement contesté donnait à l’Institut national des communications du Mozambique (INCM) des pouvoirs étendus sur les réseaux. Il prévoyait notamment la possibilité de suspendre des services de télécommunications, de contrôler le trafic, de collecter certaines données et d’intervenir techniquement sur les infrastructures des opérateurs. La suspension pouvait notamment être envisagée lorsqu’un « risque imminent » pour la sécurité était invoqué.

C’est précisément cette logique qui a déclenché la contestation. Le Centre pour la démocratie et les droits humains (CDD) a saisi le Médiateur le 29 janvier 2026, estimant que le gouvernement avait utilisé un décret pour intervenir dans un domaine touchant directement aux droits fondamentaux. Le Médiateur a ensuite transmis la demande au Conseil constitutionnel le 17 février.

Le problème soulevé n’était donc pas seulement celui d’une éventuelle coupure d’Internet. Il portait aussi sur qui peut décider de restreindre un droit fondamental et dans quelles conditions. Le CDD estimait notamment que des restrictions aussi importantes ne pouvaient pas être instaurées simplement par voie réglementaire, sans intervention du Parlement ni garanties judiciaires suffisantes.

Cette affaire prend une dimension particulière au regard des précédents mozambicains. Après les élections générales de 2024, des organisations de la société civile avaient déjà contesté devant la justice les restrictions imposées à l’accès à Internet. Le Tribunal judiciaire de la ville de Maputo avait alors ordonné aux opérateurs de s’abstenir de bloquer l’accès au réseau.

La décision constitutionnelle envoie ainsi un signal qui dépasse le seul Mozambique : la sécurité nationale ne suffit pas, à elle seule, à écarter les règles qui encadrent les droits numériques.

L’article Mozambique : la justice bloque les dispositions autorisant les coupures d’Internet est apparu en premier sur Managers.

La ClimateTech africaine explose… mais les financements restent concentrés

10. August 2026 um 10:02

La ClimateTech est devenue, en 2025, le premier secteur du capital-risque en Afrique. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été levés par les entreprises du secteur sur l’année, soit près de 40 % des financements en capital-risque divulgués sur le continent. Derrière cette performance spectaculaire, le marché reste pourtant très concentré : une poignée d’entreprises, de secteurs et de pays absorbe l’essentiel des capitaux. C’est le principal enseignement du rapport The State of ClimateTech in Africa 2.0: Moving Beyond the Headline Numbers, publié par Briter avec Catalyst Fund, FSD Africa et BFA Global, avec l’appui de la plateforme Africa: The Big Deal.

En une décennie, le changement d’échelle est net. Les financements annuels sont passés de 206 millions de dollars pour 28 entreprises en 2016 à plus de 1,5 milliard de dollars pour 223 entreprises en 2025. Sur l’ensemble de la période 2016-2025, quelque 779 entreprises ont mobilisé environ 6,35 milliards de dollars. La ClimateTech a ainsi dépassé la fintech en part des investissements annuels divulgués.

Mais le montant global donne une image incomplète du marché. Les 20 entreprises les mieux financées ont capté à elles seules 60 % des capitaux levés depuis 2016. Les dix premières ont même réuni autant de fonds que l’ensemble des autres entreprises du secteur. Autrement dit, la hausse des investissements ne signifie pas encore que le financement s’est diffusé à l’ensemble de l’écosystème. La concentration est également sectorielle. L’énergie représente environ 65 % des financements climatetech entre 2019 et 2025, très loin devant la mobilité et les transports, autour de 11 %. Des entreprises comme Sun King, d.light et CrossBoundary Energy figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique.

Ce déséquilibre révèle surtout une différence de maturité entre les marchés. Les solutions énergétiques disposent déjà de modèles économiques et de besoins d’infrastructures suffisamment identifiables pour attirer des tickets importants. D’autres activités — agriculture, gestion de l’eau, économie circulaire ou résilience climatique — présentent davantage de difficultés à transformer leur potentiel d’impact en revenus suffisamment prévisibles pour convaincre les investisseurs traditionnels. Le même phénomène apparaît lorsqu’on regarde la géographie. Le Kenya concentre à lui seul un peu plus de la moitié des financements climatetech africains. Avec le Nigeria et l’Afrique du Sud, il représente environ 76 % des montants investis. Le financement est donc encore largement structuré autour de quelques écosystèmes capables d’attirer les plus gros tickets.

Le problème ne se situe toutefois pas uniquement après la phase de croissance. Il commence beaucoup plus tôt. Entre 2019 et 2025, les opérations en fonds propres de moins de 500 000 dollars ont représenté moins de 0,5 % du financement total du secteur. Pour les jeunes pousses qui développent leurs premiers prototypes, testent leur marché ou cherchent à atteindre leur première traction commerciale, le passage entre l’idée et les premiers tours significatifs reste donc particulièrement difficile. Le rapport souligne notamment la pénurie de capitaux pre-seed et seed ainsi que les difficultés d’accès à une dette abordable pour financer le besoin en fonds de roulement. La structure du financement évolue néanmoins. En 2025, la dette et les instruments hybrides ont représenté près de la moitié de la valeur totale des financements climatetech. Le marché s’éloigne ainsi progressivement d’un modèle reposant presque exclusivement sur les levées de fonds en capital. Pour des entreprises qui doivent financer des équipements, des actifs énergétiques ou des infrastructures, la dette, les garanties, les financements concessionnels et les mécanismes hybrides peuvent être plus adaptés que la seule dilution du capital.

Autre angle mort : l’adaptation climatique. Les solutions destinées à réduire les émissions ont capté environ 84 % des financements, contre seulement 16 % pour celles consacrées à l’adaptation. Ce décalage est particulièrement important pour l’Afrique, où les besoins liés à l’eau, à l’agriculture, à la résilience des infrastructures et aux risques climatiques sont considérables. Le rapport invite finalement à changer la question. L’enjeu n’est plus simplement de savoir combien d’argent peut être injecté dans la ClimateTech africaine, mais quel capital doit financer quelle entreprise, à quel stade et pour quel modèle économique. Briter et ses partenaires ont ainsi appliqué une grille inspirée des travaux de l’économiste Carlota Perez pour mesurer la maturité de 18 applications réparties dans dix grands clusters. L’objectif est de distinguer les activités déjà proches de la consolidation de celles qui ont encore besoin de subventions, de capital patient ou d’un environnement réglementaire favorable.

L’article La ClimateTech africaine explose… mais les financements restent concentrés est apparu en premier sur Managers.

Pourquoi Disney ouvre enfin ses franchises à TikTok ?

10. August 2026 um 08:07

Disney fait un pas inédit vers l’économie des créateurs. Le groupe américain a annoncé un partenariat avec TikTok qui permettra à certains créateurs d’utiliser officiellement des extraits et des ressources issus de ses plus grandes franchises – de Marvel à Star Wars, en passant par Pixar – dans leurs vidéos courtes. Une première pour Disney, qui fait des contenus créés par les utilisateurs un levier de développement plutôt qu’un simple outil de promotion.

Le programme sera d’abord testé aux États-Unis dans les prochains mois avant un éventuel déploiement international. Les créateurs sélectionnés auront accès à une bibliothèque de contenus provenant de centaines de films et séries du catalogue Disney. En contrepartie, leurs vidéos pourront également être diffusées sur « Verts », une nouvelle rubrique de Disney+ dédiée aux formats verticaux et aux créations de fans.

Cette initiative traduit un changement profond dans la stratégie du géant du divertissement. Pendant des années, Disney protégeait strictement sa propriété intellectuelle. Désormais, le groupe mise sur les communautés de créateurs pour prolonger la durée de vie de ses licences et toucher une génération qui découvre de plus en plus les films et séries via les réseaux sociaux plutôt que par les canaux traditionnels. Disney reconnaît d’ailleurs que les contenus produits par les fans jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la découverte et l’engagement autour de ses œuvres.

Cette annonce intervient alors que Disney affiche des résultats financiers solides. Au dernier trimestre, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % pour atteindre 25,2 milliards de dollars, porté par la bonne dynamique des parcs d’attractions, de Disney+ et du succès en salles de Toy Story 5. En revanche, le bénéfice net a reculé à 2,63 milliards de dollars, principalement en raison d’un avantage fiscal exceptionnel enregistré un an plus tôt, ce qui rend la comparaison moins favorable. Malgré cela, le groupe maintient ses prévisions de croissance de son bénéfice par action pour les exercices à venir.

 

L’article Pourquoi Disney ouvre enfin ses franchises à TikTok ? est apparu en premier sur Managers.

❌