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Lourdes peines de prison pour Bensedrine, Korchid, Krichi, Chiboub et Bouden

26. Juni 2026 um 13:42

Le verdict a été annoncé tard dans la soirée de jeudi 25 juin 2026 : la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné Sihem Bensedrine — ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), aujourd’hui dissoute — à 25 ans de prison. Cette condamnation fait suite à des accusations de «dépassements et violations» liés au fonctionnement de ladite Instance, et notamment dans la gestion du dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), aujourd’hui disparue.

Le tribunal avait examiné hier deux affaires impliquant Mme Bensedrine et d’autres prévenus, notamment l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi et l’homme d’affaires Slim Chiboub.

Concernant la première affaire (relative à l’IVD) — qui impliquait Bensedrine, Krichi, Korchid et Chiboub, et portait sur des irrégularités et des violations liées aux travaux de l’Instance sur l’accord de règlement arbitral avec Chiboub, ainsi que sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et la protection des deniers publics — le tribunal a reconnu Bensedrine, Krichi et Korchid coupables du délit consistant, pour un agent public, à exploiter intentionnellement sa fonction pour causer un préjudice financier à l’administration afin de procurer un avantage indu à une tierce partie.

Le tribunal a condamné Bensedrine et Krichi à une peine de cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

La cour a également confirmé la condamnation de Chiboub pour complicité dans cette affaire, le condamnant à cinq ans de prison et une amende de 1 776 170 dinars à chacun des accusés, tout en ordonnant le remboursement solidaire de cette même somme.

L’affaire de la BFT

La seconde affaire — impliquant les accusés Bensedrine, Krichi, Korchid et Abdelmajid Bouden — concernait la BFT. Les accusés étaient poursuivis pour abus de fonction par un agent public visant à procurer un avantage injustifié à soi-même ou à autrui, causant ainsi un préjudice à l’administration et enfreignant les réglementations en vigueur, ainsi que pour complicité dans ces faits. Mme Bensedrine faisait l’objet d’un chef d’accusation supplémentaire pour faux et usage de faux.

Le tribunal a reconnu les prévenus — Bensedrine, Krichi et Korchid — coupables et condamné Bensedrine et Krichi à cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

Le tribunal a également reconnu le prévenu Bouden coupable de complicité dans cette infraction et l’a condamné à six ans de prison, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus à une amende de 16 985 003 dinars et a ordonné qu’ils soient solidairement tenus de restituer cette même somme de 16 985 003 dinars.

En outre, le tribunal a reconnu la prévenue Bensedrine coupable des infractions de faux ainsi que de détention et usage de faux — qualifiant ces faits d’infractions concomitantes au sens de l’article 55 du Code pénal — et l’a condamnée à une peine de quinze ans d’emprisonnement pour l’infraction la plus grave.

 Rappelons que la plupart des prévenus, notamment Bensedrine, Korchid et Bouden sont à l’étranger au moment de la proclamation de ce verdict.

I. B.

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Youssef Tarchoun : certains ministères sont défaillants, mais je ne suis pas favorable au boycott

26. Juni 2026 um 10:14

Le député Youssef Tarchoun a pris ses distances avec le communiqué publié par le bloc parlementaire « Pour que le peuple triomphe », qui a annoncé son intention de boycotter les travaux du gouvernement à l’Assemblée des représentants du peuple. Invité vendredi 26 juin 2026 sur Jawhara FM, le parlementaire a tenu à préciser qu’il...

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Le procès d’Anasse Kazib pour apologie du terrorisme renvoyé

26. Juni 2026 um 09:18
Le procès d’Anasse Kazib, militant de Sud Rail poursuivi pour « apologie du terrorisme » a été renvoyé après la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le cheminot candidat à l’élection présidentielle dénonce une « cabale judiciaire » liée…

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Sihem Ben Sedrine condamnée à 25 ans de prison

26. Juni 2026 um 08:46

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, tard dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison.

La juridiction a examiné deux dossiers distincts impliquant Sihem Ben Sedrine ainsi que plusieurs autres prévenus, parmi lesquels l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi, l’homme d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Boudène.

La première affaire concernait des irrégularités présumées ayant entouré la conclusion d’un accord d’arbitrage et de réconciliation entre l’Instance Vérité et Dignité et l’homme d’affaires Slim Chiboub. Les poursuites portaient notamment sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et sur la protection des deniers publics.

Le tribunal a reconnu Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi et Mabrouk Korchid coupables d’avoir intentionnellement abusé de leur qualité de fonctionnaires publics afin de causer un préjudice matériel à l’administration au profit d’un tiers. Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi ont chacun été condamnés à cinq ans de prison; tandis que Mabrouk Korchid a écopé de six ans de prison, avec exécution immédiate.

Slim Chiboub a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison pour complicité. Le tribunal a également infligé à chacun des prévenus une amende de 1,776 milliard de dinars et les a condamnés solidairement au remboursement du même montant.

La seconde affaire portait sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Les prévenus étaient poursuivis pour abus de fonction en vue d’obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité. Sihem Ben Sedrine faisait en outre l’objet de poursuites pour faux, détention et usage de faux.

Dans cette affaire, la juridiction a prononcé des peines de cinq ans de prison contre Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi, de six ans contre Mabrouk Korchid et de six ans contre Abdelmajid Boudène, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus au paiement d’une amende de 16,985 millions de dinars et les a solidairement astreints à rembourser le même montant.

Enfin, Sihem Ben Sedrine a été reconnue coupable des chefs de faux, détention et usage de faux. Pour ces infractions, considérées comme des concours d’infractions au sens de l’article 55 du Code pénal, elle a été condamnée à quinze ans de prison.

Au total, les peines prononcées à l’encontre de Sihem Ben Sedrine s’élèvent à 25 ans d’emprisonnement.

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La haine raciale s’affiche au grand jour en France

26. Juni 2026 um 08:17

Les images sont d’une violence glaçante. Filmés en pleine rue, plusieurs individus scandent sans détour : «Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir.» Un slogan qui ne relève ni de la provocation politique ni de la liberté d’expression, mais d’une haine raciale et d’un appel à la violence visant une population en raison de son origine.

Djamal Guettala 

Une seconde vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, semble confirmer que ces faits ne sont pas isolés. Pourtant, malgré la gravité apparente des propos, le traitement médiatique de cette affaire est jugé par certains particulièrement discret, notamment sur plusieurs chaînes d’information en continu. Un contraste qui nourrit les interrogations et alimente le sentiment d’un traitement inégal des discours de haine selon leurs auteurs ou leurs cibles.

Face à ces images, le député insoumis de l’Aveyron, Laurent Alexandre, a annoncé avoir saisi le procureur de la République par un signalement fondé sur l’article 40 du Code de procédure pénale, afin que la justice se prononce sur des faits susceptibles de constituer une provocation à la haine raciale et à la violence.

Au-delà de la réponse judiciaire, cette affaire pose une question fondamentale : jusqu’où la société est-elle prête à tolérer la banalisation de slogans qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire européenne ? Les mots ne sont jamais anodins. Avant les violences, il y a souvent la désignation d’un ennemi, la stigmatisation d’une communauté, puis la normalisation d’un discours de haine.

La crainte est d’autant plus grande au sein de la communauté ainsi ciblée que Marine Le Pen et son parti le Rassemblement National ont aujourd’hui le vent en poupe et sont aux portes du pouvoir en France.

Lorsque des individus appellent publiquement à envoyer «les Arabes à l’abattoir», ce ne sont pas seulement les citoyens d’origine maghrébine qui sont visés. C’est l’ensemble des principes républicains, de l’égalité devant la loi et de la dignité humaine qui sont frontalement attaqués.

La justice devra désormais établir les responsabilités pénales de chacun. Mais une autre responsabilité est engagée : celle de l’ensemble des acteurs politiques, médiatiques et institutionnels. Face à un appel aussi explicite à la haine, le silence ou la minimisation ne peuvent qu’alimenter le sentiment d’impunité.

Dans un État de droit, aucune complaisance ne devrait être tolérée lorsqu’un groupe de citoyens est désigné comme une cible en raison de ses origines.

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