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Béja : La technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions des déchets

02. Oktober 2026 um 15:58

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a inauguré vendredi à Béja un projet pilote utilisant la technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets ménagers. Le dispositif repose sur un système d’aération permettant d’accélérer la décomposition des déchets organiques et de limiter les émissions de méthane.

La Tunisie expérimente à Béja une nouvelle approche pour réduire l’impact climatique des déchets ménagers. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, s’est rendu vendredi 2 octobre 2026 dans le gouvernorat de Béja, où il a inauguré un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets déposés dans l’unité de traitement des déchets de la région.

La visite s’est déroulée en présence du gouverneur de Béja, Ahmed Ben Kharrat, de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, ainsi que de députés et de représentants des autorités locales et régionales.

Une technologie japonaise adaptée aux déchets existants

Le projet repose sur la technologie de Fukuoka, mise en œuvre au niveau d’une cellule aménagée pour traiter les déchets actuellement déposés.

Son principe repose sur l’installation d’un système d’aération à l’intérieur de la cellule, permettant une circulation continue de l’air sans consommation supplémentaire d’énergie. Cette aération doit favoriser la décomposition des matières organiques et, par conséquent, réduire la production et les émissions de méthane.

Le ministère de l’Environnement présente cette expérience comme un projet pilote appelé à contribuer aux objectifs climatiques de la Tunisie. Le méthane constitue en effet l’un des principaux gaz à effet de serre associés au secteur des déchets.

Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes équivalent CO₂ en termes d’impact climatique.

Une première étape avant d’autres projets

Le choix de la technologie japonaise s’inscrit dans une démarche visant à tester des solutions permettant de réduire les émissions générées par les déchets déjà déposés, tout en limitant les besoins énergétiques du dispositif.

Le projet de Béja intervient parallèlement à d’autres initiatives annoncées par le ministère dans le domaine de la gestion et du traitement des déchets. La technologie et les résultats obtenus dans le cadre de cette expérience pourront notamment servir à identifier les solutions susceptibles d’être adaptées à d’autres sites.

Assainissement et protection de la Medjerda

La visite ministérielle ne s’est pas limitée au projet de Béja. Une séance de travail consacrée aux projets d’assainissement dans le gouvernorat a notamment porté sur l’achèvement de la station d’assainissement d’Oued Zarga, la réalisation de 21 kilomètres de conduites et le raccordement de 1.200 logements au réseau public.

Le programme prévoit également le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires, ainsi que l’intervention dans quatre autres quartiers en 2027. Le renouvellement des équipements des stations d’assainissement de Teboursouk, Testour et Nefza, ainsi que la création de stations à Ksar? et Zahret Mediene, figurent également parmi les projets évoqués par le ministère.

À Medjez El Bab, le ministre et le gouverneur ont par ailleurs suivi la mise en œuvre du plan d’action régional de lutte contre la pollution du bassin versant de la Medjerda. Celui-ci prévoit notamment l’identification des sources de pollution, le renforcement des contrôles sur le terrain, la protection des ressources en eau et l’amélioration du traitement des rejets.

Le ministère indique qu’en 2025, 37 projets importants ont été approuvés dans le gouvernorat de Béja, auxquels s’ajoutent 19 projets soumis à des cahiers des charges. Des équipes pluridisciplinaires relevant des ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture doivent poursuivre les contrôles des usines et des activités afin de contribuer à la protection de la Medjerda contre la pollution.

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Industrie automobile : Une nouvelle usine de câbles ouvre à Béja et vise 7.500 emplois

01. Oktober 2026 um 19:10

Une nouvelle unité industrielle dédiée à la fabrication de câbles a été inaugurée ce jeudi 1er octobre 2026 à Béja, en présence notamment de l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers. Le projet prévoit une capacité d’emploi pouvant atteindre environ 7.500 postes sur quatre ans, selon Fathi Sahlawi, directeur général des industries métalliques au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Cette inauguration intervient dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé engagé par la Tunisie. Selon Sahlawi, le projet contribue ainsi à l’objectif fixé par le pacte de partenariat visant la création de 60.000 emplois sur la période 2022-2026. Le secteur des composants automobiles constitue notamment l’un des axes de cette stratégie : un précédent document de l’Assemblée des représentants du peuple faisait état d’un objectif de porter les exportations tunisiennes de composants automobiles de 7,5 à 14 milliards de dinars à l’horizon 2027, parallèlement à la création de 60.000 emplois.

Une nouvelle zone industrielle intelligente de 300 hectares

Le responsable du ministère a également annoncé l’avancement des études relatives à la création d’une zone industrielle intelligente d’une superficie totale de 300 hectares, répartie sur quatre sites en Tunisie. Le projet s’inscrit lui aussi dans le cadre du pacte de partenariat public-privé signé en 2022.

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Cette orientation rejoint les objectifs du projet de Plan de développement 2026-2030, qui prévoit notamment d’accélérer la création de zones industrielles et de s’orienter vers des zones « intelligentes et intégrées », tout en renforçant les infrastructures technologiques, la recherche et développement et l’intégration du tissu industriel dans les chaînes de valeur.

La Tunisie veut attirer davantage de constructeurs automobiles

Selon Fathi Sahlawi, le pacte de partenariat vise également à doubler les exportations tunisiennes à l’horizon 2027. Le gouvernement mise dans ce cadre sur l’amélioration des infrastructures industrielles et technologiques afin de renforcer l’attractivité du pays auprès des constructeurs automobiles et de leurs équipementiers.

Cette stratégie intervient alors que les autorités tunisiennes placent l’investissement industriel, les activités à forte valeur ajoutée et l’amélioration de la compétitivité exportatrice parmi les priorités du prochain cycle de développement. Le gouvernement a également annoncé vouloir attirer davantage d’investissements étrangers dans les activités jugées porteuses et diversifier les marchés d’origine des capitaux.

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