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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

08. Juni 2026 um 09:54

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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Cuivre, zinc et argent : Une exploration minière très prometteuse à Jendouba ?

01. Mai 2026 um 11:41

La société australienne PhosCo Ltd a annoncé des résultats d’exploration jugés prometteurs à Jendouba, sur son projet Simitu, dans la zone appelée King’s Eye. Les analyses réalisées sur des échantillons de terrain ont révélé la présence de minéralisations contenant du cuivre, de l’argent et du zinc à des teneurs élevées. Ces résultats proviennent de prélèvements effectués sur d’anciens sites miniers et des affleurements rocheux, dans le cadre d’une phase d’exploration géologique.

Il ne s’agit toutefois pas d’une découverte de mine exploitée ni d’une réserve officiellement certifiée, mais de données préliminaires issues de travaux d’exploration très prometteurs. Ce type de résultats sert principalement à identifier des zones potentiellement riches et à orienter les futures campagnes de forage.

Anomalies géophysiques souterraines

La société évoque également des anomalies géophysiques souterraines qui pourraient indiquer la continuité des minéralisations en profondeur, sans que cela ne constitue encore une confirmation de gisement exploitable.

Les métaux identifiés présentent un intérêt économique important. Le cuivre est largement utilisé dans les réseaux électriques et les technologies liées à la transition énergétique, l’argent intervient dans l’électronique et certaines applications industrielles, tandis que le zinc est essentiel notamment dans la galvanisation de l’acier et le secteur du bâtiment. La combinaison de ces trois éléments dans une même zone peut renforcer l’attractivité d’un projet minier pour les investisseurs internationaux.

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Pour la Tunisie, ce type d’annonce peut avoir des implications à moyen et long terme si les résultats sont confirmés par des forages plus approfondis. Cela pourrait attirer de nouveaux investissements dans le secteur minier et renforcer l’intérêt pour l’exploration dans les régions du nord-ouest. Une exploitation éventuelle pourrait également générer des emplois directs et indirects dans les phases d’extraction et de logistique, même si ces perspectives restent encore hypothétiques à ce stade.

Un passage long et complexe

Il faut cependant rappeler que le passage de l’exploration à une exploitation industrielle est long et complexe. Il nécessite plusieurs phases techniques, des études de faisabilité, des autorisations réglementaires et des investissements importants. Par ailleurs, toute perspective d’exploitation doit intégrer les enjeux environnementaux, notamment la gestion des déchets miniers et la protection des ressources en eau et des sols dans les zones concernées.

Cette annonce doit donc être comprise comme une étape exploratoire encourageante sur le plan géologique, mais encore très éloignée d’une exploitation concrète.

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