Normale Ansicht

Rapport international: où se situent les principales places financières africaines?

03. Juli 2026 um 14:06

Un centre financier désigne une place urbaine concentrant les principales fonctions financières: intermédiation bancaire, marchés de capitaux, services d’investissement, assurance et sièges régionaux d’institutions financières. À l’échelle internationale, New York et Londres constituent les références structurelles du système financier mondial. Dans son 39 édition publiée le 26 mars 2026, le Global Financial Centres Index met en évidence une recomposition progressive de la hiérarchie mondiale des places financières.

En effet, le Global Financial Centres Index est un classement international bisannuel qui évalue la compétitivité des principales places financières mondiales. Il analyse les villes selon leur capacité à accueillir des activités financières telles que les banques, les investissements et les services financiers liés à la technologie. D’ailleurs, pour cette édition, le classement est dominé par New York, suivie de Londres et Hong Kong. Et du nouveau? Dubaï réalise l’une des progressions les plus marquantes de l’édition et intègre le top 10 mondial, à la 7ème place, devant plusieurs grandes places américaines. 

Par ailleurs, si on parle de l’Afrique, le rapport confirme que le paysage financier est en pleine mutation porté par 2 pôles, à savoir Casablanca et Johannesburg. Les deux villes progressent mais sur des dynamiques différentes.

Casablanca reste le premier centre financier africain et se classe 4e dans la zone Moyen-Orient et Afrique, derrière Dubaï, Abu Dhabi et Doha. La ville enregistre une forte progression dans la FinTech, avec plus de 20 places gagnées dans ce segment. C’est la principale évolution mise en avant par le rapport. La région Moyen-Orient et Afrique affiche une baisse moyenne de 1,23%. Casablanca progresse donc surtout en comparaison avec ses concurrents régionaux, portée par les activités financières digitalisées.

Johannesburg gagne 14 places au classement mondial. Elle fait partie des rares centres financiers de la région à voir sa notation globale augmenter, avec Doha et Koweït City. Le mouvement est plus large que celui de Casablanca, avec une amélioration sur plusieurs indicateurs.

Classement africain du GFCI 

Casablanca (Maroc): 1er en Afrique (49ème mondial). Elle conserve son statut de leader continental et se classe 4ème dans la région globale Moyen-Orient & Afrique.

Maurice (République de Maurice): 2ème en Afrique (50ème mondial). Elle gagne deux places par rapport à l’édition précédente.

Kigali (Rwanda): 3ème en Afrique (72ème mondial). Bien qu’elle occupe le podium africain, elle a reculé de 7 places au niveau mondial.

Johannesburg (Afrique du Sud): 4ème en Afrique (80ème mondial). Elle signe la plus forte progression du continent avec un bond de 14 places au classement mondial.

Le Cap (Afrique du Sud): 5ème en Afrique (96ème mondial). Elle enregistre un recul de 4 places.

Nairobi (Kenya): 6ème en Afrique (114ème mondial). Elle a reculé de 9 places par rapport à la version précédente.

Lagos (Nigeria): 7ème en Afrique (118ème mondial). Elle progresse légèrement d’une place au classement mondial.

Rappelons que le rapport est produit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute à Shenzhen. Il s’appuie sur une combinaison de 147 indicateurs issus de sources internationales (Banque mondiale, OCDE, Nations Unies) et sur plus de 34 000 évaluations fournies par environ 5 200 professionnels de la finance à travers le monde.

L’article Rapport international: où se situent les principales places financières africaines? est apparu en premier sur Managers.

Le monde financier se réorganise: qui gagne, qui décroche dans le classement du GFCI?

03. Juli 2026 um 10:38

Le Global Financial Centres Index 39 (GFCI 39), publié le 26 mars 2026, est l’un des principaux indices mondiaux pour l’évaluation de la compétitivité des places financières. Coproduit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute (CDI) à Shenzhen, il classe 120 centres financiers. Sa méthodologie rigoureuse combine 147 facteurs instrumentaux provenant d’organismes comme la Banque mondiale ou l’ONU, avec plus de 34 400 évaluations de professionnels de la finance.

En effet, le GFCI 39 ne raconte pas seulement un classement. La finance mondiale n’est plus centrée uniquement sur l’axe Atlantique. L’Asie-Pacifique domine désormais le sommet du classement avec six centres dans le top 10 mondial. 

Dubaï en mode “game changer”

C’est le fait marquant de ce printemps 2026. Dubaï s’impose à la 7e place mondiale du classement. Une progression nette, presque brutale. Ce n’est pas qu’un symbole. C’est un signal économique. Plus une ville grimpe, plus elle attire les flux financiers, les sièges régionaux et les investisseurs internationaux.

Dans le même mouvement, Chicago et Los Angeles sortent du top 10. Et le message est clair: les équilibres historiques ne sont plus garantis.

L’Asie prend la main (et structure l’avenir)

Pendant que certains reculent, l’Asie-Pacifique consolide sa domination avec 6 centres dans le top 10. Au sommet, Hong Kong reprend l’avantage sur Singapore pour la 3e place mondiale, derrière New York City et Londres. Mais le point clé n’est pas seulement le classement, c’est la nature de la compétition. Les hubs asiatiques dominent désormais sur la FinTech et l’innovation, avec Shenzhen en exemple. Autrement dit, la finance se déplace là où la technologie accélère!

Par ailleurs, l’attractivité financière mondiale s’érode. Pour la première fois depuis longtemps, la note moyenne de presque toutes les régions est en baisse. L’Amérique du Nord enregistre une chute de 1,8% de sa notation moyenne, New York étant la seule ville de la région à ne pas voir sa note baisser. L’Europe de l’Ouest recule de 1,6%, avec seulement Londres et Madrid parvenant à améliorer leur score. L’Amérique latine et les Caraïbes subissent la plus forte baisse, avec un retrait de 2,5%. 

Le GFCI 39, basé sur 147 critères (stabilité, infrastructures, innovation, transparence…) montre que les places qui montent ne gagnent pas seulement des points. Elles captent des flux.

 

L’article Le monde financier se réorganise: qui gagne, qui décroche dans le classement du GFCI? est apparu en premier sur Managers.

❌