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Don d’organes en Tunisie | Potentiel énorme, mais besoin de confiance

22. Mai 2026 um 10:42

Le don d’organes sauve des vies, mais en Tunisie, il reste encore insuffisant par rapport aux besoins : à peine 1,5 donneur par million d’habitants. Pourtant, le pays dispose d’un acteur solide, le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO), reconnu en Afrique et dans le monde. Le problème n’est donc pas technique : il est humain, culturel, familial.

Une étude récente menée par le Dr Boutheina Zannad (CNPTO) et les économistes Dr Maleke Fourati (South Mediterranean University) et Dr Christina Sarah Hauser (Collegio Carlo Alberto) vient d’apporter des réponses concrètes. Menée auprès de plus de 1200 étudiants de la South Mediterranean University à Tunis, elle mesure pour la première fois dans le pays l’impact d’une séance d’information animée par des médecins experts sur la décision de s’inscrire comme donneur d’organes.

Le résultat est frappant : une seule session d’une demi-heure suffit à doubler le nombre d’étudiants inscrits comme donneurs, dans un pays où seulement 13 000 adultes sont aujourd’hui donneurs inscrits.
Pourquoi un tel effet ? Parce que les étudiants ressortent avec des réponses claires à des questions fondamentales : Que dit la loi ? Est-ce que l’islam le permet ? Comment fonctionne réellement la transplantation ? La confiance envers les institutions et particulièrement envers le CNPTO, progresse nettement. La crainte du trafic d’organes recule. Ces effets persistent six mois après l’intervention.

L’accord de la famille est souvent nécessaire et décisif  

Mais l’étude révèle aussi un point décisif : sans l’accord de la famille, les jeunes n’osent pas s’inscrire. En 2023, 58 % des familles tunisiennes sollicitées ont refusé le don d’organes de leur proche. Ce chiffre éclaire le résultat le plus surprenant de l’étude : les jeunes hommes répondent beaucoup plus fortement à la formation que les jeunes femmes, non pas parce que ces dernières sont moins convaincues ou moins altruistes (elles le sont davantage, en réalité), mais parce qu’elles semblent davantage contraintes par l’approbation familiale. Le don d’organes reste, en Tunisie comme dans l’ensemble de la région Mena, un acte collectif qui se décide rarement seul.

Cette recherche envoie un message simple mais puissant : Informer change les mentalités. Dialoguer en famille change les décisions.

Derrière chaque don, il y a un acte de courage

L’expérience tunisienne montre que, pour faire progresser le don d’organes, il ne suffit pas de changer la loi ou d’adopter des modèles étrangers. Il faut d’abord gagner la confiance du public et encourager les discussions au sein des foyers. C’est là que tout commence.

Pour la co-auteure Dr Maleke Fourati, ce sujet porte aussi une dimension personnelle : il s’inscrit dans l’héritage de son grand-père, le Professeur Mohamed Fourati, qui a réalisé le 15 janvier 1993 la première opération de transplantation cardiaque en Tunisie. et dans une grande partie du monde arabe. Un rappel que derrière chaque don, il y a un acte de courage — et souvent, une seconde vie offerte.

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Kamel Fourati, figure de l’hôtellerie hammamétoise nous quitte

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La disparition hier de Kamel Fourati, ancien hôtelier à Hammamet, laisse un grand vide dans le cœur de ceux qui l’ont connu.

Plus qu’un professionnel reconnu, il était un homme de contact, un ami fidèle et une figure respectée du monde de l’hospitalité. Pendant des années, Kamel Fourati a incarné cette élégance discrète propre aux grands hôteliers. Sa délicatesse, son sens de l’accueil, son sourire constant et son attention aux autres faisaient de lui plus qu’un compagnon : un ami.

À travers son travail, il a contribué à faire rayonner l’image d’Hammamet (il fut un temps où son hôtel Le Fourati attirait le Tout Tunis, le Tunis qui comptait), Hammamet, une ville qu’il chérissait profondément, et dont il connaissait chaque nuance, chaque lumière.

Attentif à ses équipes, toujours prêt à communiquer, ici, un membre de l’équipe de l’hôtel, là, un client etc. Ses amis, eux, gardent en mémoire sa générosité, son humour, son sourire constant et cette bienveillance naturelle qui donnait envie de le côtoyer.

Avec lui s’éteint une voix douce, mais demeure un souvenir fort : celui d’un homme qui aimait son métier, et par-dessus tout ses amis, sa ville et les gens. Son empreinte, elle, restera longtemps dans le cœur de ceux qui ont eu la chance de l’appeler ami. un homme de cœur et de parole, dont l’amitié sincère et la joie de vivre auront marqué son entourage à jamais.

Nos condoléances les plus attristées à sa famille et à tous ses proches.

Ps: L’enterrement a eu lieu le 28 octobre à Kairouan.

Hamma Hanachi

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