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Édito: Leadership

Von: Managers
04. Mai 2026 um 12:00

Mars n’a pas tenu ses promesses de printemps. À la place des bourgeons, des missiles. À la place du renouveau, la tectonique des plaques qui se réveille et avec elle, le Brent qui s’emballe, franchit les 120 dollars, et entraîne dans son sillage l’énergie, le fret, les engrais, les prix alimentaires. Le monde n’avait pas fini de se relever des chocs successifs -pandémie, Ukraine, inflation- qu’un nouveau séisme géopolitique menace d’annuler des années de reconstruction laborieuse.

Pour la Tunisie, le choc est d’abord budgétaire. Un baril calibré à 63 dollars dans la loi de finances, et voilà que la facture énergétique explose, que les compensations s’alourdissent, que les devises se raréfient. Le dilemme est cruel: la marge de manœuvre budgétaire est quasi nulle, et on ne peut pas, raisonnablement, encore demander aux entreprises, déjà lessivées par les cotisations conjoncturelles de ces dernières années, d’absorber un choc supplémentaire.

L’inflation importée, amplifiée par l’explosion des coûts de transport et de logistique, érode un pouvoir d’achat déjà fragile. Et quand le consommateur s’essouffle, c’est le chiffre d’affaires des entreprises qui trinque en premier. Faut-il pour autant se figer? L’histoire des grands chocs pétroliers de 1973, 1979, 1990  nous enseigne une chose: la durée compte autant que le pic. Un choc bref fait mal, mais se résorbe. C’est le scénario de pénurie prolongée qui dérègle vraiment les marchés, et ce sont les entreprises qui auront sécurisé leurs approvisionnements critiques, renégocié leurs contrats logistiques et engagé leur transition énergétique qui s’en sortiront. L’efficacité énergétique et les renouvelables ne sont plus une option raisonnable. Ils sont désormais une condition de survie.

Mais au-delà du choc conjoncturel, c’est un autre enseignement que ce contexte nous impose et il est peut-être le plus décisif. Dans le brouillard de l’incertitude géopolitique et technologique, beaucoup de dirigeants hésitent, se replient, attendent que le chaos passe.

Or la recherche est formelle, et l’adage reste vrai: la chance sourit aux audacieux. Le courage managérial n’est pas un trait de caractère inné réservé à quelques-uns. C’est une compétence. Cela se travaille, se structure, se cultive à petits pas, par la confiance construite, par les connexions activées, par l’attention préservée. C’est exactement ce qu’illustre Dorsaf Bejaoui, CEO de Sofrecom Tunisie, qui incarne dans ce numéro un leadership affirmé et maîtrisé: celui qui n’attend pas que les eaux se calment pour naviguer, mais qui apprend à lire les courants.

Notre dossier explore cette conviction: en période de turbulences, le vrai leadership ne se mesure pas à l’autorité que l’on projette vers l’extérieur, mais à la maîtrise que l’on construit à l’intérieur de soi, de son organisation, de ses décisions. Et parce que ces périodes de perturbations révèlent autant les failles que les talents, nous avons choisi d’y intégrer la dimension genre. Non par militantisme, mais par pragmatisme: les femmes dirigeantes qui traversent ces eaux troubles le font souvent avec une boussole intérieure plus affûtée, forgée à force d’avoir dû faire leurs preuves deux fois plutôt qu’une.

Notre dossier en tire les faits concrets: le courage managérial se construit par un récit intérieur solide, par la confiance cultivée au quotidien, par des connexions activées avec intention, et par cette capacité, rare et précieuse, à préserver son attention quand tout conspire à la disperser.

La valeur ne se crée plus par la seule performance. Elle se crée par la confiance envers soi, envers ses équipes, envers son organisation. C’est le seul vrai capital qui résiste aux chocs. Bonne lecture!

 

 

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L’UIB affiche un bénéfice net de 101 millions de dinars malgré la pression réglementaire

Von: Managers
02. Mai 2026 um 12:56

L’Assemblée générale ordinaire de l’Union Internationale de Banques (UIB) a présenté son bilan 2025 qui confirme la solidité de la banque privée. Et ce lors de la présentation de son AGO le 30 avril 2026.

Ainsi les résultats annuels affichent une  progression, avec un bénéfice net individuel de 101 millions de dinars pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, en hausse de 17 à 18 % sur un an. L’assemblée générale ordinaire, réunie avec 63,46 % du capital représenté, a également acté l’entrée en fonction de Pierre Le  Run, nouveau Directeur Général de l’UIB.

Un bénéfice en hausse malgré un PNB en recul

La performance nette contraste avec un produit net bancaire (PNB) en recul de 2 %, établi à 529 millions de dinars au niveau consolidé. Ce repli est directement imputable à la loi 2024-21 portant plafonnement des taux des crédits à la consommation, dont l’impact est chiffré à 27 millions de dinars sur la seule marge d’intérêt. Cette marge a reculé de 5,6 %, une contraction que la direction présente comme contenue au regard du secteur des banques privées, dont le recul dépasse 13 %. Les commissions ont progressé de 2,5 % et les revenus de portefeuille de 3,4 %, atténuant partiellement la pression sur le PNB.

C’est la maîtrise des charges qui a permis de préserver la rentabilité. Les charges opératoires n’ont progressé que de 5 %, un niveau aligné sur l’inflation et nettement inférieur à la moyenne des banques privées tunisiennes, établie à 8,6 %. Le résultat brut d’exploitation ressort à 243 millions de dinars, en recul de 9 %, mais une politique de provisionnement rigoureuse et des efforts de recouvrement ont permis de dégager un résultat net final de 101 millions. Le conseil d’administration propose un dividende de 1 dinar par action, représentant 20 % de la valeur nominale du titre.

Une activité commerciale qui surperforme le secteur

En 2025, les dépôts de la clientèle de la banque ont atteint 7 241 MDT, soit  une progression de 5,6 % par rapport à 2024.  De ce fait, cette progression  lui procure le  4e rang des banques privées en matière de dépôts de la clientèle. La base de clientèle dépasse 400 000 clients actifs particuliers et professionnels, avec 39 000 nouvelles relations établies dans l’exercice. Le segment entreprises compte 2 200 relations actives dont 200 nouvelles, et le segment premium regroupe environ 108 000 clients. Le taux de créances classées s’établit à 9,1 %, avec un taux de couverture de 75,2 %.

Les dépôts à vue atteignent 2 112 MDT. Ce qui représente une hausse de 12,1 % sur un an. A cet effet,  l’UIB figure au 7e rang des banques privées sur ce segment. Ils représentent 29,2 % du total des dépôts, contre 41,5 % pour les six autres grandes banques privées et 37,9 % pour l’ensemble des neuf grandes banques.

Par ailleurs, les dépôts d’épargne atteignent  2 718 MDT, soit une évolution  de 8,8 % par rapport à 2024. L’UIB se classe 4e banque privée sur ce segment, avec une part de 37,5 % du total des dépôts, contre 30 % pour les six autres grandes banques privées et 33 % pour les neuf grandes banques.

Au niveau consolidé, un résultat de groupe en bond de 31%

Les états financiers consolidés du groupe UIB, intégrant quatre filiales, affichent un résultat net de 94,2 millions de dinars contre 71,9 millions en 2024, soit une progression de 31 %. Les capitaux propres consolidés progressent à 1 095 millions de dinars contre 1 030 millions l’exercice précédent. La liquidité a reculé de 7 %, passant de 1 354 à 1 200 millions de dinars, un mouvement présenté par la direction comme le résultat d’un rééquilibrage du modèle de financement engagé depuis 2021.

Parmi les filiales, la société de recouvrement IRC gère un portefeuille de 61 000 dossiers totalisant 283 millions de dinars, avec un résultat bénéficiaire de 1,2 million. La société d’intermédiation en bourse affiche une croissance annuelle de plus de 10 % et un résultat bénéficiaire de 1,3 million. UIB Assurance, en activité depuis 2021, enregistre des revenus propres de 19 millions de dinars, en progression de plus de 9 %.

a articulé la trajectoire de la banque autour de quatre axes : le développement commercial, la modernisation technologique, le renforcement du capital humain et la maîtrise des risques. Il a indiqué que le PNB de la banque devrait renouer avec une évolution positive dès 2026, à mesure que s’atténuera l’effet de la loi 2024-21 sur les taux plafonnés.

Un bilan de résilience

Avec des dépôts en hausse, des crédits en progression et une rentabilité globalement préservée, l’UIB signe en 2025 une année de consolidation et de résistance. La banque confirme ainsi son rang parmi les établissements privés les plus solides du marché bancaire.

Il convient de noter par ailleurs que la mise en paiement du dividende, fixé à 1 dinar par action ou certificat d’investissement, interviendra le 2 juin 2026. Le règlement s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing.

Un engagement environnemental formalisé

L’UIB a intégré pour la première fois un reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) dans ses états financiers individuels, en application d’une circulaire du Conseil du marché financier (CMF) publiée en décembre 2025. La banque a par ailleurs participé, aux côtés de trois autres établissements tunisiens, au financement d’une centrale solaire pour un montant de 30 millions de dinars, présentée comme la première centrale de grande envergure en Tunisie intégralement financée par des capitaux bancaires locaux. L’installation est destinée à alimenter deux cimenteries en électricité, réduisant ainsi leur empreinte carbone. La notation climatique du portefeuille de crédit de l’UIB est présentée comme proche de zéro en matière d’exposition aux risques de transition, bénéficiant des standards du groupe Société Générale appliqués depuis plusieurs années.

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Healthcare IT Forum 2026 : deux jours pour repenser la santé à l’ère du digital en Tunisie

Von: Managers
30. April 2026 um 09:36

La transformation digitale du système de santé tunisien s’impose progressivement comme une priorité stratégique. C’est dans cette optique que se tiendra le Healthcare IT Forum 2026, prévu du 5 au 6 mai, un événement dédié aux enjeux technologiques du secteur de la santé en Tunisie.

Organisé par Extra Com, sous l’égide du ministère de la santé et en collaboration avec son Centre informatique (CIMS), cet évènement est pensé comme le premier rendez-vous national de référence. Ce forum réunira, sur deux journées, les décideurs IT des hôpitaux publics, des cliniques privées ainsi que des industries pharmaceutiques. L’objectif est clair : créer un espace d’échange autour des grandes mutations numériques qui redéfinissent le secteur, notamment la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le cloud, la gestion des données et les solutions métiers. Dès l’ouverture, le ton sera donné avec une keynote consacrée à l’intelligence artificielle en santé, animée par le Dr Riadh Chaker, qui abordera les opportunités réelles de cette technologie, mais aussi ses limites et les conditions de sa réussite. Le programme prévoit ensuite une série de panels et workshops axés sur des thématiques concrètes, telles que l’accélération du Healthcare IT en Tunisie à l’horizon 2030, l’interopérabilité des systèmes d’information entre les secteurs public et privé, ou encore l’intégration de l’IA dans la radiologie. La cybersécurité occupe également une place centrale dans les discussions. Plusieurs sessions aborderont la protection des systèmes hospitaliers, la sécurisation des données sensibles dans l’industrie pharmaceutique, ainsi que les nouveaux risques liés à la digitalisation des soins.

Des ateliers pratiques permettront aux participants de mieux appréhender les enjeux réglementaires et techniques, notamment en matière de gestion des données de santé. Au-delà des conférences, le forum mettra l’accent sur le partage d’expériences et les cas d’usage concrets. Des acteurs technologiques et institutionnels présenteront des solutions innovantes, allant de l’ERP intelligent à l’exploitation de l’IA dans les processus pharmaceutiques. Une attention particulière sera également portée aux startups, avec un panel dédié aux synergies possibles entre innovation et priorités nationales, ainsi qu’un “Healthcare Innovation Challenge” destiné à valoriser les initiatives émergentes. L’événement ambitionne aussi de renforcer les interactions entre les différents acteurs de l’écosystème. Il offre ainsi une opportunité de networking entre experts IT, professionnels de santé et fournisseurs de solutions, favorisant l’émergence de partenariats futurs.

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