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Empfangen — 12. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Incendie à Zaghouan : Les flammes toujours actives, le relief complique les opérations

12. Juli 2026 um 10:55

L’incendie qui s’est déclaré samedi au Jebel Chahma, dans la région de Bir Halima (gouvernorat de Zaghouan), n’était toujours pas maîtrisé dimanche matin. Malgré l’intervention de l’armée de l’air annoncée samedi soir par le ministère de la Défense nationale, les secours poursuivent leurs opérations dans un relief particulièrement difficile.

Le sinistre, qui s’est déclaré en pleine vague de chaleur touchant plusieurs régions du pays, mobilise toujours d’importants moyens terrestres et aériens. Invité dimanche matin sur Diwan FM, le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Zaghouan, Fathi Labyadh, a indiqué que les équipes restaient pleinement mobilisées et espéraient venir à bout de l’incendie au cours de la journée.

Deux hélicoptères militaires appuient les secours

Samedi soir, le ministère de la Défense nationale avait annoncé que l’armée de l’air était intervenue à sept reprises à l’aide d’un hélicoptère militaire afin de combattre le feu au sommet du Jebel Chahma. Cette intervention avait permis de maîtriser les flammes dans cette partie de la montagne, tandis que les opérations se poursuivaient sur les versants inférieurs.

Selon Fathi Labyadh, deux hélicoptères militaires participent aux opérations afin de soutenir les équipes déployées sur le terrain, aux côtés des unités de la Protection civile, de l’administration régionale des forêts et des autorités régionales.

Un relief escarpé complique la lutte contre le feu

Le président de l’Union régionale de l’agriculture a indiqué que les agents de la Protection civile, les services des forêts et les autorités régionales ont passé la nuit sur les lieux afin de coordonner les opérations de lutte contre l’incendie.

Il a expliqué que le relief particulièrement accidenté du Jebel Chahma empêchait les engins d’intervention d’accéder à plusieurs secteurs du massif, rendant les opérations d’extinction particulièrement difficiles.

Selon lui, l’incendie s’est déclaré au sommet de la montagne avant de se propager progressivement sur une large partie du massif.

Les flammes se rapprochent de Sidi Mediene

Fathi Labyadh a également indiqué que le feu s’était rapproché de la localité de Sidi Mediene, une zone qui compte des habitations ainsi que des résidences touristiques. Aucun dégât aux habitations n’a toutefois été signalé à ce stade.

Selon Fathi Labyadh, qui dit tenir cette information d’agents forestiers présents sur place, les équipes engagées espèrent parvenir à maîtriser totalement le sinistre au cours de la journée de dimanche.

Interrogé sur l’origine de l’incendie, il a rappelé qu’il appartenait exclusivement à la Protection civile et aux services des forêts de déterminer les causes du sinistre une fois les opérations achevées. Il a évoqué l’effet des températures très élevées comme une simple hypothèse, tout en soulignant que seule l’enquête des autorités compétentes permettra d’établir l’origine de l’incendie.

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Canicule en Tunisie : Jusqu’à 46°C attendus ce dimanche, le ministère de la Santé appelle à la vigilance

12. Juli 2026 um 06:38

Les températures grimperont fortement ce dimanche 12 juillet en Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le mercure pourrait atteindre jusqu’à 46°C à Kairouan sous l’effet du sirocco. Face à cet épisode de forte chaleur, le ministère de la Santé a diffusé une infographie rappelant les gestes essentiels pour prévenir les coups de chaleur et protéger les personnes les plus vulnérables.

Jusqu’à 46°C attendus dans l’intérieur du pays

L’INM prévoit un temps chaud et généralement peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Les températures maximales varieront entre 35 et 40°C sur les régions côtières, tandis qu’elles oscilleront entre 41 et 45°C dans la plupart des régions de l’intérieur. Elles pourraient atteindre localement 46°C dans le gouvernorat de Kairouan sous l’effet du sirocco.

Lire aussi : Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud

Le vent soufflera d’abord du secteur sud, faible à modéré, avant de se renforcer progressivement près des côtes et sur les hauteurs, puis de s’orienter au secteur nord. La mer sera peu agitée à agitée.

Dans ce contexte, les autorités sanitaires appellent la population à redoubler de prudence afin d’éviter les accidents liés à la chaleur.

Les gestes simples qui permettent d’éviter le coup de chaleur

Dans une infographie publiée sur sa page Facebook, le ministère de la Santé rappelle plusieurs mesures essentielles pour limiter les effets de la canicule. Il recommande de boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de sensation de soif, afin d’éviter la déshydratation. Il est également conseillé d’éviter toute exposition directe au soleil entre 11 heures et 16 heures, période durant laquelle le rayonnement est le plus intense. Le port de vêtements légers, amples et de couleur claire, ainsi que l’utilisation d’un chapeau ou d’une casquette, sont aussi recommandés.

À domicile, le ministère invite à aérer le logement tôt le matin, puis à fermer les fenêtres et les volets durant les heures les plus chaudes afin de conserver la fraîcheur à l’intérieur.

Une vigilance particulière pour les enfants et les personnes âgées

Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de protéger les personnes les plus fragiles, en particulier les enfants et les personnes âgées. Les parents sont invités à faire boire régulièrement les enfants, à limiter les activités physiques intenses durant les périodes les plus chaudes et à surveiller l’apparition de symptômes tels que des maux de tête, des vertiges ou une fatigue importante.

Le ministère rappelle également qu’il ne faut jamais laisser un enfant, une personne âgée ou toute autre personne vulnérable dans un véhicule stationné, même pour quelques minutes. La température à l’intérieur d’une voiture peut augmenter très rapidement et devenir mortelle. Les personnes âgées doivent, elles aussi, être encouragées à boire suffisamment d’eau et à être suivies régulièrement, surtout lorsqu’elles vivent seules.

Quels sont les signes d’un coup de chaleur ?

Le ministère de la Santé rappelle que plusieurs symptômes doivent alerter, notamment des maux de tête, des vertiges, une fatigue intense, une élévation importante de la température corporelle, des nausées ou encore une perte de connaissance. En cas d’apparition de ces signes, il est recommandé de mettre immédiatement la personne concernée à l’abri de la chaleur, de la rafraîchir et de consulter sans délai la structure de santé la plus proche.

Avec des températures pouvant atteindre 46°C dans certaines régions ce dimanche, les autorités appellent l’ensemble des citoyens à adopter ces gestes de prévention afin de limiter les risques sanitaires liés à cette nouvelle vague de chaleur.

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Les banques tunisiennes financent-elles vraiment trop peu l’investissement ? Ce que révèle le rapport 2025 de la BCT

12. Juli 2026 um 06:23

La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a reçu samedi 11 juillet 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, venu lui remettre le rapport annuel 2025 de l’institution. À cette occasion, elle a estimé que « le financement de l’investissement par le secteur bancaire privé demeure très faible » et a appelé les banques à accroître leur contribution au financement de l’économie productive. Cette appréciation est-elle confirmée par les chiffres du rapport annuel 2025 ? Consulter le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (PDF).

Une interpellation directe du secteur bancaire

Lors de cette rencontre, la cheffe du gouvernement a salué les résultats obtenus en matière de maîtrise de l’inflation, de stabilité du taux de change, de préservation des réserves en devises et de baisse du taux directeur de la BCT à deux reprises en 2025.

Elle a toutefois insisté sur les défis qui demeurent, notamment le déficit énergétique, les incertitudes internationales et surtout la nécessité de renforcer l’investissement productif. Dans ce contexte, elle a estimé que les banques privées ne financent pas suffisamment les projets d’investissement et a invité la Banque centrale à jouer pleinement son rôle afin d’encourager un engagement plus important du secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle.

Mais cette appréciation est-elle confirmée par les données du rapport annuel ?

Lire aussi : La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

Les banques continuent de financer l’économie

À première vue, les chiffres ne donnent pas l’image d’un secteur bancaire qui aurait fermé le robinet du crédit.

À fin 2025, les crédits à l’économie atteignent près de 123 milliards de dinars, en progression de 3,1 % sur un an. Les crédits accordés aux entreprises et aux professionnels dépassent désormais 92 milliards de dinars, poursuivant leur progression par rapport à 2024.

Ces données montrent que les banques continuent d’accompagner l’activité économique.

Autrement dit, le débat ne porte pas sur le volume global du crédit, mais sur son orientation.

Lire aussi : BCT : Les crédits à l’économie ont atteint 118,6 milliards de dinars en 2024

Les crédits de trésorerie progressent beaucoup plus vite que ceux destinés à l’investissement

Le rapport de la Banque centrale met en évidence une évolution contrastée des financements accordés aux entreprises.

Les crédits à court terme, principalement destinés aux besoins de trésorerie et au financement de l’exploitation courante, progressent de 5,6 % en 2025.

En revanche, les crédits à moyen et long terme, qui servent généralement à financer les investissements, les équipements ou les projets de développement des entreprises, n’augmentent que de 0,7 %.

Le contraste est encore plus marqué dans certains secteurs.

Les crédits à moyen et long terme accordés à l’industrie reculent de 0,6 %, tandis qu’ils progressent de seulement 0,3 % dans les services. Autrement dit, les banques continuent de financer les besoins de fonctionnement des entreprises, mais les financements destinés aux investissements évoluent beaucoup plus lentement.

Ces chiffres tendent ainsi à conforter, au moins en partie, le constat formulé par la cheffe du gouvernement.

Les entreprises publiques et les titres de l’État gagnent du terrain

Selon les données de supervision bancaire du rapport, fondées sur le bilan agrégé des banques, le rythme de progression du crédit diverge nettement selon la nature du bénéficiaire. Les crédits accordés aux professionnels privés ne progressent que de 2,3 %, tandis que ceux destinés aux entreprises publiques enregistrent une hausse de 15 %.

Fait notable : cette dynamique ne profite pas à l’ensemble de la sphère publique. Sur le même exercice, l’encours des crédits aux administrations publiques recule de 33 %, sous l’effet de remboursements de créances syndiquées par le Trésor. Autrement dit, ce sont les entreprises publiques elles-mêmes — et non l’État en tant qu’emprunteur direct — qui voient leurs financements progresser beaucoup plus rapidement que ceux du secteur privé.

Parallèlement, les banques renforcent leurs placements en titres de l’État.

Le montant des bons du Trésor détenus par les banques atteint 25,7 milliards de dinars, en hausse de 39,4 % sur un an. Plus largement, la part des actifs bancaires orientée vers le secteur public progresse de 24,7 % à 27,6 % entre 2024 et 2025.

Ces données ne signifient pas que les banques privilégient systématiquement le financement public au détriment du secteur privé. Elles montrent toutefois qu’une part croissante de leurs actifs est orientée vers la sphère publique — entreprises publiques et titres d’État confondus — dans un contexte où les investissements privés peinent à accélérer.

Un diagnostic à nuancer

Les chiffres du rapport annuel 2025 ne permettent donc pas d’affirmer que les banques financent insuffisamment l’économie dans son ensemble.

En revanche, ils montrent que la progression du crédit bénéficie davantage aux besoins de trésorerie, aux entreprises publiques et aux placements en titres de l’État qu’aux investissements privés de long terme.

Les données du rapport confirment ainsi partiellement le diagnostic formulé par la cheffe du gouvernement. Les banques continuent d’accorder des crédits, mais leur progression profite davantage au financement du fonctionnement courant, des entreprises publiques et des titres souverains qu’aux nouveaux investissements privés.

Reste désormais à savoir si la baisse du taux directeur de la Banque centrale, amorcée en 2025, et l’amélioration progressive de plusieurs indicateurs économiques suffiront à relancer durablement les crédits destinés aux projets créateurs de richesse et d’emplois.

Lire aussi :

  • Tunisie : Pourquoi les banques empruntent moins auprès de la Banque centrale ?
  • Tunisie : Les banques financent davantage les entreprises que les particuliers.

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