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Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles

17. April 2026 um 09:20

Le gouvernorat de Jendouba enregistre une situation hydrique exceptionnelle, avec la majorité de ses barrages arrivés à leur capacité maximale après plusieurs semaines de fortes pluies. Cette évolution relance les perspectives agricoles tout en posant la question de la gestion des excédents d’eau.

Un remplissage total inédit depuis des années

Les récentes précipitations ont profondément inversé la tendance dans cette région stratégique du nord-ouest tunisien. Selon les données relayées localement, la majorité des barrages ont atteint leur capacité maximale, traduisant un retour massif des ressources hydriques.

Parmi les ouvrages les plus sollicités, le barrage de Beni M’tir a dû faire l’objet de plusieurs opérations de délestage en raison de l’afflux important des eaux, a indiqué le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Jendouba, Lotfi Jammazi, hier sur les ondes de Diwan fm. Une situation devenue rare, après des années marquées par un déficit hydrique chronique.

Des scènes comme le déclenchement des sirènes d’alerte avant les lâchers d’eau, largement relayées ces derniers jours, illustrent l’ampleur de cet épisode pluvieux.

Des mesures d’urgence pour éviter la surcharge

Face à des barrages saturés, les autorités ont dû procéder à des opérations de régulation, notamment des lâchers contrôlés pour prévenir tout risque lié à une surcharge des infrastructures.

Ces interventions concernent plusieurs ouvrages hydrauliques de la région, dans un contexte où les apports en eau restent soutenus. Des opérations similaires avaient déjà été déclenchées récemment, notamment pour maintenir un équilibre entre stockage et sécurité.

Cette gestion en temps réel souligne la nécessité d’adapter les capacités de stockage aux épisodes climatiques extrêmes, désormais plus fréquents.

Une bouffée d’oxygène pour l’agriculture… après des années de crise

L’amélioration actuelle des réserves en eau constitue une bonne nouvelle pour le secteur agricole, particulièrement affecté ces dernières années par la sécheresse.

Les déficits hydriques successifs avaient entraîné une baisse significative de la productivité dans plusieurs zones agricoles du nord-ouest. Le retour à des niveaux de remplissage élevés ouvre désormais des perspectives plus favorables pour les campagnes à venir .

Un signal positif, mais des défis persistants

Si cette situation marque un net répit, elle met aussi en lumière un enjeu structurel : la gestion optimale des ressources hydriques.

Entre périodes de pénurie et épisodes de surplus, la Tunisie reste confrontée à une variabilité climatique accrue. Le défi consiste désormais à mieux capter, stocker et redistribuer ces volumes pour éviter à la fois le gaspillage et les risques liés aux crues.

Dans une région comme Jendouba, parmi les plus arrosées du pays, cet épisode confirme à la fois son rôle stratégique dans la sécurité hydrique nationale… et les limites actuelles des infrastructures face aux extrêmes climatiques.

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Jendouba : Forte hausse des réserves d’eau dans les barrages, Bouhertma proche du plein

06. April 2026 um 15:33

Les importantes pluies enregistrées ces derniers jours dans le Nord-Ouest ont provoqué une hausse spectaculaire des réserves d’eau dans les barrages de Jendouba et de Mallag, avec un niveau particulièrement remarquable au barrage de Bouhertma, désormais proche de sa capacité maximale.

Selon les données relayées ce dimanche par l’Agence TAP, le volume stocké à Bouhertma a dépassé 120 millions de m³, tandis que le barrage de Sidi Salem, le plus grand du pays, bénéficie lui aussi de ces apports, avec un taux de remplissage supérieur à 65%. Cette embellie confirme l’amélioration sensible de la situation hydrique nationale observée depuis fin mars.

Bouhertma en passe d’atteindre son niveau maximal

Le barrage de Bouhertma concentre l’attention après une montée rapide de ses réserves. Alors qu’il contenait encore près de 100 millions de m³ jeudi dernier, son stock a franchi ce dimanche matin le seuil des 120 millions de m³, rapprochant l’ouvrage de son remplissage maximal.

Pour accompagner les apports continus, la Direction générale des barrages a déjà engagé des opérations de vidange partielle au niveau de Beni Mtir et Bouhertma, afin d’absorber les volumes supplémentaires attendus aujourd’hui et demain.

Un spectacle inédit depuis plus de sept ans

Dans plusieurs zones de Oued Mliz, Jendouba Nord, Bousalem et Balta-Bouaouane, la montée des eaux des oueds Medjerda, Bouhertma et Mallag a entraîné des inondations partielles, mais aussi un spectacle rarement observé depuis plus de sept ans, selon des habitants de la région.

La saturation des sols et la rétention de l’eau dans les terres agricoles devraient avoir des retombées positives à moyen terme : recharge des nappes et des sols ; amélioration des ressources d’irrigation ; soutien au remplissage complet des barrages ; meilleures perspectives pour la campagne agricole.

Cette dynamique est particulièrement stratégique pour le Nord, qui concentre l’essentiel des réserves nationales en eau.

Sidi Salem profite aussi des apports

Les pluies abondantes de la semaine dernière à Jendouba devraient également renforcer les réserves du barrage de Sidi Salem, infrastructure clé du système hydraulique tunisien.

Son taux de remplissage dépassait déjà 65% ce dimanche matin, un niveau nettement supérieur à ceux observés à la même période l’an dernier, signe d’un redressement appréciable après plusieurs saisons marquées par le stress hydrique.

Au-delà de l’image impressionnante des barrages pleins, cette hausse constitue un signal très positif pour la sécurité hydrique du pays, notamment à l’approche de la saison estivale.

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Barrages en Tunisie : L’État mise sur la recherche pour freiner l’évaporation

Alors que la situation hydrique en Tunisie montre des signes d’amélioration, un autre défi, moins visible, mobilise désormais les autorités : limiter l’évaporation des ressources stockées dans les barrages.

Lors d’une cérémonie de signature de contrats-programmes de recherche au Centre de biotechnologie de Borj Cédria (gouvernorat de Ben Arous), le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Hammadi Habaieb, a indiqué que plusieurs initiatives sont en cours pour réduire ce phénomène, accentué par la hausse des températures et les effets du changement climatique, selon TAP.

Une amélioration des réserves sous contrainte climatique

Au 30 mars 2026, le taux de remplissage des barrages a atteint 58 %, un niveau jugé rassurant par rapport à la même période de l’année précédente. Les précipitations récentes ont également permis une remontée du niveau de certaines nappes phréatiques.

Mais cette amélioration reste fragile. En période estivale, la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau chaque jour à cause de l’évaporation, soit l’équivalent de la consommation de plusieurs grandes régions du pays.

Un phénomène structurel qui tend à s’intensifier avec l’élévation des températures, réduisant progressivement les volumes réellement disponibles.

La recherche mobilisée pour limiter les pertes

Face à ce constat, les autorités misent sur la recherche scientifique pour apporter des réponses concrètes.

Un programme mené en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vise notamment à expérimenter des solutions innovantes pour limiter l’évaporation à la surface des barrages.

Parmi les pistes étudiées figurent l’utilisation de films protecteurs capables de réduire l’exposition directe de l’eau au soleil. D’autres approches sont également à l’étude, notamment le recours à des technologies modernes pour le suivi des nappes souterraines.

Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à adapter la gestion des ressources hydriques aux contraintes du changement climatique.

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Tunisie : Le taux de remplissage des barrages dépasse 57%

24. März 2026 um 12:43

Le taux de remplissage des barrages tunisiens a atteint 57% à ce jour, selon le secrétaire d’État chargé des ressources hydrauliques Hammadi Habib. Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’amélioration des réserves hydriques par rapport à l’année précédente, portée notamment par des apports pluviométriques plus importants sur certaines périodes. L’annonce a été faite lors du conseil régional de l’eau tenu à Sousse.

Des niveaux contrastés selon les régions

Dans le détail, la situation des barrages reste inégale selon les zones du pays. Les barrages du nord affichent un taux de remplissage supérieur à 27%, tandis que ceux du Cap Bon dépassent les 90%, traduisant une meilleure performance hydrique dans cette zone.

En revanche, les barrages du centre enregistrent un niveau nettement plus faible, autour de 13%, confirmant des disparités régionales persistantes dans la gestion et la disponibilité des ressources en eau.

Des réserves en hausse malgré une pluviométrie variable

Le secrétaire d’État a indiqué que les apports des barrages ont progressé par rapport à l’année précédente, avec un gain estimé à environ 500 millions de mètres cubes. Cette amélioration intervient malgré une pluviométrie globalement inférieure sur la période allant du 1er septembre à aujourd’hui, comparée à la même période de l’année écoulée.

Cette évolution s’explique par l’intensité et la répartition des précipitations, qui ont permis un meilleur stockage dans les infrastructures hydrauliques.

Un réseau vieillissant sous pression

Au-delà des réserves, la question des infrastructures reste un enjeu majeur. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) dessert environ 3,3 millions d’abonnés à travers un réseau de près de 59.000 kilomètres, dont 20% a dépassé les 50 ans.

Cette situation met en évidence les défis liés à la maintenance et au renouvellement des infrastructures, dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques.

Vers un été 2026 sous surveillance mais plus favorable

Selon les autorités, l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026 devrait être globalement meilleur que lors des années précédentes, grâce à l’amélioration des stocks.

Toutefois, des difficultés demeurent, notamment dans certaines régions où les niveaux de remplissage restent faibles, nécessitant des mesures d’ajustement et une gestion plus fine de la distribution.

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