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En Algérie, Mindcare veut simplifier l’accès aux consultations psychologiques à distance

29. September 2026 um 16:45

La consultation psychologique se digitalise en Algérie. Mindcare propose une plateforme destinée à mettre en relation des patients avec des psychologues pour des consultations à distance. Le projet, porté par Zakia M., a notamment été retenu parmi les cinq startups lauréates de la première saison du programme Mawahub Innaya, consacré à la santé numérique.

Concrètement, Mindcare permet aux utilisateurs de prendre rendez-vous en ligne et de programmer leurs séances selon leurs disponibilités. La plateforme annonce des consultations disponibles sept jours sur sept et présente les professionnels référencés comme des psychologues certifiés. Le service ne cible pas uniquement les patients. Mindcare propose également un espace destiné aux psychologues afin de gérer leurs consultations en ligne. La plateforme met notamment en avant la gestion des rendez-vous, l’accès à une nouvelle patientèle et l’automatisation des paiements.

La confidentialité constitue un autre argument commercial du service. Mindcare affirme que les données sont protégées et sécurisées et présente ses paiements comme sécurisés. En revanche, son site ne précise pas les technologies utilisées, les certifications obtenues ou les standards techniques appliqués pour protéger les données de santé. Ces éléments seront déterminants pour une activité qui traite des informations particulièrement sensibles.

Mindcare évolue par ailleurs dans un marché où d’autres plateformes commencent à structurer la consultation psychologique en ligne. Vilems, par exemple, propose en Algérie la mise en relation avec des psychologues, la réservation de créneaux et la consultation par visioconférence. La plateforme dispose également d’un espace professionnel pour la gestion des rendez-vous, des disponibilités et des revenus.

Pour Mindcare, le défi dépasse donc la simple prise de rendez-vous en ligne. La croissance d’un tel modèle dépendra aussi de la capacité à démontrer la qualification des professionnels référencés, à sécuriser les échanges et les paiements et à instaurer la confiance autour des données personnelles. À ce stade, la plateforme présente ses fonctionnalités, mais communique peu de données publiques sur son nombre d’utilisateurs, son volume de consultations ou son déploiement commercial.

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Qui exporte le plus de dattes en Afrique ? Voici les pays en tête

29. September 2026 um 15:34

L’Afrique du Nord concentre l’essentiel des exportations africaines de dattes. Selon les données 2025 compilées à partir de Trade Map, cinq pays se distinguent sur le marché international : l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud. Dans le même temps, l’Éthiopie cherche à se faire une place dans cette filière avec un plan de développement sur dix ans.

Avec environ 185 000 tonnes exportées en 2025 pour 184 millions de dollars de recettes, l’Algérie arrive en première position africaine en volume. La production est principalement concentrée dans les oasis du Sud, notamment à Biskra, El Oued et Ouargla. Le pays dispose d’une importante base productive. La FAO estime sa production à environ 1,34 million de tonnes en 2024, sur près de 176 000 hectares récoltés. Une grande partie de cette production est destinée au marché intérieur.

La Tunisie occupe la deuxième place en volume avec environ 147 000 tonnes exportées en 2025. En valeur, elle prend toutefois la tête du classement africain avec près de 347 millions de dollars de recettes. Cette différence s’explique notamment par une valeur moyenne à l’export plus élevée. Selon les données de Trade Map, elle atteint environ 2 400 dollars par tonne pour les dattes tunisiennes, contre près de 993 dollars pour les exportations algériennes. La filière tunisienne repose principalement sur les régions de Kébili et Tozeur. La FAO estime la production nationale à environ 400 000 tonnes en 2024, sur plus de 81 000 hectares récoltés.

L’Égypte arrive troisième en matière d’exportations, avec environ 39 000 tonnes vendues à l’étranger en 2025, pour 147 millions de dollars. Le contraste est important avec sa production. Avec environ 1,75 million de tonnes produites en 2024 selon la FAO, l’Égypte dispose de la première capacité de production de dattes du continent. Une part importante reste cependant destinée au marché national.

La Libye se classe quatrième avec près de 16 000 tonnes exportées en 2025, pour environ 25 millions de dollars. Sa production, concentrée dans les zones arides et les oasis, avait atteint environ 187 000 tonnes en 2024 selon la FAO. L’Afrique du Sud ferme ce classement avec environ 6 200 tonnes exportées, pour 26 millions de dollars. Le pays se distingue par une valeur moyenne à l’export estimée à environ 4 100 dollars par tonne, supérieure à celle des quatre autres pays du classement.

C’est dans ce contexte que l’Éthiopie cherche à développer sa propre filière. Le pays a dévoilé un plan décennal visant notamment à porter les superficies consacrées au palmier dattier d’environ 6 000 à 25 000 hectares. La stratégie prévoit également le développement des plants, de l’irrigation, du stockage, du conditionnement et de la transformation. Addis-Abeba vise à terme une position d’exportateur net de dattes.

 

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Starlink sous pression au Sénégal : la suspension de son autorisation inquiète pour l’accès à Internet dans les zones rurales

29. September 2026 um 14:22

Starlink voit son activité au Sénégal fragilisée par une décision de justice. La Cour suprême a ordonné, le 7 septembre 2026, la suspension provisoire de l’autorisation accordée à l’opérateur pour fournir des services d’accès à Internet fixe par satellite dans le pays.

Cette décision fait suite à un recours de Sonatel, une entreprise de télécommunications sénégalaise, qui conteste les conditions dans lesquelles l’autorisation de Starlink a été délivrée. La suspension est provisoire : la Cour doit encore se prononcer sur le fond du dossier. L’affaire intervient quelques mois seulement après le lancement commercial de Starlink au Sénégal, en février 2026. L’opérateur proposait alors des abonnements mensuels de 22 000 ou 30 000 FCFA, avec un terminal affiché entre 117 000 et 146 000 FCFA selon le modèle.

Le dossier suscite également des inquiétudes concernant les zones rurales et les territoires peu couverts par les réseaux terrestres. Le Front contre la cherté des coûts de connexion (F4C) s’est opposé à la suspension dans un communiqué publié le 26 septembre. Le collectif estime que les solutions satellitaires peuvent constituer une alternative pour les populations et les activités économiques éloignées des infrastructures classiques.

Le F4C met notamment en avant le projet de l’État sénégalais d’acquérir 5 000 kits Starlink destinés notamment aux zones blanches, aux écoles, aux collectivités territoriales et aux réseaux Wi-Fi communautaires. Le marché sénégalais de l’Internet par satellite n’est toutefois pas limité à Starlink. Sonatel avait lancé ses propres offres satellitaires en décembre 2025, en partenariat avec Eutelsat/Konnect.

Au moment de la rédaction, le site de Starlink permet toujours de consulter et de souscrire aux offres destinées au Sénégal. La suspension judiciaire reste néanmoins en vigueur dans l’attente de la décision définitive de la Cour suprême.

 

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Tourisme: la Tunisie recule à la 82e place mondiale du classement du WEF, mais…

29. September 2026 um 12:22

La Tunisie recule de quatre places dans le Travel & Tourism Development Index (TTDI) 2026 du World Economic Forum (WEF). Elle se classe désormais 82e sur 110 économies, tout en conservant la septième position à l’échelle africaine. Le classement, publié le 25 septembre 2026 en collaboration avec Zurich Insurance Group, mesure les conditions qui permettent au secteur du tourisme de se développer de manière durable et résiliente.

La Tunisie obtient un score de 3,62 points sur 7. Elle arrive derrière Maurice, l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc, la Tanzanie et le Kenya dans le classement continental. Elle devance notamment le Botswana, l’Algérie et la Namibie. À l’échelle mondiale, le Japon prend la première place avec un score de 5,27 points, devant les États-Unis et l’Espagne. Les dix premières places sont occupées par le Japon, les États-Unis, l’Espagne, l’Australie, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Suisse et l’Italie.

Le TTDI ne classe pas directement les pays selon leur nombre de touristes, leurs recettes ou leurs dépenses touristiques. Il cherche plutôt à mesurer la solidité de l’environnement dans lequel le tourisme peut se développer. L’indice repose sur 17 piliers et 102 indicateurs, regroupés autour de cinq grandes dimensions: l’environnement favorable, les politiques et conditions permettant le développement du tourisme, les infrastructures et services, les ressources touristiques et la durabilité. Parmi les critères examinés figurent notamment l’environnement des affaires, la sécurité, les ressources humaines, la préparation numérique, l’ouverture au tourisme, la compétitivité des prix, les infrastructures aériennes, les ressources naturelles et culturelles ainsi que la durabilité environnementale et socioéconomique. Les données utilisées proviennent à la fois de l’enquête du WEF auprès des dirigeants et de données statistiques issues de différentes sources internationales. Les indicateurs sont normalisés sur une échelle de 1 à 7, avant le calcul du score global.

La baisse de quatre places de la Tunisie ne signifie pas nécessairement que ses conditions de développement touristique se sont détériorées dans les mêmes proportions. Le WEF précise que 92% des économies étudiées ont amélioré leur score entre 2024 et 2026, tandis que la moyenne mondiale a progressé de 2,1%. Un pays peut donc gagner en score tout en perdant des places si d’autres économies progressent davantage.

Le WEF souligne également une limite méthodologique importante: l’édition 2026 a intégré des révisions de données et des ajustements destinés à rendre les comparaisons historiques plus cohérentes. Les résultats de 2019, 2021 et 2024 ont ainsi été recalculés selon la méthodologie actuelle.

Le contexte mondial du tourisme est, lui, nettement plus favorable. Les arrivées internationales ont atteint 1,5 milliard en 2025, un record selon le WEF. La contribution totale du secteur des voyages et du tourisme à l’économie mondiale a atteint 11.600 milliards de dollars, soit près de 10% du PIB mondial. Mais le WEF estime que le principal défi n’est plus seulement de relancer le tourisme après la pandémie. Il s’agit désormais de gérer sa croissance face à la hausse des coûts, aux besoins d’investissement, aux tensions sur les ressources humaines et aux contraintes environnementales.

Pour les destinations comme la Tunisie, le classement fournit ainsi surtout une lecture des conditions structurelles nécessaires à la compétitivité touristique: infrastructures, connectivité, numérique, ressources, environnement des affaires et capacité à rendre la croissance touristique plus durable.

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Comment l’Indonésie transforme son huile de palme en levier de souveraineté énergétique

29. September 2026 um 11:18

Depuis le 1er juillet 2026, l’Indonésie impose le B50, un carburant composé à 50% de biodiesel issu de l’huile de palme et à 50% de diesel fossile. L’objectif est clair: réduire les importations de diesel et mieux valoriser une ressource produite localement.

Pour les automobilistes bénéficiant du carburant subventionné, l’opération est particulièrement intéressante sur le plan du prix. Le B50 est vendu à 6 800 roupies indonésiennes le litre, soit environ 0,38 euro au taux de change cité par Reuters en juillet. À la même période, le diesel non subventionné atteignait 21 150 roupies le litre, soit plus de trois fois le prix du B50 subventionné. L’écart de prix doit toutefois être interprété avec prudence: il ne signifie pas que la production du B50 coûte naturellement trois fois moins cher que celle du diesel. Le prix payé par certains consommateurs est soutenu par le mécanisme de subvention indonésien, financé notamment par les prélèvements appliqués aux exportations d’huile de palme. Reuters rapporte que l’enveloppe prévue pour les subventions au biodiesel en 2026 a été ramenée à environ 32 000 milliards de roupies.

Réduire les importations de diesel

Pour Jakarta, l’enjeu dépasse donc le prix à la pompe. L’Indonésie cherche surtout à réduire sa dépendance aux carburants importés. Avant le passage au B50, le pays consommait près de 38 à 40 millions de kilolitres de diesel par an et importait encore plusieurs millions de kilolitres. Le gouvernement estime désormais que le nouveau mélange permettra d’économiser environ 170 000 milliards de roupies de devises, soit près de 9,7 milliards de dollars. Le dispositif crée également un débouché supplémentaire pour l’industrie de l’huile de palme, secteur majeur de l’économie indonésienne. Le passage du B40 au B50 augmente mécaniquement les besoins en biodiesel et renforce ainsi la demande domestique en huile de palme. Le déploiement est désormais largement engagé. À la mi-septembre, le B50 était distribué dans 6 050 des 6 412 stations-service recensées par le ministère indonésien de l’Énergie, soit environ 94% du réseau. Le gouvernement prévoit de mettre fin à la période de transition à partir du 1er octobre.

Le modèle présente cependant un autre défi: son impact sur les terres et les écosystèmes. Une étude publiée en août 2026 dans Nature Sustainability estime que l’atteinte de l’objectif B50 à l’horizon 2030 pourrait nécessiter entre 4,85 et 8,55 millions d’hectares supplémentaires, avec des risques de conversion des terres, de déforestation et d’émissions liées au changement d’usage des sols. La question est d’autant plus sensible que l’huile de palme est déjà associée à des pressions importantes sur la biodiversité lorsqu’elle entraîne l’expansion des plantations dans les forêts naturelles ou les tourbières. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) souligne que l’impact environnemental du biodiesel dépend fortement de la manière dont la matière première est produite et de la gestion des terres.

Le paradoxe du B50 est donc assez clair: l’Indonésie réduit sa dépendance au diesel importé en augmentant l’utilisation d’une ressource agricole nationale, mais cette stratégie déplace une partie du débat vers l’usage des terres, la biodiversité et le coût des subventions.

 

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Paiement par carte au Maroc: les commissions vont baisser dès le 1er octobre

29. September 2026 um 10:29

À partir du 1er octobre 2026, le plafond des frais d’interchange appliqués aux paiements domestiques par carte au Maroc passera de 0,65 à 0,50% du montant de la transaction. Un taux réduit de 0,15% sera parallèlement appliqué aux paiements effectués au profit du gouvernement et aux opérations relevant du commerce de proximité, selon le Conseil de la concurrence et Bank Al-Maghrib.

Cette mesure concerne une composante précise du coût du paiement par carte. L’interchange correspond à la commission reversée par la banque acquéreuse, celle qui fournit le service de paiement au commerçant, à la banque ayant émis la carte. Il ne s’agit donc pas directement de la commission totale facturée au commerçant.

Le nouveau plafond intervient après une première limitation à 0,65% entrée en vigueur en octobre 2024. Avec cette nouvelle baisse, les autorités marocaines cherchent notamment à réduire les coûts liés à l’acceptation des paiements électroniques et à favoriser leur adoption par les commerçants. La réforme intervient aussi dans le cadre de l’ouverture du marché de l’acquisition monétique à plusieurs opérateurs. Le Centre monétique interbancaire (CMI) a cessé son activité d’acquisition pour se concentrer sur son rôle de plateforme technique de traitement, tandis que de nouveaux acteurs ont été autorisés à proposer leurs services aux commerçants.

Pour les entreprises, l’enjeu est donc double: une baisse du plafond d’une composante tarifaire et davantage de concurrence entre les acteurs de l’acquisition. Le Conseil de la concurrence indique que cette évolution s’est déjà accompagnée d’une diversification de l’offre et d’une baisse des commissions d’acquisition supportées par les commerçants. Le dispositif vise particulièrement le commerce de proximité, auquel le nouveau plafond de 0,15% doit faciliter l’accès aux solutions de paiement électronique. Il s’inscrit plus largement dans la stratégie marocaine d’élargissement de l’usage des paiements numériques et d’inclusion financière.

 

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Royal Air Maroc : la flotte passe à 70 avions

29. September 2026 um 09:09

Royal Air Maroc (RAM) vient de franchir le cap des 70 avions dans sa flotte avec l’intégration d’un nouvel appareil immatriculé CN-RHS, a annoncé la compagnie mardi 29 septembre 2026.

Le nouvel avion est un Boeing 737 MAX 8, destiné à renforcer les capacités de la compagnie sur son réseau. Son arrivée intervient quelques semaines après celle d’un autre 737 MAX 8, immatriculé CN-RHR, qui avait porté la flotte de RAM à 69 appareils. Avec ce 70ᵉ avion, Royal Air Maroc poursuit ainsi l’augmentation progressive de ses capacités, en attendant une montée en puissance plus importante de sa flotte dans les prochaines années.

La compagnie marocaine a engagé un vaste programme de développement prévoyant l’acquisition de nouveaux appareils afin d’accompagner l’expansion de son réseau. Le programme porte à terme sur 200 avions à l’horizon 2037, tandis que les premières livraisons liées à cette commande sont attendues à partir de 2028.

D’ici là, Royal Air Maroc mise notamment sur l’intégration progressive de nouveaux appareils et sur le recours au leasing pour augmenter ses capacités. L’objectif est notamment de soutenir le développement de son réseau au départ du Maroc et ses connexions entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

L’arrivée du CN-RHS constitue donc une nouvelle étape dans cette trajectoire d’expansion, avec une flotte qui atteint désormais le seuil symbolique des 70 appareils.

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