Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de réviser les montants des transferts pour études à l’étranger, conformément à une nouvelle circulaire fixant les conditions et modalités des transferts en devises au titre des frais d’études et de stages académiques à l’étranger, publiée vendredi.
En effet, la BCT a établi de nouveaux plafonds :
Le montant alloué aux frais d’installation passe de 4 000 à 6 000 dinars par année universitaire ou scolaire.
Les frais de séjour sont désormais fixés à 4 000 dinars par mois, contre 3 000 dinars auparavant.
Les stages académiques à l’étranger sont désormais éligibles aux transferts en devises pour frais d’études et de séjour, alors qu’ils nécessitaient auparavant des autorisations spéciales et n’étaient pas pris en charge par les circulaires précédentes.
Les transferts peuvent être effectués non seulement par virements et chèques, mais également via des cartes de paiement internationales nominatives, spécialement dédiées aux allocations d’installation et de séjour.
Enfin, la circulaire instaure de nouvelles garanties. Les étudiants devront fournir un dossier simplifié, avec possibilité d’utiliser des documents provisoires en cas d’absence du certificat d’inscription, mais avec obligation de régulariser sous trois mois.
En cas de refus de visa ou d’abandon des études, les fonds transférés devront être récupérés dans un délai de 15 jours et rétrocédés en dinars dans les 60 jours.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Le Conseil du marché financier (CMF) a appelé les investisseurs à s’informer en amont de toute décision d’investissement et à faire preuve d’une vigilance accrue face à toute offre d’investissement attractive, en particulier lorsqu’elle promet des rendements anormalement élevés.
Dans un communiqué, le CMF, garant de l’intégrité du marché et ayant pour mission permanente de protéger l’épargne investie en valeurs mobilières, a recommandé aux investisseurs d’appliquer certaines règles de vigilance avant tout placement, rappelant à ce titre qu’aucun rendement élevé ne peut être obtenu sans un niveau de risque élevé. Les investisseurs doivent s’assurer de disposer d’un minimum d’informations sur les produits proposés, lire attentivement les conventions avant de les signer, en portant une attention particulière aux conditions tarifaires, et ne doivent engager leurs fonds que dans des placements qu’ils comprennent clairement.
Les investisseurs doivent, par ailleurs, s’interroger sur les modalités de valorisation du produit proposé, de sa revente et sur les délais qui y sont associés, ainsi qu’à prendre contact avec le professionnel au cours de l’investissement afin de vérifier que celui-ci correspond toujours à leurs objectifs et à leur profil.
Il est enfin conseillé aux investisseurs d’exiger la mise à disposition d’un accès internet sécurisé permettant de suivre au quotidien les opérations effectuées sur leur compte.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de réviser les montants des transferts pour études à l’étranger, conformément à une nouvelle circulaire fixant les conditions et modalités des transferts en devises au titre des frais d’études et de stages académiques à l’étranger, publiée vendredi.
En effet, la BCT a établi de nouveaux plafonds :
Le montant alloué aux frais d’installation passe de 4 000 à 6 000 dinars par année universitaire ou scolaire.
Les frais de séjour sont désormais fixés à 4 000 dinars par mois, contre 3 000 dinars auparavant.
Les stages académiques à l’étranger sont désormais éligibles aux transferts en devises pour frais d’études et de séjour, alors qu’ils nécessitaient auparavant des autorisations spéciales et n’étaient pas pris en charge par les circulaires précédentes.
Les transferts peuvent être effectués non seulement par virements et chèques, mais également via des cartes de paiement internationales nominatives, spécialement dédiées aux allocations d’installation et de séjour.
Enfin, la circulaire instaure de nouvelles garanties. Les étudiants devront fournir un dossier simplifié, avec possibilité d’utiliser des documents provisoires en cas d’absence du certificat d’inscription, mais avec obligation de régulariser sous trois mois.
En cas de refus de visa ou d’abandon des études, les fonds transférés devront être récupérés dans un délai de 15 jours et rétrocédés en dinars dans les 60 jours.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Le Conseil du marché financier (CMF) a appelé les investisseurs à s’informer en amont de toute décision d’investissement et à faire preuve d’une vigilance accrue face à toute offre d’investissement attractive, en particulier lorsqu’elle promet des rendements anormalement élevés.
Dans un communiqué, le CMF, garant de l’intégrité du marché et ayant pour mission permanente de protéger l’épargne investie en valeurs mobilières, a recommandé aux investisseurs d’appliquer certaines règles de vigilance avant tout placement, rappelant à ce titre qu’aucun rendement élevé ne peut être obtenu sans un niveau de risque élevé. Les investisseurs doivent s’assurer de disposer d’un minimum d’informations sur les produits proposés, lire attentivement les conventions avant de les signer, en portant une attention particulière aux conditions tarifaires, et ne doivent engager leurs fonds que dans des placements qu’ils comprennent clairement.
Les investisseurs doivent, par ailleurs, s’interroger sur les modalités de valorisation du produit proposé, de sa revente et sur les délais qui y sont associés, ainsi qu’à prendre contact avec le professionnel au cours de l’investissement afin de vérifier que celui-ci correspond toujours à leurs objectifs et à leur profil.
Il est enfin conseillé aux investisseurs d’exiger la mise à disposition d’un accès internet sécurisé permettant de suivre au quotidien les opérations effectuées sur leur compte.
La Banque traîne un passif lourd –notamment l’affaire BEN ROMDHANE– qui menace sa stabilité et son image
La BH Bank prête moins et peine à jouer son rôle moteur dans le financement de l’économie.
Une dépendance accrue à une épargne plus coûteuse traduisant la perte de confiance d’une partie de la clientèle
La BH Bank pourra-t-elle restaurer la confiance sans une refonte profonde de sa gouvernance et de ses pratiques de gestion du risque ?
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Les comptes publiés par la BH Bank au 30 juin 2025 confirment une tendance préoccupante : la banque souffre d’une érosion marquée de sa rentabilité, d’une qualité d’actifs dégradée et d’un environnement réglementaire défavorable.
Une croissance d’actifs sans véritable dynamisme
Les actifs atteignent 15 022 MDT, en hausse modeste par rapport à 14 414 MDT en juin 2024. Mais derrière cette progression comptable se cache une réalité moins reluisante : les créances sur la clientèle reculent de 10 820 MDT à 10 292 MDT en un an. Autrement dit, la BH Bank prête moins et peine à jouer son rôle moteur dans le financement de l’économie.
Dépôts en hausse, mais fragiles
Les dépôts de la clientèle progressent à 9 461 MDT contre 9 274 MDT un an plus tôt. Cependant, cette évolution masque un déséquilibre inquiétant : les dépôts à vue – traditionnellement stables – se contractent fortement, remplacés par des dépôts à terme et bons rémunérés. Cette dépendance accrue à une épargne plus coûteuse traduit la perte de confiance d’une partie de la clientèle.
Le PNB chute, les marges sous pression
Le produit net bancaire tombe à 343 MDT au premier semestre 2025, contre 363 MDT un an auparavant. Les causes sont multiples :
Une pression réglementaire liée à l’application de la loi 41/2024 plafonnant certains taux d’intérêt,
Des gains financiers en forte baisse,
Et surtout, une structure de revenus trop dépendante des marges d’intérêt.
La BH Bank montre ainsi ses limites en matière de diversification de ses revenus.
Résultat net en forte dégringolade
Le résultat net s’établit à 54 MDT, contre 78 MDT en juin 2024. Cette baisse de près de 30 % résulte en grande partie de la hausse des provisions pour créances douteuses, qui dépassent désormais 1,8 milliard de dinars.
Mais l’ombre la plus lourde reste l’affaire BEN ROMDHANE, révélée fin 2024, qui a fait perdre près de 450 MDT à la banque. Cette opération mal maîtrisée, toujours entourée d’incertitudes judiciaires et prudentielles, continue de peser sur la confiance des investisseurs et sur les perspectives de la BH Bank.
Une rentabilité compromise et un risque réputationnel majeur
Avec un résultat par action réduit à 1,14 dinar, la BH Bank voit sa rentabilité s’éroder dangereusement. L’institution fait face à un triple défi :
Maîtriser un portefeuille de créances fragilisé par une hausse inquiétante des contentieux,
Surmonter l’impact durable de l’affaire BEN ROMDHANE, qui entame sa crédibilité,
Et retrouver une capacité réelle de financement de l’économie dans un contexte de forte concurrence bancaire.
Conclusion :
Les chiffres au 30 juin 2025 envoient un signal d’alerte. Derrière une façade d’actifs en progression et de dépôts en hausse, la BH Bank accumule des faiblesses structurelles et traîne un passif lourd –notamment l’affaire BEN ROMDHANE– qui menace sa stabilité et son image. La question qui se pose désormais est claire : la BH Bank pourra-t-elle restaurer la confiance sans une refonte profonde de sa gouvernance et de ses pratiques de gestion du risque ?
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME) a appelé, mercredi dans un communiqué, le président de la République, Kaïs Saïed à ouvrir une enquête sur les poursuites pénales visant des chefs d’entreprise en difficulté, tout en prenant en considération les suggestions des organisations professionnelles et des chefs d’entreprises.
La Fédération a appelé le chef de l’Etat à intervenir pour annuler les procès-verbaux relatifs aux infractions fiscales pénales, estimant que ces derniers ont été établis en violation de l’article 37 du Code pénal, lequel exige la preuve d’une intention de fraude, alors que de nombreuses sociétés n’ont pas réussi à honorer leurs engagements fiscaux, à cause des crises financières aiguës qu’elles traversent.
Et d’ajouter que même des sociétés en difficulté financière ayant adhéré à l’amnistie fiscale, continuent à faire objet d’un harcèlement persistant, alors que l’article 74 stipule clairement la suspension des poursuites.
Selon la FTAPME, certains procès-verbaux ont même été rédigés, en 2021, pendant la pandémie de COVID-19, à l’encontre d’entreprises menacées de faillite, contrairement aux directives appelant à soutenir les entreprises et à préserver les emplois.
Ces pratiques peuvent, a souligné la Fédération, « détruire les entreprises, étouffer l’esprit d’initiative et d’investissement et plonger le pays dans une crise économique et sociale ».
Dans le même contexte, elle a indiqué que les efforts des services de contrôle fiscal auraient dû se concentrer sur les contrebandiers et les fraudeurs fiscaux, qui se comptent par millions, afin de consacrer le principe d’égalité.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – BTK Conseil vient d’annoncer que les souscriptions à l’emprunt obligataire subordonné « BTK LEASING SUBORDONNE 2025-1 », émis par Appel Public à l’Epargne pour un montant de 30 MD, ouvertes au public le 29 août 2025, ont été clôturées le même jour, pour un montant de 30 MD, sur le marché obligataire, prouvant sa position crédible et sa solidité financière.
L’opération a été un succès total et reflète la capacité de financement de la société, de manière à lui offrir des ressources supplémentaires pour soutenir ses activités stratégiques et son développement futur, ainsi que la confiance des investisseurs envers BTK Leasing.
Programme de transport rural des écoliers « Fatma » – 2 septembre 2025
Une nouvelle étape pour renforcer l’accès à l’éducation des enfants des zones rurales en Tunisie
Tunis, UNIVERSNEWS (Social) – La Société Tunisienne de Banque (STB) et l’Association Al Madanya viennent d’officialiser, mardi 2 septembre 2025, le renouvellement de leur partenariat pour le financement du programme de transport rural des écoliers « Fatma ». Cette convention porte sur une nouvelle période de trois années scolaires, avec pour objectif de soutenir le transport quotidien de 1500 élèves dans les zones rurales et défavorisées des gouvernorats de Nabeul, Tataouine, Kairouan, Kasserine, Bizerte, Béja, Mahdia et Le Kef.
Le programme « Fatma », une réponse concrète à un enjeu national majeur
Le programme vise à faciliter l’accès à l’école des enfants dont le domicile se trouve entre 3 et 13 kilomètres de l’établissement scolaire le plus proche, grâce à une organisation logistique utilisant les taxis ruraux. L’objectif est clair : faire du droit à l’enseignement un droit réel, accessible à tous, et réduire significativement l’abandon scolaire.
Depuis son lancement en 2011 par l’Association Al Madanya, le programme a permis de réduire le taux d’abandon dans les écoles desservies, tout en améliorant la réussite scolaire des élèves. Parmi les résultats notables figurent une progression de la moyenne générale des élèves de 3,8 points, un taux de présence de 98%, et un temps de loisir gagné d’environ 4 heures par jour.
Un engagement fort de la STB pour l’avenir éducatif de la Tunisie
Par ce renouvellement, la STB confirme son rôle d’acteur social engagé, en finançant le transport scolaire de 1500 élèves dans huit gouvernorats ciblés. La Banque entend ainsi contribuer concrètement à réduire les inégalités d’accès à l’éducation, levier essentiel pour le développement durable et la cohésion sociale du pays.
En complément du financement, la STB offre à Al Madanya une solution digitale de paiements des transporteurs. Cette technologie permettra d’assurer des transactions sécurisées, transparentes, sans frais supplémentaires, et une meilleure efficacité dans la gestion des paiements périodiques.
Un appel à renforcer la mobilisation des partenaires
La STB et l’Association Al Madanya lancent un appel à leurs partenaires, à adhérer à cette initiative pour élargir la couverture du transport scolaire. Ensemble, ils visent à répondre aux besoins de transport de près de 60 000 élèves à travers la Tunisie, afin d’assurer un accès élargi et équitable à l’éducation pour tous.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – À la date du 29 août 2025, l’encours des Bons du Trésor a atteint 30,15 milliards de dinars, contre 26,73 milliards de dinars un an auparavant, soit une hausse de 12,82 % (+3,43 milliards de dinars), selon les derniers chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Mais derrière cette progression globale se cache une transformation profonde de la structure de la dette publique.
Effondrement du court terme
Les Bons du Trésor à court terme (BTC), instrument historiquement utilisé pour couvrir rapidement les besoins de liquidité de l’État, se sont contractés de manière spectaculaire. Leur encours est passé de 10,53 milliards de dinars en août 2024 à seulement 2,95 milliards un an plus tard, soit une chute de 71,98 % (-7,58 milliards).
Explosion du long terme
À l’inverse, les Bons du Trésor Assimilables (BTA), à moyen et long terme, ont bondi de 67,94 %, atteignant 27,20 milliards de dinars contre 16,2 milliards un an plus tôt. L’État tunisien privilégie désormais l’allongement des maturités, traduisant une volonté de lisser son profil d’endettement et de réduire la pression immédiate sur la trésorerie publique.
Confiance et coût de financement
Les Bons du Trésor représentent une part essentielle de la dette publique tunisienne, constituant un baromètre de la confiance des investisseurs. En général, les BTC sont plus coûteux pour l’État en raison de leurs taux d’intérêt plus élevés. Le basculement vers les BTA pourrait ainsi refléter une double stratégie : sécuriser un financement plus stable et limiter les charges d’intérêt à court terme.
Un signal à décrypter
Si cette restructuration peut être interprétée comme une gestion plus prudente de la dette, elle révèle également les tensions persistantes sur les liquidités de l’État et son besoin de financement croissant. Avec plus de 30 milliards de dinars de Bons du Trésor en circulation, la Tunisie reste fortement dépendante de ce mécanisme pour couvrir ses déséquilibres budgétaires.
Une dynamique de redressement confirmée et un Produit Net Bancaire résilient
Les résultats intermédiaires augurent d’une poursuite de la dynamique positive pour la fin de l’exercice 2025
Des agrégats bilanciels en progression : Croissance du bilan et dynamisme des dépôts
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Société Tunisienne de Banque (STB) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2025, confirmant une trajectoire de consolidation de ses fondamentaux malgré un contexte économique exigeant.
Le total bilan atteint 15,2 milliards de dinars, en progression de 6,3 % par rapport à juin 2024. Cette évolution illustre la capacité de la banque à maintenir une trajectoire ascendante.
Les dépôts de la clientèle ont franchi la barre des 11,7 milliards de dinars, en hausse de 10,6 % sur un an, confirmant la confiance renouvelée des déposants.
Les capitaux propres s’élèvent à 1,3 milliard de dinars, en progression de 7 % par rapport à fin juin 2024, confortant la solidité financière de la banque.
Une rentabilité en amélioration
Les capitaux propres de la banque se consolident à 1 303 millions de dinars, contre 1 216 millions un an auparavant. Ce renforcement reflète la stratégie de solidification du bilan et la prudence dans la gestion des risques.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 350 MDT, en croissance de près de 11 % par rapport à juin 2024. Malgré l’impact de la loi 2024-41 qui a pesé sur les marges d’intérêt, la banque a su préserver ses équilibres.
Cette performance traduit, aussi, la diversification des sources de revenus et une meilleure maîtrise du coût des ressources.
Enfin, le résultat net ressort à 22,3 MDT, en nette amélioration par rapport aux 14,4 MDT de juin 2024, confirmant le redressement de la rentabilité.
Des indicateurs de solidité rassurants
La STB affiche un ratio de liquidité record de 583 %, très largement supérieur aux exigences réglementaires (100 %), attestant d’une gestion prudente et proactive de sa trésorerie.
Avec des fonds propres renforcés, une progression notable des dépôts et un résultat net en amélioration, la STB démontre sa capacité à conjuguer solidité financière et rentabilité.
Ces résultats intermédiaires augurent d’une poursuite de la dynamique positive pour la fin de l’exercice 2025, consolidant la place de la STB comme acteur de référence du secteur bancaire tunisien.
Avec ces résultats, la STB confirme qu’elle est engagée dans une trajectoire positive, marquée par la solidité de son bilan, la croissance de ses dépôts et la progression de sa rentabilité. La banque semble avoir franchi un cap important dans son plan de redressement, et se positionne aujourd’hui comme un acteur clé du secteur bancaire tunisien.
Des chiffres augurant d’une sortie progressive des difficultésau 30 juin 2025
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2025. Ces résultats traduisent une dynamique positive, marquée par la consolidation des fondamentaux et une amélioration progressive de la performance opérationnelle, dans un environnement bancaire particulièrement exigeant.
Une progression soutenue des dépôts et des actifs
Au 30 juin 2025, le total actif de la BTE atteint 1 646 MDT, en hausse par rapport aux 1 456 MDT de juin 2024 et aux 1 540 MDT de décembre 2024. Cette progression témoigne de la confiance renouvelée de la clientèle et de la capacité de la Banque à mobiliser de nouvelles ressources.
Les dépôts de la clientèle confirment cette tendance avec un encours de 1 198 MDT, contre 1 035 MDT un an plus tôt, soit une croissance de plus de 15 % en glissement annuel.
Amélioration de la rentabilité malgré un contexte tendu
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 34,8 MDT, supérieur au niveau de juin 2024 (32 MDT), confirmant une progression de l’activité.
Surtout, le résultat net s’améliore nettement : -5,5 MDT au 30 juin 2025, contre -11,3 MDT un an auparavant et -27,9 MDT fin 2024. Cette réduction significative de la perte traduit les premiers effets des mesures de restructuration et de maîtrise des risques mises en place par la Banque.
Une trajectoire encourageante
Si des efforts restent nécessaires, notamment sur le plan du renforcement des fonds propres et de l’amélioration de la solvabilité, les résultats semestriels confirment que la BTE est engagée dans une trajectoire de redressement.
La progression des dépôts, la consolidation des produits d’exploitation et la nette réduction du déficit constituent des signaux tangibles de rétablissement, augurant d’une sortie progressive des difficultés.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Réunie, lundi, 01 septembre, la commission des finances et du budget a décidé de ne pas examiner le projet de loi de finances de 2026 tant que le gouvernement n’a pas remédié aux violations des articles 40 et 62 de la loi organique du budget de 2019.
Lors de cette réunion, cite un communiqué de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), la commission a débattu de la question de la violation des dispositions l’article 40, paragraphe 2 de la loi organique de 2019 portant loi organique du budget (LOB).
En vertu de cet article, le gouvernement est tenu à l’obligation de présenter à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), avant la fin du mois du juillet, de chaque année, les hypothèses et les grandes orientations du budget de l’Etat pour l’année suivante.
La commission a estimé que les dispositions précitées confient à l’assemblée parlementaire des attributions explicites en matière d’élaboration du budget. Par ailleurs, la commission a débattu de la non-application par le gouvernement des dispositions de l’article 62, paragraphe 3, de la même loi organique.
Conformément aux dispositions de cet article, le gouvernement est dans l’obligation de présenter à l’ARP, à la fin du premier semestre de chaque exercice budgétaire, un rapport sur l’exécution du budget et sur l’application des dispositions de la loi de finances de l’année.
Pour la commission parlementaire, l’article 62 en question investit le parlement d’une mission de contrôle lors de l’étape d’exécution du budget.
Au cours du débat, les députés ont rappelé que la commission a sollicité au mois de juillet dernier l’audition de l’actuelle ministre des Finances. L’objet de cette audition, selon la commission, aurait été de faire le point sur l’état d’avancement de l’exécution du budget 2025 et d’examiner une possible inclusion de nouvelles mesures dans le projet de loi de finances de 2026, conformément à l’accord convenu avec l’ancienne ministre des finances et en consécration du principe de continuité de l’Etat. Cette demande, a regretté la commission, n’a pas eu de suite malgré l’engagement pris par l’actuelle ministre des finances de la tenir, par commun accord, au mois de juillet dernier.
Face aux atteintes portées à la loi organique du budget, « Constitution financière de l’Etat », les députés ont revendiqué un rôle désormais plus significatif de l’Assemblée législative lors de la phase d’élaboration et d’exécution du budget, pressant le gouvernement de donner suite aux propositions émanant du parlement, compte tenu de la complémentarité entre le Législatif et l’Exécutif.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La société de gestion Leptis Asset Management, filiale de la Banque Tuniso-Libyenne (BTL), vient d’annoncer que son fonds FCP Leptis Obligataire Cap a atteint un actif net de 52 millions de dinars.
Créé à la mi-2024, ce fonds a rapidement séduit les investisseurs, confirmant l’intérêt croissant pour des solutions obligataires offrant sécurité et visibilité dans un contexte de marché en pleine recomposition.
Dans un communiqué, Leptis Asset Management a tenu à remercier ses clients pour leur confiance et leur fidélité, soulignant que « ce résultat reflète la solidité de la stratégie adoptée et l’adhésion des investisseurs à notre approche de gestion ».
La société a également annoncé le lancement prochain d’un nouveau fonds, qui viendra compléter son offre et répondra aux mêmes caractéristiques que le FCP Leptis Obligataire Cap, afin d’accompagner la demande croissante des souscripteurs.
Avec cette nouvelle étape, Leptis Asset Management confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur de référence sur le marché tunisien de la gestion d’actifs.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tranché : le taux directeur est maintenu à 7,5 %, malgré la baisse récente de l’inflation. Ce choix, hautement symbolique, traduit une volonté de prudence dans un contexte économique et géopolitique encore instable.
L’inflation, longtemps au-dessus de 8 %, est redescendue autour de 5–6 %. Un progrès notable, mais jugé encore fragile. «La désinflation doit s’ancrer durablement avant d’envisager un assouplissement», souligne un économiste tunisien. En clair, la BCT ne veut pas précipiter une baisse de taux qui pourrait relancer les pressions inflationnistes.
Une économie en équilibre instable
Les indicateurs macroéconomiques envoient des signaux contradictoires :
Dynamisme de la demande intérieure et reprise de certains secteurs industriels.
Déficit commercial et courant persistant, source de vulnérabilité externe.
Réserves de change solides, assurant une relative stabilité financière.
La BCT choisit donc de maintenir son cap en attendant des signaux plus clairs.
Entreprises et ménages : impact direct
Le maintien du taux directeur signifie :
Des taux d’intérêt bancaires élevés, freinant l’accès au crédit pour les ménages et les PME.
Mais aussi une stabilité monétaire qui rassure les marchés et soutient la confiance des investisseurs.
La BCT joue l’équilibre entre soutenir l’économie réelle et préserver la stabilité des prix.
Septembre : le mois de tous les scénarios
Dès la rentrée, une baisse du taux directeur pourrait être envisagée si :
L’inflation poursuite son recul,
Les équilibres extérieurs s’améliorent,
Et la conjoncture internationale ne se détériore pas.
La BCT joue la carte de la prudence : maintenir un taux directeur élevé pour consolider la désinflation, tout en gardant la porte ouverte à un assouplissement monétaire à l’automne. Le message est clair : la stabilité avant tout, mais la croissance n’est pas oubliée.
Confirmation de la dynamique de croissance avec des résultats financiers en nette progression
Une stratégie équilibrée entre performance financière et responsabilité sociétale consolide la position en tant que référence du secteur bancaire tunisien
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – La Banque Nationale Agricole (BNA) confirme sa dynamique de croissance au terme du premier semestre 2025, affichant des résultats financiers en nette progression et consolidant son rôle moteur dans le financement de l’économie nationale.
Des indicateurs financiers en progression
Au 30 juin 2025, le total bilan de la BNA s’élève à 23,8 milliards de dinars, en hausse de 14,3 % par rapport à juin 2024.
Les dépôts de la clientèle progressent de 2,2 %, atteignant 12,9 milliards de dinars, traduisant la confiance des particuliers et entreprises.
Les crédits à la clientèle s’établissent à 13,9 milliards de dinars, en hausse de 1,9 %, confirmant l’engagement de la BNA à soutenir les besoins de financement de l’économie.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’est accru de 7,7 %, atteignant 537 MDT, tandis que le résultat net s’élève à 155 MDT, en progression de 16,8 %.
Les capitaux propres franchissent la barre des 2,2 milliards de dinars, renforçant la solidité financière et la résilience de la banque.
Une banque engagée dans le développement durable
Au-delà des performances financières, la BNA a marqué le semestre par des initiatives structurantes:
Partenariats avec la diaspora tunisienne pour favoriser l’investissement productif.
Programme Green UMA avec l’Université de La Manouba pour impliquer la jeunesse dans la transition écologique et numérique.
Réhabilitation du Complexe de l’Enfance d’Ettadhamen, illustrant l’engagement social de la banque.
Grâce à une stratégie équilibrée entre performance financière et responsabilité sociétale, la BNA consolide sa position parmi les acteurs de référence du secteur bancaire tunisien. Les résultats du premier semestre 2025 confirment une trajectoire positive, soutenue par la confiance de ses clients et son rôle central dans l’accompagnement de l’économie nationale.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Secousse discrète mais stratégique au cœur du marché financier tunisien. Après plus d’une décennie passée à la tête de Tunisie Clearing, le dépositaire central des titres, Maher Zouari quitte ses fonctions de Directeur Général. À sa place, le Conseil d’Administration aurait choisi, selon les sources d’UNIVERSNEWS, un homme du sérail : Kais Hammami, actuel numéro deux de l’institution et ancien cadre du Conseil du Marché Financier (CMF).
Maher Zouari : l’architecte d’une modernisation
Maher Zouari a marqué de son empreinte l’histoire récente de Tunisie Clearing. Ancien haut cadre du ministère des Finances et du CMF, puis représentant de l’État auprès de la Bourse de Tunis pendant près de dix ans, il a été nommé Directeur Général de Tunisie Clearing (ex-Sticodevam) en 2011.
Sous sa houlette :
L’infrastructure post-marché a connu une modernisation profonde, avec la digitalisation progressive des services et le renforcement de la sécurité des opérations.
Le volume traité par Tunisie Clearing a dépassé les 7 milliards de dinars annuels, reflétant une montée en puissance du système.
En février 2023, il est nommé Président du Conseil scientifique de l’Institut de Formation de la Bourse de Tunis (IFBT), confirmant son rôle de bâtisseur et de pédagogue au service de la Place de Tunis.
Figure respectée du marché, Zouari a incarné à la fois la rigueur réglementaire et l’esprit d’innovation. Son départ ouvre une nouvelle page pour l’infrastructure centrale du système boursier.
Sofiane Hammami : le dauphin naturel
Pour lui succéder, le Conseil d’Administration a désigné Sofiane Hammami, jusque-là Directeur Général adjoint (numéro deux de Tunisie Clearing). Avant de rejoindre l’institution, il avait exercé au sein du Conseil du Marché Financier (CMF), où il a acquis une solide expérience réglementaire.
Ce double parcours – régulation au CMF puis opérationnel au cœur de Tunisie Clearing – lui confère une vision complète du marché financier. Discret mais reconnu pour sa compétence technique, Hammami apparaît comme le dauphin naturel de Maher Zouari.
Les défis de la nouvelle direction
La tâche qui attend Sofiane Hammami est de taille :
Digitaliser davantage les services de règlement-livraison pour répondre aux standards internationaux (IOSCO, ISO).
Fluidifier les opérations et améliorer la transparence au bénéfice des banques, intermédiaires et investisseurs.
Accompagner l’ouverture du marché à de nouveaux instruments financiers, des produits dérivés aux actifs numériques.
Renforcer l’intégration régionale afin de positionner Tunis comme une place plus attractive pour les capitaux étrangers.
Une transition stratégique
Le départ de Maher Zouari, considéré comme l’architecte de la modernisation de Tunisie Clearing, marque la fin d’une étape. L’arrivée de Sofiane Hammami, technicien de la nouvelle génération, pourrait impulser une dynamique plus tournée vers l’innovation et l’internationalisation.
Dans un contexte de fortes attentes vis-à-vis du marché financier tunisien, cette transition sera scrutée de près par la communauté financière. Derrière ce changement de direction, c’est en réalité l’avenir du cœur logistique du marché boursier tunisien qui se joue.
La banque affiche des fondamentaux robustes avec un total bilan de près de 13 milliards de dinars et un résultat net de 116 MDT.
Dans un contexte bancaire en mutation, l’établissement confirme son positionnement comme acteur majeur et pilier de l’économie Tunisienne !!!
Attijari Bank réussit un premier semestre 2025 marqué par la stabilité et la confiance.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Dans un environnement économique marqué par la volatilité internationale, les pressions inflationnistes et des contraintes réglementaires accrues, le secteur bancaire tunisien fait face à de nombreux défis. Pourtant, Attijari Bank tire son épingle du jeu et confirme son statut de référence du paysage bancaire national.
Au premier semestre 2025, la banque affiche des indicateurs solides qui traduisent sa capacité d’adaptation, sa gestion prudente des risques et la confiance continue de sa clientèle. Ses performances témoignent d’un modèle équilibré, où la solidité financière s’allie à l’innovation et à l’efficacité opérationnelle.
Un Produit Net Bancaire en croissance maîtrisée
Au 30 juin 2025, Attijari Bank a réalisé un Produit Net Bancaire (PNB) de 356,5 MDT, en progression de 2 % par rapport à la même période en 2024. Cette performance traduit une gestion équilibrée des revenus d’intérêts, des commissions et des opérations financières, confirmant la capacité de la banque à préserver ses marges dans un environnement économique marqué par des tensions de liquidité et des taux d’intérêt volatils.
Un résultat net robuste à 116 MDT
Le résultat net semestriel ressort à 116,2 MDT, un niveau solide qui confirme la rentabilité récurrente de l’établissement, malgré la hausse des charges d’exploitation et le renforcement des provisions prudentielles liées aux nouvelles exigences de la Banque Centrale.
Ce résultat, bien que légèrement en retrait par rapport à l’année précédente, démontre la résilience d’Attijari Bank et sa capacité à maintenir une trajectoire bénéficiaire durable.
Une confiance accrue de la clientèle
Les dépôts de la clientèle atteignent 11 176 MDT, en hausse de plus de 5 % sur un an. Cette progression traduit la confiance renforcée des ménages, entreprises et institutionnels dans la solidité et la qualité des services de la banque.
Parallèlement, les créances sur la clientèle s’élèvent à 7 306 MDT, illustrant l’engagement d’Attijari Bank dans le financement de l’économie réelle, en particulier des PME et des projets structurants.
Des fondamentaux financiers solides
Avec un total bilan de 12 966 MDT, la banque confirme sa place parmi les établissements majeurs du paysage bancaire tunisien.
Les capitaux propres s’établissent à 1 014 MDT, consolidant la solidité de sa structure financière et lui permettant de respecter largement les exigences réglementaires de solvabilité fixées par la Banque Centrale.
Ces chiffres attestent de la capacité d’Attijari Bank à absorber les chocs éventuels et à soutenir ses ambitions de croissance.
Une vision à long terme
Au-delà des performances financières, Attijari Bank poursuit sa stratégie de développement axée sur l’innovation digitale, l’accompagnement des entreprises, et l’inclusion financière des particuliers et des TPE.
Cette orientation renforce son rôle de banque citoyenne et de partenaire de confiance dans le développement économique national.
Conclusion
Avec un PNB en progression, un résultat net robuste, une hausse soutenue des dépôts et des capitaux propres solides, Attijari Bank réussit un premier semestre 2025 marqué par la stabilité et la confiance.
Dans un contexte bancaire en mutation, l’établissement confirme son positionnement comme acteur majeur et pilier de l’économie tunisienne.
Un retrait en pleine mandature, décidé sans annonce publique de l’intéressé, qui relance le débat sur les contreperformances de la banque !
UIB : le départ choc de Kamel Néji révèle une gouvernance en crise dans une banque sous pression secouée par les divisions internes
UIB : un départ qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses !
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) –Le départ soudain de Kamel Néji, président du Conseil d’Administration de l’Union Internationale de Banques (UIB), continue de susciter une vague d’interrogations.
Annoncé sans communication directe de l’intéressé, et en plein mandat, ce retrait prend une dimension encore plus troublante lorsqu’il est replacé dans le contexte tendu qui entoure aujourd’hui la banque : contreperformances répétées, désengagement annoncé de la Société Générale (SG) et tensions croissantes au sein de son Conseil.
Plus qu’un changement de gouvernance, cet épisode révèle les fractures internes qui paralysent le fonctionnement de l’institution et soulève des interrogations lourdes sur son avenir.
Quand l’actionnariat devient un champ de frictions
Depuis plusieurs années, l’UIB est traversée par des divergences de fond entre ses actionnaires. D’un côté, la Société Générale, actionnaire français historique, qui adopte une vision prudente, parfois jugée rigide, privilégiant la maîtrise des risques et la rationalisation des activités. De l’autre, les actionnaires tunisiens et institutionnels, qui plaident pour une stratégie plus agressive afin de défendre les parts de marché de l’UIB dans un environnement bancaire hautement concurrentiel.
Ces visions opposées ont provoqué des blocages au sein du Conseil d’Administration, où les débats se sont souvent enlisés. Les arbitrages, au lieu d’être rapides et consensuels, se sont transformés en rapports de force, générant des lenteurs dans la prise de décision et fragilisant la réactivité de la banque face aux mutations du marché.
Un climat de tensions qui mine la gouvernance
Au fil du temps, cette divergence stratégique s’est muée en tensions plus franches. Plusieurs dossiers stratégiques ont été retardés, faute d’accord, tandis que certaines décisions de gestion opérationnelle ont été compromises par des désaccords persistants. Ce climat délétère a fini par entacher le fonctionnement normal de l’activité de l’UIB, avec un impact direct sur ses performances financières.
Dans ce contexte conflictuel, le retrait progressif de la Société Générale du capital de l’UIB est venu accentuer les incertitudes. L’actionnaire français, déjà en retrait dans la dynamique décisionnelle, semblait moins investi dans la recherche de solutions pour redresser la trajectoire de la banque. Cette attitude a nourri les frustrations des autres actionnaires, convaincus que le poids de SG freine la capacité de l’UIB à se repositionner efficacement.
Le départ de Kamel Néji : la conséquence d’un système bloqué
C’est dans ce climat de crispation que le départ de Kamel Néji doit être interprété. Officiellement non expliqué, mais officieusement perçu comme le produit des tensions internes, il traduit l’incapacité du Conseil à surmonter ses divisions. Le président du Conseil, pris en étau entre des visions irréconciliables, n’a pu maintenir l’équilibre.
Le paradoxe reste que Néji disposait encore d’un capital de confiance auprès du marché et des régulateurs. Mais ses marges de manœuvre, limitées par les blocages du Conseil, ont fini par réduire son efficacité. Le changement de gouvernance apparaît alors moins comme une sanction individuelle que comme la conséquence d’une fracture collective.
Une banque à la croisée des chemins
Aujourd’hui, l’UIB se retrouve dans une situation délicate :
Elle doit gérer la transition d’un actionnaire de référence international en retrait, sans perdre la confiance du marché ;
Elle doit apaiser les tensions internes et restaurer une dynamique de gouvernance fonctionnelle ;
Elle doit redéfinir une stratégie claire, conciliant prudence et croissance, pour retrouver sa rentabilité et défendre ses parts de marché.
Un capital de confiance entamé
Paradoxalement, Kamel Neji jouissait encore récemment d’un capital de confiance certain, aussi bien auprès du marché que des autorités de régulation. Sous son mandat, l’UIB avait poursuivi des efforts de modernisation et renforcé ses dispositifs de contrôle interne. Mais ces avancées n’ont pas suffi à masquer la faiblesse persistante des performances financières, qui a fini par creuser un fossé entre ambitions affichées et résultats tangibles.
Les enjeux derrière ce séisme interne
Ce départ n’est pas un simple épisode isolé. Il met en lumière plusieurs enjeux cruciaux pour l’avenir de l’UIB :
Stabiliser la gouvernance après le retrait de Société Générale ;
Restaurer la confiance des actionnaires et des marchés dans la capacité de la banque à renouer avec la croissance ;
Répondre aux exigences accrues de la Banque Centrale et des régulateurs internationaux, dans un contexte de pression renforcée sur la solidité financière des banques tunisiennes ;
Rassurer la clientèle face à une concurrence plus agressive que jamais.
Conclusion : un avertissement pour tout le secteur bancaire
Le départ de Kamel Néji met en lumière les faiblesses d’une gouvernance éclatée, où la divergence de visions entre la Société Générale et les autres actionnaires a freiné la prise de décision et fragilisé la stratégie de l’UIB.
Plus qu’un signal isolé, il constitue un avertissement adressé à l’ensemble du secteur bancaire tunisien : sans alignement clair entre actionnaires et dirigeants, les institutions financières risquent de s’enliser dans des blocages internes, au détriment de leur performance et de leur crédibilité.
L’UIB, désormais à la croisée des chemins, devra trouver un nouvel équilibre pour restaurer la confiance et relancer sa dynamique.
Croissance soutenue, rentabilité confirmée et gestion prudente des risques !!
Plus qu’un simple résultat financier, cette performance traduit la vision d’une banque responsable, performante et tournée vers l’avenir !!!
Les résultats confirment la capacité de la banque à générer de la valeur tout en maintenant une stratégie prudente face aux aléas économiques.
Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Dans un climat économique encore marqué par la volatilité internationale et les défis internes, Amen Bank s’impose comme l’un des acteurs bancaires les plus résilients en Tunisie. La banque vient de publier ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2025, faisant ressortir une progression significative de ses principaux indicateurs, un renforcement de ses fonds propres et une rentabilité en nette amélioration.
Amen Bank démarre l’année 2025 sur une trajectoire ascendante. Au terme du premier semestre, la banque enregistre une progression remarquable de son bilan qui atteint 12,35 milliards de dinars, des dépôts en hausse de 9 %, un résultat net consolidé de 130,9 millions DT et des fonds propres renforcés à 1,59 milliard DT.
Ces performances, obtenues dans un contexte économique exigeant, confirment la capacité d’Amen Bank à conjuguer croissance, rentabilité et prudence.
Un bilan qui franchit un nouveau cap
Le total bilan d’Amen Bank atteint 12,35 milliards de dinars, contre 11,32 milliards un an auparavant, soit une croissance de près d’1 milliard DT. Cette évolution repose sur :
Un portefeuille de crédits à 7,17 milliards DT, confirmant le rôle moteur de la banque dans le financement de l’économie,
Un portefeuille d’investissement en forte hausse, passant de 2,72 milliards à 3,16 milliards DT, soit +16 % en six mois,
Et un renforcement des liquidités disponibles auprès de la Banque Centrale.
Cette dynamique traduit une stratégie claire : consolider la solidité financière tout en diversifiant les sources de revenus.
Dépôts en forte progression : un gage de confiance
Les dépôts de la clientèle grimpent à 8,7 milliards DT, en hausse de plus de 700 millions de dinars en un an (+9 %).
Cette performance illustre la confiance renouvelée des ménages, des entreprises et des investisseurs dans la solidité d’Amen Bank. Elle reflète également le succès des offres de dépôts et produits d’épargne adaptés aux besoins de la clientèle.
Une rentabilité confirmée malgré les défis
Le résultat net semestriel s’élève à 130,9 millions DT, contre 124,6 millions à la même période en 2024.
Le Produit Net Bancaire (PNB) atteint 308 millions DT, en progression de 4,4 %, porté par :
Une hausse des revenus de portefeuille d’investissement,
Des gains financiers plus importants sur opérations de marché,
Et une maîtrise des charges d’exploitation, grâce à une gestion rigoureuse des coûts.
Ces résultats confirment la capacité de la banque à générer de la valeur tout en maintenant une stratégie prudente face aux aléas économiques.
Une banque robuste et bien capitalisée
Au 30 juin 2025, les capitaux propres de la banque atteignent 1,59 milliard DT, en hausse de 120 MDT sur un an.
Le taux de couverture des créances classées dépasse 75 %, gage de prudence et de respect des standards de la Banque Centrale.
Avec un résultat par action de 3,75 dinars, Amen Bank consolide sa place parmi les établissements les plus rentables du marché.
Une stratégie tournée vers l’avenir
Au-delà des chiffres, Amen Bank s’inscrit dans une démarche de modernisation et d’innovation :
Accélération de la digitalisation des services bancaires,
Soutien accru aux entreprises industrielles et de services, qui concentrent plus de 11,4 milliards DT d’engagements,
Développement d’une offre inclusive à destination des particuliers et des PME.
La banque confirme ainsi sa volonté d’être un acteur majeur de la relance économique tunisienne, alliant proximité, innovation et solidité financière.
En résumé
Avec un bilan en expansion, des dépôts en forte croissance, un bénéfice net en hausse et des fonds propres renforcés, Amen Bank signe un premier semestre 2025 convaincant. Plus qu’un simple résultat financier, cette performance traduit la vision d’une banque responsable, performante et tournée vers l’avenir.