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Empfangen — 14. Juni 2026 Französischsprachig

Projet Meraviglia : mieux comprendre les enjeux environnementaux d’Hammamet pour passer à l’action

Von: tmps
14. Juni 2026 um 11:14

Si nous souhaitons pour demain un monde plus vert et une empreinte carbone réduite, il est plus que jamais important de comprendre les enjeux de la transition écologique, d’expliquer les conséquences du changement climatique, mais aussi et surtout d’agir. Alors comment transmettre au mieux ces enjeux afin d’inciter à passer à l’action dans la vie de tous les jours ?Il est plus que jamais important de réinterroger la société pour évoluer vers un monde plus durable. La transition écologique ne peut se faire qu’avec la force du collectif et le changement des pratiques du plus grand nombre. La sensibilisation est donc primordiale car elle permet de prendre conscience de la nécessité d’évoluer.La réduction de l’empreinte carbone dépend du développement des pratiques écoresponsables de chacun. Et ça, les tunisiens l’ont déjà compris. Ils sont convaincus que modifier son mode de vie est nécessaire pour limiter les effets du changement climatique

Dans le cadre du projet Meraviglia, l’Association d’éducation relative à l’environnement  (l’AERE) a organisé le 8 juin 2026 un atelier participatif auquel ont pris part 22 acteurs représentant des associations, des experts, des universitaires, des incubateurs, des organisations professionnelles, des centres de formation, des élus, des entrepreneurs et des citoyens afin de partager des solutions pour le développement durable, le renforcement de la résilience climatique de la  ville d’Hammamet ainsi que la consolidation  de l’‘éco-entrepreneuriat pour nos jeunes. La Tunisie comme l’a souligné Dr Salem Sahli Président de l’Association d’éducation relative à l’environnement a fait de la transition écologique un axe stratégique de diversification économique. Elle essaie de conjuguer finance verte, innovation technologique et mesures concrètes de décarbonations. « Nous avons fait des progrès significatifs dans la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement. Des projets d’énergie renouvelable aux initiatives de réduction des déchets et des émissions de carbone, le pays s’engage pour un avenir plus vert. L’économie verte est une opportunité pour le pays pour atteindre des objectifs de croissance économique et de développement durable tout en contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique tout en assurant une croissance qui intègre la préservation et la valorisation du capital naturel et humain. C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement du projet « Meraviglia » à Hammamet avec le soutien du programme Interreg NEXT MED de l’Union européenne.  Cette initiative vise à soutenir l’entrepreneuriat vert en Tunisie et dans la région méditerranéenne, et à transformer les défis environnementaux en opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes peu ou pas qualifiés. Les opportunités sont grandes mais les obstacles structurels aussi et principalement l’accès au financement, la formation et l’accompagnement des porteurs de projets and last but not least la bureaucratie et la lourdeur administrative. Aussi le projet MERAVIGLIA vient-il à point nommé pour appuyer les stratégies nationales de promotion de l’entrepreneuriat vert dans notre pays. De plus, il est synergique et en phase avec les différents programmes d’appui qui soutiennent les entrepreneurs tunisiens tels que le projet Greenov’i, le Green Tunisian Business Program ou encore le Startup Act.

Plusieurs conditions facilitent le passage à l’action

Le passage à l’action est conditionné par la conscience d’un malaise et de l’identification des problèmes environnementaux .Cela passe par la compréhension que la situation actuelle n’est plus viable mais qu’il existe une situation future meilleure, et que l’on peut agir efficacement pour y parvenir. Ce sont ces conditions que les dispositifs élaborés par ce projet Meraviglia s’efforcent d’ailleurs de réunir. La force du collectif est également moteur du changement .Une minorité d’engagés suffit par exemple à créer une dynamique efficace.C’est dans ce cadre que s’inscrit ce premier atelier participatif a précisé Karim Rejeb, expert en entrepreneuriat vert « Cette première réunion avait pour but de préparer le terrain, établir le contexte local afin de comprendre le contexte et se mettre d’accord sur les défis environnementaux clés et prioritaires qui caractérisent la région d’Hammamet .L’entrepreneuriat vert représente un atout pour accompagner la Tunisie vers la transition écologique. Ce projet se distingue par sa prise en compte des spécificités locales afin de parvenir à une prise en compte des enjeux environnementaux, économiques et sociaux de ce territoire, l’identification des besoins, la formation du public pour lancer des micro-projets verts  .Notre objectif est de  privilégier le soutien à l’entrepreneuriat vert pour stimuler le développement, tout en créant un modèle innovant de Tiers-Lieux dédiés aux compétences environnementales, une  académie virtuelle dédiée à l’entrepreneuriat vert, des parcours de formation transnationaux combinant e-learning, mentorat et mises en situation pratiques et des  résidences d’éco-entrepreneurs favorisant l’apprentissage interculturel ».

Cette belle cité  comme l’ont soulevé les participants  souffre principalement de problèmes liés à la dégradation de l’environnement, des ressources naturelles terrestres et marines et des milieux de vie. Ces problèmes sont divers : accumulation des déchets organiques, industriels et verts, dégradation des terres, pollution des écosystèmes et des eaux souterraines et marines, problème de l’eau, déforestation des milieux naturels, érosion littorale, urbanisation accrue,  salinisation….

Plusieurs intervenants ont   souligné l’importance de relever les défis environnementaux par une approche participative impliquant divers acteurs et de mieux comprendre les défis environnementaux et de proposer des solutions basées sur l’observation sur le terrain et l’expertise locale, la faisabilité avec l’espoir de créer un réseau  capable de promouvoir des projets environnementaux, de diffuser la culture de la conscience écologique au sein de la société et de  transformer de la transition écologique en leviers d’emplois durables sans oublier d’assurer la pérennité du projet . Les échanges ont également mis en lumière l’importance de renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé .Les travaux de cet atelier  se sont achevés avec l’adoption d’un ensemble de recommandations, dont l’identification des enjeux environnementaux locaux, la  priorisation des besoins environnementaux et la  définition des plans d’action et de formation pour répondre aux besoins ainsi que la nécessité de poursuivre ce type d’initiatives afin d’impliquer effectivement la population dans les efforts locaux de préservation de l’environnement.

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Crèches et jardins d’enfants : un cadre législatif à moderniser et à renforcer

Von: tmps
14. Juni 2026 um 10:11

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation de la création et du fonctionnement des crèches et des jardins d’enfants figure parmi les textes récemment examinés par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Présenté par un groupe de députés, ce texte s’inscrit dans une démarche visant à moderniser et à renforcer l’encadrement d’un secteur stratégique, en tenant compte des mutations sociales et des exigences croissantes en matière d’éducation, de protection et d’accompagnement de la petite enfance.

Dans ce cadre, la commission a tenu, le mercredi 10 juin 2026, une séance d’audition consacrée à l’examen de cette proposition de loi et à l’écoute de ses initiateurs. À cette occasion, les députés ont souligné que «l’efficacité d’une législation ne repose pas uniquement sur la qualité de ses dispositions, mais également sur sa capacité à être appliquée de manière concrète et effective sur le terrain afin d’atteindre les objectifs pour lesquels elle a été élaborée».

Auditions des parties prenantes : vers des ajustements du projet de loi

Lors de cette séance, les représentants de l’initiative législative ont salué l’approche participative adoptée par la commission dans l’étude du texte. Ils ont relevé que plusieurs recommandations formulées par les parties auditionnées se sont distinguées par leur pertinence et leur caractère objectif.

Il convient de rappeler que la commission a organisé une série de séances d’audition avec les différentes parties prenantes du secteur. Parmi ces dernièresfigurent notamment les représentants du Groupement professionnel des crèches et jardins d’enfants relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), ainsi que ceux de la Chambre syndicale nationale des crèches et jardins d’enfants affiliée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

À cet égard, les initiateurs de la proposition de loi ont indiqué que parmi les recommandations jugées les plus constructives figurent l’appel à assouplir les dispositions de l’article relatif à l’intégration des enfants en situation de handicap au sein des structures de la petite enfance.

Ils ont ainsi estimé que certaines autres propositions méritent d’être réexaminées. Il s’agit notamment des dispositions de l’article relatif à l’obligation pour l’établissement de recourir à un psychologue, ainsi que de celles de l’article concernant l’accueil des enfants en situation de handicap et la mise à disposition d’espaces adaptés, ainsi que d’un personnel qualifié pour leur prise en charge. «Ces spécialités demeurent insuffisamment disponibles dans les régions intérieures. Par ailleurs, le coût financier de ces exigences pourrait dépasser les capacités des établissements de la petite enfance», ont-ils expliqué.

Projet de loi n° 2026-029 : les principales dispositions

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants comprend 30 articles. Selon son exposé des motifs, elle vise notamment à définir le cadre juridique régissant ces structures et à renforcer les garanties de protection de l’enfance. Le texte insiste en particulier sur l’exigence de bonne conduite et de moralité, tant pour les promoteurs que pour l’ensemble du personnel exerçant au sein de ces établissements, compte tenu de la sensibilité du secteur et de la vulnérabilité du public concerné.

Le projet entend également lutter contre la prolifération des structures accueillant des enfants en dehors du cadre légal. À cet effet, il prévoit un ensemble de sanctions renforcées à l’encontre des établissements recevant des enfants âgés de moins de trois ans dans des crèches ou de trois à six ans dans des jardins d’enfants, sans avoir obtenu le récépissé de dépôt du cahier des charges exigées par la législation en vigueur.

Par ailleurs, le projet de loi interdit à tout directeur de crèche ou de jardin d’enfants de refuser l’admission d’un enfant en situation de handicap âgé de deux mois à six ans, dès lors qu’un rapport médical établi par un médecin spécialiste ou par la commission régionale chargée de l’attribution des cartes de handicap atteste de sa capacité à être intégré avec les autres enfants. En outre, le texte indique que le promoteur de l’établissement est tenu de mettre en place les conditions nécessaires à cette intégration, notamment un espace adapté, ainsi qu’un personnel éducatif qualifié.

Nouha MAINSI

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Numérisation du système de santé : le chantier s’accélère, mais plusieurs défis persistent

Von: tmps
14. Juni 2026 um 09:30

Le secteur de la santé en Tunisie s’apprête à entrer dans une phase de transformation numérique sans précédent. Face à l’essoufflement du modèle de gestion traditionnel, dans le cadre duquel la prédominance du papier engendre de mauvaises performances en termes d’efficacité opérationnelle et de coûts, le ministère de la Santé s’est engagé dans un vaste chantier de numérisation complète des hôpitaux publics. Ce projet ambitieux vise à instaurer une gouvernance transparente, à optimiser les ressources matérielles et à garantir un accès équitable aux soins.

L’accélération de ce programme s’appuie sur une planification stratégique de longue date et des appuis financiers majeurs. Financé par un prêt de 27,3 millions d’euros de l’Agence française de développement (environ 93 millions de dinars) et des dotations budgétaires, ce chantier a commencé par la mise à niveau informatique de 15 hôpitaux pilotes. Les axes prioritaires comprenaient l’intégration du dossier médical numérique, la dématérialisation des archives et le déploiement de systèmes d’archivage d’images médicales.

Début 2026, une nouvelle étape a été franchie grâce à un partenariat stratégique entre le ministère de la Santé et l’opérateur public Tunisie Télécom. Cette collaboration repose sur quatre piliers techniques indispensables : la connexion internet à haut débit de l’ensemble des établissements de santé (en particulier les structures de soins de base), le déploiement de solutions Cloud 100% tunisiennes, la création d’un modèle d’«hôpital numérique» et l’extension des consultations spécialisées à distance dans les régions intérieures.

Sur le terrain, la concrétisation des services s’accélère. L’année 2026 marque l’entrée en vigueur de l’Identifiant National Santé unique, ainsi que la numérisation des dossiers médicaux scolaires et universitaires. En parallèle, une plateforme nationale de vaccination intègre désormais l’ensemble des données, y compris pour la rage ou les vaccins recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec une généralisation progressive au secteur privé.

En matière de soins à distance, la télémédecine progresse. Le service de téléradiologie couvre des dizaines d’hôpitaux régionaux assurant près de 90 examens par scanner toutes les 24 heures, tandis que les cliniques virtuelles de médecine à distance dispensent des centaines de consultations dans plusieurs spécialités comme la rhumatologie.

La digitalisation a également concerné la gestion des stocks de médicaments. Pour rationaliser l’approvisionnement, le ministère est en train de déployer la plateforme «e-pharmacie», conçue pour suivre en temps réel la consommation des médicaments et des dispositifs médicaux entre la Pharmacie Centrale de Tunisie (PCT) et les structures hospitalières publiques.

Des lacunes structurelles à combler  

De plus, une plateforme numérique dédiée à la chaîne du froid sécurise désormais la conservation des produits médicaux sensibles sur plus de 500 sites à travers le pays. Enfin, des outils basés sur l’intelligence artificielle épidémiologique s’articulent autour de l’approche intégrée «One health» (Une seule santé), unifiant l’analyse des données sanitaires humaines, animales et environnementales pour assurer une meilleure réactivité face aux risques sanitaires.

Sur un autre plan, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) s’apprête à généraliser la carte Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) aux établissements publics de santé et aux prestataires de soins exerçant dans le secteur privé d’ici fin 2027, afin de dématérialiser entièrement le parcours de soins. Dans ce cadre, un appel d’offres a été déjà lancé pour sélectionner les fournisseurs des logiciels de gestion de l’ensemble du système alors que la distribution des cartes de soins électroniques se poursuit à un rythme accéléré. Des lecteurs de carte seront ensuite distribués aux diverses catégories de prestataires de soins, après une phase pilote lancée depuis 2023 dans les hôpitaux publics et auprès de dizaines de médecins de famille dans plusieurs régions.

Malgré ces déploiements technologiques de grande envergure, le système de santé tunisien souffre de lacunes structurelles qui risquent de freiner l’impact réel de la numérisation. La principale contradiction réside dans le décalage flagrant entre les nouveaux outils de traçabilité numérique et la disponibilité concrète des stocks de médicaments.

Des pénuries aiguës de traitements vitaux, tels que les dérivés de la morphine ou les traitements immunosuppresseurs indispensables aux greffes d’organes, ont mis en exergue les limites de la seule approche digitale. La plateforme «e-pharmacie» ne peut pas résoudre à elle seule une crise de liquiditésau niveau de la Pharmacie centrale. Bien que le gouvernement ait réagi en injectant une enveloppe budgétaire additionnelle de 15 millions de dinars et en introduisant des dispositions législatives strictes dans la loi de Finances, les retards de paiement de la PCT envers les laboratoires pharmaceutiques étrangers continuent de gripper la chaîne d’approvisionnement. Le numérique permet de cartographier la pénurie avec précision, mais il ne remplace pas les devises nécessaires aux achats.

Par ailleurs, une fracture numérique subsiste entre les grands centres hospitalo-universitaires du littoral et les structures de santé de base dans les régions les plus reculées, où l’infrastructure réseau demeure parfois instable et le matériel informatique vieillissant. Autant dire que le succès du chantier de la numérisation du système de santé nationale ne dépendra pas uniquement des performances des logiciels. Il reste tributaire d’une réforme en profondeur du régime national d’assurance maladie, de l’assainissement financier de la Pharmacie centrale, de l’augmentation des budgets accordés aux structures de soins et de la valorisation d’un capital humain qui souffre d’une fuite massive de ses compétences médicales et informatiques vers l’étranger, au risque de fragiliser la gestion quotidienne des plateformes numériques, la maintenance et l’appropriation des systèmes installés. Un chantier dans le chantier…

Walid KHEFIFI

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Nuisances estivales : ça commence !

Von: tmps
14. Juni 2026 um 08:26

S’il est un problème commun à tous les citoyens durant la saison estivale, c’est bien le tapage (diurne ou nocturne) et les nuisances sonores sous toutes les formes. Ce problème fait couler beaucoup d’encre en cette période de l’année, du moment qu’il porte atteinte non seulement à la tranquillité des personnes mais aussi à leur santé physique et psychique.

Quelle que soit son origine (des voisins ou de la rue), le tapage dénote une attitude incivile et condamnable.

Ce qu’il faut condamner, en fait, c’est l’attitude des gens (auteurs ou victimes du tapage) dans leurs réactions vis-à-vis de ce problème. Souvent, certains se conduisent en hors-la-loi en faisant fi du repos des voisins. Pourtant, le tapage nocturne et les nuisances sonores sont l’apanage des autorités municipales et font l’objet de législations qu’il suffit d’appliquer rigoureusement pour que chacun sache ses droits et ses devoirs. Malheureusement, certains agents municipaux ne font pas convenablement leur travail.

Les bruits occasionnés par le voisinage sont à l’origine de plusieurs altercations et conflits entre habitants du même quartier ou immeuble : les fêtes, les chants et les cris sont de simples exemples qui affectent la vie des gens et perturbent les relations entre les voisins. Que de plaintes portées aux postes de police, et que de pétitions adressées aux conseils municipaux pour attirer l’attention des autorités sur des cas de troubles de voisinage dus aux différents bruits provoqués par certains voisins, de jour comme de nuit ! De telles nuisances sont considérées comme un non-respect des règles du bon voisinage et de la vie en communauté qui requièrent en principe le respect mutuel, la coopération et la compréhension.

En ville, dans les cités et les grandes agglomérations où les logements sont généralement sous forme d’immeubles, les lamentations sont fréquentes,surtout à propos des nuisances nocturnes sachant que pendant l’été, les veillées se prolongent à des heures indues au sein des familles. C’est surtout le voisin d’en bas (celui de l’étage de dessous) qui trouve de quoi se plaindre : en effet, les pas d’un petit enfant qui court dans le salon, qui tire une chaise, qui fait tomber un vase ou qui claque une porte…, tout cela pourrait faire trembler tout l’immeuble pour qui veut se plaindre ! Parfois, c’est le volume de la radio ou de la télé qui dérange ; la voix des occupants de l’appartement d’en-haut est souvent jugée trop élevée et agaçante. Pour certains voisins trop sensibles, rien que le bruit d’une clé dans la serrure provoque facilement la grogne. Même les aboiements d’un petit chien de salon pourraient causer des disputes entre voisins ! Et la liste pourrait s’allonger à l’infini ! N’oubliez pas d’ajouter les cas de tapage dus aux fêtes familiales (mariages, fiançailles, circoncision, anniversaire, bac…) qui s’étendent parfois sur plusieurs soirées avec tous les tracas qui s’ensuivent : chants et musiques, danse, cris et applaudissementsjusqu’à l’aube !

Quoique le tapage nocturne et les nuisances sonores soient punis par la loi, certains citoyens continuent à faire fi des règlements en vigueur qui considèrent que tout bruit excédant les normes et susceptible de gêner autrui entre 22H du soir et 06H du matin est considéré comme une infraction passible d’amende. Il est vrai que les autorités compétentes (agents de police ou agents municipaux) interviennent pour mettre fin au calvaire suite aux plaintes de voisinsvictimes d’un tapage nocturne mais parfois, pour des raisons de convivialité et de complaisance, certains voisins font la sourde oreille et doivent avaler la pilule, prétextant qu’un jour peut-être ils seraient, à leur tour, auteurs de tels bruits nuisibles. Mais que dire des autres habitants, impolis et agressifs de nature, qui ne se soucient jamais du repos de leurs voisins en dépassant toutes les limites en matière de tapage et, en cas de plainte, ils recourent au règlement de comptes et à la vengeance en usant de tous les moyens violents contre leurs voisins qui commencent par des engueulades et finissent par des coups de poings…

Respecter les règles de bon voisinage

En cas de nuisance sonore ou de tapage nocturne ou diurne, les syndics des différentes cités ont certainement un grand rôle à jouer quant à la sensibilisation des habitants aux règles de bon voisinage en leur faisant rappeler le sens des civilitéset du respect mutuel. En cas de conflit entre voisins à cause du bruit, le syndicat de l’immeuble peut arranger les choses avant même que l’un d’eux n’aille porter plainte. Mais de tels conflits pourraient être évités si le syndicat recourait à des mesures préventives, comme par exemple l’affichage mural des conseils et des recommandations relatifs au respect d’autrui et aux règles de bon voisinage (mettre la radio ou la télé en sourdine à partir de 22H, porter des pantoufles ou des chaussettes pour se déplacer dans l’appartement, huiler les portes grinçantes, munir les pieds des chaises et des tables d’embouts de caoutchouc pour les déplacer sans bruit…). A l’occasion de la célébration d’une fête de mariage ou autre, la personne concernée pourrait aviser le syndicat de la date de la cérémonie et ce dernier, à son tour, informera les habitants de l’événement en affichant l’information à l’entrée de l’immeuble pour permettre à chacun de prendre les précautions nécessaires avant le jour J. Cette procédure est appliquée depuis longtemps dans la plupart des pays européens, histoire de diminuer le nombre de plaintes enregistrées chaque année suite aux nuisances sonores et à toutes les formes de tapage…

Hechmi KHALLADI

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