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À Nabeul, au cœur du dépistage du cancer du sein

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 10:14

En ce mois d’octobre, l’ensemble des établissements hospitaliers se mobilise autour d’un même message : ensemble, plus forts contre le cancer du sein. Détecté à un stade précoce, il offre de très bonnes chances de guérison et permet souvent des traitements moins lourds.

Autopalpation, examen clinique, mammographie selon l’âge et l’avis du médecin : des gestes simples pour agir à temps. Dans la salle d’attente du service d’imagerie médicale, le silence n’est rompu que par le chuchotement des patientes. À l’occasion d’Octobre Rose, la campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein, elles sont des centaines à attendre leur tour pour une mammographie. Ce lieu transitoire concentre à lui seul l’espoir, l’anxiété et la solidarité féminine. A 13h 00, elles étaient 600 patientes au centre cardiologique de Nabeul.

L’atmosphère : une attente partagée

Les chaises en skaï bleu affichent complet. Sur les visages des femmes de tous âges, le programme de dépistage ciblant principalement les 25 à 70 ans, se lit une palette d’émotions. Certaines regardent fixement le sol, les mains croisées, tandis que d’autres échangent des sourires complices pour désamorcer l’angoisse. L’attente est souvent le moment où la vulnérabilité refait surface : les motifs de leur présence diffèrent, mais l’objectif reste le même, celui de prendre soin de sa santé. Ce lieu transitoire concentre à lui seul l’espoir, l’anxiété et la solidarité féminine.

À tout juste 50 ans, une jeune femme participe à son premier dépistage organisé. «J’ai repoussé l’échéance plusieurs fois par peur d’avoir mal, mais avec toutes les affiches ce mois-ci, je me suis dit que je n’avais plus d’excuses». L’attente est stressante, mais je sais que c’est nécessaire. Plus loin, Fatma affiche un calme olympien. «C’est ma septième mammographie. Je viens tous les deux ans. Pour moi, c’est comme une révision obligatoire. On attend un peu, c’est vrai, car le service est surchargé en octobre, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix». Dans un coin, deux femmes qui ne se connaissaient pas dix minutes plus tôt partagent leurs expériences et leurs astuces pour ne pas stresser pendant l’examen, illustrant la force des liens éphémères qui se créent dans cette antichambre de la médecine

 Pour Nawel Khadhar, «cette initiative vise à encourager les femmes à recourir régulièrement aux examens médicaux, en vue de favoriser la détection des lésions à un stade précoce et d’améliorer les chances de traitement dans le cadre de la célébration du mois international de sensibilisation au cancer du sein, Octobre rose. Plus la maladie est détectée tôt, plus les possibilités de traitement sont importantes». Tout en mettant l’accent sur le rôle de la sensibilisation pour encourager les femmes à se rendre dans les centres de dépistage, pour effectuer régulièrement des frottis cervico-vaginaux et des mammographies. Un cancer du sein détecté tôt, c’est 90% de chances de guérison. L’examen simple sauve des milliers de vies chaque année, mais encore trop de femmes craignent d’aller se faire dépister. Il y a déjà dans un premier temps certaines patientes qui sont stressées par rapport à l’examen, qui ont peur des éventuels résultats qui peuvent être pathologiques. En Tunisie, 4.500 nouveaux cas de cancer du sein sont enregistrés chaque année. Ce chiffre devrait atteindre environ 6.000 en 2030.

Derrière les portes closes

Derrière les portes closes du cabinet de radiologie, le personnel médical s’active au rythme des technologies modernes pour scruter les tissus mammaires. Actuellement, le taux de participation au dépistage organisé oscille autour de 45% à 48%, un chiffre que nous espérons voir grimper grâce à cette journée de forte affluence. A 13h 00, elles étaient 600 patientes. Alors que la porte s’ouvre et qu’un nom est appelé, une nouvelle patiente se lève. L’attente prend fin, laissant place à un examen rapide qui, dans la grande majorité des cas, apporte le soulagement d’un résultat rassurant. «Je redoutais beaucoup ma première mammographie. En réalité, la compression ne dure que quelques secondes. L’examen complet a duré moins de dix minutes, a indiqué une jeune institutrice. J’avais senti une petite boule dans mon sein. La mammographie a permis de vérifier que ce n’était pas un cancer. Cet examen m’a rassurée et m’a rappelé l’importance du dépistage», a souligné une dame âgée de 55 ans.

«Un cancer du sein détecté tôt, c’est 90% de chances de guérison», affirme Nawel Khadhar. «L’examen simple sauve des milliers de vies chaque année, mais encore trop de femmes craignent d’aller se faire dépister. Il y a déjà dans un premier temps certaines patientes qui sont stressées par rapport à l’examen, qui ont peur des éventuels résultats qui peuvent être pathologiques. Chaque année, le cancer du sein, le cancer le plus fréquent chez la femme en Tunisie, représente environ 30% de l’ensemble des cancers féminins, avec plus de 4.000 nouveaux cas recensés chaque année», dit-elle. Pour sa part, Dr Yosra Bouachir a mis en avant l’importance de la mammographie, qui permet de détecter le cancer du sein à un stade précoce, parfois jusqu’à trois ans avant l’apparition des symptômes. «Cet examen, d’une durée d’environ 20 minutes, contribue à améliorer les chances de guérison, qui dépassent 95% lorsque la maladie est diagnostiquée précocement», a-t-elle expliqué. Elle a également souligné l’importance de réaliser une mammographie chaque année, même pour les jeunes en dehors des périodes de grossesse et d’allaitement, tout en rappelant le rôle de l’auto-examen des seins, qu’il est recommandé d’effectuer une fois par mois, notamment chez les femmes de plus de 40 ans. Le dépistage contribue ainsi à prévenir l’évolution de ces lésions vers un cancer, à diagnostiquer certaines formes de la maladie à un stade précoce, à limiter le recours à des traitements lourds et à réduire l’incidence et la mortalité liées à cette pathologie.

Témoignages

Les témoignages de certaines patientes sont des récits puissants, remplis d’émotion, de courage et d’espoir. Chaque découverte de la maladie, souvent à la suite de la détection d’une grosseur ou d’un symptôme anormal ou encore d’une mammographie, marque un tournant dans la vie de ces femmes. Leurs histoires reflètent la réalité vécue par des milliers de patientes chaque année.  Le nombre de cancers augmente chaque année. «Derrière chaque opération, chaque traitement, il y a une épreuve physique et psychologique intense, mais aussi une réhabilitation progressive, un retour à soi et à la vie. Leur expérience, souvent bouleversante, met en lumière une formidable capacité de résilience. Le partage de leur histoire est un acte profondément émouvant, mais aussi un geste solidaire, qui devient une source d’information, de réconfort et de force pour d’autres femmes en cours de traitement», nous explique Dr Bouachir. Plusieurs femmes ont voulu témoigner au cours de cette journée. Pour moi, disait la première dame, «on a traversé, on a vaincu le cancer. On a passé une colline, maintenant on a le monde à conquérir, un nouveau monde. Je le trouve tellement courageux d’avoir accepté d’être là, juste là aujourd’hui, parler de ça».  Une mammographie de dépistage a changé le cours de sa vie. Aujourd’hui et en pleine forme, une jeune dame raconte son histoire dans l’espoir d’encourager les autres à prioriser le dépistage, à se renseigner sur leurs antécédents familiaux et à prendre leur santé en main. «Aujourd’hui, je suis guérie. Mon parcours m’a rendue plus forte. Je témoigne pour dire que oui, on peut traverser ce combat et s’en sortir», dit-elle

Kamel BOUAOUINA

                                                       

 

 

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L’automne installe ses «pathologies de saison»

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 09:21

L’automne est une saison de transition caractérisée par des changements climatiques importants : baisse des températures, augmentation de l’humidité et diminution de la luminosité. Ces changements peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation de certaines pathologies. Avec l’arrivée de l’automne, les premières fraîcheurs arrivent et les premiers maux physiques commencent à apparaître : fatigue, gorge irritée, tête lourde, nez qui coule… Les virus de l’automne sont bel et bien arrivés. Avec leurs effets visibles : yeux rougis, mouchoirs en papier dans les mains et salves d’éternuements et de toux, à la maison, à l’école, dans les transports en commun et dans les lieux publics. Certes, ce rhume qui attaque grands et petits en ces premiers jours d’automne n’a rien de dramatique, mais il peut être très pénible, surtout lorsqu’il a tendance à s’éterniser, notamment pour les enfants qui ne savent pas souvent prendre les précautions nécessaires. 

En effet, en cette période de changements alternatifs de temps, qui devient tantôt froid, tantôt chaud, les enfants changent souvent de vêtements selon la variation des températures tout au long de la journée, provoquant ainsi la propagation du rhume parmi eux. Cette période de l’année qui coïncide avec les premières semaines de la rentrée scolaire peut se révéler parfois particulièrement éprouvante pour les élèves. De même, les premiers cas de la grippe saisonnière apparaissent, ce qui nécessite une vaccination pour se prémunir contre ce virus et son pouvoir infectieux. 

Les maladies infectieuses apparaissent

En automne, les variations de température, d’humidité et de luminosité peuvent provoquer l’apparition de symptômes sur le corps humain, tels que des rhumes ou des infections saisonnières. En effet, les rhumes, causés par des rhinovirus, sont plus fréquents à cette période. C’est pourquoi chaque année, une campagne antigrippe est organisée chez nous pour exhorter les citoyens à se faire vacciner contre cette maladie saisonnière. En effet, cette transition, de l’été vers l’automne, peut entraîner des effets considérables sur nos habitudes de vie, notre santé, notre humeur et notre état psychologique.

En effet, le passage d’une saison à une autre est souvent mal supporté par les gens. Ce changement du temps n’est pas sans conséquence sur l’homme, son organisme, voire son caractère. Avec l’entrée de l’automne et les premières fraîcheurs du temps, la température baisse sensiblement de quelques degrés par rapport aux chaleurs de l’été, le temps devient plus frais et plus humide, c’est pourquoi la plupart des gens sont allergiques à ce changement climatique, d’où l’apparition de troubles sanitaires, de fatigue et de mauvaise humeur.

Fatigue et mauvaise humeur

Selon les spécialistes, avec l’automne, de nombreuses personnes ressentent de la fatigue et une mauvaise humeur. Les changements saisonniers affectent également notre corps et notre rythme biologique, ce qui peut contribuer à ces symptômes négatifs. En fait, en automne, la durée des journées commence à diminuer et certaines personnes peuvent se sentir d’humeur maussade. Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas forcément seulement d’une sensation puisque, selon les spécialistes, la lumière du soleil régule des molécules spécifiques responsables de l’équilibre de l’humeur. Scientifiquement parlant, cette sensation de baisse d’énergie qui se manifeste à l’automne est le résultat naturel des changements de température et de luminosité impactant le métabolisme. La désynchronisation entre l’horloge interne et les signaux extérieurs conduit souvent à un manque d’énergie et à une déprime automnale, une perte de motivation.

Précautions à prendre

Pour lutter contre le rhume, nous recommandent les médecins, on peut avant tout l’anticiper. Les élèves sont appelés à conserver une bonne hygiène de vie : une alimentation équilibrée, un cycle de sommeil régulier et suffisant (8 heures par nuit minimum) et une bonne gestion du stress, sans quoi, leur système immunitaire s’affaiblit systématiquement et ils risquent d’attraper un rhume. 

En Tunisie, ces maux qu’on appelle dans le milieu médical «pathologies de saison» sont fréquents, surtout en cette période de l’année, notamment parmi les plus jeunes, si bien que les cabinets des généralistes et des pédiatres sont très visités durant cette saison. Cependant, chez certaines familles, ces «maux» sont souvent soignés en recourant aux remèdes traditionnels en absorbant pendant deux ou trois jours quelques tisanes de miel et citron chaud ou en inhalant de l’eucalyptus pour mettre fin au mal. Mais si le mal persiste, il vaudrait mieux consulter un médecin pour écarter toute complication. 

De toute façon, il n’y a pas à s’inquiéter puisque ce mal d’automne n’est pas souvent très nuisible. Alors que les infections bactériennes peuvent être traitées par des antibiotiques, les rhumes sont causés par des virus et disparaissent généralement d’eux-mêmes après 7 à 10 jours. Et c’est pourquoi chez nous, certaines gens n’y prêtent souvent aucune attention. Pourtant, les infections dues au rhume sont très répandues chez nous. On estime que le rhume est l’une des causes principales des journées d’absence au travail ou à l’école et là-dessus, il n’est pas difficile de recevoir un certificat médical de quelques jours chez le médecin, quand bien même on pourrait poursuivre son travail ou ses études tout en étant enrhumé. Ainsi, un simple rhume devient un prétexte à l’absentéisme déjà bien répandu dans nos administrations et nos écoles.

Hechmi KHALLADI 



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Santé numérique : un défi à relever et un levier d’accès équitable aux soins

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 08:35

Par Kamel ZAIEM

Lors d’une interview accordée à «HOSPITALS Magazine», le ministre de la Santé a longuement parlé du premier hôpital numérique en Tunisie et ses performances durant une année. Les données et les chiffres qu’il a révélés confirment les progrès de plus en plus évidents dans nos établissements hospitaliers et la mobilisation de l’Etat pour soutenir ce secteur et en faire un des principaux atouts pour permettre au pays d’aller de l’avant et au citoyen de bénéficier des meilleures conditions de soins partout à travers la République.

La mise en place du premier hôpital numérique en Tunisie a permis de connecter 30 établissements hospitaliers au réseau numérique et de réaliser plus de 120 mille interprétations d’examens d’imagerie médicale à distance en une année. C’est le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, qui vient de le révéler dans un entretien accordé à «HOSPITALS Magazine». 

Dans cet entretien accordé au magazine en marge du Congrès international de la santé numérique, le ministre a précisé que le système de santé numérique s’oriente progressivement vers l’élargissement de ses services pour toucher de nouvelles spécialités dont les téléconsultations médicales, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), la mammographie, l’anatomie pathologique et l’examen de la rétine.

Il a expliqué que l’interconnexion numérique des hôpitaux permet d’assurer une assistance médicale 24 h/24 et de rapprocher l’expertise médicale des citoyens dans les différentes régions du pays. Ce dispositif contribue ainsi à réduire les déplacements des patients et les délais d’attente, tout en accélérant leur accès au diagnostic et à une expertise médicale spécialisée, a-t-il précisé.

Ferjani a souligné que la valeur de la technologie se mesure également à sa capacité à améliorer le quotidien des citoyens, à faciliter leur accès aux soins et à garantir une prise en charge médicale plus équitable et plus efficace.

Il a ajouté que le recours aux solutions numériques vise aussi à optimiser l’utilisation des ressources humaines et des équipements médicaux disponibles, tout en réduisant les disparités régionales en matière d’accès aux services de santé, de manière à placer l’intérêt et la dignité du patient au cœur du système sanitaire.

Le fait que la publication «HOSPITALS Magazine», qui est une revue anglophone publiée au Liban, spécialisée dans le secteur de la santé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), s’y intéresse, cela prouve que cette réalisation est importante et révolutionnaire, d’autant plus que le magazine couvre notamment les avancées médicales et technologiques, les innovations dans le domaine de la santé ainsi que l’évolution des infrastructures hospitalières et de la gestion sanitaire.

D’ailleurs, cet intérêt n’a rien de fortuit. Avec tout ce qui est en train de se réaliser dans le domaine médical, au niveau des soins et du progrès technologique, la Tunisie peut se vanter d’avoir un système honorable en matière de santé, d’autant plus que c’est le Chef de l’Etat en personne qui y veille et qui rappelle en permanence l’importance vitale de ce secteur et sa contribution pour préserver le capital humain du pays.

 

Une détermination inébranlable à remettre le secteur de la santé sur les rails

D’ailleurs, le Président de la République, Kaïs Saïed, l’a rappelé il y a à peine un mois lors d’un entretien avec le ministre de la Santé. Il a indiqué que la santé publique demeure au cœur des priorités de l’Etat, s’agissant d’un «droit naturel de l’être humain», qui doit être garanti à tous les citoyens sur un pied d’égalité.

Le président Kaïs Saïed s’est montré, à l’occasion, satisfait que plusieurs projets aient été réalisés, notamment dans le domaine de l’interprétation à distance des analyses biologiques et des examens d’imagerie médicale. Ces dispositifs permettent, selon lui, de réduire les déplacements des patients et de leurs familles ainsi que les délais d’attente.

Le chef de l’État s’est montré fier de voir de tels progrès réalisés dans un contexte qui appelle à la vigilance avec un système de santé publique qui a été ciblé et détruit par la corruption, les retards et les manigances et sciemment mis à genoux, soulignant que plusieurs projets de haute importance ont accusé des retards injustifiés malgré la disponibilité des crédits nécessaires et ont été intentionnellement bloqués, tout comme les équipements qui y sont associés.

Il a imputé ces entraves à «ceux qui sont impliqués dans la corruption ou dont les cœurs sont malades», estimant qu’ils ne peuvent être amendés que par «une reddition de comptes juste et équitable» pour leurs manœuvres et agissements  désavoués. Le chef de l’Etat s’est enfin dit convaincu que le secteur de la santé ainsi que les autres services publics, «retrouveront leur vitalité,  conformément aux aspirations du peuple tunisien».

Sur un autre plan, le chef de l’État n’a pas manqué, à cette occasion, de saluer les compétences du personnel médical tunisien, notamment les médecins, les professionnels paramédicaux et les agents de santé. Il a souligné que l’intérêt manifesté par plusieurs pays, y compris des pays à la pointe du progrès scientifique, pour recruter des compétences médicales tunisiennes «n’est pas le fruit du hasard». Il a ainsi mis en avant la qualité de la formation médicale tunisienne, qu’il a qualifiée de «niveau mondial» et considérée comme l’une des fiertés du pays. 

Sur la lancée

La santé numérique en Tunisie poursuit plusieurs objectifs concrets. Elle vise d’abord à réduire les déplacements des patients et les délais d’attente. Elle doit également accélérer l’accès à l’expertise médicale.

En parallèle, cette approche permet de mieux utiliser les ressources humaines et les équipements disponibles. Elle contribue ainsi à améliorer l’organisation des établissements de santé et la prise en charge des patients.

D’ailleurs, la transformation numérique ne se limite pas à l’introduction de nouvelles technologies. Elle doit rapprocher les soins des citoyens, réduire les disparités entre les régions et renforcer le droit à la santé pour tous.

A ce propos, il faut rappeler que la Tunisie est en train d’accélérer la transformation numérique de son système de santé public avec l’ambition de parvenir à une numérisation complète de ses hôpitaux d’ici la fin de l’année 2026. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté globale de modernisation des services publics, en s’appuyant sur les technologies digitales pour améliorer la qualité des soins.

Le projet repose sur le déploiement progressif de solutions numériques dans les établissements de santé. Plusieurs hôpitaux régionaux sont déjà équipés de dispositifs de télémédecine et de télé-imagerie, permettant d’assurer des consultations à distance et de faciliter le diagnostic.

En parallèle, les autorités développent des plateformes numériques spécialisées, notamment dans des domaines comme l’assistance médicale et la gestion des urgences. Un système d’information unifié, baptisé «One Health», a été programmé afin d’interconnecter les données sanitaires et d’améliorer la coordination entre les acteurs du secteur.

Depuis plusieurs années, la Tunisie s’est engagée sur la voie de la numérisation de son système de santé. Dès 2020, elle reçoit un prêt de 27,3 millions d’euros (environ 31,3 millions $) pour numériser son secteur sanitaire. Depuis lors, les projets dans ce sens se sont enchaînés tels que la création de son premier hôpital numérique en 2025 et le choix de Tunisie Telecom pour mener à bien les projets de numérisation.

À travers cette transformation, le gouvernement tunisien cherche à renforcer l’efficacité du système de santé, à réduire les délais de prise en charge et à améliorer l’accès aux soins, en particulier dans les zones éloignées.

La digitalisation apparaît aussi comme un levier pour optimiser la gestion des ressources hospitalières, qu’il s’agisse du personnel ou des équipements. Elle s’inscrit enfin dans une logique de modernisation globale, où la donnée devient un outil central de pilotage des politiques publiques.

Il s’agit, certes, d’un défi à relever, mais avec l’intérêt accru de l’Etat pour «libérer» le secteur et le remettre sur les rails, nous ne pouvons qu’être optimistes avec l’espoir de voir cette orientation vers le numérique rapporter au secteur et aux citoyens de meilleurs soins et dans de bonnes conditions.

 

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