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Médecine esthétique : le cahier des charges des centres bientôt dévoilé

Von: tmps
21. August 2026 um 19:03

Le Syndicat tunisien des médecins esthétiques (SYTMES) a annoncé, vendredi, la publication prochaine du cahier des charges relatif aux centres de médecine esthétique, destiné à mieux encadrer et réglementer l’exercice de cette activité en Tunisie.

Dans un communiqué, le syndicat a qualifié cette publication d’« avancée majeure », estimant qu’elle permettra de lutter contre les pratiques illégales et de combler le vide juridique qui a, selon lui, favorisé une situation d’anarchie dans le secteur.

Le cahier des charges devrait notamment permettre de mieux encadrer les pratiques, de définir les conditions nécessaires à la sécurité des patients et de distinguer les professionnels de santé dûment formés et autorisés des structures exerçant en dehors du cadre légal, précise le SYTMES.

Le syndicat a, par ailleurs, salué la récente publication d’un communiqué du Conseil national de l’Ordre des médecins consacré à l’exercice illégal de la médecine, le qualifiant d’« étape importante » dans la protection de la santé publique et la défense de la médecine réglementée.

Selon le SYTMES, cette évolution est le fruit d’un travail mené depuis plusieurs années par les professionnels du secteur, notamment par le syndicat, qui affirme avoir régulièrement alerté les autorités sur les risques liés à l’exercice clandestin de la médecine esthétique.

Le syndicat a indiqué avoir participé à plusieurs réunions avec les ministères concernés et l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), mené des enquêtes de terrain et constitué des dossiers documentés concernant des personnes exerçant illégalement la médecine, ajoutant que ces dossiers ont été transmis aux autorités compétentes.

Cette démarche vise notamment à faire connaître aux autorités la réalité du terrain, à défendre les médecins exerçant dans le respect de la réglementation et à protéger les patients contre des pratiques réalisées en dehors de tout cadre médical et sécuritaire, assure la même source.

Le SYTMES a souligné que son action ne vise « ni une profession ni des individus », mais porte avant tout sur la sécurité des patients, la qualité des soins et le respect de la législation.

Il a également rappelé que la médecine esthétique constitue, selon lui, une spécialité médicale nécessitant une formation et des compétences spécifiques, des équipements conformes, ainsi qu’une connaissance des éventuelles complications et la capacité d’assurer la prise en charge médicale du patient en cas d’incident.

Le syndicat a enfin indiqué qu’il poursuivra sa collaboration avec les autorités compétentes afin de veiller à l’application effective des décisions prises et à l’exercice de la médecine esthétique dans un cadre sécurisé et réglementé, réaffirmant son objectif de « protéger le patient, défendre la médecine et valoriser les professionnels qui exercent dans les règles ».

Plus tôt dans la journée, le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie a publié un communiqué dans lequel il a réaffirmé que la médecine esthétique reste une activité médicale à part entière, soulignant que les injections et autres actes médicaux à visée esthétique doivent être pratiqués par des professionnels qualifiés et compétents, dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

Des représentants du SYTMES avaient, par ailleurs, appelé, lors d’une séance d’audition organisée en juillet dernier par la commission parlementaire de la santé, à élaborer une nouvelle loi visant à mettre fin aux différentes pratiques illégales dans le secteur et à renforcer la confiance dans le système de santé en Tunisie.

Ils avaient, également, insisté sur l’impératif de mettre en place des structures de contrôle et de suivi, de renforcer le contrôle de l’importation, de la distribution et de la circulation des équipements médicaux utilisés dans ce domaine, de garantir la traçabilité de leur origine et de durcir les sanctions financières à l’encontre des contrevenants.

(D’après Tap)

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Ministère de la Santé : des recommandations pour prévenir la prolifération des moustiques

Von: tmps
21. August 2026 um 11:06

À l’occasion de la Journée mondiale du moustique, célébrée le 20 août, le ministère de la Santé a recommandé une série de mesures pour prévenir la prolifération des moustiques et se protéger de leurs piqûres.

Il s’agit d’éliminer chaque semaine les eaux stagnantes, notamment, dans les récipients, les bassins, les pneus et les vases, de bien couvrir les réservoirs d’eau, de maintenir un environnement propre et de bien gérer les déchets.

Le ministère conseille, également, l’utilisation de moustiquaires, de fenêtres équipées de filets et de répulsifs, ainsi que le port de vêtements couvrant le corps durant les périodes de forte activité des moustiques.

Seul l’adoption d’un comportement écoresponsable permet de se défendre contre les moustiques qui sont vecteurs de maladies graves, d’après la même source.

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Sevrage tabagique : des consultations d’aide à l’Institut Salah Azaïez

Von: tmps
21. August 2026 um 10:13

Le tabagisme tue près de 8 millions de personnes dans le monde chaque année, et la Tunisie n’est pas épargnée par cette catastrophe mondiale. 48% des Tunisiens fument, un chiffre alarmant qui explique pourquoi le tabagisme est responsable d’un décès sur cinq. Le bilan est encore plus lourd pour certaines maladies spécifiques. 90% des décès par cancer du poumon et 10% des décès dus aux maladies respiratoires sont attribuables au tabac. Chaque année, la consommation de tabac est responsable du décès prématuré de plus de 13.200 Tunisiens. Plus d’un décès sur 6 résulte de l’exposition à la fumée secondaire. Selon la représentante de l’OMS, l’âge d’initiation est particulièrement alarmant, certains enfants commençant dès l’âge de sept ans. Près de 12% des jeunes adolescents âgés de 13 à 15 ans consomment régulièrement des produits du tabac. Parmi les 15-17 ans, cette prévalence est de 14%. Si les garçons demeurent plus nombreux à en consommer, la consommation a tendance à augmenter chez les jeunes filles. Bien que n’ayant pas connu d’augmentation significative avec 49,4% en 2018 contre 49,8% en 2023, la consommation tabagique chez les hommes reste encore très élevée. La situation reste sensiblement la même qu’en 2018 du côté des femmes, avec une prévalence de 1,7% en 2018 contre 1,9% en 2023. Par ailleurs, selon Hatem Bouzaïène, docteur et président de l’Alliance tunisienne contre le tabac, en 2023, la Tunisie a également été confrontée à une forte progression de l’utilisation des cigarettes électroniques parmi les jeunes. Selon lui, plus de 17% des mineurs en utiliseraient, alors que cette dernière est supposée être chère et inaccessible pour cette tranche d’âge.

Quel coût pour la société ?

Le tabagisme accroît le risque de diverses maladies et problèmes de santé, y compris les cancers pulmonaire, vésical, colorectal, œsophagien, rénal, du larynx, de la bouche, de la gorge et d’autres cancers, les infections respiratoires, le diabète et les maladies coronariennes. Le taux de risque augmente proportionnellement au nombre de paquets de cigarettes fumés et à l’accumulation des effets toxiques sur les petits vaisseaux sanguins, ce qui contribue à la perte des cheveux, à l’apparition des rides et au risque de dysfonction érectile, alors que tabagisme actif chez les enfants et les adolescents entraîne de graves risques pour leur santé respiratoire. 

Hatem Bouzaïene a souligné que 90% des cas de cancer du poumon sont principalement causés par le tabac. Les enfants qui fument sont deux à six fois plus susceptibles de tousser, d’expectorer, de présenter une respiration sifflante et d’être davantage essoufflés que les non-fumeurs. Les enfants sont principalement exposés au tabagisme passif à leur domicile du fait du tabagisme parental. Chez le tout jeune bébé, le syndrome de mort subite est plus fréquent lorsqu’un parent fume au domicile. La prise en charge des patients malades à cause du tabac coûte cher par an en hospitalisations, en soins et en médicaments. Et quand on parle cigarette, on pense tout de suite au cancer du poumon. Le cancer du poumon est une maladie très agressive à laquelle la plupart des patients ne survivent que quelques mois. Les dépenses de santé sont limitées dans le temps. Le coût le plus important concerne toutes les maladies «chroniques» liées au tabac comme certaines maladies cardiovasculaires, par exemple l’hypertension ou les maladies respiratoires, au premier rang desquelles la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) qui entraîne une obstruction progressive des voies respiratoires et qui oblige parfois les patients à vivre pendant des années avec une assistance en oxygène. 

Hatem Bouzaïene a indiqué que le coût du traitement d’un patient atteint du cancer du poumon varie entre 250 et 300 mille dinars par an. Ce chiffre met en évidence le coût élevé du traitement pour l’individu et pour le système de santé national, qui dépense environ 2 milliards de dinars par an, soit l’équivalent de 1,8% du PIB. Pour endiguer cette épidémie tabagique qui persiste en Tunisie, l‘Institut Salah Azaïez de Tunis lancera des consultations d’aide à l’arrêt du tabac à partir du mardi 25 août, destinées aux patients et au personnel. Cette initiative vise à apporter un soutien médical et professionnel aux personnes souhaitant arrêter de fumer. L’institut, établissement de santé spécialisé dans le traitement du cancer, a indiqué sur sa page Facebook que les rendez-vous peuvent être pris durant la semaine. Les consultations seront assurées tous les mardis par une équipe médicale spécialisée du département de médecine préventive et communautaire.

Kamel BOUAOUINA

 

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