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Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?

03. Juni 2026 um 15:45

Le dinar tunisien arrive au premier rang des monnaies africaines les plus valorisées face au dollar américain en mai 2026, selon les données du convertisseur de devises de Forbes calculator.

D’après ces données, un dollar américain équivaut à environ 2,9 dinars tunisiens. Ce niveau place la Tunisie devant la Libye et le Maroc, qui complètent le podium continental. La Libye affiche un taux d’environ 6,3 dinars pour un dollar, tandis que le dirham marocain s’établit autour de 9,2 dirhams pour un dollar Le top 10 comprend également le Ghana, le Botswana, les Seychelles, l’Érythrée, l’Eswatini, la Namibie et le Lesotho. Il convient de préciser que ce classement repose uniquement sur les taux de change nominaux observés sur le marché, tels qu’agrégés par des outils de conversion comme celui de Forbes calculator. Il ne s’agit pas d’un indicateur direct de puissance économique ou de performance globale des pays. En effet, ce type de lecture reflète uniquement combien d’unités de monnaie locale sont nécessaires pour obtenir un dollar américain. Il ne prend pas en compte des facteurs essentiels comme l’inflation, le pouvoir d’achat, les réserves de change ou encore la croissance économique. Ainsi, une monnaie peut apparaître “forte” sur le papier tout en évoluant dans un environnement macroéconomique fragile, et inversement. Ce classement doit donc être compris comme un indicateur de comparaison nominale des devises, et non comme une mesure de la solidité réelle des économies africaines.

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La BCT publie sa circulaire sur la restructuration des créances agricoles en souffrance : ce que les banques doivent appliquer dès aujourd’hui

03. Juni 2026 um 14:44

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, ce mercredi 3 juin 2026, une circulaire qui fixe les conditions et les procédures d’application du dispositif de règlement des dettes agricoles en difficulté prévu par la loi n°5 de 2026 et par la loi de finances 2026.

Le texte précise comment les banques devront traiter les dossiers des agriculteurs et des entreprises agricoles confrontés à des difficultés de remboursement, avec à la clé des rééchelonnements de dettes et des remises sur les pénalités de retard.

En fait, la circulaire prévoit deux dispositifs distincts. Le premier concerne les agriculteurs et les entreprises agricoles dont les crédits étaient classés en catégories 4 ou 5 au 30 septembre 2025. Les bénéficiaires peuvent demander un rééchelonnement de leur dette sur une période pouvant atteindre sept ans, dont une année de grâce. Toutes les pénalités de retard seront alors annulées. Pour accéder à cette mesure, le débiteur devra toutefois verser au moins 5 % du principal restant dû au moment du dépôt de sa demande.

Une autre option est proposée dans le même cadre : si le bénéficiaire rembourse intégralement sa dette dans un délai maximal de six mois après sa demande, la banque devra annuler la totalité des pénalités de retard ainsi que 50 % des intérêts contractuels.

Le second dispositif découle de l’article 59 de la loi de finances 2026. Il vise les dettes agricoles dont le montant initial du principal ne dépasse pas 10.000 dinars par agriculteur et qui étaient classées en catégories 4 ou 5 au 30 juin 2025.

Dans ce cas, la dette peut être rééchelonnée sur une durée maximale de dix ans, avec une année de grâce au plus. Les bénéficiaires n’auront pas à verser d’avance et les intérêts de retard seront totalement supprimés. Les demandes de régularisation devront être déposées auprès de la banque concernée avant le 31 décembre 2026. Les établissements bancaires disposeront ensuite d’un délai maximal d’un mois pour vérifier l’éligibilité du dossier et signer la convention de règlement.

La BCT précise que ces mesures sont réservées aux activités relevant du secteur agricole tel que défini par la nomenclature officielle des activités économiques.

Amélioration automatique de la notation bancaire

Un autre point important concerne la situation des bénéficiaires auprès du système bancaire. Dès la signature de l’accord de règlement, les banques devront reclasser automatiquement les bénéficiaires en catégorie 1 auprès de la Centrale des risques de la BCT.

Cette mesure pourrait faciliter l’accès futur au financement pour les agriculteurs concernés, même si le reclassement ne permet pas aux banques de comptabiliser immédiatement les montants rééchelonnés comme des revenus tant qu’ils n’ont pas été effectivement encaissés.

Des exclusions en cas de corruption ou de blanchiment

La circulaire exclut du dispositif les dettes faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption ou blanchiment d’argent, sauf en cas de jugement définitif prononçant l’acquittement.

Par ailleurs, la banque pourra annuler l’accord de règlement si le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements ou s’il s’avère qu’il ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par la réglementation.

Cette circulaire entre en vigueur dès sa publication et constitue le cadre opérationnel permettant aux banques de mettre en œuvre les mesures de soutien prévues pour les agriculteurs en difficulté financière.

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Code des changes : une réforme attendue pour libérer l’investissement et moderniser les échanges financiers internationaux

03. Juni 2026 um 12:07

La réforme du Code des changes est présentée comme une étape clé pour moderniser l’économie tunisienne et améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Dans ce cadre, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, le 1er juin 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi portant sur l’édiction du nouveau Code des changes. La réunion a réuni des députés membres et non membres de la commission, ainsi que des représentants de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie.

Au cours de cette séance, les intervenants ont insisté sur le caractère structurant de cette réforme. Elle dépasse, selon eux, une simple révision technique. Elle vise à transformer en profondeur le cadre régissant les opérations financières avec l’étranger.

Les représentants de la confédération ont appelé à un passage vers un système plus souple. Ils ont défendu une logique de liberté économique encadrée, avec un contrôle a posteriori plutôt qu’un régime d’autorisations préalables. Ils ont également souligné la nécessité de simplifier les procédures et de fixer des délais clairs pour les réponses administratives.

Ils ont aussi insisté sur l’importance d’intégrer les évolutions de l’économie mondiale. Cela concerne notamment le numérique, les fintechs et les services transfrontaliers. Selon eux, le futur cadre doit permettre à la Tunisie de rester compétitive et attractive.

Les députés ont rappelé que cette réforme reste stratégique. Elle touche directement les équilibres économiques et financiers du pays. Ils ont appelé à une approche progressive, capable de concilier ouverture économique et stabilité macroéconomique.

La séance s’est conclue sur un consensus autour de l’importance de ce projet, considéré comme une réforme structurante pour l’avenir du climat des affaires et de l’investissement en Tunisie.

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Tourisme durable: voici ce que prévoit l’accord entre la Tunisie et le GSTC

03. Juni 2026 um 10:56

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement du tourisme durable. Le ministère du Tourisme a annoncé, mardi 2 juin 2026, la signature d’une convention de coopération stratégique entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC), référence internationale en matière de standards de durabilité dans le secteur touristique.

L’accord a été signé à l’occasion de l’ouverture de l’atelier national «Sustainable Tunisia | Human First», présidé par le ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya, en présence de Randy Durband, directeur général du GSTC, ainsi que de représentants d’institutions publiques, d’organisations professionnelles et de partenaires internationaux. Cette convention vise à accompagner la Tunisie dans l’alignement de ses politiques et programmes touristiques sur les normes internationales de tourisme durable. Elle prévoit également le renforcement des compétences nationales dans les domaines de l’évaluation, de la certification et de la gestion durable des destinations et des établissements touristiques. Selon le ministère, cette démarche doit contribuer à améliorer la qualité des services touristiques et à renforcer la compétitivité de la destination tunisienne sur les marchés internationaux.

Lors de son intervention, le ministre du Tourisme a souligné que le tourisme durable est devenu un levier essentiel pour assurer la pérennité des destinations et répondre à l’évolution des attentes des voyageurs. Il a indiqué que la Tunisie dispose d’atouts importants, notamment son patrimoine culturel, sa diversité naturelle et ses ressources humaines, pour se positionner comme une destination de référence dans ce domaine. Le ministre a également mis en avant les réformes engagées pour développer un modèle touristique plus durable et plus diversifié, fondé sur la qualité, l’innovation et la valorisation des ressources locales. Parmi les priorités figurent la modernisation du cadre réglementaire, le développement de l’hébergement alternatif, le soutien à l’investissement responsable et le renforcement de l’employabilité des jeunes.

De son côté, Randy Durband a estimé que la Tunisie possède un potentiel important pour renforcer sa place sur la scène touristique internationale. Il a relevé que la demande mondiale s’oriente de plus en plus vers des offres touristiques durables, respectueuses de l’environnement, des cultures locales et des économies régionales. Cette initiative s’inscrit dans les préparatifs de la désignation de la Tunisie comme «Capitale arabe du tourisme 2027», une échéance que les autorités souhaitent mettre à profit pour renforcer l’image du pays comme destination touristique durable, innovante et compétitive.

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