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Dhafer Youssef au festival d’Hammamet : la magie du luth et ses sonorités envoûtantes

Von: farhat
13. Juli 2026 um 12:25

Dhafer Youssef  a  transformé la grande scène du théâtre d’Hammamet  en écrin de poésie musicale. Il   a offert ce soir bien plus qu’un concert : un véritable voyage sensoriel, entre cordes caressées et paysages imaginaires. À chaque morceau, il  prend le temps d’expliquer l’histoire qui l’anime. Puis les notes s’élèvent, et la magie opère. .Avec un show aussi riche que sa voix, Dhafer a alterné  jazz, rock, soufie  sans jamais perdre le fil. Toujours en mouvement,  vit son concert à fond, appelant le public à l’accompagner. Il  a  chanté plusieurs de ses succès de son dernier album  Shiraz », dédié à son épouse, la cinéaste Shiraz Fradi. Une musique traversée par l’amour, les épreuves, la lumière, et cette capacité unique à transformer l’intime en universel.

Accompagné d’un orchestre conséquent, composé du guitariste Nguyên Lê, du pianiste Daniel García, du trompettiste Mario Rom, du bassiste Swaéli Mbappé et du batteur Tao Ehrlich. Dhafer  , très expressif  , si sympathique, accompagne chaque titre de grands gestes. On a parfois l’impression d’assister à un discours, puis il parvient toujours au bon moment à faire exploser ses morceaux, pour le plus grand plaisir d’un public de toute façon acquis à sa cause. Il  change les paroles et   brille  lorsqu’il interprète «  Rose Fregrance »“ Eyeblink ans Eternity” et “Generalife Gardens”, « The Epistleging »  et «  41 Milestones »   .Chaque solo ( clavier  ou trompette, batterie, guitare et synthétiseur ) fait vibrer les planches et les âmes. Le public adhère à sa musique.

Dhafer se distingue aussi  par son répertoire soufi, aux vibrations spirituelles et à la parole libre. Après presque 1h30 de live, les spectateurs ont pu   savourer  cette musicalité distinguée, conçue par ce virtuose. Une improvisation remarquable et un  moment de complicité émouvant. Les musiciens s’en donnent à coeur joie. C’est la frénésie. Les sons émis par leurs instruments les enivrent.  Un mélange de musique traditionnelle, de musique électronique et un répertoire soufi ont fusionné donnant lieu à une performance de haut niveau, amplifiée par la magie du lieu.

Dhafer Youssef déploie sur scène une intensité rare. Voix habitée, oud tout en finesse, tension et lâcher-prise… tout circule, tout vibre lorsqu’il interpréta  « Zakir » « Milestones » et « Shajjan ».Noyés dans cette ambiance magique et portés par des titres entraînants pour certains et calmes pour d’autres, les spectateurs, admiratifs devant cette étoile ont été époustouflés par la prestation inclassable de Dhafer qui joue avec ses cordes vocales de manière déconcertante, sans se poser de limites .Ému par cette performance inédite,  le public a chaleureusement applaudi cet artiste dont on ne peut que saluer l’authenticité et ses sonorités envoûtantes

                                         Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Wafa Taboubi : la scène d’Hammamet, le bruitage de vent et le son des vagues m’ont beaucoup aidé à mettre en scène « les Fugueuses »

Von: farhat
12. Juli 2026 um 16:26

La pièce de théâtre El Haribate (les fugueuses) de la Tunisienne Wafa Taboubi, une quête de sens face aux angoisses existentielles de la vie, a été présentée, lors de l’ouverture du festival international d’Hammamet .Le spectacle, bien accueilli par le public nombreux,  a été écrit et mis en scène  par Wafa Taboubi qui lors d’un point de presse a souligné que «  « El Haribate » explore le doute, l’attente, l’incertitude et l’espoir, avec une distribution triée sur le volet de cinq talentueuses comédiennes tunisiennes.

Ce face-à-face, aussi irrésistible que tendre et émouvant, touche le public. J’ai préféré miser sur l’intensité de la performance de l’ensemble des prestataires qui a brillamment porté le message. Tenant en haleine les spectateurs durant 75 minutes, Fatma Bensaïdane, Mounira Zakraoui, Lobna Naamane, Oumaïma Bahri, Sabrine Omar et Oussama El Henaïni, ont réussi à porter la densité du texte et entretenir une performance époustouflante d’intensité, hautement exigeante sur le plan physique et aux échanges ascendants et soutenus déclamés avec vocifération..La scène d’Hammamet est unique. C’est un plus pour cette création immersive  mêlant ombre, son des vagues et musique et là il faut  jouer sur les contrastes sensoriels. L’obscurité accentue l’écoute et l’imagination, tandis que le rythme de la mer enveloppe le spectateur. Ainsi, l’éclairage, feutré ou vif, latéral, vertical (douches) ou en diagonales, suggérait la provenance et l’origine de la détresse, l’angoisse, et la douleur, dont la progression et l’imminence étaient annoncées par des boucles de cadences rythmiques et de corpus musicaux saccadés. L’intensité du son des vagues réside dans ses pauses avec des  moments de silence total entre deux vagues pour créer une forte tension dramatique. Le vent souffle. Dans la mer,il y a un tel mouvement. Dans des dialogues empreints de violence et de colère, les artistes  en détresse absolue, allaient dans tous les sens, s’accusant, se chamaillant, se bousculant, gesticulant, communiquent avec la mer ,courant et vociférant, tous en quête de sens qui apaisera leurs angoisses et leurs tourments.

Wafa Taboubi  propose ainsi une mise en scène à la fois spectaculaire et sensible, en immersion totale dans un monde d’ombres, de légères brises et de vents violents. «  Ici, le théâtre est avant tout une expérience, provoquant en nous des mouvements sensoriels et mentaux subtils et inattendus.. La mer, elle, est toujours là. Le paysage, havre de silence, sonne comme un appel. Les acteurs affrontent leurs peurs, leurs désirs d’évasion et leurs désillusions. Dans cette nouvelle production , les contrastes entre ombre et clarté reflètent désarroi et espoir. C’est là que réside la beauté de cette scène d’Hammamet , une sorte de « Nokha » dit -elle.  Cette comédienne n’envoie pas de messages de désespoir «  j’ai choisi un théâtre qui exprime les préoccupations des gens, en particulier des marginalisés et des oubliés, afin de les connecter au public, qui fait partie d’un processus de réforme et d’optimisme. » dit-elle

                     Kamel Bouaouina

Photos Rached Berrazagua 

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Les « Fugueuses » ouvrent le bal ce soir au festival international d’Hammamet, histoires des femmes qui voulaient partir!

Von: tmps
11. Juli 2026 um 15:02

Partir ou rester ? C’est la question que Wafa Taboubi  posera ce soir avec une intensité bouleversante à l’occasion de l’ouverture du festival international d’Hammamet..La metteuse en scène et dramaturge tunisienne a réuni  dans sa nouvelle création « Les Fugueuses » sur scène six inconnus « cinq femmes et un homme  » dans un espace suspendu, hors du temps. Il s’agit de Fatma Ben Saïdane, Mounira Zakraoui , Lobna Noomene , Mouhamed Bouzid , Oumaima Bahri , et  Sabrine Omar . Six trajectoires marquées par la précarité, la violence, le divorce et l’invisibilité sociale. Six voix qui, ensemble, ont refusé de se taire.

Qui n’a jamais rêvé de fuguer ? Dans la pénombre, seules les voix et les sonorités ouvrent les espaces et les rêves d’évasions. Dans ce dispositif immersif, à la croisée de la performance poétique, de la composition sonore spatialisée et de la musique , ces cinq  femmes et un homme empruntent un chemin sans retour,  abandonnent, avec courage, l’assignation. Elles tracent une cartographie émouvante de ces désirs d’ailleurs. Malgré leurs trajectoires différentes, ils choisissent de poursuivre ensemble un horizon plus vaste, porté par l’espoir autant que par la peur. En chemin, ils se perdent et affrontent le doute sur l’existence, le vide, le sens et l’avenir. Une certitude demeure : rien ne sera plus comme avant.

Sur scène, la gare devient peu à peu un labyrinthe où les personnages affrontent leurs peurs, leurs désirs d’évasion et leurs désillusions. Dans cette nouvelle production , les contrastes entre ombre et clarté reflètent désarroi et espoir. Les six protagonistes possédent divers profils :  une femme de ménage âgée abandonnée par ses enfants, une enseignante suppléante vivant dans la précarité, une jeune diplômée en droit sans avenir professionnel, une ouvrière d’usine exploitée, une ramasseuse de plastique exténuée et un ouvrier divorcé, accablé par les dettes et la peur de la justice. A travers eux, Wafa Taboubi dresse le portrait d’une société minée par  la marginalisation et l’injustice sociale. Avec « Les Fugueuses », Wafa Taboubi livre une pièce poignante et bouleversante qui interpelle dans le style du théâtre existentialiste, poursuivant ainsi dans la lignée de ses précédentes œuvres, « Les Veuves » et « La Dernière ». Cette  pièce tunisienne « Les Fugueuses »  a remporté le Tanit d’Or de la 26ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) en plus du prix du meilleur scénario et celui de la meilleure interprétation féminine attribué à Lobna Noomen.

                   Kamel Bouaouina

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Festival international de Carthage : les billets de la 60e édition désormais en vente

Von: tmps
10. Juli 2026 um 11:48

La direction du Festival International de Carthage (FIC) a annoncé jeudi après-midi sur sa page Facebook officielle l’ouverture des points de vente et de la billetterie électronique pour la 60e édition, prévue du 16 juillet au 19 août 2026 au Théâtre romain de Carthage.

La vente aux guichets débutera le samedi 11 juillet 2026 à partir de 16h00. Les spectateurs pourront acquérir leurs billets au Théâtre romain de Carthage ainsi qu’à la Cité de la Culture à Tunis.

L’achat en ligne, ouvert le dimanche 5 juillet, se poursuit en parallèle pour l’ensemble des soirées sur la plateforme numérique teskerti.tn ainsi que sur le site internet officiel de ce rendez-vous estival annuel, festivaldecarthage.tn.

Cette mise en vente intervient après la révélation mardi soir, lors d’une conférence de presse au musée paléochrétien de Carthage, de la programmation complète de cette édition anniversaire. Créé en 1964, le festival propose pour cette 60e édition une grille de vingt spectacles, intégrant temps forts arabo-tunisiens et cinq rendez-vous occidentaux et subsahariens venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis.

Selon les tarifs officiels établis par le comité directeur, les prix des tickets d’entrée oscillent entre 30 et 100 dinars tunisiens (DT) pour les gradins, tandis que ceux des chaises varient de 80 à 150 DT selon les productions.

Ce tarif maximum concerne le concert d’ouverture du Tunisien Saber Rebaï le jeudi 16 juillet, les prestations de l’Algérien Cheb Khaled le samedi 18 juillet, du Britannique Sami Yusuf le samedi 1er août, du duo syrien Mayada El Hennawy et Mohamed Khayri le jeudi 6 août, de l’Égyptien Tamer Ashour le samedi 8 août, ainsi que les concerts des Libanaises Elissa le samedi 15 août et Majda El Roumi pour la clôture le mercredi 19 août. Les places pour ces grandes soirées internationales et arabes sont fixées à 100 DT pour les gradins et 150 DT pour les chaises.

Pour les soirées de variété et musicales nationales, les concerts de Nordo le mardi 21 juillet, de Yosra Mahnouch le mardi 28 juillet, ainsi que la soirée caritative du Libanais Rayan le dimanche 2 août sont affichés au prix de 60 DT en gradins et 100 DT sur chaises.

Le concert de la Tunisienne Amina Fakhet le lundi 17 août est fixé à 80 DT pour les gradins et 120 DT pour les chaises.

La pièce de théâtre « Al Kahramana, El Mkhabbel fi Kobba » de Moez Toumi programmée le dimanche 26 juillet, le concert de Nabiha Karaouli pour la Fête nationale de la femme le jeudi 13 août, ainsi que le spectacle instrumental italien Rondò Veneziano le mardi 4 août sont proposés à 40 DT en gradins et 80 DT sur chaises.

Le festival propose un prix unique de 30 DT pour les places de gradins concernant les projets collectifs et les ensembles instrumentaux. Ce tarif concerne la production de l’Orchestre Symphonique Tunisien « Symphonies 60 » sous la direction du maestro Shady Garfi prévue le mercredi 22 juillet, la soirée du patrimoine musical national « Watanon bihob el achikine » le samedi 25 juillet, le Ballet Flamenco de Andalucía le jeudi 30 juillet, ainsi que la troupe multiculturelle Folklores du Monde programmée le mardi 11 août.

Géré directement par les services du ministère des Affaires culturelles, représenté par l’Établissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), le festival se déroulera, pour la deuxième année consécutive, sans directeur.

Les spectacles débuteront généralement à 22h00 pour se terminer aux alentours de minuit, horaires spécifiés sur les billets de chaque spectacle.

(D’après Tap)

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Festival de Carthage : 20 soirées au programme de la 60e édition

Von: tmps
08. Juli 2026 um 11:43
La direction du Festival International de Carthage a dévoilé mardi soir, lors d’une conférence de presse organisée au musée paléochrétien de Carthage, la programmation complète de sa 60e édition anniversaire qui se déroulera du 16 juillet au 19 août 2026 à l’Amphithéâtre romain de Carthage.
Pour cette édition historique marquant six décennies d’existence, le festival propose une grille éclectique de 20 spectacles, intégrant cinq rendez-vous occidentaux et subsahariens venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis pour rompre avec le répertoire arabo-tunisien.
Le coup d’envoi sera donné le jeudi 16 juillet par le chanteur tunisien Saber Rebaï, tandis que l’icône libanaise Majda El Roumi assurera le concert de clôture le mercredi 19 août.
Parmi les moments forts de cette édition figurent les prestations du roi du Raï Cheb Khaled, de la star pop libanaise Elissa, ou encore de la diva tunisienne Amina Fakhet.
Le volet international non arabe verra défiler la formation américaine de légende The Jacksons, l’artiste béninoise Angélique Kidjo, l’ensemble instrumental italien Rondò Veneziano, la troupe multiculturelle Folklores du Monde (Malte, Libye, Chine, Japon et Tunisie) ainsi que le Ballet Flamenco de Andalucía pour une soirée dédiée à l’Espagne.

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Point de presse du directeur du Festival International de Hammamet : le programme, l’affiche, les ventes en ligne

Von: tmps
05. Juli 2026 um 08:26

 Le festival international d’Hammamet aura lieu du  11 juillet au 13 août 2026. Il fêtera Hammamet cet été sa 60ème édition anniversaire. Le public pourra profiter des rendez-vous nocturnes, autour de la musique du monde, de la danse et du théâtre, a souligné Néjib Kesraoui, directeur du festival international d’Hammamet lors d’un point de presse organisé vendredi 3 juillet au centre culturel d’Hammamet « Depuis 1964, le FIH n’a cessé de briller et porte toujours aussi bien sa touche internationale, en attirant des artistes des quatre coins du monde, et qui arborent différents genres musicaux comme le Jazz, le Blues, le Fado, le Rock Alternatif, la musique africaine, le Tarab, les sonorités cubaines ou électroniques, en passant par l’arabe contemporain et les projets inédits. 32 spectacles sont programmés, avec une pléiade d’artistes venus de 12 pays : la Tunisie, le Liban, la Palestine, les USA, le Mali, l’Espagne, le Portugal, Cuba, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Italie. Une programmation éclectique a été minutieusement établie. Elle s’ouvre sur une sélection accrue d’artistes à succès.Fidèle à sa tradition, le FIH s’ouvrira avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi et se clôturera le 13 août avec Sofia Sadok lors de la journée de la femme tunisienne. C’est une manifestation culturelle mais aussi touristique qui boostera toute une économie locale voire nationale» dit-il 

Plusieurs spectacles affichent sold-out !

Le  festival international d’Hammamet draine un public habitué à un programme bien spécifique et juste sur mesure… Des artistes du monde entier viennent enchanter un public qui cherche la diversité et l’originalité. Les artistes tunisiens, toute génération confondue, s’appliquent à présenter leurs spectacles et concerts avec bonheur. Néjib Kasraoui est revenu sur  l’organisation et la programmation au complet de l’édition 60 Il s’agit d’une occasion annuelle et estivale attendue qui vise à renouer avec le public distingué de la ville de Hammamet.. Multidisciplinaire et riche culturellement, le programme est inclusif, diversifié et varié, avec une considération importante pour les nouveautés artistiques qui rythment la scène tunisienne.  Ce festival est avant tout un lieu de rencontres magiques : rencontres d’âmes venues de rivages lointains, dialogues entre générations passionnées, toutes animées par la conviction que le théâtre, la musique, la danse et les arts vivants sont des langages universels, des portes ouvertes sur la diversité, des miroirs de l’âme humaine. Au programme, précise Néjib Kasraoui : 32 spectacles dont 13 tunisiens, 11 arabes, 7  internationaux et un spectacle marocain-tunisien. Cet évènement annuel brille par son ouverture mondiale sur le monde arabe et occidentale.La vente des billets se fait exclusivement via le site officiel du festival. Un grand engouement malgré les prix élevés de certains spectacles qui ont beaucoup fait parler sur les réseaux.  Plusieurs  spectacles sont vendus en ligne en trois heures et affichent sold-out. Les organisateurs ont laissé éclater leur joie : « Un grand  engouement… C’est juste incroyable » disait le directeur du festival qui appelle le public à éviter tout recours au marché parallèle, avertissant que toute personne impliquée dans la vente ou l’achat de billets hors du circuit officiel s’expose à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.

Affiche de la 60éme édition : Palette et ambiance

 

A propos de l’affiche de cette 60éme édition contestée sur les réseaux sociaux, , Néjib Kesraoui a indiqué que son ambition n’a jamais été de représenter le festival de manière illustrative ou figurative, mais de proposer une abstraction visuelle et graphique de son « âme ». « Nous avons  choisi une palette de couleurs intenses, contrastées, presque électrisantes : rouge, bleu, vert, jaune, fuchsia… Ces teintes expriment la diversité des formes artistiques et leur vitalité. Le fond bleu nuit vient équilibrer cet éclat. Il ancre la composition dans l’atmosphère propre au festival : celle des représentations en plein air, sous un ciel nocturne. Ce bleu, profond et enveloppant, agit comme une respiration visuelle qui met en valeur le mouvement et la lumière.La forme abstraite peut s’adapter, se déplacer, se recomposer : elle incarne un lien vivant, une circulation d’énergies, un espace de rencontre plutôt qu’un cadre figé.Les formes, les cercles, les couleurs ont été conçus pour être animés, transformés, réutilisés sur divers supports : déclinaisons pour chaque spectacle, visuels numériques, objets promotionnels, formats vidéo ou signalétique. Cette flexibilité assure une cohérence d’ensemble tout en permettant au visuel de s’adresser à différents publics, dans différents contextes. C’est une identité qui respire, qui s’adapte, qui vit. Une identité visuelle, à la fois contemporaine et fluide, qui symbolise le festival dans ce qu’il a de plus essentiel : ce lien vibrant qu’il construit entre les artistes, les spectateurs, et la ville de Hammamet.

                                     Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Festival de Carthage : Mayada El Hennawy, Cheb Khaled et Majida El Roumi de retour sur scène

Von: tmps
04. Juli 2026 um 20:00

La 60e édition du Festival international de Carthage marquera le retour sur la scène du théâtre romain de plusieurs grandes figures de la chanson arabe et internationale, a appris l’agence TAP auprès d’une source officielle.

Selon cette source, la chanteuse syrienne Mayada El Hennawy, l’artiste algérien Cheb Khaled et la diva libanaise Majida El Roumi figurent parmi les têtes d’affiche de cette édition anniversaire. Le chanteur britannique Sami Yusuf se produira, quant à lui, pour la première fois au théâtre romain de Carthage.

L’ouverture du festival sera assurée par la star tunisienne Saber Rebai, à l’occasion du 60e anniversaire de la création du Festival international de Carthage.

Mayada El Hennawy retrouvera ainsi le public tunisien après une absence de 21 ans, son dernier concert en Tunisie remontant à 2005.

Cheb Khaled reviendra à Carthage pour la première fois depuis sa prestation de 2016, tandis que Majida El Roumi renouera avec la scène du théâtre romain après sa dernière participation en 2018.

La programmation comprendra également la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ainsi que l’artiste tunisienne Nabiha Karaouli, aux côtés d’autres artistes tunisiens, arabes et internationaux.

La conférence de presse consacrée à cette 60e édition est prévue le 7 juillet au Musée paléochrétien de Carthage, où seront dévoilés le programme complet ainsi que les détails de l’organisation du festival.

La même source a ajouté que la vente des billets sera ouverte dans les prochaines heures via les plateformes électroniques dédiées.

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Tunisie-Espagne : vers une coopération culturelle renforcée

Von: farhat
30. Juni 2026 um 19:30

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, s’est entretenue mardi à Tunis avec l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro González Afonso, pour examiner le développement de la coopération bilatérale dans les secteurs du patrimoine, de la musique et du cinéma, selon un communiqué publié en fin d’après-midi sur le site du ministère.
Les discussions ont porté sur l’échange d’expertises musicales, notamment à travers la formation d’instrumentistes et la programmation de spectacles conjoints pour la prochaine saison culturelle ou lors de la manifestation « l’Octobre musical », en coordination avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis. Le partenariat technique lié à la fabrication et à la maintenance des instruments de musique sera également poursuivi, a-t-on indiqué.
Dans le domaine du patrimoine, les deux parties ont convenu de renforcer la formation dans la conservation et la restauration, en ciblant la préservation des plafonds en bois des édifices anciens et des mosaïques.
La réunion a tracé les contours de futurs accords de partenariat entre les musées tunisiens et espagnols, ainsi qu’un projet de rapprochement entre les villes de Carthage et de Carthagène.
Sur le plan audiovisuel et de lédition, la ministre et le diplomate espagnol ont évoqué des projets de coproduction de documentaires axés sur « la route des Andalous » ou « la route d’Hannibal », parallèlement à l’intensification des projets de traduction croisée entre l’arabe et l’espagnol, notamment pour la littérature enfantine.
L’entretien a également permis d’évoquer l’intensification de la participation des troupes tunisiennes aux manifestations culturelles en Espagne, le soutien aux expositions d’arts plastiques et le développement des résidences artistiques réciproques.

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