Ligue 1 – La violence a encore frappé : Des proportions graves !
Pour accéder à nos stades tout en sécurité, il y a tout un protocole de fouilles corporelles à mettre rigoureusement en place à l’entrée avec l’inspection des sacs, détecteurs de métaux à l’appui.
A défaut, on risque un jour de perdre des vies humaines. A bon entendeur…
La Presse — L’arbitre assistant, Marouane Sâad, aurait pu perdre la vie à cause du projectile qu’on lui a lancé depuis les gradins et qui l’a touché au crâne. Ceci dit, nous sommes malheureusement habitués à ce genre de scènes d’extrême violence au point que aussi terrible soit-elle, l’image de Marouane Sâad, avec le sang qui coule de la tête, ne choque plus l’opinion publique. On a vu tellement de scènes violentes ces dernières années qu’on a fini par « se familiariser » avec la violence dans nos stades de football.
Un constat amer qui doit nous amener à agir au plus vite au risque de le regretter un jour : la perte d’une vie humaine dans l’un de nos stades de football.
Sécurité dans nos stades, un système à revoir
L’agression de l’arbitre assistant, Marouane Sâad, confirme que le système de sécurité dans nos stades est assez défaillant. La sonnette d’alarme doit être tirée d’autant que cette agression survient au tout début de la saison sportive. A quoi faut-il s’attendre à la fin de l’exercice quand les enjeux seront de taille dans la course au titre et pour éviter la relégation ? Il vaut mieux agir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard.
Un stade de football n’est pas censé être un lieu dangereux. Au contraire, le football est un sport où le fair-play doit régner. Et comme il s’agit d’un championnat professionnel de football, il est impératif de revoir le système sécuritaire dans nos stades.
Pour ce faire, il faut renforcer le contrôle à l’entrée des stades. La fouille corporelle ne doit pas se limiter à l’inspection des sacs. Il est temps de revoir les procédures, à même de les moderniser en dotant, entre autres, nos enceintes de détecteurs de métaux et de caméras de surveillance.
Numéroter les sièges
Lorsque le stade de Radès a ouvert ses portes en 2001, ses sièges étaient déjà numérotés, mais on n’a jamais vendu des billets avec le numéro du siège attitré. Associer un billet ou un abonnement à un numéro du siège permet d’identifier les spectateurs présents sur les gradins.
Avec l’installation des caméras de surveillance et un contrôle renforcé à l’entrée, on pourra limiter les agressions et la violence dans nos stades et, surtout, identifier facilement les auteurs de violences.
Walid NALOUTI