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High Tech

02. April 2025 um 18:30

La 6G

Des possibilités infinies pour la connectivité d’entreprise

 Alors que la 5G poursuit son déploiement avec une couverture de 85% de la population, les premiers tests 6G en environnement professionnel ouvrent des perspectives révolutionnaires. Cette technologie atteint des débits de 1 Tb/s et une latence inférieure à 0,1ms, soit cent fois mieux que la 5G. 

L’intégration native de l’IA dans les réseaux 6G permet une optimisation automatique du routage et de la qualité de service. Les applications concrètes incluent la chirurgie robotique à distance, le contrôle de flottes de drones autonomes, et la téléprésence holographique en temps réel.

La Cryptographie post-quantique

Sécuriser l’avenir digital

Face à l’émergence de l’informatique quantique, la protection des données devient cruciale. D’ici 2029, la plupart des méthodes de chiffrement actuelles deviendront obsolètes face aux capacités des ordinateurs quantiques. La cryptographie post-quantique représente le bouclier contre ces menaces futures. 

Cette technologie permet non seulement de sécuriser les communications et données sensibles, mais aussi d’assurer la conformité avec les futures réglementations en matière de sécurité des données. Son déploiement précoce donnera un avantage concurrentiel significatif en termes de confiance client et de protection des actifs numériques. La cryptographique post-quantique, c’est quoi ? Il s’agit d’une nouvelle approche de sécurité conçue pour protéger les données contre les futures menaces des ordinateurs quantiques.

 Alors que les méthodes de chiffrement actuelles pourraient être facilement déchiffrées par ces super-calculateurs, la cryptographie post-quantique développe des algorithmes capables de résister à leur puissance de calcul. C’est une technologie préventive essentielle pour garantir la confidentialité des données sensibles dans l’ère quantique à venir.

L’intelligence ambiante invisible

La technologie discrète mais efficace

Cette innovation redéfinit l’interaction homme-machine en intégrant intelligemment la technologie dans l’environnement quotidien. D’ici 2027, elle permettra d’optimiser la visibilité et l’efficacité opérationnelle, particulièrement dans le retail où les capteurs intelligents et l’analyse en temps réel transformeront l’expérience client. Pour l’entreprise, cela signifie une meilleure compréhension des comportements de ses clients, une optimisation automatique des processus, et une réduction significative des coûts opérationnels.

L’intelligence ambiante invisible est une technologie qui intègre discrètement l’IA dans notre environnement quotidien, sans interfaces visibles. Elle fonctionne en arrière-plan, utilisant des capteurs et des systèmes intelligents pour anticiper les besoins et améliorer le quotidien de façon naturelle et non intrusive. 

Grâce aux technologies immersives

Révolution des espaces de travail hybrides 

La généralisation du travail hybride stimule l’innovation dans les technologies immersives. La réalité mixte et les environnements holographiques transforment les réunions à distance en expériences quasi physiques. Les coûts d’équipement, bien qu’importants (environ 2000€ par poste), sont compensés par des gains de productivité de 35%. 

Les défis techniques incluent la nécessité d’une bande passante importante (>1 Gb/s) et la sécurisation des contenus 3D sensibles. Les entreprises développent des politiques spécifiques pour la gestion et la protection des données générées lors des sessions immersives.

Financement de l’économie : Bâtir un système bancaire plus solidaire et résilient

31. März 2025 um 18:30

La Tunisie, à l’image de plusieurs pays en développement, s’est engagée dans des réformes économiques et monétaires à travers la mise en place de programmes de stabilisation et d’ajustement dans le but d’agir sur les déséquilibres dont souffrait l’économie du pays depuis des années.

L’impact positif d’un système financier solide et élargi sur l’économie, que ce soit en termes de productivité des entreprises, d’accumulation de capital, d’accroissement de l’épargne, ou de croissance, est aujourd’hui largement reconnu.

Les besoins de financement de l’économie nationale sont couverts ces dernières années par le recours aux emprunts internes et externes. Les opérateurs économiques ne cessent d’appeler le secteur bancaire à jouer pleinement son rôle dans le financement des investissements et des projets. Néanmoins, ce secteur nécessite une transformation, voire une refonte profonde de son système pour pouvoir financer aussi bien l’économie que les petites et moyennes entreprises (PME) et les particuliers. Une économie compétitive ne peut exister sans un système bancaire et financier moderne, puissant, performant et ouvert. 

Dans ce contexte, le Président Kaïs Saïed a appelé à la révision de la législation encadrant la BCT afin de renforcer son rôle face aux défis financiers et de mieux soutenir l’économie nationale. Les principales réformes engagées par la Tunisie depuis des années, en vue de restructurer et de libéraliser le système financier, nécessitent, aujourd’hui, une évaluation qui permettra de se situer par rapport aux objectifs de ces réformes en termes de développement du système financier ainsi que sa participation dans le financement de l’économie.

Nouvelle approche financière

Dans le même contexte, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zafrani Zenzeri, lors d’un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen du projet de révision de la loi n°35 de 2016 régissant le statut de la Banque centrale de Tunisie, a mis en évidence le rôle clé de la BCT dans la mise en place de normes financières solides, garantes d’un système bancaire national performant. 

Elle s’est penchée également sur l’importance d’une coordination entre les structures financières publiques et privées pour accélérer les réformes et mener une transformation législative profonde, touchant tous les secteurs vitaux. 

Par ailleurs, la Cheffe du gouvernement a réaffirmé que « le choix stratégique de l’autosuffisance financière, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un système financier plus solidaire et résilient, est capable de faire face aux mutations économiques mondiales et de réduire la dépendance à l’endettement extérieur ». L’objectif primordial fixé par le gouvernement est de consolider l’autonomie économique de la Tunisie et renforcer ses ressources propres. Ce choix stratégique est essentiel pour assurer une indépendance accrue face aux fluctuations économiques mondiales et pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis des emprunts extérieurs.

Besoin de réforme 

Le projet de loi portant sur la révision du statut de la BCT comprend plus d’une quarantaine d’articles. «Cet amendement ambitionne d’élargir le rôle d’autorité monétaire qui, essentiellement, se sert de la politique monétaire pour gérer les fluctuations économiques et stabiliser les prix, afin de maintenir une inflation à un niveau faible et stable. Ainsi, l’institution devra, une fois le projet de loi adopté, se concerter avec le gouvernement sur des décisions qu’elle prenait automatiquement dans l’intérêt du pays comme celle relative à la révision du taux d’intérêt». 

C’est dire que les réformes du système bancaire et la gestion prudente des finances publiques sont essentielles pour relever les défis et restaurer un rôle équilibré du système bancaire dans l’économie. 

De nombreux observateurs estiment que le système bancaire tunisien nécessite une réforme en profondeur pour améliorer sa solidité, sa gouvernance, et sa capacité à financer l’économie de manière efficace. Selon Aïcha Karafi, chercheuse en gouvernance et transparence budgétaire, «les réformes pourraient inclure des mesures visant à renforcer la supervision bancaire, à réduire les risques liés aux créances douteuses, à améliorer la gouvernance des banques et à promouvoir la transparence». 

Afrique News

31. März 2025 um 18:20

Obligations vertes
L’Afrique ne capte que 0,3% des fonds mondiaux

Les émissions d’obligations vertes en Afrique ont atteint un montant cumulé de 9,6 milliards de dollars, mais l’énorme potentiel de ce segment du marché de la dette dédié au financement des projets « verts » demeure largement inexploité sur le continent, selon un rapport publié par Financial Sector Deepening Africa (FSD Africa), une agence de développement financée par le gouvernement britannique.

Intitulé « Impact of Green Bonds in Africa », le rapport rappelle que les premières obligations vertes en Afrique verte ont été émises en 2013 par la Banque africaine de développement (BAD). Depuis, le marché africain de ce type de titres de dette destiné à financer les projets environnementaux, les énergies propres, les transports en commun à faibles émissions et d’autres projets sobres en carbone s’est développé pour atteindre 76 émissions réalisées par 40 entités, y compris des institutions financières multilatérales, des gouvernements et des sociétés (banques et entreprises). Ces émissions restent cependant très concentrées, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Egypte et la BAD accaparant 91 % du total des opérations répertoriées.

Actuellement, l’Afrique représente moins de 1 % du nombre des émissions mondiales de « Green bonds » et seulement 0,3% de la valeur totale des fonds mobilisés grâce à ces émissions. Durant la dernière décennie, les émissions d’obligations vertes sur le continent ont augmenté à un taux de croissance annuel composé (Tcac) de 20%, un rythme beaucoup plus lent que ceux de l’Asie-Pacifique et de l’Amérique latine, où les émissions ont enregistré des progressions respectives de 70% et 43 % au cours de la même période.

Les émetteurs souverains et les institutions multilatérales ont donné le coup d’envoi du marché des obligations vertes sur le continent, et ont été à l’origine de la quasi-totalité des opérations durant les cinq années qui ont suivi la première émission de la BAD. Une fois que ce type de titres de dette a fait ses preuves, les entreprises et les banques ont fait des incursions remarquables sur le marché, à tel point qu’elles ont représenté plus de 60 % de la valeur totale des émissions au cours des cinq dernières années.

A l’échelle continentale, les obligations vertes financent principalement des projets à objectif mixte (atténuation du changement climatique et adaptation à ses conséquences) et des projets d’atténuation. 

Finance
Une nouvelle place de marché pour l’échange de devises 

L’Afrique a fait un grand pas vers l’intégration financière avec le lancement de l’Africa Currency Marketplace par le Système panafricain de paiement et de règlement (Papss). Cette plateforme devrait faciliter les échanges directs de devises à travers le continent, réduisant ainsi la dépendance à l’égard du dollar américain et favorisant l’émergence d’un marché des capitaux africain unifié.

Ce marché des devises africain pourrait améliorer la liquidité et stabiliser les devises sur les marchés africains. La mise en œuvre d’un tel système, nécessite une infrastructure financière solide et un alignement réglementaire entre les nations participantes.

L’initiative pourrait également servir de catalyseur pour l’établissement d’un marché des capitaux africain unifié. 

« Ennova »
L’IA au service des entrepreneurs

La BAD a dévoilé récemment son Laboratoire de l’innovation et de l’entrepreneuriat, baptisé « Ennova ». Cette plateforme met en relation des entrepreneurs, des organisations de soutien aux entreprises, des établissements d’enseignement et des investisseurs de toute l’Afrique. « Ennova » est conçu dans le cadre d’une stratégie plus large visant à améliorer le développement des compétences et les opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes africaines, précise Hendrina Chalwe Doroba, de la BAD. 

Entre autres fonctionnalités, « Ennova » est constitué d’un répertoire de plus de 1 300 organisations de soutien aux entreprises à travers l’Afrique, de 265 ressources professionnelles présentant des opportunités de financement et de formation, des fonctionnalités de réseautage pour faciliter la collaboration, d’un microsite présentant la série de livres blancs de la BAD sur l’entrepreneuriat et le libre-échange.

BAD
Soutenir les petits agriculteurs

La BAD a annoncé récemment son intention de lancer une facilité de 500 millions de dollars destinée à débloquer dix milliards de dollars de financement pour les petits exploitants agricoles et les petites entreprises agro-industrielles en Afrique. 

Cette facilité déploiera de multiples instruments financiers, notamment des garanties de crédit commercial, des mécanismes de financement mixte et des incitations afin de réduire les coûts de transaction élevés liés aux services fournis aux entreprises, le tout complété par une assistance technique.

La BAD a appelé à une action mondiale : « Ensemble, libérons le potentiel de l’agriculture en Afrique. Faisons de l’Afrique le grenier du monde. Et ensemble, nourrissons l’Afrique avec fierté ! »

Faut-il savoir que les engagements financiers des partenaires du développement sont passés de 30 milliards dollars à 72 milliards dollars en moins d’un an. La Banque a approuvé 77 projets d’une valeur de 3,9 milliards $ pour soutenir la mise en œuvre des Pactes nationaux pour l’alimentation et l’agriculture dans 32 pays, avec un montant supplémentaire de 1,72 milliard $ prévu cette année.

Par ailleurs, plusieurs initiatives majeures ont été prises par la banque, comme le programme « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine », « la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence », « les Zones spéciales de transformation agro-industrielle », le programme « Afawa » à destination des femmes, et le Mécanisme africain de financement du développement des engrais.

Il n’en reste pas moins que les défis sont nombreux : seuls 6% des petits exploitants agricoles africains ont accès au crédit et moins de 20 % d’entre eux utilisent des semences améliorées. Les institutions financières considèrent souvent les petits exploitants agricoles comme des emprunteurs à haut risque en raison de la variabilité du climat et de l’absence de garanties. Les prêts bancaires au secteur agricole restent faibles, représentant moins de 5 % du total des portefeuilles de prêts dans de nombreux pays africains.

Marchés énergétiques en Afrique du Nord
Attrayants pour les acteurs mondiaux

L’Afrique du Nord est depuis longtemps un acteur clé dans le domaine de l’énergie mondiale. Son rôle est à développer à mesure que la région progresse dans les domaines du pétrole et du gaz, de l’hydrogène et des énergies renouvelables. Tel est le constat de la Chambre africaine de l’Énergie (AEC). De l’exploration et de la production aux opportunités d’investissement innovantes, le paysage énergétique de l’Afrique du Nord se caractérise par des marchés matures et des marchés pionniers qui attirent les acteurs mondiaux.

La Libye, en l’occurrence, a enregistré un renouveau dans le domaine de l’exploration et de la production, avec des activités en cours de réalisation dans les bassins de Ghadames, Syrte et Murzuq, ainsi qu’un prochain cycle d’octroi de licences pour 22 blocs qui vise à attirer les compagnies pétrolières internationales vers ses blocs inexplorés offshore et onshore. La National Oil Corporation fait avancer 45 projets de construction et de rénovation, dans le but de porter la production à 2 millions de milliards de barils par jour.

En Algérie, le gouvernement investit 50 milliards de dollars dans des projets pétroliers et gaziers jusqu’en 2027 afin de stimuler la production d’actifs phares tels que le champ de Hassi R’Mel et de mettre en service de nouvelles capacités. Le pays vise à porter sa production annuelle de gaz à 200 milliards de mètres cubes au cours des cinq prochaines années et à atteindre 1,2 million de barils par jour en 2025, grâce à sa dernière série d’octrois de licences onshore et à la récupération assistée du pétrole dans les champs historiques.

Selon les experts de l’AEC, l’Algérie se positionne comme un pionnier de l’énergie hydrogène, en étant le fer de lance du projet d’hydrogène vert du corridor SoutH2 en partenariat avec des acteurs européens, qui réaffectera les gazoducs pour transporter de l’hydrogène vert vers l’Europe. Grâce à sa situation stratégique et à ses ressources abondantes, l’Algérie vise à devenir un acteur mondial clé de l’hydrogène, offrant d’importantes opportunités d’investissement dans les technologies émergentes d’énergie verte.

Pour sa part, l’Égypte enregistre une croissance significative dans le pétrole et le gaz, avec de nouvelles opportunités de licences et des efforts de production accrus. Le dernier cycle de licences propose 13 blocs d’exploration et de production dans des régions clés telles que la mer Méditerranée et le delta du Nil, dans le but de stimuler l’exploration et d’attirer les investissements internationaux. Au cours de l’exercice 2024-2025, l’Égypte lance plusieurs projets, dont sept puits d’exploration et cinq initiatives de développement, avec des entreprises majeures. En 2025, Eni prévoit de forer deux puits de développement sur le champ gazier phare d’Égypte, Zohr, qui représentait autrefois jusqu’à 40 % de la production de gaz du pays. 

Enfin, le Maroc affiche une transformation importante, signale l’AEC : le pays diversifie son mix énergétique, en mettant fortement l’accent sur le gaz et les énergies renouvelables. Le gazoduc Nigeria-Maroc, un projet majeur de plus de 5 600 kilomètres, devrait fournir du gaz naturel à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord, les premiers appels d’offres devant être lancés cette année.

Parallèlement, le Maroc promet des investissements substantiels dans les énergies propres, notamment six projets d’hydrogène vert d’un montant total de 32,5 milliards $, et prévoit d’investir 3 milliards $ dans son réseau électrique national, d’ici 2030. Avec l’objectif de produire 52% de son électricité à partir d’énergies renouvelables à cet horizon, et d’accueillir l’une des plus grandes centrales solaires à concentration au monde, le Maroc offre d’importantes opportunités d’investissement dans les énergies propres.

« Avec ses vastes ressources naturelles, ses développements d’infrastructures en cours et ses objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables, l’Afrique du Nord est prête à jouer un rôle central dans l’avenir de l’énergie mondiale tout en étant pionnière dans une stratégie de développement équilibrée entre les énergies fossiles et les énergies renouvelables pour le monde », commente Ore Onagbesan, directrice de programme, African Energy Week. Laquelle prépare la grande semaine AEW 2025 : Invest in African Energies, qui se tiendra au Cap (Afrique du Sud), du 29 septembre au 3 octobre 2025. L’événement mettra en lumière l’importance croissante de la région dans le mix énergétique mondial.

PME et entrepreneuriat : L’accès au financement, cet éternel calvaire !

25. März 2025 um 20:00

Au cours des dernières années, la situation des petites et moyennes entreprises a significativement régressé. Des efforts soutenus sont nécessaires pour assurer le financement et l’accompagnement stratégique de ces entreprises.

 En dépit des difficultés rencontrées dues, notamment, à la bureaucratie, au climat économique contraignant et aux différentes contraintes du marché local et international, les PME tunisiennes sont devenues un acteur et un interlocuteur essentiel dans le paysage économique national. Leur contribution à la mise en place d’une nouvelle économie nationale compétitive est vivement sollicitée par les pouvoirs publics.

Dans le contexte actuel, il est évident de donner une importance particulière aux PME afin d’atteindre les objectifs stratégiques de l’Etat et réussir la transition économique à laquelle aspire la Tunisie et apporter des solutions concrètes aux problèmes existants comme le chômage. Il reste, en effet, beaucoup à faire pour rendre la PME compétitive sur le plan quantitatif et qualitatif et mieux adaptée aux facteurs endogènes et exogènes. Selon Céline Moyroud, représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement en Tunisie, « les PME, qui représentent plus de 80 % du tissu économique, se heurtent encore à des obstacles importants en matière d’accès au crédit.

On note, en effet, 41.4 % de refus pour les prêts bancaires à long terme, et 35 % des demandes auprès des investisseurs n’aboutissent pas. Face à cette réalité, les canaux financiers traditionnels ne suffisent plus, et il est essentiel d’accompagner les PME sur le chemin de la durabilité afin de leur faciliter l’accès aux investissements ».

Perception du climat des affaires 

D’après la 7e édition de l’enquête « Miqyes » sur la santé des Petites et Moyennes Entreprises, réalisée par la Conect, en collaboration avec l’institut de sondage « ONE TO ONE » et le « Pnud », la situation des PME s’est stabilisée au cours de l’année 2023 : seulement 31.1 % ont vu leur chiffre d’affaires régresser contre 43.9 % en 2022, et ce, malgré une décélération de la croissance en 2023. Les PME tunisiennes sont plutôt à capital tunisien (89 %). Mais lorsqu’elles sont mixtes, la participation étrangère est plutôt majoritaire. Le caractère familial est aussi très dominant, 73,4 % des PME étant des entreprises familiales. 

Selon les indicateurs du baromètre « Miqyes », seulement 12 % des PME sont totalement exportatrices. La majorité des PME exportatrices sont dans le secteur de l’industrie (56 %) et des services (28 %). Les PME opérant dans le secteur de la pêche et de l’agriculture sont essentiellement locales.

L’UE constitue la destination principale de nos PME exportatrices, suivie de l’Afrique du Nord. Ces exportations se font par des PME dont le siège se situe dans les régions côtières autour des grands centres portuaires.  Les régions de l’intérieur et le Sud présentent le niveau de partenariat  le plus faible.

Accès aux financements 

Globalement, les PME tunisiennes continuent à considérer que l’accès aux financements est assez difficile. A l’exception du leasing qui demeure la source de financement la plus accessible, soit pour 55.4 % des PME.

Et ce sont les PME installées dans les régions intérieures qui sont les plus contraintes financièrement notamment celles de la région du Nord et du Centre-Ouest. Les PME jeunes et les entreprises de petite taille rencontrent plus de difficultés que les entreprises plus matures en termes d’accès aux crédits bancaires. « Il semble que c’est le chiffre d’affaires qui constitue le facteur déterminant pour l’accès aux crédits (longue relation avec la banque, plus de transparence, une meilleure rentabilité) », fait ressortir l’enquête. 

Les investisseurs, eux, ont une meilleure appétence pour les entreprises jeunes (notamment les startup et les nouvelles activités). Il semble aussi que « l’appui des actionnaires est plus fort dans les grandes entreprises, à forte capitalisation ».

Les entreprises qui exportent ont tendance à vouloir investir plus dans le futur comparativement aux PME locales. Les PME dans l’industrie comptent investir plus que les autres secteurs en 2025. De même, les PME des régions du Nord, du Centre-Ouest et du Sud sont celles qui comptent investir le plus en 2025 en nouvelles activités.

C’est dire que la complexité administrative, la réglementation fiscale sont des enjeux majeurs pour les PME tunisiennes. D’après l’enquête, le manque de compétences est aussi un défi majeur pour une PME sur quatre. Les PME font toujours appel à une réduction des impôts, à la simplification des procédures administratives et à une amélioration de l’accès au financement.

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