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Autoroute Tunis-Jelma : Le pont sur l’oued Zeroud, une première technique en Tunisie

15. Juli 2026 um 16:15

Le chantier de l’autoroute Tunis-Jelma avance avec un ouvrage présenté comme une première en Tunisie : le pont sur l’oued Zeroud, dont les travaux ont atteint 27% d’avancement. Cette infrastructure majeure est réalisée selon une technique de construction innovante, le « pont en caisson par poussage », adaptée aux contraintes du site et aux caractéristiques hydrauliques de l’oued.

Lors d’une visite de terrain effectuée mercredi 15 juillet 2026 dans les gouvernorats de Kairouan et Sidi Bouzid, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a inspecté l’état d’avancement du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, notamment les travaux du pont sur l’oued Zeroud.

Selon le ministère, cette technique de construction permet d’assurer une meilleure solidité de l’ouvrage tout en tenant compte de la configuration géographique particulière de la zone traversée. Il s’agit de la première fois qu’une grande infrastructure hydraulique de ce type est réalisée en Tunisie avec cette méthode.

Un pont stratégique sur le tracé de l’autoroute

Le pont sur l’oued Zeroud constitue l’un des ouvrages importants du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, qui s’étend sur 18,5 kilomètres, dont 11,5 kilomètres dans le gouvernorat de Kairouan et 7 kilomètres dans celui de Sidi Bouzid.

Parallèlement, le ministre a constaté le démarrage effectif de la pose de la couche de béton bitumineux au niveau du point kilométrique 183+400. Cette étape marque l’entrée du chantier dans une phase avancée, avec le début concret des travaux de revêtement de la chaussée.

Lire aussi : Tunisie : Quatre gouvernorats concernés par l’autoroute Tunis-Jelma

Rappelons que la technique du « pont en caisson par poussage » consiste à construire progressivement la structure du pont sur une zone de fabrication située à proximité, puis à la faire avancer horizontalement par poussées successives jusqu’à sa position finale au-dessus de l’obstacle à franchir. Cette méthode permet de limiter les interventions dans le lit de l’oued, de réduire les contraintes liées au chantier et d’améliorer la précision ainsi que la solidité de l’ouvrage. Utilisée pour la première fois en Tunisie pour une grande infrastructure de ce type, elle est particulièrement adaptée aux sites présentant des contraintes hydrauliques ou géographiques importantes.

Mise en service prévue fin 2027

Le ministre a indiqué que l’année 2026 doit constituer une année d’accélération pour la réalisation du corps de la route, appelant les entreprises chargées du projet à mobiliser les moyens nécessaires afin de respecter le calendrier prévu.

L’objectif annoncé reste l’entrée en exploitation de l’autoroute Tunis-Jelma à la fin de l’année 2027.

D’un coût global estimé à environ 1,7 milliard de dinars, le projet bénéficie d’un financement conjoint de l’État tunisien, de la Banque européenne d’investissement et du Fonds arabe pour le développement économique et social. Il est réparti en huit lots, avec un taux global d’avancement des travaux estimé à près de 40%, tandis que le huitième lot dépasse 47% de réalisation.

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Tunisie : Face à la canicule et aux coupures, la grogne sociale de plus en plus visible

15. Juli 2026 um 15:35

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie met les réseaux d’électricité et d’eau sous une pression sans précédent. Depuis plusieurs jours, les témoignages de coupures de courant et d’interruptions de la distribution d’eau se multiplient dans plusieurs régions du pays, alimentant une colère grandissante sur les réseaux sociaux.

Face à cette situation, les autorités et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) expliquent que certaines coupures sont devenues inévitables afin de préserver la stabilité du réseau national et d’éviter un black-out généralisé.

Une demande électrique à des niveaux records

Selon le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, la consommation d’électricité a atteint des niveaux historiques sous l’effet des températures extrêmes et du recours massif aux climatiseurs, notamment entre 13h et 17h, période où le réseau enregistre son pic de charge. À cette pression s’est ajoutée une panne technique sur une installation énergétique située dans l’est de l’Algérie, réduisant temporairement les capacités d’échange d’électricité entre les deux pays.

La Tunisie dispose d’une capacité installée estimée entre 6.000 et 6.300 MW, dont plus de 90 % proviennent de centrales thermiques alimentées au gaz naturel.

Le délestage privilégié pour éviter un effondrement du réseau

Pour préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, la STEG recourt à des opérations de délestage, c’est-à-dire des coupures temporaires et ciblées destinées à empêcher un effondrement général du système électrique.

Lire aussi : Canicule en Tunisie : Le mercure grimpera jusqu’à 47°C ce mercredi

Ces interruptions, qui touchent différents quartiers selon une rotation, sont présentées par les responsables comme un mal nécessaire pour éviter un scénario de black-out similaire à celui qu’avait connu la Tunisie en septembre 2023.

L’eau également affectée

Les perturbations ne concernent pas uniquement l’électricité. Dans plusieurs localités, les habitants signalent également des interruptions prolongées de l’approvisionnement en eau potable.

Ces coupures sont souvent aggravées par les délestages électriques, les stations de pompage dépendant directement de l’alimentation en électricité. La hausse de la consommation d’eau liée aux fortes chaleurs accentue également les tensions sur le réseau hydraulique.

Une colère grandissante

Sur les réseaux sociaux, les internautes dénoncent des coupures qui surviennent parfois plusieurs fois par jour et qui compliquent fortement le quotidien.

Climatiseurs à l’arrêt, aliments qui se détériorent, difficultés pour les commerces, télétravail perturbé ou encore pénurie d’eau dans certains quartiers : les témoignages se multiplient, alors que les températures dépassent les 45 °C dans plusieurs régions et ont atteint un record de 48,2 °C à Nasrallah.

De nombreux citoyens réclament davantage de transparence sur les horaires des coupures et une meilleure communication de la part des autorités.

Une situation appelée à rester sous surveillance

La STEG appelle les consommateurs à rationaliser leur consommation, particulièrement durant les heures de pointe, afin de réduire la pression sur le réseau électrique national. Les autorités estiment que ces mesures demeurent nécessaires tant que les températures resteront exceptionnellement élevées.

Si les délestages permettent, selon les responsables, d’éviter un effondrement généralisé du système électrique, ils illustrent également les limites d’infrastructures soumises à une demande record, dans un contexte où les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents.

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48,2°C à Nasrallah, des régions suffoquent et le pic n’est pas encore passé !

15. Juli 2026 um 15:07

Les températures ont atteint des niveaux particulièrement élevés ce mercredi 15 juillet en Tunisie, plaçant plusieurs régions du pays sous une chaleur accablante. Selon les relevés de l’Institut national de la météorologie (INM) à 13 heures, le mercure a dépassé les 43°C dans de nombreuses stations, avec un maximum national de 48,2°C enregistré à Nasrallah, dans le gouvernorat de Kairouan.

Cette vague de chaleur touche principalement les régions du centre et de l’intérieur du pays. Derrière Nasrallah, Jendouba affiche 48,0°C, suivie de Gafsa avec 46,5°C. Béja enregistre 45,7°C, tandis que Sidi Bouzid et Maknassy atteignent chacune 45,5°C.

Les 45°C dépassés dans plusieurs régions

D’autres localités dépassent également les 45°C, notamment Enfidha (45,3°C), Kairouan (45,3°C), Mjez El Bab (45,2°C) et Oueslatia (45,2°C). Plus au nord-ouest, Le Kef affiche 44,4°C, alors que Sousse enregistre 44,7°C.

Lire aussi : Tunisie : Pourquoi la STEG multiplie les coupures d’électricité

Même les régions habituellement moins exposées aux fortes chaleurs connaissent des températures très élevées. Tajerouine atteint 43,8°C, Bou Arada 43,7°C, Siliana 43,5°C et La Manouba 43,5°C.

Les températures les plus élevées relevées à 13 heures sont les suivantes :

  • Nasrallah : 48,2°C
  • Jendouba : 48,0°C
  • Gafsa : 46,5°C
  • Béja : 45,7°C
  • Sidi Bouzid : 45,5°C
  • Maknassy : 45,5°C
  • Enfidha : 45,3°C
  • Kairouan : 45,3°C
  • Mjez El Bab : 45,2°C
  • Oueslatia : 45,2°C

Éviter toute exposition prolongée au soleil

Face à ces températures extrêmes, l’Institut national de la météorologie appelle les citoyens à éviter toute exposition prolongée au soleil, en particulier durant les heures les plus chaudes de la journée, et à s’hydrater régulièrement afin de limiter les risques liés à la canicule.

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