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Paiements en Tunisie: les usages numériques poursuivent leur progression au premier semestre 2026

14. August 2026 um 13:30

Les paiements électroniques poursuivent leur progression en Tunisie. Selon le bulletin «Paiements en chiffres en Tunisie» de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié pour le premier semestre 2026, l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques enregistrent plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Le parc de cartes bancaires atteint 6 151 mille, tandis que le nombre de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. Le pays compte également 1 456 sites marchands actifs et 45,6 mille terminaux de paiement électronique (TPE). La BCT définit comme actif tout site marchand ayant enregistré au moins une transaction sur une période d’un an.

Le paiement mobile confirme également son développement. Au premier semestre 2026, 218 886 wallets sont recensés, contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars. Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Du côté de l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait ressortir une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

 

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Au Maroc, la chaleur pousse des producteurs d’avocats à envisager l’arrachage de leurs vergers

14. August 2026 um 12:20

La filière marocaine de l’avocat aborde la campagne 2026/2027 avec une incertitude croissante. Dans plusieurs zones du Gharb, des producteurs envisagent désormais d’abandonner la culture après plusieurs épisodes climatiques ayant fortement affecté leurs rendements.

L’alerte vient d’Abdelkrim Allaoui, président de l’Association des producteurs d’avocats du Gharb, cité par FreshPlaza le 10 août 2026. Dans les zones de Tiflet, Sidi Allal Bahraoui et Sidi Yahya El Gharb, certains exploitants réfléchiraient sérieusement à arracher leurs avocatiers. Dans certains cas, les pertes auraient été totales lors de l’épisode de chaleur de juin.

La campagne actuelle a été fragilisée dès la fin juin. Une période naturelle de chute des fleurs a coïncidé avec une vague de chaleur ayant maintenu les températures au-dessus de 36 °C pendant cinq jours consécutifs. Cette combinaison a provoqué une chute des fleurs et des jeunes fruits plus importante qu’en année normale, selon Allaoui. Le risque n’est pas écarté. Les producteurs redoutent une nouvelle vague de chaleur avant la fin août, avec la possibilité d’un épisode de chergui, vent chaud et sec susceptible d’accentuer le stress hydrique des arbres.

Il faudra toutefois attendre septembre pour mesurer précisément les pertes. À ce stade, les professionnels estiment qu’il est encore trop tôt pour établir un bilan définitif de la récolte.

Cette nouvelle alerte intervient après une campagne 2025/2026 particulièrement difficile. Le Maroc n’a exporté que 58 000 tonnes d’avocats, contre environ 112 000 tonnes lors de la campagne précédente, soit une baisse de plus de 48%. Le recul s’explique notamment par les difficultés climatiques et les problèmes logistiques rencontrés pendant la saison. Le contraste est important: en 2024/2025, les exportations marocaines avaient atteint un record de 112 000 tonnes et généré plus de 300 millions de dollars de recettes. L’avocat représentait alors plus de 10% des recettes en devises issues des exportations marocaines de fruits et baies, selon EastFruit.

 

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Près de 300 millions de dollars: le chinois Guizhou Tyre choisit le Maroc

14. August 2026 um 10:45

Le fabricant chinois Guizhou Tyre va investir 298,7 millions de dollars dans une usine de pneumatiques à Tanger Tech. Avec une capacité de 6 millions de pneus par an, le projet renforce encore la place du Maroc dans la chaîne automobile destinée aux marchés européens et africains.

Le projet entre désormais dans une nouvelle étape. Guizhou Tyre a finalisé en août 2026 les procédures d’approbation et d’enregistrement en Chine nécessaires à son implantation marocaine, selon plusieurs sources.

Le projet avait été approuvé par le conseil d’administration du groupe en janvier. Il prévoit la construction d’une usine «intelligente» dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech, avec une capacité annuelle de 6 millions de pneus radiaux semi-acier, principalement destinés aux véhicules particuliers. Pour le groupe chinois, l’investissement représente surtout un choix industriel et logistique. Tanger offre un accès direct aux infrastructures portuaires et aux marchés européens, tout en permettant de servir les marchés africains. Le site vient également s’insérer dans un écosystème automobile déjà structuré autour des constructeurs, équipementiers et sous-traitants présents dans le nord du Maroc.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule production de pneus. Il ajoute un nouveau segment à une industrie automobile marocaine qui cherche progressivement à augmenter la part de composants fabriqués localement. Guizhou Tyre ne sera d’ailleurs pas le seul groupe chinois à renforcer cette chaîne de valeur. Le Maroc accueille également un projet majeur de Gotion High-Tech, qui développe une gigafactory de batteries pour véhicules électriques dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. En juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 100 millions d’euros pour soutenir cette usine. La première phase doit produire 10 GWh de batteries LFP par an, avec une ambition d’extension à 100 GWh.

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Jumia change de priorité… En Afrique, le e-commerce doit désormais prouver qu’il peut gagner de l’argent

14. August 2026 um 09:15

Jumia lève 50 millions de dollars pour financer sa prochaine étape: croître sans reproduire les coûts de son ancienne stratégie d’expansion. La moitié de cette enveloppe vient de la Société financière internationale (IFC), bras du Groupe de la Banque mondiale dédié au secteur privé. Axian, déjà l’un des principaux actionnaires de Jumia, ainsi que d’autres investisseurs participent au tour de table.

L’opération, annoncée en marge des résultats du deuxième trimestre 2026, intervient alors que Jumia tente de transformer la croissance de son activité en rentabilité. L’entreprise vise le point mort de son Ebitda ajusté et un flux de trésorerie positif au quatrième trimestre 2026, avant de parvenir à une rentabilité annuelle en 2027.

Jumia ne cherche plus à être présente partout en Afrique. Après avoir fermé ses activités en Afrique du Sud et en Tunisie fin 2024, puis quitté l’Algérie en 2026, le groupe concentre désormais ses ressources sur huit marchés jugés plus prometteurs. L’objectif est simple: améliorer les économies d’échelle et réduire les dépenses nécessaires pour servir chaque client. Cette stratégie répond à un problème qui dépasse Jumia. Le commerce électronique africain doit composer avec des marchés fragmentés, des infrastructures logistiques coûteuses, des difficultés de livraison du dernier kilomètre et un pouvoir d’achat encore limité dans plusieurs pays. Pour une plateforme, vendre davantage ne suffit donc pas. Il faut que chaque commande contribue davantage à couvrir les coûts de stockage, de livraison, de technologie et d’acquisition du client.

C’est précisément sur cette équation que Jumia veut désormais agir.

Les ventes progressent, les pertes reculent

Les résultats du deuxième trimestre montrent déjà une amélioration opérationnelle.

Le chiffre d’affaires a atteint 52 millions de dollars, en hausse de 14% sur un an. Le volume brut de marchandises vendues, ou GMV, a progressé de 20%, à 216,3 millions de dollars. À périmètre comparable, la croissance du GMV atteint 23%. Les commandes de produits physiques ont bondi de 28% pour atteindre 6,3 millions, tandis que Jumia comptait 2,6 millions de clients actifs sur le trimestre. La rentabilité opérationnelle s’améliore également. La perte d’Ebitda ajusté a été ramenée à 8,7 millions de dollars, contre 13,6 millions un an plus tôt, soit une réduction de 36%. Le bénéfice brut a, lui, progressé de 28%, à 30,7 millions de dollars. Le Nigeria reste l’un des moteurs de cette dynamique, avec une progression particulièrement forte des volumes, tandis que l’activité internationale prend davantage de poids dans l’offre de la plateforme.

Le redressement est réel, mais l’entreprise n’est pas encore sortie de la zone de risque.

À fin juin, sa liquidité s’établissait à 48,3 millions de dollars, dont 47,4 millions en trésorerie et équivalents de trésorerie. Au deuxième trimestre, les opérations ont consommé 11,8 millions de dollars de cash. La nouvelle levée apporte donc davantage qu’un simple financement de croissance: elle donne à Jumia une marge de manœuvre supplémentaire pour exécuter son plan de transformation alors que ses ressources financières restent sous pression.

Les investisseurs achèteront environ 9,1 millions de nouveaux ADS à 5,52 dollars l’unité. L’opération devrait être finalisée au cours de la deuxième moitié d’août, sous réserve des conditions habituelles.

Le pari sur la logistique et les vendeurs internationaux

Jumia veut utiliser cette nouvelle capacité financière pour renforcer deux éléments clés de son modèle: la marketplace et la logistique.

L’entreprise cherche notamment à augmenter le nombre de produits disponibles sans alourdir excessivement ses propres coûts. Les vendeurs internationaux jouent ici un rôle important. Les produits proposés par des marchands étrangers ont fortement progressé, notamment grâce à l’arrivée de vendeurs chinois et à une offre à prix compétitifs provenant de Turquie.

L’enjeu économique est clair: élargir l’assortiment et générer davantage de transactions tout en limitant les investissements nécessaires dans les stocks et les infrastructures. Jumia mise également sur l’amélioration de la monétisation de sa plateforme. La progression de ses revenus marketplace et publicitaires montre que le groupe cherche progressivement à tirer davantage de revenus de chaque utilisateur, plutôt que de compter uniquement sur l’augmentation du nombre de commandes.

Jumia prévoit encore une perte d’Ebitda ajusté comprise entre 25 et 30 millions de dollars sur l’ensemble de 2026. Mais le groupe maintient son objectif d’atteindre l’équilibre au quatrième trimestre, puis de dégager un résultat positif sur l’ensemble de 2027. Le véritable test ne sera donc plus de savoir si Jumia peut générer de la croissance. Les chiffres du deuxième trimestre montrent qu’elle en est capable.

 

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