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Empfangen — 24. Juli 2026 Französischsprachig

Blé : le Maroc freine les importations pour donner une dernière chance à sa récolte locale

24. Juli 2026 um 13:27

Le Maroc prolonge son bouclier douanier sur le blé tendre. Les autorités ont décidé de maintenir jusqu’au 31 août le droit d’importation de 170 % appliqué aux achats à l’étranger, alors que la collecte de la récolte nationale avance moins vite que prévu. L’objectif est clair : pousser les opérateurs à privilégier le blé produit localement avant de rouvrir davantage le marché aux importations.

Cette mesure, entrée en vigueur le 1er juin et qui devait initialement prendre fin le 31 juillet, intervient dans un contexte stratégique pour le Royaume. Le Maroc, troisième consommateur africain de blé derrière l’Égypte et l’Algérie, cherche depuis plusieurs années à réduire son exposition aux marchés internationaux, très sensibles aux crises géopolitiques et aux variations des prix.

La prolongation de la taxe vise surtout à donner davantage de temps aux agriculteurs et aux collecteurs pour écouler la production nationale. Mais sur le terrain, le rythme reste insuffisant : environ 500 000 tonnes de blé tendre seulement auraient été collectées, loin de l’objectif fixé autour de 1,5 million de tonnes à fin juillet. Plusieurs facteurs expliquent ce retard. Des agriculteurs préfèrent conserver une partie de leurs stocks pour leurs propres besoins, tandis que les professionnels évoquent également des difficultés liées au manque de main-d’œuvre, au vieillissement des équipements et aux conditions météorologiques ayant perturbé certaines opérations de collecte. Selon les estimations de l’USDA publiées en juillet, la récolte de blé du Maroc pourrait atteindre environ 7,5 millions de tonnes durant la campagne 2026/2027, contre un niveau bien inférieur la saison précédente.

Cette amélioration devrait mécaniquement réduire les besoins d’achat à l’étranger. Les prévisions américaines anticipent ainsi des importations marocaines de blé autour de 3,7 millions de tonnes en 2026/2027, contre environ 6,5 millions de tonnes un an auparavant.

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Exportations de fruits : la Tunisie vend plus et mieux en 2026

24. Juli 2026 um 11:51

Les exportations tunisiennes de fruits affichent une dynamique positive en 2026, portée à la fois par la hausse des volumes expédiés et par une progression encore plus marquée des recettes. Au-delà des chiffres, un changement de tendance se dessine : les marchés les plus rémunérateurs gagnent du terrain et les fruits à forte valeur ajoutée prennent une place croissante dans la stratégie d’exportation.

Au cours de la période analysée, les exportations ont atteint 8 797 tonnes, en hausse de 10 % par rapport à 2025. Leur valeur a progressé plus rapidement encore, avec 66,1 millions de dinars, soit une augmentation de 18 % sur un an. Cette évolution traduit une amélioration de la valorisation des produits exportés.

La Libye demeure de loin le premier débouché des fruits tunisiens. Le pays a importé 5 310 tonnes pour une valeur de 22,595 millions de dinars, représentant plus de 60 % des volumes exportés. Mais la véritable surprise vient de la France, où les expéditions ont plus que doublé, passant de 509 à 1 129 tonnes. En valeur, les ventes ont presque quadruplé, atteignant 6,447 millions de dinars, signe d’une demande accrue pour des produits mieux valorisés. De son côté, l’Italie conserve sa place parmi les principaux marchés avec des volumes globalement stables.

Le pêche reste le produit phare des exportations tunisiennes. À lui seul, il représente la plus grande part des volumes exportés, dont près de 94 % sont destinés au marché libyen. Les ventes de ce fruit ont généré 16,4 millions de dinars.

Au-delà des volumes, les fruits à forte valeur ajoutée confirment leur potentiel. La myrtille a généré 21,9 millions de dinars avec moins de 751 tonnes exportées, tandis que la fraise a rapporté 13,5 millions de dinars pour seulement 660 tonnes. Les pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, deviennent des clients stratégiques pour ces produits premium, en absorbant également des pêches, nectarines et figues de Barbarie tunisiennes.

Les marchés asiatiques commencent eux aussi à offrir de nouvelles perspectives. Les exportations vers la Chine sont passées de 15 à 71 tonnes en un an, tandis que leur valeur a bondi de 417 000 dinars à 2,297 millions de dinars. La progression est également notable vers Oman, où les volumes et les recettes ont fortement augmenté.

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Opacité financière en Afrique : la Tunisie se classe 13e, l’Algérie en tête du continent

24. Juli 2026 um 09:54

Le secret financier reste un défi en Afrique. Selon la dernière édition du Financial Secrecy Index 2026, publiée le 23 juin par l’ONG Tax Justice Network, l’Algérie, l’Égypte et le Nigeria sont les trois pays africains qui contribuent le plus à l’opacité financière. La Tunisie apparaît, quant à elle, à la 13e place en Afrique et au 102e rang mondial, loin derrière les principaux foyers de secret financier de la planète.

L’étude évalue 141 juridictions selon deux critères : le niveau d’opacité permis par leur cadre réglementaire et l’importance de leur activité dans les services financiers internationaux. L’objectif n’est pas de mesurer le volume de fraude ou de blanchiment d’argent, mais d’identifier les pays dont les règles facilitent davantage la dissimulation d’actifs, l’évasion fiscale ou le manque de transparence financière.

Avec un score d’opacité de 74 sur 100, l’Algérie occupe le 31e rang mondial, ce qui en fait la juridiction la plus opaque du continent. Le rapport pointe notamment des faiblesses en matière de transparence sur les bénéficiaires effectifs des entreprises, d’accès aux comptes des sociétés, de publication des contrats dans les industries extractives et de coopération internationale en matière d’échange d’informations fiscales.

L’Égypte suit de près, à la 32e place mondiale, devant le Nigeria (35e). Le Kenya, l’Afrique du Sud, Maurice, le Maroc, la Tanzanie, les Seychelles et le Ghana complètent le Top 10 africain. La Tunisie se positionne au 13e rang africain et au 102e rang mondial. Ce classement signifie que le pays présente un niveau d’opacité inférieur à celui des principales places financières du continent, mais qu’il dispose encore de marges de progression en matière de transparence financière et de coopération internationale.

L’un des principaux enseignements du rapport est que les juridictions les plus influentes dans le secret financier mondial ne sont pas nécessairement des paradis fiscaux exotiques. Les États-Unis, la Suisse, Singapour, Hong Kong et l’Allemagne occupent les cinq premières places du classement mondial en raison de la combinaison entre leur poids dans la finance internationale et certaines failles de leurs dispositifs de transparence.

Top 10 africain de 2026 des juridictions les plus opaques :

  1. Algérie (31e mondiale)
  2. Égypte (32e)
  3. Nigeria (35e)
  4. Kenya (45e)
  5. Afrique du Sud (49e)
  6. Maurice (54e)
  7. Maroc (62e)
  8. Tanzanie (70e)
  9. Seychelles (77e)
  10. Ghana (81e)
  11. Namibie (89e)
  12. Cameroun (94e)
  13. Tunisie (102e)

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Office Plast augmente son chiffre d’affaires de 5 % au premier semestre 2026

24. Juli 2026 um 09:12

Office Plast a enregistré une progression de son activité au premier semestre 2026, portée par une hausse simultanée de sa production et de ses ventes. Malgré un net ralentissement des investissements, le fabricant de solutions plastiques a également réduit son niveau d’endettement.

Au 30 juin 2026, le chiffre d’affaires d’Office Plast atteint 17,99 millions de dinars, contre 17,16 millions de dinars un an plus tôt, soit une croissance de 5 %. Cette évolution reflète une activité soutenue sur ses deux principaux marchés.

Le marché local affiche la plus forte dynamique avec des ventes en hausse de 9 %, à 5,43 millions de dinars. À l’export, qui représente toujours la majeure partie des revenus du groupe, le chiffre d’affaires progresse de 3 % pour s’établir à 12,56 millions de dinars. Cette croissance commerciale s’accompagne d’une augmentation de la production. En valeur, celle-ci atteint 18,91 millions de dinars, en progression de 5 % par rapport au premier semestre 2025. En volume, Office Plast a produit près de 37 millions de pièces, soit une hausse de 6 % sur un an.

En revanche, la société a fortement réduit ses dépenses d’investissement. Celles-ci s’élèvent à 191 mille dinars au terme des six premiers mois de l’année, contre 657 mille dinars à la même période de 2025, soit une baisse de 71 %. Cette contraction traduit un rythme d’investissement plus modéré après les dépenses réalisées l’an dernier. Sur le plan financier, Office Plast poursuit également l’amélioration de sa structure de financement. Son endettement global recule de 3 % pour s’établir à 18,65 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 19,16 millions de dinars un an auparavant. Les emprunts à moyen et long terme diminuent de 19 %, tandis que les crédits à court terme baissent de 33 %.

La société affiche par ailleurs une trésorerie positive de 167 994 dinars à fin juin 2026, même si ce niveau reste inférieur à celui enregistré un an plus tôt.

 

 
 

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