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Yassine Chikhaoui rompt le silence :«En aucun cas je ne serai une source de problèmes… J’ai été trahi» 

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 10:44

Complètement et «résolument» absent de la scène médiatique, préférant constamment une attitude de mutisme total durant toute sa carrière de footballeur- virtuose de l’avis de tout le monde- ou de dirigeant au sein du centre de formation durant les trois dernières années au cours desquelles il a été le «référent technique» au niveau des jeunes de l’Etoile en compagnie du duo Youssef Becheur et Mohamed Ladibqui s’occupaient des volets administratif et managérial du centre de formation, Yassine Chikhaoui vient «exceptionnellement» de rompre le silence et d’abandonner son mutisme et sa discrétion parfois exagérée.

Un revirement de situation chez l’ancien enfant prodige de l’Etoile et du football tunisien en général, dicté par la récente déclaration du président du comité de gestion provisoire de l’ESS Karim Akrout dans laquelle il s’est attardé sur la décision de Yassine Chikhaoui d’abandonner son statut «officieux» de conseiller technique de l’équipe première, l’accusant de quitter le navire.

«On est venu pour être source de solutions et non de problèmes»

«Je dois préciser que lorsqu’ona atterri à l’Etoile et plus particulièrement au centre de formation, on visait- Mohamed Ladib,Youssef Becheur et moi-même-, à être des créateurs de solutions et non de problèmes. C’est la raison pour laquelle on a préféré partir en toute discrétion sans le moindre tapage, en raison des quelques différends avec le président du club», s’est exprimé Yassine Chikhaoui.

«Notre présence a fini par déranger certaines personnes»

S’attardant sur les péripéties de sa nomination à la tête du centre de formation en compagnie de ses deux compagnons de route, Mohamed Ladib et Youssef Becheur, Yassine Chikhaoui a avoué que leur approche managériale n’arrangeait pas les affaires de certaines personnes. «Je dois avouer que nos prédécesseurs,du temps où on a été nommés par Othmane Jenayeh à la tête du centre de formation, ont accompli un travail considérable, notamment sur le plan logistique puisqu’on a trouvé un nombre important de terrains et une salle de soins médicaux très développée. Toutefois, on a décelé certaines lacunes sur le plan technique et footballistique, notamment par rapport au nombre important de joueurs opérant au sein de chaque catégorie qui dépassait les 40 jeunes, chose qui ne pouvait pas permettre d’effectuer un travail technique d’envergure, d’où notre décision de réduire considérablement les effectifs de chaque tranche d’âge.A ce niveau, je dois préciser que notre approche et notre présence ont eu pour effet de provoquer le mécontentement et l’indignation de nombreuses personnes puisqu’on a bloqué la poursuite de certaines manœuvres qui prévalaient auparavant», a avoué Yassine Chikhaoui.

«On supportait seuls les charges financières du centre»

Evoquant l’approche managériale adoptée au centre de formation, Yassine Chikhaoui a tenu à préciser que ce dernier avait une autonomie financière totale. «Quand on a pris les commandes du centre et compte tenu de la précarité de la situation financière prévalant à l’Etoile, on s’est résolu à assurer une autonomie financière du centre dont le budget est estimé à 1,2 million de dinars dont 700 mille dinars sont générés par l’académie. Pour la partie restante (500 mille dinars), l’on se démenait dans tous les sens pour les garantir grâce à l’apport de certaines de nos connaissances qui préfèrent ne pas être citées et la contribution personnelle de nous trois, Mohamed Ladib,Youssef Becheur et moi-même.Finalement, notre stratégie a fini par donner ses fruits puisque annuellement 4 à 5 éléments rejoignaient l’équipe première, outre le fait de renouer avec les titres en remportat systématiquement au moins trois sur les six mis en jeu, tout en sachant qu’avant notre arrivée, les jeunes de l’Etoile n’avaient pas remporté les moindre titre depuis cinq ans», s’est exprimé Yassine Chikhaoui.

«Je suis victime d’ingratitude» 

Revenant sur les déclarations du président du comité de gestion Karim Akrout à son encontre, Yassine Chikhaoui n’a pas mâché ses mots tout en affichant sa profonde amertume. «Tout d’abord, je dois réitérer ma détermination à aider mon club, l’Etoile, qui m’a tout donné à chaque fois que cela est possible, c’est un devoir et je le fais avec scrupule et plaisir.D’ailleurs, j’ai dû effacer une ardoise de 400 mille dinars relative à mes dus et même pour la partie restante de mes arriérés, je dois avouer que je ne les ai jamais réclamés et en aucun cas je ne pénaliserai mon club à ce niveau.Mais je me dois de préciser que j’ai été clair et précis avec Karim Akrout qui m’avait demandé de l’aider à assurer le volet technique durant l’intersaison, puisque je me suis mis à son entière disposition tout en exigeant de ne pas être nommé en tant que directeur sportif, une vocation qui ne correspond pas à mes ambitions et dont je garde une certaine appréhension concernant ce poste en Tunisie. Mais finalement, j’ai été récompensé par une sorte d’ingratitude, voire de trahison de la part du président du club qui s’est permis de me discréditer devant l’opinion publique et principalement le public de l’Etoile», a déclaré Yassine Chikhaoui sur un ton amer.

 

«Zied Jaziri, une ligne rouge» 

Répondant à certaines rumeurs faisant état d’un différend entre Zied Jaziri et Yassine Chikhaoui, ce dernier a tenu à démentir de telles allégations en allant jusqu’à valoriser l’apport de Zied Jaziri dans l’une des phases de sa carrière. «Pour moi, Zied est une ligne rouge, je n’oublierai jamais son apport à mon égard lors de la coupe du monde 2006.D’ailleurs, au risque de vous surprendre, c’est moi qui ai conseillé Karim Akrout de faire appel aux services de Zied Jaziri», a révélé Yassine Chikhaoui.

«J’avais une préférence pour Boujelbène, Bracconi était le choix de Karim Akrout»

Yassine Chikhaoui a ajouté que, pour le choix de l’entraîneur, sa priorité était clairement Anis Boujelbène. «Pour la casting de l’entraîneur de l’équipe fanion, mon premier choix était Anis Boujelbène avec lequel on est parvenu à tous les accords possibles, mais ses engagements contractuels avec la Fédération Tunisienne de Football l’avaient empêché de prendre les commandes de l’Etoile. En ce qui concerne Christian Bracconi, je me dois d’affirmer que c’était le choix entériné par Karim Akrout auquel nous avons adhéré pleinement en rapport avec la vocation de formateur du technicien français qui correspond parfaitement à notre conjoncture actuelle et compte tenu de la qualité du travail qu’il avait accompli avec l’Espérance Sportive de Tunis», a précisé Yassine Chikhaoui.

«Zoubaïr Baya est un frère pour moi»

S’attardant sur les rumeurs faisant état de ses relations tendues avec Zoubaïr Baya, Yassine Chikhaoui a vanté le mérite et l’aura de l’ancien président de l’Etoile. «Zoubaïr Baya est un frère pour moi. A l’Etoile, on a été éduqué au respect de nos aînés et de nos figures de proue dont justement Zoubaïr Baya. Il ne faut pas oublier quand j’ai été promu avec l’équipe première, j’avais Zoubaïr Baya devant moi qui était une véritable idole», a conclu Yassine Chikhaoui.

Au final, l’Etoile est la plus grande perdante dans ces tiraillements qui ont ressurgi chez des personnages aussi influents que fédérateurs de la grande famille de l’Etoile.

A quand le retour à la raison… ?

Hatem REGAIEG

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