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Canva supprime un poste sur cinq: le revers brutal d’une success story

Canva traverse un premier coup de frein après dix années de croissance. Pour y faire face, le géant australien du design en ligne annonce la suppression de 1 271 postes, soit 22% de ses effectifs.

Dans un message adressé à ses collaborateurs, Melanie Perkins, cofondatrice et directrice générale de l’entreprise, fait preuve de franchise sur la situation actuelle. Après avoir rappelé le chemin parcouru, depuis les premières présentations du projet jusqu’à la création d’une plateforme adoptée par des centaines de millions d’utilisateurs, elle souligne que rien n’est jamais acquis. Elle va jusqu’à qualifier l’année en cours de plus difficile que l’entreprise ait jamais connue.

Au-delà des suppressions de postes, Canva engage une refonte de son organisation interne. Les équipes produit, croissance et plateforme seront fusionnées dans le but de faciliter les échanges et de décloisonner des services qui fonctionnaient jusqu’ici de manière distincte. L’entreprise entend par ailleurs élargir les missions des salariés qui resteront en poste, en leur attribuant un périmètre de responsabilités plus vaste. Enfin, elle introduit un nouveau mode de travail hybride, prévoyant plusieurs jours de présence au bureau chaque semaine.

Le véritable défi de Canva se joue désormais dans l’intelligence artificielle. Pour gagner en autonomie et réduire sa dépendance aux modèles tiers, l’entreprise développe ses propres technologies. Mais cette stratégie a un coût: la forte hausse des dépenses consacrées à l’IA a poussé le groupe à ramener sa prévision de croissance du chiffre d’affaires de 30 à 20%. Un ajustement qui s’accompagne d’une nouvelle dépréciation de sa valorisation par ses premiers investisseurs, désormais ramenée à quelque 35 milliards de dollars, après une première baisse en début d’année.

L’IA représente un défi concurrentiel majeur pour Canva. Si elle contribue à enrichir son offre, elle permet également à de nouveaux acteurs de s’imposer sur son marché. ChatGPT et Gemini proposent désormais des outils capables de générer rapidement des affiches et des présentations, empiétant sur des usages qui constituaient jusqu’ici le cœur de métier de Canva. Son principal avantage concurrentiel tend ainsi à perdre de sa singularité.

Pour une entreprise dont l’expansion rapide a longtemps constitué l’un des principaux atouts, cette restructuration représente un changement de paradigme. Canva doit désormais composer avec des exigences multiples: rationaliser ses dépenses, soutenir ses ambitions dans le domaine de l’intelligence artificielle et consolider sa position face à des acteurs qui étendent leurs offres et leurs ambitions. Reste une interrogation majeure: une structure organisationnelle plus compacte sera-t-elle synonyme de davantage d’efficacité ou exposera-t-elle l’entreprise à de nouvelles fragilités? L’évolution de ses performances au cours des prochains mois permettra d’en mesurer les conséquences et de déterminer si cette réorganisation suffit à relancer sa croissance.

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Nouvelle ère du paiement au Maroc: Samsung Wallet, Attijariwafa bank, Visa et Mastercard s’allient

Le marché marocain du paiement mobile accueille un nouvel entrant de taille. Samsung Electronics Maghreb Arab vient d’officialiser à Casablanca le lancement de Samsung Wallet, son portefeuille numérique conçu pour les smartphones et montres connectées Galaxy compatibles. L’événement s’est tenu en présence d’Ahmed Rahhou, ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, soulignant l’importance accordée par les pouvoirs publics à la transformation numérique des services financiers.

L’utilisation se veut particulièrement intuitive. Il suffit d’enregistrer une carte bancaire éligible dans l’application, puis de présenter son smartphone ou sa montre connectée devant un terminal de paiement sans contact compatible pour régler ses achats. Cette approche permet de payer sans avoir à sortir sa carte physique, tout en regroupant ses moyens de paiement dans un espace unique, facilement accessible depuis les appareils Galaxy.

Au-delà de la simplicité d’utilisation, Samsung met l’accent sur la sécurité, un élément déterminant dans l’adoption des solutions de paiement mobile. Le dispositif repose notamment sur Samsung Knox, la plateforme de sécurité intégrée à l’écosystème Galaxy, complétée par différents mécanismes d’authentification destinés à protéger le portefeuille numérique et à sécuriser chaque paiement.

Samsung mise sur un partenariat avec Attijariwafa bank, Mastercard et Visa pour accélérer le déploiement de Samsung Wallet au Maroc. Cette alliance, qui associe une banque de premier plan aux deux grands réseaux internationaux de paiement, doit permettre à la solution de trouver plus facilement sa place dans l’écosystème financier national.

«Notre ambition avec Samsung Wallet est de rendre le paiement aussi naturel que l’utilisation d’un smartphone ou d’une montre connectée», affirme Hongseok Lee, président de Samsung Electronics Maghreb Arab. Le groupe met ainsi en avant une approche centrée sur la simplicité d’utilisation, la sécurité et les habitudes quotidiennes des utilisateurs Galaxy.

Mais Samsung voit plus loin que le simple paiement. À terme, Samsung Wallet ambitionne de centraliser différents services et éléments du quotidien: cartes d’embarquement, cartes de fidélité, coupons de réduction ou encore clés numériques permettant, sur certains modèles de véhicules compatibles, de déverrouiller sa voiture depuis son smartphone. L’objectif est de transformer ce dernier en un véritable portefeuille numérique, capable d’accompagner une multitude d’usages au quotidien.

Le succès de cette initiative dépendra toutefois de plusieurs facteurs. Dans un premier temps, seuls les utilisateurs disposant d’un appareil compatible et d’une carte bancaire éligible auprès d’une banque partenaire pourront accéder au service. L’arrivée de nouveaux établissements bancaires dans le dispositif et le développement des infrastructures de paiement sans contact chez les commerçants seront essentiels pour élargir son audience. Autant de conditions qui détermineront la capacité de Samsung Wallet à s’imposer sur le marché marocain.

 

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L’inflation à 5,6%: en Tunisie, le panier des ménages toujours sous pression

Pas de répit sur le front de l’inflation en Tunisie. En octobre 2026, celle-ci s’est maintenue à 5,6%, soutenue par une nouvelle progression des prix alimentaires, d’après les chiffres communiqués ce jeudi 5 novembre par l’Institut national de la statistique (INS).

Avec une hausse annuelle de 8,5%, contre 8,4% en septembre, le groupe «Alimentation et boissons» demeure marqué par de fortes tensions sur les prix. Les fruits frais enregistrent la progression la plus importante (+20%), suivis de la viande ovine (+14,7%), des volailles (+14,5%), de la viande bovine (+13%), des légumes frais (+12,9%) et des poissons frais (+8,9%). Les huiles alimentaires constituent une exception notable, avec une baisse de 4,8%.

Les augmentations concernent également les produits manufacturés, dont les prix s’apprécient de 4,8% en glissement annuel. L’habillement et les chaussures contribuent fortement à cette évolution, avec une hausse de 9,1%, tandis que les produits d’entretien du foyer progressent de 4,8%. Pour les services, la hausse atteint 4,1%, principalement en raison du renchérissement des tarifs d’hébergement (+14,1%). Cette tendance est toutefois atténuée par le ralentissement observé dans certaines activités: les restaurants et hôtels affichent une hausse de 6,2%, contre 6,5% en septembre, tandis que les loisirs et la culture passent de 3,9 à 3,6%.

Légère amélioration du côté de l’inflation sous-jacente, qui s’établit à 4,8% en octobre, contre 4,9% un mois auparavant. Mais cette baisse limitée ne doit pas occulter les fortes disparités entre produits à prix libres et produits encadrés. Sur un an, les prix des premiers augmentent de 6,8%, alors que ceux des seconds ne progressent que de 1,2%. Dans l’alimentaire, le contraste est encore plus net: +9,6% pour les produits libres, contre seulement +0,3% pour les produits à prix administrés. Un écart qui témoigne du rôle modérateur de l’encadrement des prix sur certains produits de première nécessité.

Par comparaison avec septembre, l’indice des prix à la consommation affiche une progression de 0,7% sur un mois. Cette hausse tient essentiellement à la forte augmentation des prix dans le groupe «Habillement et chaussures», qui s’élève à 6,3% avec la fin des soldes d’été. La tendance inflationniste touche aussi bien les vêtements, dont les prix progressent de 6,2%, que les chaussures, en hausse de 7,4%. Les autres articles du groupe suivent la même tendance, mais dans des proportions plus modérées: +1,5% pour les tissus et +2% pour les accessoires divers.

Les prix alimentaires ont progressé de 0,2% en octobre. Les fruits frais ont enregistré la plus forte hausse (+3%), devant les légumes frais (+1,3%) et les œufs (+0,9%). En revanche, les prix des volailles ont reculé de 2,1%, ceux de la viande d’agneau de 1,2% et ceux des poissons de 1%.

Dans ce contexte, la désinflation reste difficile à consolider. La hausse des prix alimentaires continue de peser sur les dépenses des ménages et de fragiliser leur pouvoir d’achat. Avec une progression annuelle proche de 9%, l’alimentation demeure une source majeure de pression sur le coût de la vie, tandis que les marges de manœuvre des autorités restent limitées.

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Chery Tunisie: Aymen Ben Tili, nouveau directeur général de la STA

La Société tunisienne d’automobiles (STA), représentant officiel de Chery en Tunisie, a confié sa direction générale à Aymen Ben Tili. Une nomination qui intervient après quelques mois passés au poste de directeur général adjoint, fonction qu’il occupait depuis janvier 2026.

Son parcours le rattache notamment aux métiers de la distribution et de la gestion financière. Il a dirigé Kipropha, société spécialisée dans la distribution de médicaments et de produits pharmaceutiques, après avoir occupé différentes responsabilités chez Fatales, dont celles de directeur du développement et de directeur administratif et financier. Les deux entreprises appartiennent au groupe Kilani.

En mars 2007, il rejoint Goulette Shipping Cruise, société exploitant le terminal de croisière du port de La Goulette, en tant que directeur administratif et financier. Il évolue au sein de l’entreprise jusqu’à sa nomination comme directeur général adjoint en septembre 2014, une fonction qui élargit son expérience à la gestion opérationnelle et à la direction d’entreprise.

Son parcours, qui traverse les secteurs pharmaceutique, maritime et automobile, repose sur une expérience diversifiée des fonctions financières et managériales. Cette mobilité sectorielle éclaire son arrivée chez Chery, dans un contexte de développement de la marque sur le marché tunisien.

Son arrivée ouvre une nouvelle étape pour Chery en Tunisie, dont les orientations dépendront notamment de sa capacité à composer avec les contraintes du marché et la concurrence.

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Tourisme: les Français changent de cap et préfèrent la Tunisie à l’Espagne pour Noël

Alors que le marché français du voyage affiche une tendance à la baisse, la Tunisie confirme son attractivité. D’après l’Observatoire réalisé par Orchestra pour les Entreprises du Voyage, la Tunisie occupe la deuxième place des destinations les plus réservées en agences pour les fêtes de Noël, s’imposant ainsi comme la première destination étrangère des Français.

Le marché des vacances de fin d’année reste globalement orienté à la baisse, avec un recul de 3,7% des ventes de séjours en agences par rapport à l’an dernier. La France métropolitaine, toujours en tête des destinations, enregistre elle aussi une contraction de 4,9% du nombre de dossiers. La Tunisie fait toutefois exception à cette tendance, avec une hausse de 1,7% qui lui permet de conforter sa position dans un marché sous pression.

Cette performance permet à la Tunisie de prendre l’avantage sur plusieurs grandes destinations touristiques européennes, à commencer par l’Espagne, dont les réservations enregistrent un net recul de 14% sur un an. Une tendance qui se dessinait déjà en octobre. Le royaume ibérique avait alors rétrogradé à la deuxième place des ventes de séjours à l’échelle mondiale, avec une baisse de 23,1%, la plus marquée depuis la crise sanitaire. Les professionnels du secteur expliquent en partie ce repli par les difficultés de la compagnie low cost Volotea, qui a considérablement réduit son offre au départ de la France. La Tunisie avait, pour sa part, atteint la troisième marche du classement en octobre, affichant une progression annuelle de 1,6%, derrière la France métropolitaine, dont les ventes avaient fléchi de 1,3%.

Le Maroc affiche, lui aussi, une progression notable, mais reste distancé par la Tunisie. Avec une hausse de 23,4% des réservations pour les fêtes de Noël, il occupe la quatrième place du classement. La tendance est également positive en octobre, avec une croissance de 24,5% qui lui vaut le cinquième rang, derrière l’Égypte, malgré le recul de 4,2% enregistré par cette dernière. Pour la période de Noël, l’Égypte accuse une baisse de 7,7%, tandis que la Finlande se distingue par une progression de 27,7%. La République dominicaine et l’Italie enregistrent, quant à elles, des replis respectifs de 19,5 et 5,3%.

Ces performances confirment la capacité de la Tunisie à préserver son attractivité sur le marché français. La proximité, la compétitivité de son offre touristique et la fidélité d’une partie de la clientèle française constituent des facteurs déterminants dans ce positionnement. Alors que les voyageurs restent attentifs à leurs dépenses et que les capacités aériennes demeurent sous pression, ces atouts renforcent les perspectives de la destination et son poids dans l’économie touristique tunisienne.

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Algérie: Sonatrach dépense plus et encaisse moins en 2025

Le bilan annuel de Sonatrach pour 2025 met en lumière un décalage entre l’accélération de l’effort d’investissement et la contraction des résultats financiers. Le groupe a ainsi consacré davantage de ressources à ses projets, tandis que son bénéfice net a reculé, affecté par la baisse des cours des hydrocarbures.

Sur le plan opérationnel, Sonatrach maintient un niveau de performance stable. Sa production primaire s’est établie à 193,7 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), enregistrant une légère hausse par rapport à 2024. Elle comprend 47,5 millions de tonnes de pétrole, 134,3 milliards de m³ de gaz naturel, 8,3 millions de tonnes de condensat et 7 millions de tonnes de GPL. Les exportations du groupe et de ses associés ont, pour leur part, diminué de 3%, pour atteindre 89 millions de TEP.

Malgré un chiffre d’affaires qui atteint 5 748 milliards de dinars, soit 42,34 milliards de dollars, dont 5 230 milliards de dinars (38,53 milliards de dollars) réalisés à l’exportation, les performances financières du groupe sont marquées par un net repli de la rentabilité. Le résultat net s’établit en effet à 603 milliards de dinars (4,44 milliards de dollars), enregistrant une baisse de 26% par rapport à 2024. Cette évolution reflète essentiellement l’effet de la conjoncture internationale sur les revenus des hydrocarbures. Le prix moyen du pétrole brut est ainsi descendu à 69,37 dollars le baril en 2025, contre 81,87 dollars l’année précédente. À cette baisse s’ajoute celle du gaz naturel, dont le prix moyen a diminué de 8%, passant de 10,36 à 9,54 dollars le MMBtu.

Pour autant, Sonatrach n’a pas revu ses ambitions à la baisse. Le groupe a même renforcé son effort d’investissement, en hausse de 29%, en privilégiant notamment le segment de l’exploration-production. Une orientation qui témoigne, selon son PDG, Noureddine Daoudi, de la «résilience» et de la «capacité d’adaptation» du groupe, lequel a su préserver sa trajectoire de développement en dépit des contraintes du contexte économique.

La valorisation des ressources reste au cœur de la stratégie de Sonatrach. Le groupe poursuit ainsi plusieurs projets industriels d’envergure, notamment la réalisation d’unités de MTBE à Arzew et de Linear Alkyl Benzène à Skikda, ainsi que la construction de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud. À Arzew, une unité d’hydrotraitement et de reforming, d’une capacité annuelle de 780 000 tonnes de naphta lourd, a également été lancée. Sa mise en service devrait permettre de porter la production annuelle d’essence de 550 000 à 1,2 million de tonnes.

Le raffinage affiche, en revanche, des résultats moins favorables. La production des raffineries a reculé de 1%, à 30 millions de tonnes, tandis que les importations de produits pétroliers ont fortement progressé, pour atteindre 1,4 million de tonnes, soit une hausse de 572% en un an. Sonatrach explique cette augmentation par l’importation de 1,07 million de tonnes de gasoil et par la progression de 42% des achats de MTBE.

Sur  le volet environnemental, Sonatrach poursuit ses efforts de réduction du torchage. Les volumes de gaz torchés ont atteint 2,61 milliards de m³, en recul de 31% par rapport à 2020.

Au-delà de ces avancées, le bilan 2025 révèle surtout le contraste entre les ambitions industrielles du groupe et ses performances financières. Sonatrach continue d’investir et maintient une production solide, mais la baisse des cours des hydrocarbures pèse sur sa rentabilité. Reste désormais à mesurer, dans les prochaines années, les retombées économiques de cet important effort d’investissement.

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Banques tunisiennes: un bénéfice record de 1,655 milliard de dinars

Les banques tunisiennes maintiennent le cap de la rentabilité. En 2025, leurs bénéfices nets ont atteint 1 655 millions de dinars, en hausse de 5% par rapport aux 1 576 millions enregistrés en 2024, selon le dernier rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur la supervision bancaire. Une progression qui illustre la bonne tenue du secteur et sa capacité à faire preuve de résilience face aux exigences de la conjoncture économique.

La progression observée s’inscrit dans un contexte de dynamisme accru de l’activité bancaire. Le produit net bancaire (PNB) s’est apprécié de 4,7%, passant de 8 022 millions de dinars en 2024 à 8 399 millions de dinars. Cette évolution témoigne de la bonne tenue des activités fondamentales des banques, qui continuent de constituer le principal moteur de leurs revenus.

Cette évolution favorable s’est également reflétée dans la progression des ressources bancaires. Les dépôts collectés ont atteint 123 049 millions de dinars, contre 114 584 millions en 2024, affichant une hausse de 7,4%. En dépassant le rythme de croissance du PNB et des bénéfices, cette évolution témoigne d’une confiance accrue des déposants et offre aux banques une assise financière plus solide pour accompagner le financement de l’économie.

La progression de l’activité bancaire s’est également reflétée dans l’évolution des bilans. En 2025, les actifs totaux des banques résidentes ont atteint 186 017 millions de dinars, contre 174 339 millions en 2024, soit une augmentation de 6,7%. Une évolution qui confirme la poursuite de l’expansion du secteur, soutenue à la fois par le développement de l’activité et la progression des ressources.

Mais c’est surtout l’amélioration des indicateurs de solidité financière qui mérite d’être mise en exergue. Le ratio de solvabilité a gagné 0,6 point pour s’établir à 15%, tandis que le ratio des fonds propres de base a progressé de 0,4 point, passant de 11,7 à 12,1%. Cette évolution favorable témoigne d’un renforcement des assises financières des banques et d’une meilleure capacité à absorber les éventuels chocs et risques.

Ces performances sont également porteuses de perspectives positives pour les entrepreneurs et les investisseurs. En affichant une rentabilité solide, des fonds propres renforcés et une collecte de ressources en hausse, le secteur bancaire dispose des leviers nécessaires pour jouer pleinement son rôle dans le financement de l’économie. Un rôle qui se traduit concrètement par l’accompagnement des entreprises, le soutien aux projets d’investissement et la satisfaction des besoins de financement des ménages.

La question demeure toutefois celle de la pérennité de cette dynamique. Son maintien au cours des prochaines années dépendra autant de l’évolution de l’environnement économique que de l’aptitude des banques à concilier soutien à la croissance et maîtrise des risques. Les résultats de 2025 offrent, à cet égard, des perspectives plutôt encourageantes pour le système bancaire tunisien.

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