Énergie et métaux : les marchés réagissent à la nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient
La reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran a provoqué de fortes turbulences sur les marchés mondiaux des matières premières. Les craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge ont propulsé les prix du pétrole et du gaz naturel à la hausse…
Les nouvelles frappes américaines contre des installations militaires iraniennes, suivies de représailles de Téhéran et de menaces sur les principales routes maritimes du Golfe, ont entraîné une forte volatilité sur les marchés des matières premières.
Les opérateurs craignent une perturbation durable des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole consommé dans le monde.
Dans ce contexte, les prix du pétrole poursuivent leur hausse, avec un baril de Brent au-dessus des 90 dollars pour la première fois depuis juin, en raison de la poursuite des frappes au Moyen-Orient entre Washington et Téhéran… Le Brent a dépassé, vendredi juillet 17 juillet, le seuil des 85 dollars le baril…
Les tensions géopolitiques alimentent également les marchés du gaz naturel liquéfié (GNL). Les risques pesant sur les exportations du Qatar, premier exportateur mondial de GNL transitant par Ormuz, poussent les acheteurs asiatiques et européens à sécuriser leurs approvisionnements, soutenant ainsi les prix.
L’or retrouve son rôle de valeur refuge
Face à l’incertitude géopolitique, les investisseurs se tournent vers les actifs considérés comme les plus sûrs. L’or progresse sous l’effet d’une demande accrue de valeurs refuges, tandis que les obligations souveraines américaines bénéficient elles aussi d’un regain d’intérêt. En revanche, les marchés actions restent plus hésitants, les secteurs les plus sensibles aux coûts de l’énergie étant particulièrement exposés.
Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient exercent également une influence sur plusieurs métaux industriels. L’aluminium, le cuivre et le nickel évoluent dans un contexte de forte volatilité, les marchés intégrant le risque de perturbations logistiques et d’un ralentissement de la demande mondiale si le conflit devait s’intensifier.
Les produits agricoles relativement épargnés
À ce stade, les marchés agricoles réagissent de manière plus modérée. Toutefois, une prolongation des tensions pourrait renchérir les coûts du transport maritime et des engrais, avec des répercussions indirectes sur les prix des céréales et des produits alimentaires.
Toutefois, les analystes estiment que l’évolution des cours dépendra principalement de la sécurité des principaux corridors maritimes, notamment le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb.
Toute aggravation du conflit susceptible d’interrompre durablement les exportations de pétrole et de gaz du Golfe pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix de l’énergie, avec des répercussions sur l’inflation mondiale, les politiques monétaires et la croissance économique.
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