Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?

Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande. 

Imed Bahri

Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.

«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.

Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.

Courriels d’hameçonnage et messages frauduleux

Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.

Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.

Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.

«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».

Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.

«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.

Un jeu du chat et de la souris sans fin

Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.

Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.

«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.

L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.

L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».

L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.

Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.

Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.

Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.

Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».

Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.

À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.

Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.

Une considérable capacité d’innovation

L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.

Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.

Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.

Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.

Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.

Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.

Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.

«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».

Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.

Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».

L’article Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale

Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle — sous l’effet des tensions géopolitiques, des chocs énergétiques, de la rareté des financements, du ralentissement de la croissance et du retour des disciplines budgétaires imposées — qui paiera le prix du grand désordre ? On sait qu’à chaque vacillement des équilibres financiers, ce sont les corps les plus exposés, les salaires les plus faibles, les subventions les plus vitales, les familles les plus vulnérables qui absorbent le choc.

Yahya Ould Amar *

Quand les États revoient leurs priorités et que l’ajustement devient nécessaire, il faut se rappeler ce que l’économie moderne a toujours exclu de ses équations : les pauvres. Leur dignité est cette frontière morale qui interdit de traiter l’humain comme une variable d’équilibre, de sacrifier les vies au nom des comptes, et de transformer toute souffrance en simple ligne de coût.

En effet, la «pauvreté» n’existe pas dans la vingtaine d’équations fondamentales de la théorie économique. On y trouve l’utilité, le bien-être, le revenu, la préférence, le surplus du consommateur … On y mesure tout, la propension à consommer, l’élasticité de la demande, la production, l’investissement, la consommation, la balance des paiements, la croissance, le taux d’intérêt… Mais nulle part, dans les manuels économiques enseignés qui forment les dirigeants d’entreprises, les banquiers et les gouvernants, n’apparaît le mot «pauvreté». Comme si l’absence de mesure valait absence d’existence.

C’est pourtant ce mot-là que portent, cinquante pour cent de la population mondiale qui vivant avec moins de cinq dollars et demi par jour et par personne – ceux que l’on appelle pauvres. Ils demandent que la pauvreté ne soit pas une humiliation quotidienne, qu’on cesse de les traiter comme des coûts budgétaires ou des lignes de bilan. Ils veulent être reconnus comme des vies humaines, des visages, des sujets.

Entre ce que l’économie sait compter et ce que les pauvres demandent de sauver, il y a un abîme, celui de l’angle mort moral de l’économie moderne.

Le pauvre comme variable d’ajustement

Dans le langage économique, le pauvre n’apparaît jamais en tant que tel, il se dissous dans des agrégats. Il est le «ménage à bas revenu», le «secteur informel», parfois la «population vulnérable». Ces mots ont une vertu apparente — la neutralité — et un vice profond, ils effacent le visage.

Car derrière l’abstraction se joue une inversion morale. Lorsqu’une économie est en difficulté, le modèle cherche la variable la plus «flexible», celle qui peut absorber le choc au moindre coût pour l’équilibre d’ensemble. Or cette variable, presque toujours, c’est le pauvre, son salaire, sa subvention, sa retraite, son accès au soin et à l’eau potable, son éducation, sa sécurité.

Le riche dispose de capital mobile, d’avocats, de frontières fiscales ; le pauvre n’a que sa subsistance, et c’est elle qu’on ajuste. L’ajustement «par le bas» est la conséquence logique d’un système qui mesure l’efficience globale et reste aveugle à la dignité particulière.

La pauvreté est d’abord une confiscation du temps. Le riche peut attendre, différer ses choix, investir, se tromper, recommencer. Le pauvre, lui, vit dans l’urgence. Il ne choisit pas entre plusieurs avenirs ; il tente d’empêcher l’effondrement du présent. C’est pourquoi l’économie se trompe lorsqu’elle parle de «préférences» là où il n’y a que la contrainte pour la moitié de l’humanité. Le pauvre ne préfère pas ; il est simplement privé du temps long qui rend ces choix possibles.

L’aberration des plans d’ajustement

Pendant des décennies, sous le nom rassurant de «programme d’ajustement», «programme d’urgence» ou autres dénominations équivalentes, on a appliqué à des dizaines de pays — singulièrement en Afrique et en Amérique latine — une même ordonnance, dévaluer, couper les dépenses publiques, supprimer les subventions sur le pain et le carburant, privatiser, comprimer les salaires, ouvrir les frontières … Le diagnostic était comptable ; le remède le fut aussi. Et le résultat, mesuré dans la seule langue du modèle — déficit, inflation, balance des paiements — pouvait parfois sembler bon.

Mais que disait ce résultat des milliers, parfois des millions de vies qui sont précipitées dans l’extrême pauvreté, l’insécurité alimentaire ou le dénuement total.

L’aberration fut de croire que l’on pouvait assainir des finances publiques en laissant hors de l’équation le vrai coût humain de cet assainissement — et que l’on ait appelé «rigueur» ce qui était, pour des millions de gens, une cruauté administrée.

On rétorquera que ces plans furent nécessaires, que des États endettés risquent de ne pas rembourser leurs créanciers. C’est exact, il y avait de vrais déséquilibres, de vraies gabegies, de vrais privilèges à défaire.

Le scandale n’est pas qu’il ait fallu corriger ; c’est l’ordre des priorités — l’équilibre budgétaire d’abord, le corps humain ensuite, s’il en reste — et la certitude tranquille des décideurs que la douleur d’autrui était un paramètre, non une limite.

Libéralisme : la promesse et le glissement

Soyons justes avec le libéralisme, à sa source, le libéralisme est une philosophie de la dignité, il affirme que l’individu a le droit de contracter, de posséder, d’entreprendre, de n’être pas soumis à l’arbitraire.

Le glissement s’est produit lorsqu’on a fait du moyen une fin. La liberté économique est devenue la valeur suprême devant laquelle la dignité doit s’incliner. On est passé du «marché pour les hommes» au «hommes pour le marché». Et dans sa version contemporaine, le libéralisme économique a enfanté une étrange créature, un individu réduit à son capital humain, sommé d’être «entrepreneur de lui-même», responsable de tout — de son chômage comme de sa maladie. Le pauvre n’est alors plus une victime d’un ordre injuste ; il devient le gestionnaire défaillant de sa propre vie. C’est la forme la plus subtile du mépris, faire porter à l’écrasé la responsabilité de son écrasement.

Capitalisme : ce qu’il produit et ce qu’il ne voit pas

Le capitalisme est sans doute la machine la plus efficace que l’humanité ait jamais construite pour produire de la richesse. Il a sorti des centaines de millions d’êtres humains de la misère absolue. Le capitalisme optimise une chose, le rendement du capital. Tout ce qui sert ce rendement, il le voit, le compte. Tout ce qui ne le sert pas — la dignité de celui qui ne «rapporte» rien — il le traite, au mieux, comme une externalité ; au pire, comme un obstacle.

De là vient un paradoxe, celui qu’un système peut accumuler des richesses inouïes tout en appauvrissant moralement ceux qu’il enrichit, et matériellement ceux qu’il ignore. Le pauvre du capitalisme contemporain est celui qui est de trop — l’«inemployable», le «non-rentable», celui dont l’existence ne trouve aucune case dans la comptabilité du profit.

L’enseignement économique ou la fabrique de l’aveuglement

Comment des esprits brillants, en viennent-ils à administrer la douleur sans la voir ? On n’enseigne pas seulement des modèles ; on enseigne un «regard». Pendant des années, on apprend au futur décideur que l’agent économique est rationnel et égoïste, que tout a un prix, que l’éthique relève de la sphère privée et n’a rien à faire dans l’analyse économique. On lui apprend, surtout, à raisonner «toutes choses égales par ailleurs» — formule innocente en apparence, et qui consiste à mettre méthodiquement entre parenthèses tout ce qui dérange le modèle, à commencer par la dignité des pauvres.

Une étude célèbre a montré que l’enseignement prolongée de l’économie rend plus enclin à des comportements intéressés et moins coopératif. Un certain enseignement économique peut, lorsqu’il se coupe de la philosophie morale, former des intelligences techniquement brillantes mais affectivement désarmées devant la souffrance sociale.

On ne sort pas indemne d’avoir appris pendant des années que la générosité est «irrationnelle» et la dignité «non quantifiable». Le diplômé en économie ne devient pas méchant ou cynique, il devient aveugle. Et un aveugle bienveillant qui tient les leviers d’une économie peut faire plus de dégâts qu’un cynique lucide. Voilà pourquoi réformer l’économie n’est pas d’abord une affaire de modèles, mais de formation du regard, on ne fera pas une économie de progrès avec des esprits dressés à ne pas voir la dignité humaine.

Réinscrire la dignité dans l’équation

Que faire ? Certes, les bons sentiments n’ont jamais nourri personne — mais exiger que l’économie élargisse son regard à la mesure de son pouvoir.

D’abord, faire de la dignité une contrainte, non une variable d’ajustement.

Ensuite, rendre compte de l’invisible. Mesurer ce que coûte vraiment un ajustement sur le plan social. Ce qui se compte finit toujours par compter. Tant que la souffrance des pauvres restera hors-bilan, elle restera la première variable que l’on sacrifie.

Enfin, rendre la parole à ceux que l’on chiffre. La dignité est aussi le droit d’être un sujet de sa propre histoire, et non l’objet des plans d’autrui. Aucun programme conçu sans les pauvres, sur les pauvres, n’a jamais respecté leur dignité — quelles qu’aient été ses bonnes intentions. Le paternalisme expert est encore une forme de mépris ; il décide du bien d’autrui sans lui demander son avis.

On objectera que la dignité ne se met pas en équation. Une science qui ne sait mesurer que ce qui rapporte finira par ne servir que ceux à qui cela rapporte.

La pauvreté est une confiscation de l’avenir

Lutter contre la pauvreté au XXIᵉ siècle suppose de la comprendre comme une privation de capacité productive et de pouvoir d’agir. Le pauvre est celui qui ne peut pas produire, négocier, anticiper, se prémunir contre le risque. Or les pays en développement ont souvent réduit la misère sans construire les structures qui rendent la prospérité irréversible. La pauvreté y est devenue une oscillation permanente au bord du gouffre où la moindre sécheresse, maladie ou dévaluation reprécipite des millions de personnes dans l’insécurité vitale.

Penser la lutte contre la pauvreté, c’est donc penser la résilience structurelle bien plus que l’aumône, et substituer à l’obsession du «combien donner», celle de «quelles capacités installer».

En effet, la pauvreté est une expropriation de l’avenir, l’impossibilité faite à un être humain de se projeter. Un État ne peut pas être réduit à un arbitre de coûts, évalué uniquement à sa capacité à satisfaire des créanciers. Il doit être stratège, visionnaire et notamment bâtisseur de conditions durables d’émancipation.

Ces conditions reposent d’abord sur des infrastructures matérielles, qui donnent accès à l’eau, à l’énergie, au logement, à la santé, au transport, au numérique et au financement ; ensuite sur des infrastructures juridiques, qui sécurisent la propriété privée, protègent les contrats en sécurisant les relations économiques (pas de corruption pour obtenir un droit, pas de lenteur judiciaire coupable…), formalisent les activités sans les étouffer et garantissent l’égalité devant les opportunités ; enfin sur des infrastructures éducatives, qui transforment l’école, la formation professionnelle, l’apprentissage technique et la culture numérique en moteur de mobilité sociale.

Vaincre la pauvreté, au fond, c’est rendre aux pauvres le temps long, et avec lui la dignité d’être les auteurs de leur histoire.

En définitive, la grande erreur de l’économie moderne aura été de croire qu’une société peut sauver ses équilibres en mutilant ceux qui ont déjà tout perdu. On peut réduire un déficit, rassurer des créanciers ; mais si cette victoire se paie par l’humiliation des pauvres, par l’effacement des visages derrière les agrégats macroéconomiques, alors ce n’est plus une politique économique, c’est une abdication morale.

Le XXIᵉ siècle ne pourra pas se contenter d’une économie qui ajuste plus vite les budgets qu’elle ne répare les destins, qui parle de soutenabilité financière en oubliant la soutenabilité humaine. Le premier devoir d’une pensée économique digne de ce siècle est donc de rendre aux pauvres ce qu’aucun modèle économique, ne devrait leur retirer, un visage, un temps et une place dans l’équation du monde.

* Economiste, banquier et financier.

L’article Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale est apparu en premier sur Kapitalis.

Industrie automobile : la Tunisie vise 4,2 milliards d’euros d’exportations

Les exportations du secteur automobile qui emploi actuellement près de 120 mille personnes, devraient atteindre 4,2 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, a indiqué Imed Charfeddine, vice-président de la Tunisian automotive association (TAA), rappelant .   Intervenant, mercredi, lors de la célébration du 10ème anniversaire de l’association, il a indiqué que « ce rayonnement est […]

L’article Industrie automobile : la Tunisie vise 4,2 milliards d’euros d’exportations est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Le déficit courant de la Tunisie s’est réduit à 1,5 % du PIB à fin avril

Lire plus tardSelon les données publiées mercredi 3 juin par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le déficit courant de la Tunisie s’est réduit à 2.731 MDT (ou 1,5 % du PIB), au terme du mois d’avril 2026, contre 2.957 MDT (ou 1,7 % du PIB) un an auparavant. Cette baisse s’explique  par la bonne […]

L’article Le déficit courant de la Tunisie s’est réduit à 1,5 % du PIB à fin avril est apparu en premier sur Tunisie Numerique.

La Tunisie mise sur le marché chinois pour dynamiser son tourisme

En marge de sa participation à un salon professionnel organisé à Shanghai, le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, a multiplié les rencontres et visites de travail avec les principaux acteurs du secteur du voyage en Chine.

Selon un communiqué de l’ONTT, cette mission a constitué une opportunité stratégique pour renforcer la coopération avec les grandes plateformes numériques, les agences de voyages en ligne, les tour-opérateurs ainsi que les institutions académiques spécialisées dans le tourisme.

Mohamed Mehdi Haloui s’est notamment entretenu avec les représentants de plusieurs plateformes digitales de premier plan afin d’examiner les moyens de promouvoir la destination Tunisie auprès des jeunes voyageurs et des touristes indépendants, un segment en forte croissance sur le marché chinois. Les discussions ont également porté sur le développement de campagnes promotionnelles conjointes et sur l’adaptation aux nouvelles tendances du tourisme international.

Par ailleurs, des réunions ont été organisées avec d’importants tour-opérateurs chinois pour étudier le lancement de nouveaux programmes touristiques vers la Tunisie. Ces offres mettraient en valeur la richesse du patrimoine culturel tunisien, les destinations sahariennes, le tourisme balnéaire ainsi que le tourisme d’affaires.

Le directeur général de l’ONTT a également échangé avec un groupe spécialisé sur les perspectives de renforcement de la connectivité aérienne et les mécanismes susceptibles de faciliter les flux de touristes chinois vers la Tunisie.

L’article La Tunisie mise sur le marché chinois pour dynamiser son tourisme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Industrie : un mégaprojet chinois de 6 200 emplois au Kef

Le groupe chinois Jetty Automotive Technology, spécialisé dans les composants automobiles, étudie un projet d’implantation industrielle dans le gouvernorat du Kef susceptible de créer jusqu’à 6 200 emplois. C’est ce qu’a annoncé Yesser Gourari, député de la circonscription du Kef à l’Assemblée des représentants du peuple.

Dans cette perspective, une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, et des représentants de Jetty Automotive Technology a effectué, mercredi 3 juin 2026, une visite exploratoire dans la région afin d’évaluer les opportunités d’investissement et les capacités d’accueil des zones industrielles locales.

Selon Yesser Gourari, l’entreprise chinoise a manifesté un intérêt concret pour la création d’une nouvelle filiale au Kef. La réalisation du projet est toutefois conditionnée à la mise à disposition d’un terrain industriel de 10 hectares doté des infrastructures et services nécessaires, notamment les réseaux de transport, les dispositifs de protection civile et les facilités douanières.

Dans ce cadre, la délégation a inspecté les zones industrielles d’Oued Erremel et de Mahamid, tandis que les autorités concernées se sont engagées à réunir les conditions logistiques requises pour accueillir l’investissement. La décision finale reste néanmoins soumise à l’approbation du conseil d’administration du groupe.

Opérant en Allemagne et aux Etats-Unis, et présente en Tunisie depuis septembre 2025, Jetty Automotive Technology a inauguré à Borj Cédria un site industriel de 8 000 m² dédié à la production de câbles pour les constructeurs automobiles Volvo et Chery entre autres, générant 800 emplois.

Fondée en 2010 dans la zone de haute technologie de Changchun en Chine, l’entreprise détient plus de 1 000 brevets dans les domaines des câbles pour batteries de véhicules électriques, des câbles de recharge et des fils d’aluminium.

L’article Industrie : un mégaprojet chinois de 6 200 emplois au Kef est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Israël et le Liban concluent un cessez-le-feu

L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.

D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.

A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…

Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.

Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…

L’article Israël et le Liban concluent un cessez-le-feu est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mondial 2026 : L’Algérie fait tomber les Pays-Bas et envoie un signal à la Tunisie

A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les Pays-Bas, futurs adversaires de la Tunisie dans le groupe F, ont subi une défaite surprise à domicile face à une sélection algérienne particulièrement disciplinée et efficace (0-1) lors d’un match amical disputé mercredi soir au stade De Kuip de Rotterdam. Un résultat qui ne manquera pas d’être scruté avec attention par le staff des Aigles de Carthage.

Longtemps accrochés par les « Verts », les hommes de Ronald Koeman ont finalement cédé en fin de rencontre sur une réalisation d’Anis Hadj Moussa à la 86e minute. Entré en cours de jeu, l’attaquant algérien a offert une victoire de prestige aux siens face à l’une des sélections européennes les plus redoutées.

Un enseignement précieux pour les Aigles de Carthage

Pour la Tunisie, appelée à affronter les Pays-Bas le 26 juin prochain lors de la phase de groupes de la Coupe du monde, cette rencontre fournit des indications intéressantes.

Lire aussi :

L’Algérie a démontré qu’il était possible de contenir l’armada offensive néerlandaise grâce à une organisation défensive rigoureuse et à une grande discipline tactique. Les Néerlandais, pourtant favoris sur le papier, ont éprouvé des difficultés à trouver des espaces et à convertir leur domination en occasions franches.

Ce revers intervient à un moment délicat pour les Oranje, qui devront rapidement corriger leurs lacunes avant leur premier rendez-vous mondial. La prestation algérienne pourrait ainsi servir de source d’inspiration pour plusieurs sélections appelées à défier les Pays-Bas durant le tournoi, à commencer par la Tunisie.

Les regards tournés vers le groupe F

Les Pays-Bas évolueront dans le groupe F de la Coupe du monde 2026 aux côtés de la Tunisie, du Japon et de la Suède. Sur le papier, la sélection néerlandaise apparaît comme l’un des favoris de cette poule, mais la défaite concédée face à l’Algérie rappelle que son statut ne la met pas à l’abri de mauvaises surprises.

Lire aussi :

Pour les Tunisiens, ce résultat constitue surtout un motif d’espoir. Il confirme que les Néerlandais restent vulnérables lorsqu’ils sont confrontés à des équipes bien organisées et capables d’exploiter la moindre opportunité.

Derniers réglages avant le Mondial

L’Algérie disputera encore un dernier match de préparation le 10 juin à Kansas City face à la Bolivie avant d’entamer son parcours mondialiste contre l’Argentine, championne du monde en titre. Les Algériens affronteront ensuite la Jordanie puis l’Autriche.

Du côté néerlandais, cette défaite constitue un avertissement avant le début de la compétition. Quant à la Tunisie, elle observera avec intérêt les prochains rendez-vous des Oranje, en espérant pouvoir s’inspirer de la recette algérienne lorsqu’elle croisera leur route sur les pelouses du Mondial 2026.

Lire aussi :

L’article Mondial 2026 : L’Algérie fait tomber les Pays-Bas et envoie un signal à la Tunisie est apparu en premier sur webdo.

TAA fête ses 10 ans et les 60 ans de l’industrie automobile tunisienne

Dans une ambiance électrifiée et un décor hollywoodien, la Tunisian Automotive Association (TAA) a célébré, mercredi 3 juin 2026, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis, un double anniversaire marquant : les dix ans de l’association et les soixante ans de l’industrie automobile tunisienne.

Lotfi Sahli

Placée sous le thème «60 ans d’héritage – 10 ans d’accélération», cette célébration a réuni les principaux acteurs de l’écosystème automobile national et international autour d’un hommage aux femmes et aux hommes qui ont contribué à faire de cette industrie un pilier stratégique de l’économie tunisienne et un secteur résolument tourné vers les enjeux de la mobilité de demain.

Lors de la cérémonie officielle animée par Wassim Belarbi, la présidente de la TAA, Myriam Elloumi, est revenue, dans son allocution, sur le chemin parcouru par l’association et les ambitions futures de la filière.

De l’héritage à l’accélération

    Le premier temps fort, «L’Héritage», a été marqué par la projection d’un film retraçant les grandes étapes du développement de l’industrie automobile tunisienne au cours des six dernières décennies. Entre cet acte et le suivant, la cantatrice Rawaa Ben Ammar a créé une atmosphère empreinte d’émotion en interprétant ‘‘Meguiesse’’ de Zied Gharsa, offrant au public une parenthèse artistique saluée par l’assistance.

    La cérémonie s’est poursuivie avec la séquence «Accélération», consacrée aux dix années d’existence de la TAA. Après la diffusion d’un film mettant en lumière les réalisations de l’association, le président d’honneur Nabhen Bouchaala a livré un témoignage sur les étapes clés de son développement. Un échange avec la vice-présidente Lamia Fourati a permis de revenir sur les principaux accomplissements de la TAA ainsi que sur ses projets à venir.

    Le volet «Partenaires & Distinctions» a ensuite mis à l’honneur les partenaires institutionnels et internationaux ayant accompagné la TAA dans son évolution. Plusieurs trophées de reconnaissance ont été remis à cette occasion. Ce fut un moment solennel, rendant hommage à ceux qui ont contribué à l’essor de l’industrie automobile tunisienne au cours de la dernière décennie.

    A gauche : Fatma Kolsi.

    Au moment de la remise des trophées, les personnalités distinguées se sont relayées à la tribune pour adresser quelques mots à l’assistance et témoigner de la qualité des partenariats noués avec la TAA. Parmi elles figuraient Fathi Sahlaoui, représentant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Jalel Tabib, directeur général de la Fipa, M. Felix Sarrazin, chef de projet à la GIZ, ainsi que Hildegard Müller, présidente de la VDA (Association allemande de l’industrie automobile), qui est intervenue à travers un message vidéo enregistré spécialement pour l’événement.

    Les participants ont également pu écouter les interventions de Marius Ochel, Head of Cluster International Association Partnerships Africa & India, M. Charles Aromica, directeur général de la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules), et Markus Thill, vice-président de l’AAAM (African Association of Automotive Manufacturers). Tous ont salué les avancées réalisées par la filière tunisienne, son intégration croissante dans les chaînes de valeur internationales ainsi que le rôle fédérateur joué par la TAA dans le développement de l’écosystème automobile national.

    Cette séquence de reconnaissance a été ponctuée par un intermède artistique de la cantatrice Rawaa Ben Ammar, qui a su captiver l’auditoire grâce à une prestation alliant patrimoine musical tunisien et sonorités contemporaines, contribuant à donner à la célébration une dimension à la fois institutionnelle et culturelle.

    La dernière partie de la soirée, baptisée «Le Futur», a été consacrée aux perspectives de développement du secteur. Un film prospectif a présenté les grandes transformations attendues dans les domaines de la mobilité, de l’innovation et de l’industrie automobile. Dans son discours de clôture, Mme Elloumi a souligné l’importance de poursuivre les efforts de compétitivité, d’innovation et d’intégration technologique afin de consolider la position de la Tunisie sur les chaînes de valeur mondiales.

    La cérémonie s’est achevée par un cocktail dînatoire réunissant industriels, équipementiers, investisseurs, représentants d’institutions publiques et partenaires nationaux et internationaux. Ce moment de networking a favorisé les échanges entre les figures clés du secteur et permis de célébrer, dans une ambiance conviviale, un jalon important de l’histoire de l’industrie automobile tunisienne.

    Une industrie en pleine transformation

    En marge du cocktail dînatoire, plusieurs invités m’ont confié leurs impressions sur cette célébration historique et partagé leur vision des perspectives de l’industrie automobile tunisienne.

    M. Tabib a souligné que «l’industrie automobile est aujourd’hui une véritable fierté pour la Tunisie», rappelant que les pouvoirs publics déploient d’importants efforts pour soutenir la croissance de ce secteur stratégique et renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

    De son côté, Khelil Chaïbi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), a insisté sur l’importance du cluster automobile tunisien, qu’il considère comme l’un des principaux moteurs de transformation de l’industrie nationale. Selon lui, cette dynamique constitue une opportunité majeure pour renforcer la compétitivité du tissu industriel tunisien et accélérer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

    Pour M. Bouchaala, l’industrie automobile demeure l’un des leviers de croissance les plus prometteurs pour l’économie tunisienne. Tout en affichant son optimisme quant à l’avenir du secteur, il a regretté certaines périodes de ralentissement qui ont empêché l’industrie automobile tunisienne de réaliser pleinement son potentiel de développement au cours des dernières années.

    De gauche à droite: Nabhen Bouchaala, Khelil Chaïbi et Jalel Tabib.

    Quant à Fatma Kolsi, directrice générale de la TAA, elle a estimé que l’événement représente «la consécration de l’industrie automobile tunisienne», ajoutant qu’il constitue l’aboutissement d’une vision stratégique claire menée depuis plusieurs décennies. «Cette réussite offre aujourd’hui au secteur une projection audacieuse vers l’avenir et les conditions nécessaires à un essor durable», a-t-elle déclaré.

    À travers ces témoignages, un message commun s’est dégagé : l’industrie automobile tunisienne, forte de ses soixante années d’expérience et portée par une décennie d’action structurante de la TAA, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa montée en puissance et relever les défis de la mobilité, de l’innovation et de la transition industrielle des prochaines années.

    L’article TAA fête ses 10 ans et les 60 ans de l’industrie automobile tunisienne est apparu en premier sur Kapitalis.

    Météo : un jeudi ensoleillé sur l’ensemble du pays ».

    La journée du jeudi 4 juin sera marquée par un temps globalement ensoleillé sur l’ensemble du pays. Le ciel restera dégagé à peu nuageux, offrant des conditions agréables dans la plupart des régions. Les températures maximales varieront entre 32 et 33°C sur les côtes nord, tandis que les régions de l’intérieur et du sud connaîtront […]

    L’article Météo : un jeudi ensoleillé sur l’ensemble du pays ». est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

    Trophée des Champions : un tirage au sort pour le choix du stade !

    Lire plus tardLe Paris Saint-Germain, champion de France en titre, et le RC Lens, vainqueur de la Coupe de France, s’affronteront le weekend du 15 août, dans le cadre du Trophée des Champions 2025-2026. Mais où se jouera cette rencontre ? La réponse est à Bollaert-Delelis, après un tirage au sort, effectué ce mercredi, à […]

    L’article Trophée des Champions : un tirage au sort pour le choix du stade ! est apparu en premier sur Tunisie Numerique.

    ❌