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Tribune. Ne jamais se croire vaincus quand l’espoir reprend voix !

Les élections américaines peuvent-elles raviver l’espoir démocratique ? Dans cette tribune, Hella Ben Youssef analyse leur portée politique et leur écho auprès d’une jeunesse en quête de perspectives, de justice sociale et de raisons de croire à nouveau en l’engagement…

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Budget 2027 : plus de 17 MDT pour l’aviation civile

Le programme de l’aviation civile devrait mobiliser environ 17,170 millions de dinars en 2027, contre 14,236 millions en 2026, a annoncé le ministre du Transport, Rachid Amri, devant le Parlement.

Il s’exprimait lors d’une séance conjointe de la commission de la planification, du développement durable, des transports, de l’infrastructure et de l’aménagement du territoire de l’ARP et de la commission des plans de développement et des grands projets du CNRD, consacrée à l’examen du projet de budget de la mission transport pour 2027.

Selon le ministre, cette enveloppe comprend 3,557 millions de dinars de dépenses de rémunération et 13,613 millions de dinars de dépenses d’intervention. Ces dernières incluent notamment une subvention de 13 millions de dinars en faveur de Tunisair Express au titre du soutien au transport public, contre 11 millions en 2026.

Pour l’année à venir, le programme s’articule autour de plusieurs axes : la réorganisation des services du secteur, le développement du transport aérien intérieur et international, le renforcement de la sécurité et de la sûreté, ainsi que l’amélioration de la qualité des services. Il prévoit également l’aménagement et la modernisation de l’infrastructure aéroportuaire conformément aux normes internationales.

Ces orientations visent à améliorer le rendement du système de l’aviation civile et à le rendre plus apte à répondre aux exigences du transport aérien, tout en confortant le rôle des aéroports intérieurs dans la dynamisation du trafic à l’échelle nationale.

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Chiffre de la semaine : 800 000 signatures pour la pétition appelant à fermer CNews

La pétition « Supprimer CNews de l’audiovisuel français » est disponible sur le site de l’Assemblée nationale, elle a passé le cap des 800 000 signatures aujourd’hui.   « CNews n’est pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande.…

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Transport public : 3 312 bus en service d’ici la fin de l’année

Le parc potentiel du transport public, prêt à l’exploitation, en Tunisie atteindra 3312 bus d’ici le 12 décembre 2026, contre 2416 bus opérationnels en 2025. C’est ce qu’a fait savoir mercredi le ministre des Transports, Rachid Amri.

Intervenant, lors d’une séance commune entre la commission de la planification, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et la commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à l’examen du projet de budget de la mission transport pour l’année 2027, le ministre a expliqué que cette évolution du parc concerne l’ensemble des entreprises publiques actives dans le secteur du transport terrestre. Pour les sociétés régionales de transport, M. Amri a précisé que le parc opérationnel s’élèvera à 2618 bus, contre 1896 bus en 2025.

Concernant la Société des transports de Tunis (TRANSTU), la flotte prête à l’exploitation devrait passer à 851 bus, contre 520 l’année dernière.

S’agissant de la Société nationale de transport interurbain (SNTRI), le ministre a indiqué que son parc atteindra 165 bus, contre 111 bus au cours de l’année précédente.

Ces chiffres montrent clairement une progression attendue du volume de la flotte opérationnelle des diverses structures de transport terrestre public d’ici décembre 2026, dans le cadre des données relatives au projet de budget du ministère des Transports pour l’exercice 2027.

Ces indicateurs s’inscrivent dans le cadre du suivi de la situation du parc de transport public et de l’amélioration de la disponibilité, visant à renforcer la capacité des sociétés de transport à assurer les services de transport collectif et à répondre aux besoins de mobilité dans les différentes régions du pays.

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Cinq choses à savoir sur Ali Rabeh, nouvelle figure de la lutte contre le RN

À la suite de l’attentat terroriste raciste ayant touché sa ville, Ali Rabeh, maire de Trappes, a fustigé les discours racistes et une certaine complaisance de certains médias. En bref Né à Poissy en 1984, Ali Rabeh est issu d’une…

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Suisse : la hausse du coût de la vie nourrit une colère sociale inhabituelle

La Suisse, souvent considérée comme un modèle de stabilité sociale et politique, n’échappe plus aux tensions qui traversent plusieurs pays européens. Du 31 octobre au 2 novembre, des manifestations non autorisées à Zurich et à Bâle ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, sur fond de contestation du coût de la vie, des difficultés de logement et de la hausse des primes d’assurance-maladie.

À Zurich, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier de Langstrasse avant que des groupes de manifestants ne dressent et incendient des barricades, endommagent des commerces et un véhicule. La police a utilisé des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les participants. À Bâle, environ 150 personnes ont défilé dans le centre-ville. Des barricades ont été également  incendiées et les transports publics momentanément perturbés.

Ces incidents s’inscrivent dans un mouvement de mobilisation qui fait écho aux protestations observées en France, en Allemagne, en Italie et dans d’autres pays européens. Des appels diffusés sur les réseaux sociaux ont repris des slogans invitant à faire déferler en Suisse l’esprit de révolte qui traverse le continent.

Une inflation modérée, mais des dépenses contraintes

Sur le plan statistique, la situation suisse reste différente de celle de plusieurs économies européennes. Les données de l’Office fédéral de la statistique publiées mardi 3 novembre révèlent que l’inflation annuelle a atteint 1,5 % en octobre 2026, contre 1 % en septembre. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2 % sur un mois.

Cette hausse intervient dans un contexte de renchérissement de l’énergie et des carburants. Les prix de l’énergie et des combustibles ont augmenté de 16 % sur un an, selon les données publiées sur l’évolution des prix en octobre. La progression des prix importés contribue également à cette accélération.

Mais le mécontentement ne se limite pas à l’inflation mesurée par l’indice général. Les dépenses de logement et les primes obligatoires d’assurance-maladie pèsent durablement sur les budgets des ménages. Pour les jeunes, l’accès au logement, la précarité de certaines situations professionnelles et les restrictions budgétaires dans les services publics constituent également des sources de frustration.

Le paradoxe suisse réside ainsi dans le décalage entre une inflation relativement contenue à l’échelle européenne et le poids élevé de certaines dépenses incontournables dans le budget des ménages.

Des violences dont les causes restent discutées

Les observateurs suisses ne s’accordent pas sur l’interprétation des événements. Des responsables politiques et des représentants de mouvements de jeunesse établissent un lien entre les tensions sociales, les mesures d’austérité, les difficultés d’accès au logement et l’augmentation des coûts de santé.

D’autres analystes estiment que les violences ne traduisent pas nécessairement une mobilisation populaire structurée autour de revendications économiques. Ils soulignent le rôle de groupes militants radicaux, de participants attirés par les affrontements et de mobilisations organisées sur les réseaux sociaux.

La Suisse face à une contestation européenne

La portée de ces événements dépasse les seuls incidents de Zurich et de Bâle. Ils montrent que la prospérité économique ne protège pas nécessairement contre les tensions liées au logement, aux dépenses de santé, aux inégalités ressenties et à la perception d’un recul des services publics.

La Suisse conserve des mécanismes institutionnels de participation directe, notamment les initiatives populaires et les référendums, qui distinguent son système politique de celui de nombreux pays voisins. Mais ces instruments ne suffisent pas à neutraliser toutes les frustrations sociales, particulièrement lorsqu’elles concernent les jeunes générations.

L’enjeu pour les autorités sera donc de ne pas réduire ces événements à une simple question de maintien de l’ordre; sans pour autant assimiler les actes de vandalisme à l’expression de l’ensemble du mécontentement social.

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SRTGN: la dette balaie la performance opérationnelle

La Société régionale de transport du gouvernorat de Nabeul (SRTGN) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025.

Au terme de l’année, les revenus totaux se sont établis à 71,124 MDT, en légère hausse de 1,2% en glissement annuel. Les revenus provenant du transport des voyageurs ont poursuivi leur érosion pour s’établir à 29,720 MDT (contre 30,605 MDT en 2024), impactés par l’usure du parc de bus et les difficultés d’exploitation. Les ventes de billets (17,713 MDT) et d’abonnements (3,956 MDT) ont reculé. Le modèle économique reste dépendant de la compensation publique. La subvention d’exploitation versée par l’État a atteint 40,021 MDT, représentant à elle seule 56,3% des revenus de la société.

Les charges d’exploitation ont été ramenées à 64,145 MDT, traduisant des efforts d’optimisation. Les achats consommés ont baissé de 3,4%, à 15,986 MTD, le poste des carburants s’élevant à 9,340 MDT. Les frais du personnel ont légèrement fléchi à 40,121 MDT. Les dotations aux amortissements et provisions ont été réduites à 4,475 MDT. Le résultat d’exploitation s’est nettement amélioré, passant de 4,290 MDT en 2024 à 6,979 MDT en 2025.

Malgré la performance opérationnelle, la structure financière de la SRTGN continue de peser lourdement sur ses comptes. Les charges financières nettes se sont élevées à 10,581 MDT, absorbant à elles seules la totalité du bénéfice d’exploitation. L’exercice 2025 est bouclé sur une perte nette de 3,561 MDT. Le cumul des pertes reportées, de -121,894 MDT, a poussé le total des fonds propres à -110,480 MDT.

La SRTGN fait face de plein fouet aux dispositions de l’article 388 du Code des sociétés commerciales. Elle poursuit son activité mais elle est dans l’obligation de mettre en place et d’exécuter un plan de restructuration et de recapitalisation. En 2026, elle a réceptionné 27 nouveaux bus, dont 8 destinés au gouvernorat de Zaghouan et 19 au gouvernorat de Nabeul. Cela devrait renforcer sa flotte et améliorer ses revenus, mais l’injection d’argent frais demeure une obligation.

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Centres techniques tunisiens et défi de l’exportation vers l’Afrique

La Tunisie dispose d’un réseau de centres techniques sectoriels qui constitue un véritable capital national de compétences. Laboratoires, essais, assistance technique, formation, qualité, innovation et expertise ont permis d’accompagner plusieurs générations d’entreprises. Dans le même temps, les économies africaines recherchent des compétences dans ces mêmes domaines. L’enjeu est donc désormais de mieux organiser l’ouverture internationale de cette expertise, sans fragiliser les missions nationales des centres ni les parcours de leurs experts. Il s’agit, surtout, de transformer un capital de compétences en levier de coopération, d’innovation et de rayonnement économique.

Ing. Taoufik Halila & Ing. Mohamed Férid Herelli *

La création d’une plateforme commune, proposée ici à titre de réflexion sous le nom de Tunisia Industrial Expertise (TIE), permettrait de mutualiser la prospection, le montage des offres, la contractualisation et la mobilisation des experts. Cette démarche pourrait être élargie à d’autres structures tunisiennes disposant de compétences complémentaires, notamment dans les télécommunications et le numérique.

La Tunisie dispose de huit centres techniques industriels sectoriels :

Cetiba : Centre technique de l’industrie du bois et de l’ameublement ;

Cetime : Centre technique des industries mécaniques et électriques ;

CTC : Centre technique de la chimie ;

Cettex : Centre technique du textile ;

CNCC : Centre national du cuir et de la chaussure ;

CTAA : Centre technique de l’agroalimentaire ;

CTMCCV : Centre technique des matériaux de construction, de la céramique et du verre ;

Packtec : Centre technique de l’emballage et du conditionnement.

Leur valeur ne réside pas seulement dans les équipements et les laboratoires. Elle tient surtout aux compétences accumulées par leurs ingénieurs, techniciens et experts au contact direct des entreprises.

Diagnostics industriels, essais et analyses, qualité, certification, formation, assistance technique, innovation, recherche-développement et veille technologique constituent un ensemble d’expériences directement mobilisables dans des projets industriels.

L’Afrique, une opportunité naturelle pour l’expertise tunisienne

Le développement industriel africain nécessite des investissements, mais aussi des compétences techniques et des infrastructures de qualité. Les besoins concernent notamment les laboratoires, les systèmes qualité, la normalisation, la formation continue, l’accompagnement des PME, les diagnostics industriels, le transfert technologique, la maintenance et l’ingénierie.

Une partie importante de ces besoins correspond précisément aux compétences développées en Tunisie. La conférence Financing Investment and Trade in Africa (Fita) organisée par le Tunisia Africa Business Council (TABC), ainsi que le partenariat TABC–Cetime conclu en janvier 2026, illustrent cette convergence entre les besoins africains et l’expertise tunisienne.

L’ouverture sur les marchés africains doit ainsi être considérée non comme une activité périphérique, mais comme une possibilité de valorisation internationale d’un savoir-faire déjà constitué. Elle peut également servir de porte d’entrée à d’autres entreprises tunisiennes : sociétés d’ingénierie, bureaux d’études, fabricants d’équipements, entreprises de maintenance, organismes de formation et fournisseurs de technologies.

Le potentiel existe, mais l’exportation de l’expertise reste plus complexe que l’exportation d’un produit. Un centre sollicité pour une mission internationale doit pouvoir répondre à plusieurs questions : qui porte le contrat ? qui facture ? comment mobiliser l’expert ? comment préserver son statut, ses droits sociaux et son parcours professionnel ? comment assurer son retour et reconnaître la mission ?

Ces contraintes peuvent limiter les initiatives internationales. Il serait donc utile de disposer d’un mécanisme léger permettant de séparer clairement l’activité internationale de la gestion courante des centres, tout en maintenant le lien avec ceux-ci.

Une plateforme commune : Tunisia Industrial Expertise

À titre de proposition, une plateforme commune et légère pourrait être développée sous l’appellation Tunisia Industrial Expertise (TIE). Elle ne remplacerait pas les centres techniques et ne concurrencerait pas leurs missions nationales. Elle aurait pour fonction de transformer leurs compétences en offres internationales structurées.

Ses fonctions pourraient être limitées à quelques missions essentielles :

– identifier les besoins et les projets sur les marchés africains ;

– présenter l’offre tunisienne et assurer la prospection ;

– monter les propositions techniques et financières ;

– porter les contrats internationaux et assurer leur suivi ;

– organiser la mobilisation et le détachement des experts ;

– coordonner les aspects administratifs, financiers et juridiques ;

– capitaliser les références et constituer progressivement un portefeuille international.

L’expérience de Steg International Services montre qu’une structure dédiée peut transformer des compétences accumulées par une institution publique en prestations internationales. Il ne s’agit pas de reproduire ce modèle à l’identique, mais d’en retenir le principe : disposer d’un véhicule adapté à la prospection, à la contractualisation et à la réalisation de missions à l’étranger.

Aller vers des offres intégrées et élargir le réseau aux compétences spécialisées

L’objectif ne serait pas de vendre uniquement des journées d’experts, mais de proposer des solutions complètes. Plusieurs centres pourraient ainsi réunir leurs compétences autour d’un même projet : diagnostic, conception, essais, équipements, procédures, formation, accompagnement et certification.

Dans une filière agroalimentaire, par exemple, le CTAA, Packtec, Cetime et d’autres compétences sectorielles pourraient être mobilisés selon les besoins. Cette logique de consortium permettrait de proposer aux partenaires africains une équipe pluridisciplinaire plutôt qu’une succession d’interventions isolées.

L’expertise pourrait alors devenir une véritable porte d’entrée commerciale : expertise → confiance → partenariat → projet → investissement → exportation.

L’ouverture internationale ne devrait pas se limiter aux huit centres techniques ; elle devrait également s’étendre au secteur du numérique et aux technologies de l’information et de la communication (TIC). À cet égard, le Centre d’études et de recherche des télécommunications (Cert) pourrait jouer un rôle d’intermédiaire entre les compétences tunisiennes dans le domaine du numérique et les besoins des pays africains dans ce secteur.

Ce rôle consisterait, d’une part, à faciliter les déplacements et les missions de nos ingénieurs à l’étranger et, d’autre part, à instaurer une coopération africaine productive dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), dont les avancées s’accélèrent à pas de géant. L’enjeu est stratégique : il consiste à préserver la souveraineté numérique de nos pays et de garantir la maîtrise de leurs données, face à la domination croissante des grandes puissances mondiales dans ce domaine.

La démarche pourrait donc évoluer vers un véritable réseau national d’expertise, réunissant les centres techniques et, lorsque cela deviendra pertinent, des centres de recherche ou organismes spécialisés. L’objectif ne serait pas de créer de nouvelles structures pour chaque compétence, mais de mieux coordonner et rationaliser la coopération et la complémentarité entre celles qui existent déjà.

Cette logique d’ouverture pourrait progressivement intégrer d’autres partenaires disposant de savoir-faire spécifiques, en fonction des besoins des marchés ciblés.

Mettre l’expert au cœur de l’internationalisation

L’expert constitue le principal actif de cette démarche. Il ne devrait pas avoir à choisir entre son parcours national et une expérience internationale. Un dispositif de mobilité devrait préserver son lien avec son centre, son ancienneté, ses droits sociaux et sa possibilité de réintégration, tout en prévoyant une rémunération et une prise en charge adaptées aux missions extérieures.

Une plateforme nationale des experts, recensant les domaines de compétence, l’expérience, les références, les langues et les disponibilités, constituerait un outil simple pour identifier rapidement les profils nécessaires aux projets.

La réussite de cette démarche suppose une coordination avec les acteurs déjà engagés dans l’ouverture africaine et l’exportation. Le TABC peut contribuer à l’accès aux marchés et à la prospection ; les centres apportent l’expertise ; une structure telle que TIE assurerait la mise en marché et la contractualisation ; l’ATCT pourrait être mobilisée pour la coopération technique et le Cepex pour l’appui à l’export.

Cette complémentarité permettrait d’éviter la multiplication des structures et de concentrer les efforts sur la réalisation de projets concrets.

Après plusieurs décennies d’accompagnement de l’industrie tunisienne, les centres techniques peuvent conserver pleinement leur mission nationale tout en développant une dimension internationale. Ils pourraient ainsi être simultanément des centres d’expertise, des plateformes de transfert technologique, des organismes de formation et des ambassadeurs du savoir-faire tunisien.

Cette évolution contribuerait à mieux valoriser les investissements déjà réalisés dans les laboratoires, les équipements et surtout dans le capital humain. Elle offrirait également aux experts de nouvelles perspectives professionnelles et aux entreprises tunisiennes de nouvelles possibilités de partenariat.

De l’accompagnement national au rayonnement africain

La Tunisie dispose d’un capital de compétences industrielles important. Les huit centres techniques en constituent l’une des expressions les plus concrètes. Dans le même temps, les marchés africains offrent des possibilités croissantes de coopération dans les domaines de la qualité, des laboratoires, de la formation, de l’ingénierie, du transfert technologique, de la digitalisation et du développement industriel.

L’enjeu est désormais de passer d’une logique d’accueil et d’accompagnement à une logique d’ouverture organisée sur ces marchés. Il ne s’agit plus seulement de recevoir des partenaires africains pour leur présenter l’expérience tunisienne, mais de pouvoir aller vers eux avec des offres structurées, des équipes pluridisciplinaires et un cadre contractuel adapté.

Une plateforme numérique commune pourrait constituer l’un des instruments de cette évolution. Elle pourrait également fonctionner comme une porte ouverte à d’autres compétences nationales, notamment celles du Cert dans les télécommunications et les technologies numériques, ainsi qu’à d’autres centres ou organismes spécialisés selon les projets.

L’ambition serait ainsi de construire progressivement une offre tunisienne intégrée de services, d’expertise, de formation, d’essais, de certification et d’innovation. Cette offre pourrait accompagner les partenaires africains tout en ouvrant de nouveaux marchés aux entreprises tunisiennes.

À terme, l’expertise industrielle et technologique pourrait devenir une véritable filière d’exportation de services à forte valeur ajoutée, fondée sur trois atouts : les compétences tunisiennes, les institutions existantes et la proximité économique avec l’Afrique.

L’objectif peut se résumer simplement : faire des centres techniques non seulement des instruments d’appui à l’industrie tunisienne, mais aussi des vecteurs de coopération et des ambassadeurs du savoir-faire tunisien sur les marchés africains.

* Conseillers du doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens.

Références principales

– République Tunisienne, Loi n°94-123 du 28 novembre 1994 relative aux centres techniques dans les secteurs industriels.

– APII, présentation des centres techniques et de leurs missions.

– Steg, informations institutionnelles relatives à Steg International Services.

– TABC–Cetime, convention de partenariat du 29 janvier 2026.

– Banque mondiale, République Tunisienne – Actualisation de l’évaluation du secteur privé, Volume III – Annexes.

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