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CAN féminine de handball : L’Angola intouchable, la Tunisie vise un quatrième sacre

La Tunisie affrontera le Cameroun, la Zambie et le représentant de la Zone 5 dans le groupe C de la 27e Coupe d’Afrique des nations féminine de handball, prévue du 2 au 12 décembre 2026 à Nabeul et Hammamet. Triple championne d’Afrique, la sélection tunisienne tentera de renouer avec le titre continental, qui lui échappe depuis 2014, dans une compétition dominée historiquement par l’Angola, sacré à 16 reprises en 26 éditions.

Le tirage au sort a été effectué jeudi 29 octobre au siège de la Confédération africaine de handball (CAHB), à Abidjan. Seize équipes sont réparties en quatre groupes. Le quatrième adversaire de la Tunisie sera connu après le tournoi qualificatif de la Zone 5, programmé du 4 au 8 novembre en Tanzanie.

Un groupe C avec un adversaire encore inconnu

La Tunisie retrouvera le Cameroun et la Zambie, ainsi que le représentant de la Zone 5. La composition définitive du groupe ne sera donc connue qu’après les qualifications.

Les trois autres groupes réunissent l’Égypte, le Congo, le Cap-Vert et le Bénin dans le groupe A ; le Sénégal, l’Algérie, la Guinée et La Réunion dans le groupe B ; et l’Angola, la République démocratique du Congo, le Maroc et le Mali dans le groupe D. Tenante du titre, l’Angola abordera cette édition avec le statut de référence du handball féminin africain.

L’Angola, 16 titres en 26 éditions

Le palmarès de la CAN féminine est marqué par la domination de l’Angola, qui compte 16 titres continentaux sur les 26 éditions disputées avant le tournoi de 2026. La sélection angolaise a notamment remporté les cinq dernières éditions organisées en 2016, 2018, 2021, 2022 et 2024.

Derrière cette domination, le Congo totalise quatre titres et la Tunisie en compte trois, remportés en 1974, 1976 et 2014. La sélection tunisienne a également disputé plusieurs finales et remporté des médailles de bronze, dont celle de la dernière édition, en 2024.

Le contraste est donc net : alors que l’Angola a installé une domination durable sur la compétition, la Tunisie cherchera à retrouver la première marche du podium douze ans après son dernier sacre. L’avantage du terrain constitue un élément important, sans suffire à déterminer les chances des différentes équipes.

Une place au Mondial 2027 en jeu

La CAN 2026 sera également qualificative pour le Championnat du monde féminin de 2027. Le continent africain disposera de cinq places pour cette compétition.

Pour la Tunisie, l’objectif sera donc de réussir sa phase de groupes, puis de se donner les moyens de jouer les premiers rôles devant son public.

Tirage au sort des groupes :

  • Groupe A : Egypte, Congo, Cap Vert, Benin
  • Groupe B : Sénégal, Algérie, Guinée, La Réunion
  • Groupe C : Tunisie, Cameroun, représentant du groupe 5, Zambie
  • Groupe D : Angola, RD Congo, Maroc, Mali.

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Médenine : 3000 unités industrielles envisagées, 40.000 emplois potentiels

Des intentions d’investissement portant sur environ 3000 unités industrielles et 40.000 emplois potentiels ont été évoquées par Salah Zouari, mercredi 28 octobre à Zarzis. Ces chiffres concernent des projets à concrétiser. Des unités ont toutefois déjà commencé leur activité, avec des niveaux d’emploi à distinguer des capacités annoncées.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, intervenait à la clôture des troisièmes Journées de l’investissement à Médenine. Il a indiqué que le gouvernorat compte actuellement environ 80 unités industrielles employant près de 4000 personnes.

Un périmètre à préciser pour les 3000 unités

Le rapprochement entre le tissu industriel existant et les unités envisagées appelle une précaution. Dans ses statistiques, l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) recense les entreprises industrielles employant au moins dix salariés. Sa fiche régionale consacrée à Médenine applique également ce seuil, mais affiche une dernière mise à jour datant de mars 2018 : elle ne constitue donc pas un décompte actuel.

Pour les 3000 unités envisagées, les publications consultées ne précisent ni le seuil d’effectif retenu, ni la période de constitution des intentions, ni leur répartition par taille. Les deux ensembles ne peuvent donc pas être considérés d’emblée comme directement comparables.

Les chiffres annoncés correspondent à une moyenne d’environ treize emplois par unité. Ce calcul donne un ordre de grandeur, sans renseigner sur la diversité des projets ni leur état d’avancement.

Des intentions dont les étapes restent à documenter

La liste des promoteurs, le montant global des investissements, les financements mobilisés et le calendrier de réalisation ne figurent pas dans les publications consultées.

La distinction entre déclaration et réalisation est essentielle : l’APII prévoit d’ailleurs un suivi de l’avancement des projets pendant leur réalisation. Une intention d’investissement ne permet donc pas, à elle seule, de comptabiliser une entreprise opérationnelle ou des recrutements effectués.

Le ministre a appelé à accélérer les procédures et à lever les difficultés rencontrées par les investisseurs. Il a notamment cité les débouchés offerts par le marché libyen, les infrastructures portuaires et aéroportuaires ainsi que les besoins en main-d’œuvre qualifiée.

Des unités lancées et des emplois à développer

À Zarzis, une unité de fabrication d’équipements pour la restauration représente un investissement de 2 millions de dinars, pour une capacité annoncée de 110 emplois.

À Bougrara, une unité de valorisation du crabe, réalisée moyennant 6 millions de dinars, emploie actuellement 60 personnes et pourrait atteindre 300 emplois. L’effectif présent doit ainsi être distingué du potentiel de recrutement.

Un autre projet concerne la fabrication de halva, ou « chamia », à Zarzis. Selon la Télévision tunisienne, cette unité, représentant plus de 5 millions de dinars, a engagé une première opération expérimentale. Son entrée en production effective est annoncée pour novembre, avec un effectif initial prévu de 40 personnes et un objectif de 200.

Six projets issus de la précédente édition des Journées de l’investissement sont également entrés en activité. Leur bilan détaillé en matière d’emploi n’est pas précisé. Un suivi entreprise par entreprise permettrait de mesurer la transformation des intentions annoncées en investissements productifs et en recrutements.

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Médenine : 40 000 emplois en perspective

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a affirmé que Médenine dispose d’atouts majeurs pour développer son secteur industriel. La région ne compte toutefois que 80 unités industrielles, employant près de 4 000 personnes.
S’exprimant, mercredi, lors de la clôture de la 3e édition des Journées de l’investissement à Médenine organisée à Zarzis sous le thème « Médenine, plateforme logistique et levier de développement économique », le ministre a annoncé des intentions d’investissement prévoyant la création de 3 000 unités industrielles, avec un potentiel de 40 000 emplois.
Il a appelé à accélérer les procédures pour concrétiser ces projets.
Tout en soulignant l’importance de ces Journées, le ministre a indiqué qu’elles réunissent les ministères et structures concernées pour trouver des solutions concrètes aux intentions d’investissement.
Il a expliqué que Médenine, grâce à sa position stratégique de point de liaison entre la Tunisie, son arrière-pays maghrébin et africain et l’espace méditerranéen, dispose d’atouts d’infrastructure considérables, dont en particulier, le port commercial, l’aéroport international, les espaces d’activités économiques et les postes frontaliers.
Ces atouts, a-t-il ajouté, la qualifient pour devenir un pôle de production et de services logistiques à forte valeur ajoutée.
Tout en évoquant la proximité du marché libyen et l’ouverture sur l’Afrique et la Méditerranée, le ministre a estimé qu’elles offrent une opportunité pour bâtir une base industrielle répondant à ces marchés, notamment, dans l’agroalimentaire et les matériaux de construction.
Le ministre a évoqué des projets de développement des postes frontaliers et l’extension possible de l’espace d’activités économiques de Zarzis, en coordination avec les ministères de la Formation et de l’Enseignement supérieur pour la main-d’œuvre qualifiée.
Le ministre a en outre mis en avant le potentiel du Sud tunisien en énergies renouvelables, notamment solaire, pour diversifier les sources d’énergie, insistant sur l’importance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle pour améliorer la productivité.
Dans le cadre de la deuxième journée consacrée à l’innovation, le ministre a suivi deux tables rondes sur le secteur industriel et logistique, et sur l’intelligence artificielle.
Il a remis les prix aux trois lauréats d’un hackathon ayant réuni 30 jeunes.
Plusieurs investisseurs tunisiens résidant à l’étranger ont été honorés pour leurs projets à Zarzis, portant sur la valorisation des déchets agricoles et la transformation du blé.
Une institution financière a été distinguée pour avoir financé cinq des six projets de la précédente édition.
Lors de ses visites de terrain, le ministre a lancé une unité de fabrication d’équipements pour la restauration à Zarzis, d’un investissement de deux millions de dinars et devant créer 110 emplois.
Il a également visité une unité de valorisation du crabe à Bougrara, d’un investissement de 6 millions de dinars, employant actuellement 60 personnes, avec un potentiel de 300 emplois.

 

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Medenine veut s’imposer comme un pôle industriel et logistique tourné vers trois marchés

Medenine entend attirer de nouveaux investissements et renforcer ses capacités d’exportation en s’appuyant sur ses infrastructures et son tissu industriel. D’après communiqué, cette ambition a été mise en avant mercredi 28 octobre par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, à l’occasion de la 3e édition des Journées de l’investissement à Medenine, organisée à l’espace d’exposition Sud Expo, à Zarzis. En effet, la région dispose de plusieurs atouts, dont le port commercial de Zarzis, l’aéroport international de Djerba-Zarzis et la Zone d’activités économiques de Zarzis, qui peuvent faciliter les échanges avec les marchés extérieurs. À fin septembre 2026, la même source indique que le gouvernorat comptait environ 84 entreprises industrielles employant près de 4 000 personnes, dont 12 entreprises totalement exportatrices représentant quelque 1 200 emplois. Pour consolider cette base, le ministre a appelé à développer les industries agroalimentaires, les matériaux de construction, les équipements et les services techniques et d’ingénierie, tout en renforçant les liens entre les infrastructures de transport, les zones industrielles et les sites de production. Il a également souligné l’importance de la coopération entre les gouvernorats de la cinquième région, dont les activités industrielles, portuaires, agricoles, touristiques et énergétiques présentent des complémentarités. L’innovation, la numérisation et la transition énergétique figurent aussi parmi les leviers identifiés pour améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises, notamment grâce au potentiel solaire du Sud tunisien. Le rapprochement entre les entreprises, les établissements universitaires et les centres de recherche, dont l’Institut des régions arides, doit par ailleurs favoriser le développement de solutions adaptées aux besoins économiques. Dans cette optique, la manifestation a accueilli un hackathon consacré à l’innovation logistique, avec des projets portant notamment sur le transport, le stockage et la gestion des chaînes d’approvisionnement. Les autorités ont enfin appelé les investisseurs tunisiens et étrangers, ainsi que les compétences tunisiennes à l’étranger, à saisir les opportunités offertes par la région. 

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