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432 millions de dinars pour les routes : deux projets financés en Tunisie

 Les deux conventions de financement ont été signées le 27 octobre 2026 par le ministre de l’Économie et de la Planification et le directeur général du FADES. La première convention porte sur un financement de 30 millions de dinars koweïtiens, soit environ 288 millions de dinars tunisiens, destiné à la réalisation du premier lot de l’autoroute reliant Bou Salem à Fernana, dans le Nord-Ouest. Ce projet vise à renforcer les infrastructures de transport dans cette région et à faciliter son intégration dans le circuit économique national.

Le second accord prévoit un financement de 15 millions de dinars koweïtiens, équivalant à environ 144 millions de dinars tunisiens, pour aménager 67 pistes agricoles totalisant 253 kilomètres dans 21 gouvernorats. L’objectif est d’améliorer l’accès aux zones rurales et de faciliter les déplacements liés aux activités agricoles. À travers ces deux financements, le partenariat avec le FADES couvre ainsi deux enjeux complémentaires : le renforcement du réseau routier dans le Nord-Ouest et l’amélioration de la desserte des zones agricoles. Le fonds a, de son côté, réaffirmé sa volonté de poursuivre son soutien au développement économique et social de la Tunisie et de poursuivre l’examen de propositions de nouveaux projets.

Par ailleurs, la Tunisie accueillera les réunions annuelles conjointes des institutions financières arabes les 28 et 29 avril 2027. Ce rendez-vous a été autorisé par le président de la République, et les autorités tunisiennes ont annoncé leur engagement à en assurer la préparation.

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Investissement en Bourse : le CMF alerte sur les offres non agréées diffusées sur les réseaux sociaux

Le Conseil du marché financier (CMF) met en garde contre les services de gestion de portefeuille proposés sur les réseaux sociaux par des personnes ou des entités non agréées. Dans un communiqué, le CMF cite notamment ELINOJA PATRIMOINE, qui propose des services de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières sous couvert de conseil en investissement et de recommandations financières.

Le CMF précise qu’aucune demande d’agrément ou d’autorisation n’a été déposée auprès de ses services par cette entité. Il indique également que les faits qui lui sont reprochés pourraient être contraires à la législation en vigueur et présenter un caractère pénal. Le régulateur annonce qu’il prendra les mesures légales nécessaires, notamment par le dépôt d’une plainte auprès du procureur de la République. Au-delà de ce cas, le CMF rappelle que la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers est réservée aux intermédiaires en Bourse, aux sociétés de gestion et aux banques disposant de son agrément. Ces professionnels sont soumis à des obligations de compétence, de diligence et de protection des investisseurs, ainsi qu’au contrôle du régulateur.

Pour les particuliers comme pour les entrepreneurs qui souhaitent placer leur épargne sur les marchés financiers, le risque est concret : recourir à un prestataire non autorisé peut les priver des garanties associées aux professionnels réglementés et les exposer à des pertes financières supplémentaires. Le CMF recommande donc de vérifier systématiquement le statut et les autorisations de tout prestataire avant de lui confier des fonds ou la gestion d’un portefeuille. Cette vérification doit s’effectuer auprès des sources officielles du régulateur, et non sur la seule base d’une présence sur les réseaux sociaux, de témoignages ou de promesses de rendement.

Le conseil en investissement ne vaut pas agrément pour gérer l’argent d’autrui. Avant de confier son portefeuille à un prestataire trouvé en ligne, il est essentiel de vérifier qu’il est habilité à exercer cette activité.

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L’ATB accélère son programme « L’École Numérique » : Inauguration du 20e laboratoire informatique au lycée Abou Kacem Chebbi à Médenine et déploiement majeur à Sfax

Dans le cadre de son engagement de premier plan en faveur de la modernisation de l’enseignement en Tunisie et du renforcement de l’accès aux technologies, l’Arab Tunisian Bank (ATB) poursuit la mise en œuvre de son programme national « L’École Numérique ». La banque a célébré, le samedi 24 octobre 2026, l’inauguration de son 20e laboratoire informatique au lycée Abou Kacem Chebbi à Médenine. L’événement s’est déroulé en présence des hauts responsables de l’ATB et des autorités régionales, représentées notamment par Ali Messaadi, délégué régional de l’Éducation.
Ce jalon symbolique s’inscrit dans une dynamique d’accélération du programme. En effet, le mercredi 21 octobre 2026, l’ATB a également inauguré ses 18e et 19e laboratoires informatiques dans le gouvernorat de Sfax, respectivement au collège Mohamed Jammoussi et au collège Chihia, en présence des cadres de la banque et des représentants locaux du ministère de l’Éducation.


Des espaces technologiques de pointe au service des régions
Chacun de ces trois nouveaux espaces a été doté d’équipements technologiques modernes : des ordinateurs de dernière génération, un grand écran tactile interactif, des scanners, des imprimantes ainsi qu’un accès Internet haut débit. Afin de garantir la pérennité et l’impact pédagogique de ces investissements, des sessions de formation approfondies ont été orchestrées au profit des enseignants du lycée de Médenine et des deux collèges de Sfax. Ces formations leur permettront de maîtriser pleinement les nouveaux outils et de faciliter l’intégration des technologies numériques dans leurs pratiques quotidiennes d’enseignement.

« L’École Numérique » : Un partenariat institutionnel durable
Inscrit dans le cadre de l’engagement sociétal de la banque, ce projet national s’appuie sur la convention cadre conclue entre l’ATB et le ministère de l’Éducation en juin 2017. Il traduit la volonté ferme de l’institution financière d’accompagner l’État dans la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’égalité des chances pour les élèves des différentes régions de la Tunisie.
Les récentes réalisations de Sfax et de Médenine témoignent de la continuité de cet effort et de l’importance accordée par la banque à la préparation des jeunes générations aux défis de demain.

Une impulsion managériale forte pour l’inclusion des jeunes
Ce déploiement à grande échelle marque une nouvelle étape stratégique, fortement portée par la Direction Générale de la banque.
« L’extension de ce programme aux établissements scolaires de Sfax et de Médenine est le fruit d’une volonté institutionnelle profonde. Je tiens à saluer l’implication personnelle, constante de notre Directeur Général, Riadh Hajjej, qui a fait de l’inclusion numérique une priorité absolue de sa feuille de route. Grâce à sa vision et à son impulsion directe, nous accélérons le déploiement de ces espaces technologiques indispensables pour l’avenir de la jeunesse tunisienne », a déclaré Mme Noura Jebali, Directrice Marketing et Communication de l’ATB, en marge des cérémonies d’inauguration.
Forte du succès de ces 20 premiers laboratoires, l’ATB prévoit de poursuivre le déploiement de son programme citoyen afin de couvrir, à terme, d’autres régions de la Tunisie, réaffirmant sa posture de partenaire financier et sociétal de référence.

À propos de l’Arab Tunisian Bank (ATB) :
L’Arab Tunisian Bank (ATB) est une institution bancaire tunisienne majeure qui accompagne activement le développement économique, social et éducatif du pays. À travers ses initiatives citoyennes, notamment son programme phare « L’École Numérique », elle contribue à soutenir la modernisation de l’enseignement public, à promouvoir l’accès aux technologies de l’information et à offrir aux jeunes talents les outils nécessaires à la construction de leur avenir.

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Humains et IA: moins de duels, plus de duos pour l’entreprise de demain

Près de neuf dirigeants sur dix jugent important de mieux combiner leurs équipes, leurs compétences et leurs ressources. Pourtant, moins d’un sur dix dit avoir réalisé de grands progrès. C’est le constat d’une enquête de Deloitte sur les bouleversements du monde du travail, de la technologie et des organisations, réalisée avec Oxford Economics auprès de plus de 3 000 dirigeants et responsables RH dans 15 pays.

«L’avantage de l’orchestration», c’est le concept mis en exergue par l’enquête: faire travailler ensemble les collaborateurs, les technologies et les partenaires de l’entreprise afin d’atteindre un objectif commun de manière efficace.

Auparavant, un nouveau besoin conduisait l’entreprise à recruter davantage ou à créer de nouveaux services. À l’ère de l’IA, cette logique évolue peu à peu. Il ne s’agit plus seulement d’augmenter les effectifs, mais de mieux mobiliser les ressources disponibles: associer les compétences des collaborateurs aux capacités de l’IA, exploiter les données et faire appel aux partenaires extérieurs lorsque cela est nécessaire.

L’enjeu majeur est désormais de trouver la combinaison adéquate, de définir le rôle de chacun et de coordonner leurs actions. La question n’est plus donc «combien de collaborateurs?», mais «quelle combinaison d’humains, de technologies et de partenaires pour atteindre ce résultat?». Autrement dit, la performance dépend moins des moyens dont dispose l’entreprise que de sa capacité à les faire travailler ensemble intelligemment.

À l’instar d’un chef d’orchestre, le dirigeant de demain coordonne humains, machines et partenaires, tout en restant responsable des décisions clés. Qui joue quoi, et à quel moment, pour que l’ensemble sonne juste.

L’enquête illustre ce constat par des exemples d’entreprises du Moyen-Orient. Chez e&, l’IA aide à repérer les écarts de compétences et à personnaliser la formation. Chez Emirates NBD, elle enrichit l’information des managers, qui gardent la décision finale. Alat, en Arabie saoudite, a conçu son organisation avec l’IA intégrée dès l’origine.

L’objectif n’est donc pas de remplacer les salariés par des machines, mais de combiner leurs forces pour gagner en efficacité et en performance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Finance islamique : Banque Zitouna lance une offre sur-mesure pour les pharmaciens

La Banque Zitouna signe une convention de partenariat avec l’Ordre des Pharmaciens afin d’offrir à ses adhérents des conditions préférentielles et une gamme complète de produits conformes à la finance islamique, tant sur le plan personnel que professionnel.

L’accord entre la Banque Zitouna et les pharmaciens adhérents comporte trois points clés. A savoir : la gestion du stock & des fonds de roulement consistant en le financement des approvisionnements via la solution Mourabaha (Tamouil Chiraet) ; les investissements et la modernisation constituent le second volet du partenariat et ont trait au financement d’équipements, de véhicules et développement des officines via la solution Ijara ; enfin, des avantages exclusifs, en l’occurrence des tarifs préférentiels, des offres packagées de services bancaires et des solutions de bancassurance offrant un cadre fiscal avantageux. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué de la banque.

À travers ce partenariat, la Banque Zitouna réaffirme son engagement auprès des secteurs stratégiques de l’économie en proposant des solutions financières adaptées aux enjeux de chaque profession.

D’après communiqué

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La Tunisie alerte ses exportateurs sur quatre nouvelles réglementations libyennes

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations appelle les entreprises tunisiennes à anticiper les nouvelles exigences réglementaires en Libye. Et ce, notamment en matière d’enregistrement des entreprises, d’importation de pesticides agricoles, de protection des marques et de représentation commerciale.

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié, le 26 octobre 2026, une note de veille consacrée à quatre nouveaux textes législatifs et réglementaires libyens. Lesquels sont susceptibles d’avoir des répercussions sur les activités commerciales et exportatrices des entreprises tunisiennes vers la Libye. Diffusée par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, cette note vise à informer les opérateurs économiques des évolutions du cadre juridique libyen et à les aider à anticiper les éventuelles difficultés administratives et réglementaires.

Les textes concernés portent sur l’enregistrement des entreprises économiques, l’importation de pesticides agricoles, les critères juridiques et techniques d’appréciation de la similitude des marques commerciales ainsi que les conditions d’octroi des agences commerciales étrangères.

À travers cette démarche, les autorités tunisiennes entendent renforcer l’accompagnement des entreprises souhaitant accéder au marché libyen. Et ce, en leur permettant de mieux maîtriser les procédures applicables et de sécuriser leurs opérations d’exportation et de distribution.

Quatre textes réglementaires à surveiller

Le premier texte est la décision du Conseil des ministres libyen n° 348 de 2026 relative au projet de numéro économique unifié. Celui-ci vise à structurer l’enregistrement des entreprises et les transactions commerciales. Tout en favorisant la transformation numérique et la coordination entre les administrations concernées.

Face à cette évolution, les exportateurs tunisiens sont invités à vérifier en amont les informations relatives à leurs partenaires libyens et à s’assurer que les formalités requises ont été accomplies avant la conclusion des contrats ou l’expédition des marchandises.

Le deuxième texte, la décision du ministre libyen de l’Économie et du Commerce n° 343 de 2026, encadre l’importation des pesticides agricoles et des produits chimiques destinés à l’usage agricole, ainsi que le commerce des intrants agricoles. Il prévoit des exigences techniques, des documents de conformité et des procédures spécifiques pour l’importation de ces produits.

Les entreprises tunisiennes opérant dans ce secteur sont ainsi appelées à vérifier les conditions d’origine et de conformité applicables, à préparer les documents techniques exigés et à se renseigner auprès des autorités libyennes compétentes sur les certificats, analyses et autorisations nécessaires. La note recommande également de demander des précisions sur le champ d’application de la décision et les éventuelles dérogations.

Marques commerciales : anticiper les risques de litige

Le troisième texte correspond à la décision n° 270 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce. Laquelle fixe les critères juridiques et techniques permettant d’apprécier la similitude entre les marques commerciales. L’objectif est de disposer de critères de référence pour examiner les situations de conflit potentiel entre marques, conformément à la législation libyenne.

Dans ce contexte, les entreprises tunisiennes sont encouragées à enregistrer leurs marques en Libye, à vérifier préalablement qu’elles ne présentent pas de similitudes susceptibles d’entraîner des conflits avec des marques existantes et à conserver les justificatifs d’enregistrement et de propriété. Ces précautions visent à protéger leurs droits et leurs intérêts commerciaux sur le marché libyen.

Le quatrième texte porte sur le règlement encadrant l’octroi des agences commerciales étrangères, annexé à la décision n° 319 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce. Il définit les conditions applicables aux agences commerciales, à la distribution et à la représentation des entreprises étrangères en Libye, ainsi que les obligations relatives aux agents, aux mandants, aux contrats d’agence, à l’enregistrement et à la conformité réglementaire.

Les entreprises tunisiennes travaillant avec des agents ou des distributeurs en Libye sont donc invitées à examiner leurs contrats afin de vérifier leur conformité avec les nouvelles dispositions. Elles sont également appelées à se renseigner sur les modalités d’application du règlement aux contrats existants, les éventuelles périodes transitoires et les dérogations prévues.

L’ensemble de ces recommandations vise à permettre aux opérateurs tunisiens d’anticiper les changements réglementaires et de limiter les risques de blocage des transactions ou de retard dans l’accès de leurs produits au marché libyen.

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Turuq Innovations lève des fonds pour accélérer la logistique du e-commerce en Égypte

La startup égyptienne Turuq Innovations a bouclé un tour de financement d’amorçage auprès du fonds d’investissement Den VC. Annoncée le 26 octobre 2026, l’opération doit permettre à l’entreprise de renforcer ses outils technologiques, d’augmenter ses capacités de traitement des commandes et d’étendre son réseau logistique en Égypte. Le montant levé n’a pas été divulgué.

Fondée par Ahmed Atta et Karim Kamal, Turuq propose aux commerçants en ligne une solution intégrée qui regroupe le stockage des marchandises, la gestion des stocks, la préparation des commandes et leur expédition. Sa plateforme comprend également le suivi des colis en temps réel, l’affectation automatisée des livraisons et l’optimisation des itinéraires des transporteurs. Ce modèle permet aux vendeurs de confier leur logistique à un prestataire spécialisé plutôt que de financer leurs propres entrepôts et de gérer séparément les opérations de livraison. Pour Turuq, l’enjeu est désormais d’augmenter les volumes traités tout en renforçant son organisation interne et la fiabilité de ses services. L’entreprise prévoit notamment de développer ses capacités de stockage et de préparation des commandes, ainsi que son modèle de micro-logistique, fondé sur plusieurs unités de traitement réparties géographiquement. Elle entend également renforcer ses équipes et élargir sa clientèle à d’autres entreprises du commerce en ligne.

Cette levée de fonds intervient environ un an après la participation de Turuq au programme InvestIT, porté par l’Information Technology Industry Development Agency (ITIDA) et le Technology Innovation and Entrepreneurship Center (TIEC), avec Flat6Labs comme opérateur. Le dispositif accompagne les jeunes entreprises technologiques dans la préparation de leurs levées de fonds et leurs échanges avec les investisseurs.

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Réserves en devises, cash : les chiffres clés de la Tunisie au 26 octobre

Les réserves nettes en devises de la Tunisie atteignent 24,256 milliards de dinars au 26 octobre 2026, couvrant 93 jours d’importation, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

À la même date, le compte courant du Trésor s’établit à 1,344 milliard de dinars, tandis que le volume global de refinancement bancaire atteint 7,647 milliards de dinars. Les billets et monnaies en circulation représentent, pour leur part, 29,208 milliards de dinars. Ces données offrent un aperçu de la position extérieure du pays, de la liquidité bancaire et de la circulation des espèces. Les chiffres relatifs aux avoirs nets en devises sont provisoires.

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Ils piratent les systèmes de réfrigération, les supermarchés jettent leurs stocks… À cause d’une cyberattaque

Une cyberattaque contre les systèmes de réfrigération a touché plusieurs centaines de magasins en France dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026. En prenant le contrôle des équipements de régulation du froid, les pirates ont provoqué une hausse anormale des températures, contraignant les enseignes à jeter d’importantes quantités de produits frais et surgelés. L’incident révèle un risque majeur pour les entreprises : des équipements industriels connectés, parfois anciens et insuffisamment protégés, peuvent devenir une porte d’entrée vers des pertes financières bien réelles.

L’ampleur des dégâts dépasse les premiers signalements. Plusieurs enseignes ont été touchées, notamment Intermarché, Coopérative U, Carrefour, E.Leclerc et Monoprix. D’après Le Monde, certains systèmes ont été manipulés pour porter la température des chambres froides à 50 °C et prolonger les cycles de dégivrage, retardant ainsi la détection de l’incident. Des magasins ont dû vider leurs rayons, interrompre certaines activités et organiser leur réapprovisionnement en urgence. Les pertes ne se limitent pas au coût des denrées détruites. Elles peuvent aussi englober les interventions techniques, l’arrêt temporaire de certains équipements, le renouvellement des stocks et les frais liés à la constatation des dommages. Dans un magasin Intermarché à Gradignan, les pertes de marchandises ont été évaluées à 21 000 euros au prix d’achat. À l’échelle nationale, le montant total n’était pas encore établi au moment des premiers bilans.

Le point d’entrée identifié concerne des logiciels de régulation frigorifique fournis par l’entreprise danoise Danfoss. Le fabricant a expliqué que la majorité des équipements touchés étaient d’anciennes générations, arrivées en fin de vie et ne bénéficiant plus de mises à jour logicielles ou de sécurité. Des alertes publiées en 2025 avaient déjà signalé des vulnérabilités sur certains de ses logiciels.  Le problème dépasse toutefois une marque ou un parc informatique vieillissant. Le 13 octobre, de nouveaux incidents ont concerné des systèmes de réfrigération commercialisés sous la marque Dixell, également utilisés dans des commerces français. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a confirmé avoir connaissance de compromissions touchant ces équipements. Cette succession d’attaques montre que la sécurisation doit porter sur l’ensemble des systèmes industriels connectés, et pas uniquement sur les ordinateurs et les serveurs informatiques classiques.

Les entreprises doivent revoir la sécurité de leurs équipements connectés

Le 16 octobre, le CERT-FR, rattaché à l’ANSSI, a publié une alerte couvrant plusieurs gammes de contrôleurs frigorifiques Danfoss, Copeland et Dixell. L’organisme a notamment averti que des campagnes d’attaques étaient probablement toujours en cours. Ses recommandations sont concrètes : supprimer l’exposition directe des équipements à Internet, réserver leur accès à un VPN sécurisé ou à un réseau protégé, installer les mises à jour disponibles et remplacer les mots de passe par défaut. Pour les équipements compromis, une simple réinitialisation ne suffit pas nécessairement si la vulnérabilité initiale demeure. Pour les dirigeants, cette affaire rappelle que la cybersécurité ne relève pas uniquement de la direction informatique. Les responsables des opérations, les équipes de maintenance, les prestataires techniques et les fournisseurs doivent aussi être impliqués. Un équipement installé pour réduire les coûts de surveillance et faciliter la maintenance à distance peut devenir un facteur de risque s’il reste connecté sans protection adaptée. Les entreprises ont donc intérêt à recenser les équipements connectés, identifier ceux qui ne reçoivent plus de correctifs, vérifier les accès accordés aux prestataires et tester leurs procédures de continuité d’activité. Il faut également examiner les contrats d’assurance pour déterminer si les dommages matériels, la destruction des stocks et les interruptions d’activité provoqués par une cyberattaque sont effectivement couverts.

L’enquête ouverte par le parquet de Paris et confiée à l’Office anti-cybercriminalité doit notamment permettre d’identifier les responsables et de préciser les circonstances des intrusions. À ce stade, aucune attribution définitive n’a été établie.

 

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11 ans après, les restrictions sur l’espace aérien libyen sont levées

Le ministère libyen des Transports a annoncé que les restrictions imposées en 2015 par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ont été officiellement levées le 23 octobre dernier. Cette décision marque une étape décisive dans les efforts de Tripoli pour reconstruire son industrie aéronautique et consolider sa position de carrefour de transit stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Ces derniers mois, la demande des compagnies aériennes internationales désireuses de survoler l’espace aérien libyen a connu une croissance fulgurante. Cette augmentation record devrait générer des revenus substantiels.

Au-delà des perspectives économiques, cette envolée du trafic met en lumière la confiance retrouvée dans les infrastructures aéronautiques et la surveillance réglementaire de la Libye. Si cette levée des restrictions pose les bases d’une reprise plus large, la réouverture effective des lignes commerciales vers les aéroports libyens dépendra toutefois de la capacité du pays à maintenir ces avancées et à assurer une stabilité durable.

Pour les compagnies tunisiennes, la normalisation et la réouverture de ces couloirs de survol permettront à ses avions d’emprunter des trajectoires plus directes vers l’est, ce qui réduit significativement la consommation de carburant et la durée des vols. De plus, avec le retour progressif de la confiance et l’intensification des liaisons aériennes entre les deux pays, la demande des voyageurs d’affaires et des travailleurs libyens transitant par l’aéroport de Tunis-Carthage vers l’Europe ou le reste de l’Afrique va bénéficier d’un contexte beaucoup plus fluide. Mais attention. À mesure que l’infrastructure libyenne se reconstruit et que les compagnies aériennes internationales réexaminent leurs options de transit, Tunisair devra faire face à une concurrence plus vive sur les routes reliant l’Afrique du Nord au Moyen-Orient et à l’Europe.

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