Tunisie Telecom et l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) ont signé, vendredi 23 octobre 2026 à Hammamet, un accord de partenariat visant à développer les infrastructures et les systèmes numériques liés au secteur touristique. L’accord prévoit également de promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies dans la formation professionnelle et le développement des compétences.
Le numérique au service des métiers du tourisme
L’accord a été signé par le PDG de Tunisie Telecom, Lassâad Ben Dhiab, et le directeur général de l’AFMT, Ahmed Djemal, en marge du séminaire « Compétences et innovation dans les métiers du tourisme ».
Le partenariat vise à renforcer les infrastructures numériques et à développer les systèmes d’information associés aux services du secteur touristique. Il prévoit également de favoriser le recours aux technologies modernes dans les dispositifs de formation, afin de contribuer au développement des compétences des professionnels et à l’amélioration de la qualité des prestations touristiques.
La formation au cœur de la transformation digitale
Organisé dans le cadre de Carthage Event Shows Tunisia 2026, le séminaire s’est tenu sous la supervision du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Il a réuni des représentants d’organismes publics, d’organisations professionnelles, d’établissements de formation et de partenaires internationaux.
Ce partenariat s’inscrit dans les démarches visant à accompagner la transformation numérique du secteur touristique tunisien, notamment à travers la modernisation de la formation professionnelle et l’adaptation des compétences aux évolutions technologiques.
Il s’agit de contribuer à l’amélioration des services touristiques en renforçant les moyens numériques et les capacités de formation des professionnels du secteur.
Les recettes fiscales tunisiennes devraient repartir à la hausse en 2027, après un exercice 2026 marqué par un léger repli des prévisions et une contraction significative du rendement de l’impôt sur les sociétés non pétrolières. Selon les données budgétaires commentées par le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari, les recettes fiscales attendues l’année prochaine atteindraient 49,6...
La Tunisie, l’Algérie et l’Égypte appellent à organiser simultanément des élections présidentielle et législatives en Libye afin de mettre un terme aux phases transitoires et à la division institutionnelle. Réunis dimanche 25 octobre 2026 à Alger, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont réaffirmé leur soutien au processus politique conduit sous l’égide des Nations unies et annoncé que leur prochaine réunion se tiendrait en Tunisie.
Des élections simultanées pour sortir de l’impasse
Dans leur communiqué conjoint, les ministres ont soutenu les efforts onusiens et les initiatives internationales visant à faciliter l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et équitables, sur la base d’un cadre constitutionnel et juridique consensuel.
Il s’agit de mettre définitivement fin aux transitions successives, considérées comme un facteur d’aggravation de la crise, et de permettre la mise en place d’institutions légitimes, unifiées et stables.
Les trois pays ont également insisté sur la nécessité d’un processus politique inclusif, conduit par les Libyens eux-mêmes et fondé sur le dialogue et le consensus national. Ils ont réaffirmé leur soutien à la feuille de route politique annoncée par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) le 21 août 2025, ainsi qu’aux résultats du comité restreint de dialogue « 4+4 » et à l’accord-cadre signé le 30 août 2026.
Retrait des forces étrangères et préservation des avoirs libyens
Le communiqué appelle également au retrait des forces étrangères, des mercenaires et des combattants étrangers présents sur le territoire libyen. Les ministres ont rejeté les ingérences extérieures et plaidé pour une accélération de l’unification des institutions libyennes, notamment dans les domaines militaire et sécuritaire.
Sur le plan économique, ils ont insisté sur la préservation des ressources du pays et de ses avoirs financiers gelés à l’étranger. Ils demandent que ces actifs conservent leur valeur et soient gérés conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les trois responsables ont, par ailleurs, exhorté les parties libyennes à poursuivre la mise en œuvre du cadre de dépenses unifié pour 2026, annoncé le 11 février 2026, afin de renforcer la gestion des ressources publiques au service des intérêts de la population.
La prochaine réunion prévue en Tunisie
À l’issue de la rencontre d’Alger, les ministres ont convenu de poursuivre leur coordination au sein des instances régionales et internationales pour contribuer au règlement de la crise libyenne.
La prochaine réunion du mécanisme de concertation tripartite se tiendra en Tunisie, à une date qui sera fixée ultérieurement d’un commun accord. Cette décision prolonge le cycle de consultations engagé entre les trois pays voisins, dont la précédente réunion consacrée à la Libye s’était tenue au Caire le 21 mai 2026.
La rencontre tunisienne devra ainsi s’inscrire dans la poursuite des échanges entre Tunis, Alger et Le Caire sur les moyens de soutenir une solution politique durable, de préserver l’unité de la Libye et de favoriser le rétablissement d’institutions unifiées.
Une bataille féroce entre les partisans de la démocratie libérale et les apôtres de ce qui est désormais appelé la démocratie illibérale bat son plein partout dans le monde et cette bataille se cristallise durant ces dix jours au Brésil, en Israël, en Serbie et aux États-Unis où les libertés fondamentales et l’État de droit sont menacés et où les contre-pouvoirs sont ciblés par les candidats de la droite populiste. D’ailleurs, les candidats de cette tendance politique dans ces pays n’hésitent pas à s’entraider et à former un groupe informel décrit comme un international réactionnaire très solidaire.
Imed Bahri
Quatre élections sur quatre continents en l’espace de dix jours pourraient profondément remodeler la politique mondiale en accentuant la trajectoire autoritaire actuelle du monde ou, au contraire, en marquant un timide retour des normes démocratiques.
Julian Borger affirme dans le Guardian que ces élections se déroulent en Israël, en Serbie, aux États-Unis et au Brésil où les principes démocratiques fondamentaux pourraient être mis en péril à une époque marquée par une montée de l’autoritarisme à l’échelle mondiale.
Les libertés démocratiques tombées à des niveaux inédits depuis 1978
Selon l’institut suédois V-Dem, institut de recherche indépendant basé au sein du département de science politique de l’Université de Göteborg, qui s’appuie sur des outils d’évaluation multivariés, les libertés démocratiques dont jouit le citoyen moyen à travers le monde sont tombées à des niveaux inédits depuis 1978 soit la période antérieure à la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme en Europe.
Ces élections pourraient soit conforter cette tendance soit l’atténuer. Dans chaque cas, des formations favorables à la démocratie se retrouvent en vive concurrence avec des dirigeants autoritaires qu’ils soient déjà au pouvoir ou qu’ils aspirent à le devenir. Il est fort probable que les résultats de chacun de ces scrutins aient des répercussions durables dans leurs régions respectives.
Ainsi, ce mardi, Benjamin Netanyahu affrontera ses adversaires lors des élections législatives. Le Premier ministre israélien, qui a gouverné pendant 19 des 30 dernières années, a conduit Israël vers un recul démocratique et une aggravation des violations des droits humains. Il est visé par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis à Gaza. Une défaite électorale l’exposerait à des risques juridiques accrus, compte tenu du procès pour corruption auquel il fait face dans son propre pays. Sa coalition d’extrême droite est actuellement distancée par le bloc de l’opposition mené par l’ancien chef de l’état-major Gadi Eisenkot.
Le mardi d’après, le 3 novembre, la présidence de Donald Trump —marquée par une dimension impériale— pourrait se heurter au rejet des électeurs américains lors des élections de mi-mandat. Il est fort probable que les Républicains perdent au moins l’une des deux chambres du Congrès, voire les deux.
Les Démocrates en cas de victoire auront alors la lourde tâche de contenir les dérives de Trump, lesquelles ont entraîné un recul des États-Unis dans l’indice de démocratie libérale établi par l’institut V-Dem.
Au moment du dépouillement des votes aux États-Unis mardi 3 novembre, le visage du monde pourrait être radicalement différent : les quatre enjeux électoraux en question sont non seulement très serrés mais aussi étroitement liés.
Le mouvement Maga, associé à Trump, a apporté un soutien politique explicite à Netanyahu en Israël, Aleksandar Vučić en Serbie et Flavio Bolsonaro au Brésil. Le logiciel espion israélien Pegasus a été découvert dans les téléphones d’étudiants et de militants pro-démocratie en Serbie mobilisés contre Vučić. Bolsonaro, connu pour son soutien indéfectible à Israël, s’est engagé à suivre l’exemple des États-Unis en transférant l’ambassade du Brésil à Jérusalem en cas de victoire. Les États-Unis ont largement soutenu les guerres menées par Netanyahu, tandis que la Serbie s’est engagée à consacrer deux milliards de dollars à des systèmes de défense israéliens. En septembre, une usine commune a d’ailleurs été inaugurée pour produire des systèmes de surveillance et d’attaque.
Selon Borger, la victoire de la droite autoritaire dans un pays donné renforcerait la position de ses homologues ailleurs. À l’inverse, la victoire des défenseurs de la démocratie lors des élections offrirait espoir et encouragement à leurs alliés à travers le monde.
Bien que ces quatre scrutins puissent être étroitement liés, la lutte entre autoritarisme et démocratie revêt des formes très différentes selon les pays. Les probabilités de victoire, tout comme les enjeux, varient d’un cas à l’autre mais toutes ces situations présentent des résultats très serrés.
Dans le cas du Brésil (qui occupe le 28e rang de l’indice de démocratie), on a pu observer un renouveau démocratique depuis l’investiture de Luiz Inácio Lula da Silva le 1er janvier 2023 qui a battu le populiste Jair Bolsnaro, aujourd’hui en prison. Hier, dimanche 25 octobre 2026, il était confronté à Flavio, le fils de Jair, lors du deuxième tour de l’élection présidentielle brésilienne. Selon l’institut V-Dem, le Brésil affiche désormais un bilan démocratique bien que celui du Royaume-Uni et nettement meilleur que celui des États-Unis.
Aleksandar-Vucic-et-Jair-Bolsorano.
Le succès de Lula annonce un réveil de la démocratie mondiale ?
Le fils Bolsonaro a non seulement promis de faire libérer son père mais aussi de sanctionner les membres de l’appareil judiciaire ayant pris part aux poursuites engagées contre lui. En cas de victoire, il allait s’appuyer sur une majorité de droite au Parlement. Il a par ailleurs annoncé son intention de modifier la Constitution et de «redémocratiser» le pays. Cette expression renvoie à la transition ayant mis fin au régime militaire en 1985. Pour la gauche brésilienne, elle prend une résonance orwellienne inquiétante surtout dans la bouche d’un homme qui se revendique ouvertement admirateur de figures marquantes de la junte jadis au pouvoir.
Bolsonaro a axé sa campagne sur une politique sécuritaire intransigeante, visant à répondre au problème chronique de la criminalité élevée. Il préconise notamment l’abaissement de l’âge de la responsabilité pénale en dessous de 18 ans — ce qui conduirait à l’incarcération d’un plus grand nombre d’adolescents — ainsi que des réformes judiciaires. Selon ses détracteurs, ces mesures viseraient en réalité à porter atteinte à l’indépendance de la justice.
Finalement, le pire a été évité : c’est Lula qui a remporté les élections avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 pour Bolsorano. Et c’est un bon signe de réveil de la conscience démocratique mondiale, qui ne demande qu’à être confirmé sous d’autres cieux.
En Serbie (classée 112e dans l’indice de démocratie), Aleksandar Vučić, au cours de ses 12 années à la présidence, a méthodiquement sapé les fondements de la démocratie. Lui et ses alliés ont pris le contrôle de la majeure partie des médias audiovisuels du pays, faisant de lui la figure omniprésente sur les écrans de télévision durant la campagne électorale actuelle. L’avenir des deux dernières chaînes d’information indépendantes est désormais incertain, après leur rachat en pleine campagne par un investisseur portugais lié à Viktor Orbán, l’ancien Premier ministre populiste de Hongrie. Le Parti progressiste serbe, au pouvoir, a transformé les ministères et autres institutions publiques en instruments politiques, au point que, selon Raša Nedeljkov —directeur de programme au Centre pour la recherche, la transparence et la responsabilité (CRTA)—, «la frontière entre l’État et les partis a pratiquement disparu». Depuis deux ans, la Serbie est le théâtre d’un mouvement de contestation estudiantin qui, cette semaine, tentera de prendre le pouvoir.
En Israël (classé 48e dans l’indice de démocratie), la démocratie est restée l’apanage des Juifs, tout en étant discriminatoire à l’égard des Palestiniens. Ils représentent environ un cinquième de la population mais ils sont constamment sous-représentés à la Knesset. Leur taux de participation électorale est inférieur à celui des Juifs israéliens, beaucoup estimant qu’il est inutile de participer à un système qui les exclut systématiquement. Le principal bloc d’opposition, qui rivalise avec Netanyahu, refuse de former une coalition avec les partis arabes et ce, même si une telle alliance pouvait faire la différence entre une victoire écrasante et une impasse incertaine lors de la répartition des sièges à la Knesset.
Benjamin Netanyahu a occupé le poste de Premier ministre, de manière intermittente, au cours des trois dernières décennies. Cependant, durant son mandat actuel —au sein d’une coalition incluant des partis extrémistes soutenus par les colons—, il a pris pour cible les normes démocratiques israéliennes. Il a cherché à restreindre l’indépendance du pouvoir judiciaire au nom d’une «réforme» qui lui était favorable, a exercé des pressions sur la presse indépendante et a politisé la police, l’armée ainsi que le service de sécurité intérieure, le Shin Bet.
La coalition d’opposition, dirigée par le général Gadi Eisenkot, partage une grande partie de la vision de Netanyahu concernant la Palestine. Elle soutient, dans une large mesure, la guerre à Gaza et rejette la solution à deux États. Il est toutefois déterminé à éradiquer la corruption de l’ère Netanyahu ainsi que les dérives autoritaires qui y sont associées. Bien que l’on s’attende à ce que l’alliance remporte davantage de sièges que la coalition gouvernementale lors des élections de mardi, elle n’est pas certaine d’obtenir la majorité absolue.
Les Démocrates à l’assaut d’un «empereur» nommé Trump
Enfin, aux États-Unis (classés 52e dans l’indice de démocratie), aucun autre pays occidental à l’époque moderne n’a connu un recul démocratique aussi rapide que celui observé en moins de deux ans sous le second mandat de Donald Trump. Profitant de la domination des Républicains qui lui sont acquis au Congrès et de la soumission d’une grande partie de la Cour suprême, Trump a instauré un régime présidentiel autoritaire. Il gouverne essentiellement par décrets et transforme les institutions de l’État —notamment les services de sécurité intérieure, le FBI ainsi que le Département de la Justice— en instruments politiques utilisés comme des armes contre ses opposants, les procureurs indépendants et les journalistes. La politique de l’administration, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, a été mise à profit pour créer des occasions d’enrichissement personnel au bénéfice de la famille et des amis de Trump.
Les prérogatives de l’Agence de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) ont été considérablement étendues. Des agents, sommairement formés mais lourdement armés, ont été déployés à travers tout le pays, portant atteinte aux droits civiques de toute personne soupçonnée d’être un migrant en situation irrégulière, une situation qui affecte tout particulièrement la communauté latino-américaine.
Alors que les taux d’approbation du président Trump chutent à des niveaux historiquement bas, les Démocrates ont de bonnes chances de remporter la majorité à la Chambre des représentants et une probabilité plus faible de s’emparer également du Sénat. Même si les Démocrates prenaient le contrôle des deux chambres du Congrès, leur capacité à contenir les dérives autoritaires qui ont marqué la présidence de Trump resterait limitée. Il est en effet probable que ce dernier use largement de son droit de veto or, les Démocrates ne disposeraient ni des voix nécessaires pour passer outre ce veto ni de celles requises pour contrer les tactiques d’obstruction des Républicains au Sénat.
Sur le plan théorique, le Congrès détient le pouvoir budgétaire et peut conditionner le financement des ministères et des agences fédérales à la mise en œuvre de réformes. Par ailleurs, une majorité démocrate pourrait tirer parti de son contrôle sur les commissions parlementaires pour ouvrir des enquêtes sur des affaires de corruption ou d’autres irrégularités et pour émettre des assignations à comparaître à l’encontre de responsables gouvernementaux.
Cette photographie que nous devons au groupe « Carthage au vingtième siècle » nous montre l’ancêtre de l’actuelle Villa Didon à Carthage.
En effet l’hôtel Saint-Louis et de Carthage se trouvait en haut de la colline de Byrsa sur l’emplacement actuel de la Villa Didon.
Ce dernier établissement a été fondé par le regretté Mongi Loukil au tournant du nouveau siècle. Auparavant et jusqu’à l’inauguration de la Villa Didon, l’hôtel initial a porté durant plusieurs décennies le nom de hôtel Reine Didon.
Pendant longtemps, cet hôtel a abrité un restaurant affilié à la chaîne Relais et Châteaux. Aujourd’hui, la Villa Didon continue ce parcours d’excellence.
Enfin, on peut voir à droite de la photo, l’ancienne entrée du musée de Carthage. Elle se trouvait alors devant l’hôtel et a aujourd’hui été déplacée du côté opposé.
Le projet de loi de finances pour 2027 introduit une mesure visant à obliger les plateformes de commerce électronique, de vente audiovisuelle et de mise en relation dans le domaine de la livraison à transmettre aux services fiscaux des listes nominatives détaillées de leurs fournisseurs. Cette mesure, prévue par l’article 66 du projet, vise à lutter contre l’évasion fiscale et à intégrer le secteur parallèle dans le circuit économique formel.
En vertu de cette disposition, les plateformes concernées devront transmettre ces déclarations au cours des quinze premiers jours de chaque semestre civil, selon un modèle établi par l’administration fiscale. Les informations requises porteront notamment sur l’identité de chaque fournisseur, son identifiant fiscal ou son numéro de carte d’identité nationale, ainsi que le montant global des transactions réalisées.
Le projet prévoit également des sanctions en cas de manquement à ces obligations déclaratives. Les contrevenants seront passibles d’une amende fiscale administrative égale à 5 % du montant des transactions non déclarées. Une amende de 200 dinars est, par ailleurs, prévue pour toute information manquante, incomplète ou erronée, à l’exception des informations relatives aux montants des transactions.
Les données collectées permettront à l’administration fiscale de renforcer ses capacités de contrôle et d’investigation, afin d’améliorer le suivi des activités commerciales en ligne et le recouvrement de l’impôt dû par les vendeurs concernés.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement des prérogatives de l’administration fiscale, conformément au droit d’accès aux données prévu par l’article 16 du Code des droits et des procédures fiscales. Le projet précise, en outre, que l’exécution de l’amende administrative ne pourra être suspendue en cas de décision de taxation d’office.
Les commissions parlementaires entament aujourd’hui, lundi 26 octobre 2026, leurs préparatifs en vue de l’examen des missions qui leur sont attribuées dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2027.
La commission de la défense, de la sécurité et des forces armées tiendra une séance préparatoire à partir de 10 heures au siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée à l’examen des missions relevant de son champ de compétence dans le cadre du projet de budget.
Par ailleurs, la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports, ainsi que la commission du développement et des services sociaux relevant du Conseil national des régions et des districts, tiendront une séance préparatoire conjointe à partir de 9 h 30.
Cette réunion sera consacrée à la définition de la méthodologie de travail pour l’examen des missions qui leur sont confiées dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2027.
Ces réunions marquent le début des préparatifs parlementaires en vue de l’examen du projet de loi de finances pour l’année prochaine.
Des photographies ont circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux montrant des Illuminations nocturnes du fort de l’îlot de Chikly dans le lac de Tunis.
Pour le moment, l’authenticité de ces photos n’est pas avérée. Toutefois, ces publications ont suscité une levée des boucliers parmi les écologistes qui ont rappelé que Chikly est un sanctuaire pour les oiseaux qui y nichent et y pondent leurs œufs.
En effet, illuminer le site de nuit perturberait la réserve naturelle et la faune de l’îlot.
En colère, les écologistes appellent à davantage de concertation entre les autorités culturelles et environnementales en charge de ce site dont on dit par ailleurs qu’il fait l’objet d’un circuit à vélo.
Est-il raisonnable de mettre en échec le caractère de sanctuaire de Chikly ?
L’association TunSea pour les sciences participatives a affirmé que les crevettes actuellement disponibles sur les marchés tunisiens, y compris certaines espèces exotiques, ne sont pas dangereuses pour la santé humaine du seul fait qu’elles ne sont pas originaires des eaux tunisiennes. Elle appelle à vérifier les informations diffusées sur les réseaux sociaux avant de les relayer.
Cette mise au point intervient alors que la saison de pêche des crevettes a débuté le 16 octobre dans le golfe de Gabès. L’ouverture de la saison s’est accompagnée d’une abondance de l’offre et d’une baisse des prix, notamment à Sfax et dans plusieurs régions du Sud. Cette situation a également suscité des interrogations sur l’origine des quantités disponibles et leur sécurité sanitaire.
Dans un communiqué publié dimanche, l’association a indiqué que les informations circulant sur les réseaux sociaux, qui associent la présence de ces espèces à l’aquaculture ou à l’arrivée de navires étrangers, ainsi que les allégations relatives à une éventuelle contamination radioactive, ne reposent sur aucune preuve scientifique ni sur des résultats d’analyses en laboratoire fiables permettant de les confirmer.
L’association précise que les eaux tunisiennes abritent des espèces locales et d’autres introduites, qui se sont adaptées au milieu marin. Parmi elles figurent notamment les crevettes blanches et les crevettes roses exotiques.
Elle souligne que le caractère exotique d’une espèce renvoie à son origine géographique et à sa présence en dehors de son habitat naturel. Cette caractéristique ne signifie pas, à elle seule, que l’espèce est toxique ou impropre à la consommation humaine.
L’association rappelle toutefois que le respect des règles de sécurité alimentaire demeure essentiel. Les crevettes étant des produits de la mer particulièrement périssables, leur conservation nécessite le maintien de la chaîne du froid depuis la pêche jusqu’à la vente, ainsi que le respect des règles d’hygiène, de transport, de stockage et de contrôle sanitaire.
Enfin, TunSea recommande de privilégier les informations communiquées par les autorités compétentes et les institutions scientifiques et de recherche, tout en évitant de relayer des informations non vérifiées susceptibles d’alimenter les inquiétudes des consommateurs.
Le projet de Loi de finances prévoit en son article 24 une hausse des droits de consommation sur les produits alcoolisés dans leur ensemble.
Cette hausse devrait se traduire par une augmentation des prix de ces produits selon une échelle dont on ne sait encore rien.
Alarmistes, les consommateurs redoutent une envolée des prix dans ce domaine déjà fortement taxé. Quant aux professionnels, ils expriment de nombreuses inquiétudes relatives à un risque de renforcement du marché parallèle et à des conséquences sur le secteur des restaurants.
Dans l’attente de connaître le taux de la hausse prévue, il est clair que consommateurs et professionnels souhaitent un ajustement de la fiscalité sur les boissons alcoolisées tout en craignant une envolée des prix.
Le football tunisien comptera trois représentants en phase de groupes des compétitions interclubs africaines. Le Club Africain a validé son billet dimanche 25 octobre en éliminant le TP Mazembe (1-0), rejoignant ainsi l’Espérance de Tunis et le CS Sfaxien, qualifiés la veille. L’Espérance de Zarzis, en revanche, quitte la Coupe de la Confédération malgré un match nul à Bamako.
Le Club Africain signe une qualification de prestige
Le Club Africain a réussi l’un des principaux coups de ce deuxième tour préliminaire en éliminant le TP Mazembe, quintuple champion d’Afrique. Vainqueurs 1-0 au stade Hammadi Agrebi de Radès, les Clubistes ont fait la différence sur l’ensemble des deux rencontres, après le nul (1-1) obtenu à Lubumbashi à l’aller.
Taddeus Nkeng a inscrit l’unique but de la rencontre dans le temps additionnel de la première période, offrant aux siens un avantage décisif. Le score n’a ensuite plus évolué, permettant au club de Bab Jedid de retrouver la phase de groupes de la Ligue des champions pour la première fois depuis la saison 2018-2019.
Cette qualification vient récompenser une double confrontation maîtrisée face à un adversaire expérimenté. Elle marque également le retour du Club Africain à ce stade de la compétition après huit années d’absence.
L’Espérance arrache son billet aux tirs au but
L’Espérance de Tunis a, elle aussi, validé sa qualification samedi face à la formation libyenne d’Al-Swehly. Battus 1-0 à l’aller, les Sang et Or ont remporté le match retour sur le même score à Radès, grâce à un but d’Imad Faraj.
À égalité sur l’ensemble des deux manches, les deux équipes ont dû recourir à la séance des tirs au but. L’Espérance s’est finalement imposée 3-1, avec une prestation déterminante de son gardien Béchir Ben Saïd, qui a arrêté trois tentatives adverses.
Le club de Bab Souika poursuit ainsi son parcours en Ligue des champions, au terme d’une confrontation qui l’a obligé à attendre la séance décisive pour assurer sa qualification.
Le CS Sfaxien poursuit sa route, Zarzis s’arrête
En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien a également décroché son billet pour la phase de groupes. Les Sfaxiens ont battu l’Académie Amadou Diallo (AFAD) sur le score de 1-0, samedi au stade Taïeb Mhiri. Iyed Belouafi a inscrit l’unique but de la rencontre dès la 7e minute.
Après le match nul (1-1) concédé à l’aller à Abidjan, ce succès permet au CSS de se qualifier sur un score cumulé de 2-1. Le club sfaxien poursuit ainsi son aventure continentale.
Le bilan est toutefois moins favorable pour l’Espérance de Zarzis. En déplacement au Mali, l’ESZ a fait match nul (2-2) face au Real de Bamako, grâce notamment à un doublé de Hamdi Laabidi. Mais cette réaction n’a pas suffi à effacer la défaite 3-1 concédée à l’aller. Les Zarzissiens sont donc éliminés sur un score cumulé de 5-3.
L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) prépare un programme national participatif de reboisement à l’occasion de la Fête de l’Arbre 2026, célébrée le deuxième dimanche de novembre, afin de coordonner les initiatives vertes et de renforcer les efforts de préservation de l’environnement.
Une rencontre organisée par l’ANPE dans le cadre des préparatifs de cette manifestation a permis d’échanger des expériences et de présenter des initiatives de reboisement menées dans différentes régions du pays, selon une publication de l’agence sur sa page Facebook.
L’élaboration du programme mobilise différents intervenants et partenaires afin d’assurer la complémentarité des initiatives, de mutualiser les efforts et de renforcer les actions de reboisement dans une approche participative fondée sur la coopération et la responsabilité environnementale partagée.
La rencontre a également permis de mettre en avant des expériences et des initiatives vertes visant à développer le couvert végétal, à sensibiliser les citoyens à la protection de l’environnement et à promouvoir la préservation des ressources naturelles.
L’ANPE a appelé à poursuivre la coordination entre les différents partenaires et à intensifier les efforts conjoints pour élargir la portée des initiatives environnementales à l’échelle nationale.
Le Tunisien Wassim Essid a décroché, dimanche 25 octobre 2026, la médaille de bronze en simple messieurs aux Championnats d’Afrique seniors de tennis de table, organisés à Tanger, au Maroc. Battu en demi-finale par l’Égyptien Omar Assar sur le score de 4 sets à 3, le pongiste tunisien complète ainsi une participation marquée par deux podiums dans les épreuves du simple et du double mixte.
Une demi-finale disputée jusqu’au bout
Wassim Essid a atteint le dernier carré de l’épreuve individuelle avant de céder face à Omar Assar, l’un des principaux représentants du tennis de table africain. La rencontre s’est achevée sur une courte défaite tunisienne, 4 sets à 3, privant Essid d’une place en finale.
Cette élimination en demi-finale lui assure néanmoins la médaille de bronze, récompensant son parcours dans le tableau du simple messieurs. Le Tunisien conclut ainsi l’épreuve individuelle sur le podium continental, au terme d’une confrontation serrée face au joueur égyptien.
La finale a ensuite opposé Omar Assar à son compatriote Youssef Abdelaziz. Ce dernier s’est imposé en quatre sets à un, mettant fin au règne d’Assar, triple champion continental en titre.
Un deuxième podium après le double mixte
Cette médaille individuelle s’ajoute à celle remportée samedi 24 octobre en double mixte. Associé à Fadwa Garci, Wassim Essid avait également atteint les demi-finales de cette épreuve.
Le duo tunisien avait successivement éliminé les paires rwandaise et algérienne, à chaque fois sur le score de trois sets à zéro. Il s’était ensuite incliné face aux Égyptiens Youssef Abdelaziz et Mariam Al-Hadabi, également en trois sets, laissant échapper une place en finale.
La troisième place obtenue en double mixte, suivie de celle décrochée en simple messieurs, permet ainsi à Essid de signer deux podiums dans les épreuves auxquelles il a participé individuellement et en association.
Quatre médailles pour la Tunisie
La performance de Wassim Essid s’inscrit dans un bilan tunisien de quatre médailles aux Championnats d’Afrique seniors de Tanger : deux médailles de bronze en simple messieurs et en double mixte, une médaille d’argent dans l’épreuve par équipes féminines et une médaille de bronze dans l’épreuve par équipes masculines.
La compétition, disputée du 18 au 25 octobre, a été largement dominée par l’Égypte, qui a remporté les cinq titres individuels et en double mis en jeu. Pour la délégation tunisienne, les résultats obtenus à Tanger témoignent néanmoins d’une présence sur plusieurs podiums continentaux, avec une contribution notable de Wassim Essid, médaillé en simple comme en double mixte.
La neuvième édition du Festival de musique soufie et spirituelle aura lieu à Nefta du 29 au 31 octobre, confirmant la présence durable de cette manifestation dans notre paysage culturel.
Devenu une tradition, ce festival est intitulé « Rouhaniyet », ce qui signifie « Spiritualités ». Ce rendez-vous est surtout consacré aux musiques liées au soufisme.
Soulignons la participation très attendue de Zied Gharsa à cette neuvième édition.
Le Tunisian Freelancers Day se tiendra le mardi 3 novembre 2026 à la Cité de la Culture, à Tunis, sur le titre : «Mutation invisible du marché du travail en Tunisie : et si le travail de demain ne ressemblait plus du tout à ce que vous connaissez ?»
Le TFD 2026, organisé en collaboration avec Conect, Prod’it et Manouba School of Engineering, est consacré à la transformation du travail indépendant en Tunisie et à sa structuration. Placé sous le thème «Liberté créative et structuration», il mettra en lumière les évolutions silencieuses qui redessinent les contours du travail et les réponses nécessaires pour accompagner les freelances.
Alors que la fuite des compétences et la précarité du travail occupent le débat public, une transformation silencieuse est à l’œuvre en Tunisie. Les créateurs, les experts du numérique et les consultants indépendants contribuent à faire évoluer les pratiques professionnelles, tout en restant confrontés à un cadre administratif et social encore insuffisamment adapté.
Difficultés de facturation, complexité des démarches financières et absence d’un niveau minimal de couverture sociale : ces obstacles fragilisent les parcours des freelances et peuvent les pousser vers le secteur informel ou l’émigration. Leur autonomie dépasse les modèles traditionnels, tandis que leurs compétences répondent à des besoins économiques et numériques croissants.
Création d’une coopérative des freelances et harmonisation du cadre juridique
Le TFD 2026 portera ainsi sur les conditions permettant de mieux reconnaître, structurer et protéger le travail indépendant en Tunisie, en faisant émerger des réponses durables aux réalités vécues par les freelances. Cette édition verra le lancement officiel de la première coopérative des freelances en Tunisie, une initiative visant à rompre l’isolement des travailleurs indépendants, à mutualiser leurs services et à leur offrir une structure de protection sociale et économique, tout en valorisant leurs compétences et leurs droits professionnels.
Face aux enjeux croissants liés à l’intelligence artificielle et aux plateformes internationales, les échanges porteront sur l’harmonisation des textes et la construction d’un cadre juridique cohérent, adapté aux réalités des freelances et aux nouvelles formes de travail.
Le TFD 2026 entend ainsi faire progresser le dialogue entre les acteurs concernés et accompagner le passage d’une simple identification des difficultés à une structuration concrète du travail indépendant en Tunisie.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est rendu dimanche au siège de l’ambassade de Tunisie à Alger, en marge de sa participation à la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, organisée dans la capitale algérienne. Cette visite a permis au ministre de s’informer du fonctionnement de l’ambassade et de la situation de la communauté tunisienne résidant en Algérie, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères. Nafti a appelé à poursuivre les efforts visant à améliorer les prestations consulaires et l’accompagnement des Tunisiens établis en Algérie, réaffirmant l’engagement du ministère et des missions diplomatiques et consulaires à accorder toute l’attention nécessaire aux intérêts des ressortissants tunisiens à l’étranger. Il a également évoqué plusieurs dossiers de coopération bilatérale entre la Tunisie et l’Algérie, notamment dans les domaines économique, commercial, culturel et de l’enseignement supérieur, soulignant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des programmes convenus entre les deux pays. Par ailleurs, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu dimanche au palais d’El Mouradia, à Alger, le chef de la diplomatie tunisienne, à l’occasion de sa participation à la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, avec la participation des ministres des Affaires étrangères tunisien, algérien et égyptien.
Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt. Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien.(Ph. L’armée israélienne expulse 2 600 Palestiniens d’Hébron : une opération de punition collective dans l’impunité la plus totale).
Mohamed Larbi Bouguerra *
«Nous sommes en guerre depuis trois ans… Votre désir de vengeance est sain, vous ne devriez pas avoir honte de le dire. Nous en avons assez de ces c… qui disent que l’ennemi est comme nous. Nous devons l’anéantir.» (Émission ‘‘Patriotes’’ du 7 octobre 2026 de la Chaîne 14 israélienne dévouée à Netanyahu à 100%).
Dans la France occupée, le 10 juin 1944, l’armée nazie de Hitler, exécute un effroyable massacre dans le village d’Oradour/Glane situé à une vingtaine de kilomètres de Limoges. La population de ce bourg votait socialiste avant l’arrivée du Maréchal Pétain qui acceptait la collaboration avec les occupants allemands. Elle alimentait de diverses façons les nombreux foyers de résistance des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) des alentours qui infligeaient aux Allemands de lourdes pertes.
La division SS Das Reich investit avec des blindés et des engins sur chenilles. Elle encercle le village pour le couper du monde, puis les Allemands rassemblent toute la population et demandent qu’on leur indique les caches d’armes et les villageois qui possèdent une arme. Ils séparent ensuite les femmes et les enfants qu’ils enferment dans l’église où ils mettent le feu après qu’une bombe de gaz mortel n’a pas fonctionné et fusillent les hommes faisant au total 642 victimes et un village dévasté, aujourd’hui encore en ruine.
Yinon Magal, ancien député à la Knesset (Parlement israélien) proche du PM Netanyahu déclare : «Voilà à quoi devrait ressembler tout le territoire de Gaza, sans une seule maison, pierre sur pierre» (Télérama, n° 4006, 21 octobre 2026, p. 33). Israël a tué plus de 1000 Palestiniens en Cisjordanie depuis le 7 octobre.
Vendredi 23 octobre 2026, deux résistants palestiniens de Hébron (Al-Khalil), Firas et Hammouda al-Jaaba, à bord d’une voiture bien fournie en d’armes automatiques – provenant d’un réseau de résistants en Turquie, semble-t-il – attaquent un check-point sur la route 35 près de Hébron, tenu par l’armée d’occupation, tuant deux soldats et blessant trois autres. Après une course poursuite, des drones et des hélicoptères, les militaires sionistes les ont abattus.
Pour le chef d’état-major de l’armée sioniste, Eyal Zamir, «c’était une attaque grave. Une grande quantité de munitions a été trouvée dans le véhicule utilisé par les terroristes… Ces munitions étaient destinées à être utilisées dans une attaque à plus grande échelle.» (Le Monde, 25-26 octobre 2026, p. 2)
«Il ne fait aucun doute que ce réseau terroriste a opéré sous le nez des responsables du renseignement de l’armée israélienne et du Shin Bet, malgré un avertissement général selon lequel le Hamas avait l’intention de mener des attaques dans la région avant les élections prévues ce mardi», regrette le journal anglophone de droite israélien The Jerusalem Post du 25 octobre 2026.
Les élections générales israéliennes prévues pour le mardi 27 octobre présageant un mauvais score en faveur de Netanyahou, celui-ci a annoncé «une opération militaire d’uneampleur jamais vue depuis la guerre des Six Jours» pour rallier à sa cause sionistes religieux et autres messianiques. (Lire Jack Khoury, Haaretz, 24 octobre 2026).
Du coup, dans la nuit de vendredi à samedi, 250 familles palestiniennes – soit près de 2000 personnes – des quartiers Al- Jalda et Deir Balah – densément peuplés – ont été évacuées de leurs maisons car elles se trouvaient dans le voisinage du logement des deux résistants qui ont attaqué l’armée d’occupation, selon Khaled Fahd al-Qawasmi, maire-adjoint de Hébron qui ajoute que les familles n’ont été autorisées à prendre avec elles que le strict nécessaire pour aller soit dans un centre d’accueil préparé par la mairie soit chez des proches.
Al-Qawasmi apprend par ailleurs que les bulldozers de l’armée sont entrés en action dans les deux quartiers pour démolir des habitations. Israël veut tout détruire, dans le cadre du nettoyage ethnique voulu par Smotrich et Ben Gvir, ces ministres racistes et suprémacistes ; comme cela a été fait en 2025 pour les camps de réfugiés à Jenine, Tulkarem et Naplouse mettant dehors plus de 30 000 Palestiniens.
L’armée israélienne affirme que l’opération durera plusieurs jours. Elle a bloqué les entrées et les sorties de la ville ainsi que ceux de la ville proche de Halhul autorisant cependant les gens à sortir par trois points de contrôle après accord des services de sécurité. Les militaires se sont lancés à la recherche de suspects de «terrorisme» et d’armes.
De son côté, Netanyahu déclare : «Nous allons saisir toutes les armes et toutes les structures terroristes seront démolies.» Exactement comme disait le général Lammerding de l’armée allemande à Oradour/Glane en 1944 !
Tout aussi clair, le ministre sioniste de la Défense éructe : «Tout le quartier du clan à Hébron d’où les terroristes ont émergé aujourd’hui sera vidé de ses habitants et l’infrastructure de terreur sera traitée et démolie. C’est le seul langage que le terrorisme djihadiste comprend. Comme à Gaza et au Liban.»
Les services israéliens prétendent que les deux résistants palestiniens viennent d’un clan auquel appartiennent d’anciens prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l’échange avec le soldat Gilad Shalit.
Netanyahu, Gallant et Smotrich devraient être sous mandat d’arrêt
L’ONG des droits de l’homme israélienne B’Tselem condamne les plans de déplacement des populations et déclare : «Israël annonce ses crimes en préparation. Netanyahou et Katz ont fait état de leur intention de vider leur voisinage à Hébron et de rééditer le déplacement massif et la destruction infligés aux camps de réfugiés de Cisjordanie. Hébron est déjà sous cordon militaire et les démolitions ont commencé près du site de l’attaque. C’est clairement l’‘‘Elimination Project’’ (Projet d’élimination). Les gouvernements ont été avertis. Ils doivent agir maintenant pour prévenir une nouvelle vague de nettoyage ethnique et de crimes de guerre.»
Les responsables des massacres commis par les Nazis allemands en France, en Ukraine, en Pologne, en Italie ont été jugés au procès de Nuremberg et condamnés.
Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt.
Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien.
La barbarie et la force aveugle exercées par Israël en Palestine occupée sont une honte pour l’Occident comme pour les pays arabes.
* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, Paris.