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Gafsa : mobilisation régionale au service de l’entrepreneuriat et de l’innovation

Après Le Kef et Monastir, le Roadshow 2026 du Projet d’appui aux startups et PME innovantes (iSME’s) a poursuivi son parcours à Gafsa, vient d’atterrir à Gafsa

Cette troisième étape confirme la volonté de rapprocher les mécanismes de financement et d’accompagnement des entrepreneurs dans les régions et de renforcer les opportunités de développement des startups et des PME innovantes à travers le pays.

Organisée dans le cadre du projet iSME’s, financé par la Banque mondiale et coordonné par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en collaboration avec Smart Capital et les partenaires de l’écosystème, cette rencontre a réuni des représentants des institutions publiques, des structures d’accompagnement, des fonds d’investissement, des startups, des PME, des porteurs de projets ainsi que des universitaires, des chercheurs et des étudiants.

La séance d’ouverture s’est déroulée en présence de M. Khalifa Labidh, Secrétaire général du gouvernorat de Gafsa, accompagné de Wassim Neffati, le délégué de Gafsa sud, et de Mme Nejia Gharbi, Directrice générale de la Caisse des Dépôts et Consignations, aux côtés des représentants de l’écosystème entrepreneurial et de l’innovation.

Une tournée qui suscite un intérêt croissant

La mobilisation autour du Roadshow 2026 témoigne de l’intérêt des acteurs économiques pour les dispositifs de financement et d’accompagnement des entreprises innovantes.

Selon les données d’inscription consolidées pour la tournée, 287 inscriptions ont été enregistrées, dont 127 pour l’étape de Gafsa, qui concentre ainsi près de 44 % des inscriptions recueillies à ce stade.

Les startups, les PME et les porteurs de projets représentent une part importante des inscrits, illustrant la demande croissante d’accès à des solutions adaptées aux différentes phases de développement entrepreneurial.

Le financement apparaît comme la première préoccupation exprimée, avec 138 demandes, suivi par les besoins d’information sur les mécanismes disponibles, de développement des entreprises, de mise en relation et d’accompagnement.

Ces tendances soulignent l’importance d’une démarche de proximité permettant aux entrepreneurs de mieux comprendre les instruments existants, d’identifier les interlocuteurs pertinents et de bénéficier d’échanges directs avec les acteurs du financement.

Gafsa : rapprocher les opportunités des talents régionaux

À Gafsa, les échanges ont porté sur les opportunités offertes par le projet iSME’s, notamment à travers ses différents instruments et programmes : ANAVA, Innovatech, Flywheel et les dispositifs liés au Startup Act, ainsi que les fonds d’investissement partenaires.

Les présentations ont permis de mieux faire connaître les conditions d’accès aux mécanismes disponibles et les possibilités d’accompagnement des startups et des PME innovantes.

La rencontre a également accordé une place importante au dialogue avec les participants, à travers une séance de questions-réponses, des rencontres B2B et une session de pitching permettant à des entrepreneurs de présenter leurs projets devant des représentants de fonds d’investissement.

Cette approche vise à favoriser les connexions entre les porteurs de projets et les investisseurs, tout en encourageant l’émergence de nouvelles opportunités de financement et de partenariat.

L’université et les jeunes au cœur de la dynamique entrepreneuriale

L’une des particularités de cette étape a été la participation d’étudiants de l’Institut Supérieur des Études Technologiques (ISET) de Gafsa, aux côtés d’enseignants, de chercheurs et de représentants du monde universitaire.

Leur présence illustre l’importance de renforcer les passerelles entre l’enseignement supérieur, l’innovation et le monde de l’entreprise.

En associant les jeunes à ces rencontres, le Roadshow entend également contribuer à diffuser la culture entrepreneuriale, à sensibiliser les futurs diplômés aux opportunités de création d’entreprise et à encourager la transformation des idées innovantes en projets économiques viables.

Un engagement pour un écosystème entrepreneurial plus inclusif

À travers cette tournée, la CDC et ses partenaires réaffirment leur engagement en faveur d’un accès plus équitable aux opportunités de financement, notamment pour les entrepreneurs implantés dans les régions.

Au-delà de la présentation des instruments financiers, le Roadshow constitue un espace d’écoute, de dialogue et de mise en relation destiné à mieux identifier les attentes des entrepreneurs et à contribuer au renforcement d’un écosystème entrepreneurial plus inclusif, dynamique et accessible.

Après Gafsa, le Roadshow poursuivra son parcours à Zarzis, le 23 octobre 2026, pour une quatrième étape consacrée aux entrepreneurs et aux acteurs de l’innovation du Sud-Est tunisien.

 .Mohamed Sahbi RAMMAH

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Carthage Event Shows 2026 : promouvoir le tourisme Tunisien

Du 23 octobre au 2 novembre 2026, Carthage Event Shows Tunisia revient pour une deuxième édition qui célèbre le patrimoine, les paysages et la diversité de l’offre touristique tunisienne. Partenaire de cet événement, TAV Tunisie s’associe à cette initiative qui contribue à renforcer l’attractivité de la destination Tunisie et à promouvoir ses richesses auprès des visiteurs nationaux et internationaux.

Organisée par le groupe Nadas en collaboration avec l’Association tunisienne d’aéronautique (ATA), cette manifestation itinérante entend faire découvrir la Tunisie sous un nouveau regard, en reliant son patrimoine historique aux paysages emblématiques du Sahara. Placée sous le slogan « L’épopée de Carthage : des rives du Nord aux portes du Sahara », cette édition traversera plusieurs destinations, notamment Hammamet, Zaghouan, Carthage, Tozeur, Nefta, Ong Jmal, Djerba et Médenine.

Au programme, des spectacles de montgolfières, des vols en paramoteurs, des démonstrations d’ULM, des concerts et des activités de découverte. Les spectacles nocturnes « Night Glow » comptent parmi les temps forts de cette édition, en offrant une mise en lumière spectaculaire des montgolfières au cœur des paysages du Sud tunisien. La programmation musicale accueillera notamment le chanteur libanais Ragheb Alama, le 24 octobre au Théâtre romain de Carthage, ainsi que les DJ internationaux Mahmut Orhan et Francis Mercier, les 29 et 30 octobre à Ong Jmal.

L’événement mettra également à l’honneur le patrimoine cinématographique tunisien, avec une attention particulière portée aux paysages du Sud ayant servi de décors au premier volet de la saga Star Wars, dont le tournage célèbre ses 50 ans en 2026. Un forum professionnel organisé à Hammamet le 23 octobre est venu compléter le programme, autour de l’innovation, de la formation et des perspectives d’emploi dans les secteurs du tourisme et de l’aéronautique, sous le patronage de Mr le ministre du tourisme M sofiane Tekaya.

Pour TAV Tunisie, partenaire de cette manifestation, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la destination Tunisie et de promotion de la diversité de son offre touristique.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Transtu : la ligne de bus 20 A prolongée d’un kilomètre

La Société des Transports de Tunis (Transtu) a annoncé, samedi, le prolongement d’un kilomètre de l’itinéraire de la ligne de bus 20 A reliant la station principale « Habib Thameur » à la région de Bhar Lazreg, pour faire du Complexe éducatif de Bhar Lazreg, son nouveau terminus.

La société a indiqué qu’elle a entamé l’exploitation expérimentale de la ligne après son prolongement, précisant que cette mesure intervient pour satisfaire les demandes des usagers et à la suite d’une étude de terrain ayant confirmé la réunion des conditions nécessaires sur la distance ajoutée, notamment en matière d’infrastructures routières.

Le nouvel itinéraire de la ligne s’étend, désormais, sur une distance de 17 km dans chaque sens.

Le trajet aller se fait à partir de la Station Habib Thameur et suit le parcours suivant : Avenue du Ghana – Avenue Mohamed V – Avenue Kheireddine Pacha – Route Nationale n°9 (GP9) – Cité Essalama – Zouaidia – Rue Khaled Ibn El Walid – Hôpital universitaire « Mongi Slim » – Rue Aïn Ghelal – Rue Ibn Rochd – Rue Jaber Ibn Hayyan – Complexe éducatif de Bhar Lazreg. Le Trajet retour suit le même itinéraire en sens inverse.

La ligne assurera quotidiennement 24 dessertes à l’aller et 23 dessertes au retour, à raison d’un départ en moyenne toutes les 45 minutes, au tarif unifié de 500 millimes.

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Climat : septembre 2026, cinquième mois de septembre le plus chaud en Tunisie depuis 1950, selon l’INM

Septembre 2026 a été caractérisé par des températures supérieures aux normales et une répartition contrastée des précipitations sur l’ensemble du pays. La température moyenne nationale, calculée à partir des 26 stations principales, a été de 27,1°c, supérieure de 1,4 °c à la normale de référence (25,7 °c). Cette valeur place ce mois au 5ème rang des mois de septembre les plus chauds depuis 1950, derrière ceux de 2022 (+2,8°c), 2021 (+2,7°c), 2014 (+2,0°c) et 1999 (+1,8°c), d’après le bulletin climatique mensuel publié par l’INM.

Les températures moyennes du mois de septembre 2026 ont oscillé entre 22°c à Thala et 30,7°c à Tozeur. Les températures maximales moyennes durant ce mois ont varié entre 27,7°c à Thala et 36,1°c à Tozeur. Quant à la température maximale moyenne nationale, elle a atteint 32,5°c, supérieure à la moyenne de référence pour les mêmes stations, qui est de 31,2°c (+1,3°c).

Les températures minimales ont été comprises entre 16,3°c à Thala et 25,7°c à Gabes. La température minimale moyenne nationale durant ce mois, était de 21,7°c, supérieure à la moyenne de référence (20,3°c) de 1,4°c.

 // Répartition contrastée des précipitations

Sur le plan pluviométrique, les cumuls enregistrés ont été contrastés selon les régions, avec des excédents localisés dans certaines stations du Centre et du Sud, tandis que d’importants déficits ont été observés notamment dans le Nord et à Gabès.

En septembre 2026, la somme des cumuls pluviométriques enregistrés dans les 26 stations s’est élevée à 756,3 mm, contre une normale de 1002,7 mm, soit un rapport de 75,4%. Les rapports aux normales les plus élevés ont été enregistrés à Tozeur (411,6 %), Kasserine (190,8 %), Gafsa (144,6 %) et Sidi Bouzid (134,8 %). À l’inverse, les précipitations sont restées très déficitaires à Gabès (2,7 % de la normale), Tabarka (13,9 %) et Bizerte (21,6 %). En termes de cumul mensuel, Monastir a enregistré la quantité la plus élevée, avec 84 mm, suivie de Kasserine (72,9 mm) et de Mahdia (57,3 mm)

// Des épisodes de vents forts

Le mois a également été marqué par des épisodes de vents forts, avec une vitesse maximale enregistrée de 115,2 km/h à Monastir.

Plusieurs régions ont enregistré des épisodes de vents forts, avec des vitesses atteignant ou dépassant 60 km/h. La station de Thala a enregistré le plus grand nombre avec 8 jours, suivie de Gafsa avec 5 jours et de Kasserine avec 4 jours.

Les vitesses maximales du vent ont atteint 115,2 km/h à Monastir, valeur la plus élevée. Des rafales maximales de 93,6 km/h ont également été enregistrées à Kasserine, tandis qu’ à  Kélibia, Siliana et Gafsa, les vents  ont atteint 86,4 km/h.

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Campagne oléicole : la cheffe du gouvernement appelle à mobiliser tous les moyens pour en assurer la réussite

La cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé vendredi à mobiliser tous les moyens nécessaires pour assurer le bon déroulement de la campagne oléicole 2026-2027, de la récolte à la commercialisation, en passant par la transformation et le stockage.

Lors d’un conseil ministériel restreint tenu au Palais du gouvernement à la Kasbah, elle a insisté sur la nécessité de préserver la qualité de l’huile d’olive, de diversifier les marchés d’exportation et d’accroître les ventes d’huile conditionnée afin d’améliorer la valeur ajoutée et la compétitivité du produit tunisien à l’international.

Elle a également appelé à soutenir les petits agriculteurs, notamment en facilitant leur accès à des crédits à des conditions avantageuses et en leur assurant un accompagnement continu, selon un communiqué de la présidence du gouvernement.

La production nationale d’huile d’olive a atteint un niveau record de 500.000 tonnes lors de la campagne 2025-2026, contre une moyenne de 303.000 tonnes au cours des cinq dernières campagnes, soit une hausse de 65 %, selon les données présentées par le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, et le PDG de l’Office national de l’huile (ONH), Moez Ben Amor.

Les exportations ont atteint 399.000 tonnes à fin septembre 2026 et devraient s’élever à 415.000 tonnes sur l’ensemble de la campagne. Les ventes d’huile d’olive conditionnée ont progressé de 100 % pour atteindre 60.000 tonnes, tandis que les exportations d’huile biologique ont augmenté de 12 %, à 58.000 tonnes.

La consommation intérieure s’est établie à 50.000 tonnes, contre une moyenne annuelle de 35.000 tonnes entre 2021 et 2025.

Le conseil a également examiné les préparatifs de la nouvelle campagne, notamment le renforcement des capacités de stockage de l’ONH, portées à 100.000 tonnes contre 90.000 tonnes lors de la précédente campagne.

Ces capacités sont complétées par celles des huileries et des entreprises exportatrices, qui dépassent 400.000 tonnes, selon les données présentées lors de la réunion.

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Et si l’IA devenait un véritable allié de la gériatrie de demain ?

Hammamet a abrité les 17 et 18 octobre le cinquième Congrès national consacré à la promotion de la gériatrie et de la gérontologie. Organisé par la Société tunisienne de gériatrie et de gérontologie, cet événement a réuni un groupe éminent de médecins et de spécialistes qui ont présenté les dernières avancées en matière de gériatrie, compte tenu de l’importance de la formation en gérontologie. Cet événement a réuni des gériatres, internistes, médecins généralistes, neurologues, cliniciens, thérapeutes, infirmiers, gérontologues, chercheurs, scientifiques, pharmaciens, nutritionnistes ainsi que tous les acteurs impliqués dans les soins aux patients âgés.

Placé sous la supervision du ministère de la Santé, le congrès aborde plusieurs sujets liés à la santé des personnes âgées, en mettant l’accent sur l’importance du mouvement et son rôle dans la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des seniors, offrant une plateforme permettant aux professionnels de partager leurs connaissances et expériences dans le domaine de la médecine gériatrique.

Nizar Ktari, membre du comité d’organisation, a souligné qu’avec l’allongement de l’espérance de vie et l’augmentation des maladies liées au vieillissement, comprendre le rôle de la gériatrie devient primordial, tant pour les professionnels de santé que pour les proches des seniors. Dr Fedia Hamdane a présenté une conférence intitulée : «Hospitaliser, orienter ou limiter ? Face aux urgences chez la personne âgée, chaque décision compte». Cette intervention a abordé les enjeux de la prise de décision aux urgences chez la personne âgée, entre évaluation clinique, fragilité, bénéfice attendu des soins et respect des objectifs de prise en charge. Comment éviter les hospitalisations inappropriées ? Comment identifier les patients qui nécessitent une prise en charge hospitalière ? Comment adapter nos décisions à la vulnérabilité et aux besoins de chaque personne âgée ? Autant de questions essentielles au cœur d’une médecine gériatrique pertinente, humaine et individualisée. 

 

Mieux comprendre la maladie d’Alzheimer

La gériatrie désigne la spécialité médicale dédiée à l’étude et au traitement des maladies liées au vieillissement dont la maladie d’Alzheimer. Le nombre de personnes atteintes d’Alzheimer est estimé à 100.000. Un chiffre qui devrait atteindre 200.000 cas en 2050. L’Alzheimer a toujours la vie dure en Tunisie. Et ce sont les personnes âgées qui en pâtissent grandement. D’après Dr Nesrine Bradai, les statistiques relatives au nombre de personnes atteintes d’Alzheimer au niveau mondial ne sont guère plus reluisantes. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 55 millions de personnes souffrent de démence, et cette pathologie représente 60 à 70% de cas dans les pays en développement. Plus de 60% vivent dans des pays développés. Pis, à en croire l’institution onusienne, le nombre de patients devrait être multiplié par trois d’ici 2050, à cause de la croissance des cas dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Depuis de nombreuses années, cette maladie demeure un véritable casse-tête pour les chercheurs et scientifiques du monde. Ce que l’on sait, c’est qu’elle touche principalement les personnes âgées de plus de 75 ans qui représentent 80% des patients. Les oublis répétés, les problèmes d’orientation, les troubles des fonctions exécutives (projeter, organiser, ordonner dans le temps, avoir des pensées abstraites) ou encore les troubles du langage sont les symptômes les plus répandus. Ce qui nécessite une attention accrue envers cette catégorie de la population ainsi que le développement de politiques sanitaires et préventives visant à assurer une meilleure prise en charge des personnes âgées.

Une aide à la décision en gériatrie
L’intelligence artificielle a fait irruption dans la recherche en santé. La gériatrie n’y échappe pas. A l’occasion du 5ᵉ Congrès National de Gériatrie et de Gérontologie (STGG 2026), une conférence passionnante a été consacrée à un sujet au cœur de l’innovation médicale : «Intelligence artificielle en gériatrie : état des lieux et perspectives». Dr Aymen Chakhari nous a éclairés sur les avancées actuelles de l’intelligence artificielle, ses applications en gériatrie et les perspectives qu’elle ouvre pour améliorer la prise en charge des personnes âgées. Une occasion précieuse de découvrir comment les nouvelles technologies peuvent contribuer à une médecine plus précise, plus personnalisée et toujours centrée sur la personne âgée. L’intelligence artificielle, explique-t-il, transforme la prise en charge des personnes âgées à travers plusieurs axes majeurs. L’analyse des données de santé permet d’anticiper les risques (chutes, perte d’autonomie, déclin cognitif) et de détecter les changements comportementaux ou physiologiques avant qu’ils ne deviennent critiques. Les algorithmes assistent les gériatres dans l’analyse de données massives (dossiers médicaux électroniques, imagerie) pour affiner les diagnostics et proposer des traitements personnalisés. Les outils numériques favorisent une médecine plus précise et centrée sur les besoins spécifiques des patients âgés, tout en posant des questions éthiques essentielles sur l’usage raisonné de ces technologies.

La prescription médicamenteuse chez la personne âgée

La prescription médicamenteuse chez le sujet âgé requiert une attention particulière en raison des modifications physiologiques liées à l’âge et de la fréquence de la polypathologie. Les effets indésirables sont deux fois plus fréquents après 65 ans et représentent 10 à 20% des hospitalisations chez les personnes âgées. En raison du vieillissement de la population, de plus en plus de personnes très âgées sont exposées aux médicaments, ont souligné Dr Khouloud Ben Jeddou et Maha Ben Maâlem. L’approche thérapeutique de ces grands vieillards est difficile vu le manque de données dans la littérature. Le nombre de médicaments prescrits est généralement élevé et la prescription souvent inappropriée. Les modifications de la composition corporelle, les carences nutritionnelles et les altérations de la fonction rénale provoquent des risques d’accumulation et de toxicité. Par contre, le métabolisme hépatique via le cytochrome semble peu affecté par l’avancée en âge. Une sensibilisation particulière des équipes de soins doit être entreprise afin de limiter l’impact de ce véritable problème de santé publique.

La docteure Rim Abdelmalek, spécialiste en maladies infectieuses, est intervenue pour préciser que la grippe saisonnière connaîtra sa phase croissante au début du mois de novembre et atteindra son pic entre janvier et février. Rim Abdelmalek a également expliqué que les personnes souffrant d’asthme, de difficultés respiratoires, de maladies cardiaques, d’immunodéficience ainsi que les femmes enceintes sont particulièrement encouragées à se faire vacciner. Ce vaccin permettra, en cas de contamination, de prévenir des complications graves pouvant aller jusqu’à une hospitalisation en réanimation, voire au décès dans certains cas.

La prévention de la maladie veineuse thromboembolique (MTEV) en oncogériatrie repose sur une évaluation rigoureuse et régulière du rapport bénéfice/risque, car les patients âgés atteints de cancer présentent un risque accru lié à la fragilité, aux comorbidités, à la polymédication et au traitement anticancéreux. L’intervention du Dr Emna Allouch a abordé un enjeu majeur de la prise en charge des patients âgés atteints de cancer : la prévention de la maladie veineuse thromboembolique, dans une approche adaptée aux spécificités et aux besoins de cette population.

Mohamed Nizar Yaïch, ancien ministre des Finances et expert international, a évoqué la notion du vieillissement dans un monde qui bascule. Son expertise économique et sa connaissance des enjeux des politiques publiques ont apporté un éclairage précieux sur les profondes transformations démographiques, économiques et sociales qui redessinent notre avenir. Une perspective essentielle pour élargir notre regard sur le vieillissement et interroger collectivement les choix de société, les modèles de solidarité et les défis de demain.

Le 5ᵉ Congrès National de Gériatrie et de Gérontologie a invité Cyril Vigouroux, ergothérapeute spécialisé en gériatrie, avec plus de 25 ans de pratique. Référent scientifique chez Softages Formations, il accompagne la formation des professionnels et le développement de programmes innovants en gériatrie et en handicap. Il préside également l’Association Française des Ergothérapeutes en Gériatrie (AFEG), association membre de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie. Il parlera de la prise en charge de la personne âgée sujette à des chutes répétées.

Kamel BOUAOUINA

 

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Biens immobiliers des étrangers : la publication de l’état des lieux arrive à propos pour tout clarifier

Le sujet a souvent suscité des interrogations et des mises au point. Cette fois-ci, l’Etat, pour lequel la question des biens immobiliers appartenant à des étrangers en Tunisie fait l’objet d’un encadrement strict et d’un recensement rigoureux, vient d’éclairer la lanterne des citoyens à ce propos avec des données précises et des explications convaincantes concernant les dossiers qui traînent encore…

 

Avant de plonger dans les détails de cet épineux dossier qui fait toujours l’actualité, il y a lieu de rappeler le cadre juridique et les obligations de gestion concernant ces biens.

Pour les biens construits ou acquis avant 1956 qui appartiennent toujours à des étrangers, la législation impose des règles spécifiques. A savoir la gestion obligatoire, les propriétaires étrangers non résidents devant légalement confier la gestion de leur bien à un agent immobilier agréé conjointement par le ministère du Commerce et celui des Domaines de l’État. Mais aussi, la prise en main par l’État et si aucun gestionnaire n’est désigné, le ministère peut gérer le bien directement ou en déléguer la gestion.

Pour les biens vacants, la gestion est confiée à la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) qui les met en location par le biais d’enchères publiques.

Enfin, la sécurité du bâti selon loi n°33 de 2024 qui encadre le suivi des bâtiments menaçant ruine. Elle permet l’évacuation, la restauration ou l’expropriation de ces structures tout en définissant les droits des occupants et des propriétaires.

4.660 biens encore à gérer

C’est à l’Assemblée des représentants de l’Etat (ARP) que le sujet a été remis en discussion, et c’est grâce à cette action que les choses sont aujourd’hui mises en clair par l’Etat.

En réponse à une question écrite de la députée Basma Hammami, portant sur le recensement des biens des étrangers en Tunisie, notamment dans le gouvernorat de Siliana, le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières a indiqué que le patrimoine immobilier des étrangers en Tunisie se répartissait en deux catégories, en l’occurrence les biens agricoles et les propriétés urbaines, selon le site de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le ministère a précisé que les biens agricoles sont régis par la loi n° 5 de 1964, qui réserve leur propriété aux ressortissants tunisiens. L’application de cette loi a permis de régulariser une grande partie des terres agricoles, précédemment détenues par des étrangers et de les intégrer au patrimoine national. Le transfert à l’État des terres restantes est toujours en cours.

S’agissant des propriétés urbaines, construites ou acquises avant 1956, leur nombre s’élève à 12.305, dont 7.645 appartenaient à des ressortissants français. 

Le ministère a indiqué que ces biens ont été transférés à l’État, en vertu des accords tuniso-français de 1984 et de 1989.

Les 4.660 biens restants demeurent la propriété de ressortissants étrangers. Leur gestion est assurée, en partie, par des agents immobiliers et par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), tandis que certains biens restent à la disposition de leurs propriétaires résidents, conformément à la loi n° 61 de 1983.

Le ministère a, également, indiqué que toute opération portant sur ces biens est soumise à l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. Toutefois, les propriétaires français et italiens sont exemptés de cette obligation, lorsqu’ils vendent leurs biens à des Tunisiens, en vertu des lois n° 104 de 1998 et n° 5 de 2000.

Les propriétaires étrangers non résidents sont tenus de confier la gestion de leurs biens à un agent immobilier agréé par les ministères du Commerce et des Domaines de l’État. À défaut, le ministre peut en assurer directement la gestion ou la confier à un organisme public ou à un agent immobilier de son choix.

Concernant les biens vacants, la SNIT en assure la gestion, sous la tutelle des ministères des Domaines de l’État et de l’Équipement. Leur location s’effectue par voie d’enchères publiques, conformément à la réglementation en vigueur.

Le ministère a, par ailleurs, souligné qu’il assure le suivi des biens vacants et des bâtiments menaçant ruine, conformément à la loi n° 33 de 2024, qui définit les modalités d’évacuation, de restauration ou d’expropriation, tout en garantissant les droits des propriétaires et des occupants.

Enfin, le ministère a affirmé poursuivre le recensement et la mise à jour des listes des biens appartenant à des étrangers, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT. Cette démarche vise à déterminer le statut juridique de chaque bien et à prendre, selon les cas, les mesures appropriées.

 

L’État veut en finir le plus tôt possible

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières gère ce dossier à travers le suivi assuré par la Commission nationale de cession, dans le cadre de l’application de la loi n°78 de l’année 1991.

Cette loi fixe les conditions de cession des biens immobiliers acquis par l’État tunisien en vertu des accords tuniso-français. 

L’Etat fait de son mieux pour clore ce dossier et la commission continue à examiner les dossiers relatifs à des situations de régularisation concernant des occupants de biens de l’État issus de l’ancien patrimoine des étrangers. Ces biens sont situés dans plusieurs gouvernorats, notamment Tunis, La Manouba, Ben Arous, Bizerte, Gafsa, Siliana, Jendouba, Sfax et Kairouan. Il n’existe pas de répartition officielle détaillée par gouvernorat rendue publique de manière exhaustive pour l’ensemble des biens immobiliers des étrangers en Tunisie.

Il faut encore relever que des obstacles procéduraux et administratifs, en particulier les longs délais de règlement qui hypothèquent les processus de règlement, persistent encore. Dans la plupart des cas, le retard entachant le règlement de nombreux cas est dû aux manœuvres dilatoires des occupants de biens immobiliers étrangers qui paient un loyer dérisoire et qui s’emploient à ne pas achever leurs dossiers et à ne pas soumettre les documents requis.

Kamel ZAIEM

 

 

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Dattes : une baisse de 12,4 % de la récolte attendue cette saison

La récolte tunisienne de dattes devrait atteindre 354.000 tonnes durant la saison 2026-2027, contre 404.000 tonnes la saison précédente, soit une baisse de 12,4 %, selon des données présentées jeudi par des représentants du ministère de l’Agriculture devant une commission parlementaire.

La production est estimée à 303.000 tonnes de Deglet Nour et 54.200 tonnes d’autres variétés.

Les préparatifs de la campagne comprennent la poursuite des opérations de pollinisation, qui ont concerné quelque 53,5 millions de régimes, ainsi que des mesures de lutte contre les ravageurs et de protection contre les pluies, avec la mise à disposition de 3,4 millions d’unités de filets.

Sur le plan commercial, le ministère prévoit l’installation de points de vente directe dans plusieurs régions à partir de novembre, ainsi que le renforcement de la promotion des dattes tunisiennes sur les marchés étrangers.

Les députés ont alerté sur les difficultés d’irrigation dans les oasis du Sud, liées notamment à la vétusté des canalisations et à l’assèchement de certains puits. Ils ont également appelé à lutter contre la spéculation et à diversifier les marchés d’exportation.

Le ministère a fixé le prix de référence des dattes pour la saison 2026-2027 à 5,200 dinars le kilogramme, selon des conditions déterminées en fonction de l’offre et de la demande.

 

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Accidents scolaires : les cas augmentent d’une année à l’autre 

Les accidents au sein de nos établissements scolaires ne cessent d’augmenter d’une année à l’autre. Les données spécifiques aux accidents scolaires en Tunisie ne sont pas directement disponibles dans les résultats immédiats, mais les accidents scolaires peuvent être inclus dans les statistiques plus larges des accidents survenus à l’école ou des accidents de la route impliquant des enfants.

Plusieurs types d’accidents scolaires peuvent avoir lieu et les causes de ces accidents sont multiples. On enregistre chaque année des cas de chute (plus de 50%). Ces chutes surviennent principalement dans la cour de récréation, lors des activités sportives (EPS) ou dans les escaliers. Il y a aussi les chocs et les blessures souvent causés par la manipulation d’objets tranchants ou des collisions involontaires entre élèves. Les actes de violence perpétrés parmi les élèves sont souvent à l’origine d’un préjudice quelconque. Que faire pour arrêter de tels accidents ?

Des accidents et des préjudices 

C’est que les accidents scolaires demeurent toujours un problème préoccupant. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait des chutes accidentelles lors de la récréation ou pendant les séances d’éducation physique ou encore lors des bousculades à l’entrée, à la sortie ou dans les escaliers. Parfois même, des blessures, des fêlures, des fractures, des entorses, des lésions ou des traumatismes peuvent s’avérer lors d’une dispute qui éclate souvent entre les élèves, à l’intérieur ou devant l’école. D’ailleurs, les actes de violence dans nos établissements ne sont pas à démontrer.

Selon les directeurs de ces établissements scolaires, ces accidents peuvent surgir à tout moment. Outre les accidents corporels provoqués volontairement par des actes de violence, il y a ceux qui surviennent intentionnellement à cause d’un manque d’entretien de l’infrastructure de l’école : marches d’escaliers cassées et non réparées, couloirs non dallés, vitres brisées, terrain de sport caillouteux ou tortueux, manque ou insuffisance d’éclairage pendant la sortie à 18h… Parfois, les travaux et les chantiers en cours dans les passages et les couloirs destinés aux élèves peuvent provoquer des accidents chez certains élèves peu attentifs, ainsi que le manque de vigilance des surveillants supposés surveiller les élèves pendant la rentrée et la sortie et lors de la récréation… Quelle que soit l’origine de ces accidents, il y a toujours des préjudices subis par l’élève accidenté. En effet, un accident pourrait perturber la scolarité de l’élève qui se retrouve souvent obligé de rater quelques cours suite à d’éventuelles absences ou aux différentes visites qu’il devrait effectuer à l’hôpital ou à la clinique dans les jours qui suivent l’accident. 

Prise en charge

L’on sait que, lors de son inscription, tout élève ou tout étudiant doit payer une somme d’argent au début de chaque année scolaire ou universitaire, à titre d’assurance pour se prémunir contre d’éventuels accidents. En Tunisie, c’est la MASU (Mutuelle Assurance Scolaire et Universitaire) qui assume la prise en charge des personnes accidentées dans les établissements scolaires et universitaires en leur fournissant les soins et le suivi médical nécessaires. La MASU s’engage à payer tous les frais, à condition que l’accident soit déclaré immédiatement par le chef d’établissement où l’accident a eu lieu. Or, ce n’est pas toujours le cas, car la plupart des élèves accidentés sont soignés dans l’établissement par les moyens du bord si le cas est jugé sans gravité. De même, certains parents, avisés immédiatement par le chef d’établissement, préfèrent prendre leur enfant dont l’état est jugé critique pour le soigner à leurs frais chez un médecin, évitant ainsi les tracasseries des procédures administratives, car ils doivent remplir des formulaires à adresser à la MASU.

En effet, selon le règlement, il est du devoir de tout directeur d’une institution éducative de faire part des cas d’accidents survenus dans un délai de 7 jours à partir de la date d’accident, moyennant un formulaire de «prise en charge d’accident» qu’il doit remplir en trois exemplaires dont une copie est remise aux parents de l’élève accidenté. Ce formulaire comporte tous les renseignements nécessaires sur l’élève assuré et les circonstances de l’accident. Avant de remettre ce formulaire à la MASU, le directeur doit s’assurer qu’il s’agit bien d’un accident scolaire car, à défaut, la mutuelle n’est pas responsable. Le parent a le choix de soigner son enfant dans les hôpitaux publics ou les cliniques privées. Au cas où l’élève accidenté serait soigné à l’hôpital, il est totalement pris en charge, en vertu d’un accord conclu entre la MASU et le ministère de la Santé publique. S‘il est soigné dans un centre médical privé, une facture des frais doit être fournie, mais l’assuré ne prétend pas à une couverture à 100%, vu que la MASU est une mutuelle et non une société d’assurance. Le remboursement se fait donc sur la base des prix effectués dans les hôpitaux et selon un barème bien déterminé. Voilà pourquoi la plupart des parents n’attendent pas que leur enfant soit pris en charge par la MASU. A quoi servent donc les cotisations versées à cette MASU ?

Recours aux assurances privées

Depuis quelques années, certaines sociétés d’assurance proposent aux parents d’élèves des services en matière de couverture des frais de soins en cas d’accidents scolaires ou extrascolaires, moyennant une cotisation annuelle.  Ainsi, pas mal de parents souscrivent une couverture auprès de ces assurances privées pour leurs enfants encore scolarisés qui pourraient être victimes d’un accident lors des activités scolaires ou extrascolaires. Ce genre d’assurance assure une couverture totale aux enfants (au sein de l’enceinte scolaire, devant l’école, sur le chemin de l’école pendant le trajet aller-retour et même lors des excursions organisées par l’école ou l’université. Il est vrai que ces mêmes parents payent plus pour mieux se rassurer sur la prise en charge de leur progéniture en cas d’accident scolaire. Cependant, de telles assurances ne sont pas à la portée de tous, étant donné que la majorité des élèves fréquentent des écoles publiques et appartiennent à des familles modestes sinon défavorisées, si bien que leurs parents se contentent des services, quoique souvent insatisfaisants, de l’assurance étatique MASU.

Hechmi KHALLADI 



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Météo : prévisions du samedi 24 octobre 2026

Nuages parfois denses sur le Sud-Est et les régions côtières de l’extrême Nord, avec des pluies temporairement orageuses. Nuages passagers sur le reste du pays.

Vent de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud, relativement fort près des côtes Est et faible à modéré ailleurs.

Mer agitée à très agitée sur la plupart des côtes.

Les températures maximales généralement comprises entre 24 et 29 degrés, avoisinant 22 degrés sur les hauteurs de l’Ouest et atteignant 31 degrés dans le Sud-Ouest.

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