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Sousse | Un dealer arrêté en flagrant délit près d’un établissement éducatif

La brigade des recherches et d’investigation de la garde nationale de Sousse a arrêté un dealer recherché par de multiples unités sécuritaires et judiciaires.

Selon une source citée par Jawhara FM ce samedi 24 octobre 2026, le suspect a été interpellé en flagrant délit alors qu’il écoulait du cannabis devant un établissement éducatif dans la région de Cité Riadh.

Lors de cette opération, les unités sécuritaires ont saisi une quantité de stupéfiants ainsi qu’une somme d’argent provenant des revenus de ce trafic.

Les investigations en cours ont également permis d’étendre les recherches à l’encontre de deux autres complices impliqués dans cette affaire, qui font désormais l’objet de mandats de recherche.

Y. N.

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Déclaration de la Tunisie à l’occasion de la célébration de la «Journée des Nations unies»

La Tunisie célèbre, à l’instar des Pays du monde entier, la «Journée des Nations unies», qui coïncide avec le 81ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies et de l’entrée en vigueur de sa Charte.

Cette commémoration intervient également à l’occasion du 70ème anniversaire de l’adhésion de notre Pays à l’Organisation, marquée par la levée du drapeau tunisien au sein du concert des nations, le 12 novembre 1956, consacrant ainsi son indépendance, faisant entendre sa voix et affirmant sa place parmi les États en tant que membre actif et responsable.

Cette journée est l’occasion de rappeler l’esprit de la Charte et de renouer avec les nobles idéaux énoncés dans son préambule, qui s’ouvre par les mots « Nous, peuples des Nations Unies… ». Elle nous rappelle que cette Charte est née des tragédies de l’histoire, consacrant la victoire de la sagesse sur les instincts de domination et de suprématie. Elle constitue un engagement moral et juridique visant à préserver l’humanité des ravages de la guerre et à faire renaître l’espoir d’un avenir meilleur.

La Charte nous rappelle également que la volonté des peuples doit être mise au service des peuples eux-mêmes et que la vocation suprême de l’Organisation réside dans l’instauration d’une paix et d’une sécurité durables, ainsi que dans la réalisation d’un développement équitable pour tous, en tant que droits fondamentaux et inaliénables, loin de toute logique dictée par les agendas géostratégiques et les calculs politiques étroits, qui ne peuvent que reproduire les erreurs du passé.

Tout en saluant le parcours de l’Organisation et les efforts inlassables qu’elle a déployés au cours de huit décennies pour prévenir et contenir les conflits, gérer les crises, maintenir la paix, promouvoir le désarmement, protéger les droits de l’Homme, coordonner les interventions humanitaires, lutter contre la pauvreté, la criminalité organisée et les épidémies, soutenir les efforts de développement et l’action climatique, ainsi que protéger l’enfance et promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, la Tunisie souligne que les mutations et les défis croissants auxquels le monde est confronté exigent de tous les États qu’ils réaffirment leur détermination à renforcer les valeurs de solidarité internationale et à consolider les principes de sécurité collective et de destin commun.

Cette démarche est indispensable pour restaurer la confiance dans la capacité de l’Organisation des Nations Unies à accomplir sa mission et à renforcer sa crédibilité. Elle requiert un engagement sincère en faveur du droit international ainsi que la poursuite d’un processus de réforme globale et profonde des structures et des mécanismes de fonctionnement de l’Organisation, afin qu’elle demeure un pilier de la légalité internationale et un refuge pour les peuples.

Depuis son indépendance, la Tunisie s’est attachée, durant sept décennies, à être un partenaire fiable dans toutes les initiatives susceptibles de consolider les fondements de la paix et de la sécurité internationales, de servir les programmes de développement et de consacrer le système des droits de l’Homme dans toutes ses dimensions.

Elle réaffirme aujourd’hui les constantes de sa diplomatie multilatérale, fondée sur le respect du droit international, de la souveraineté des États et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que sur la primauté du dialogue et le règlement pacifique des différends.

La Tunisie exprime sa fierté à l’égard de son long parcours au sein de l’Organisation, marqué par plusieurs initiatives novatrices, des contributions reconnues aux opérations onusiennes de maintien de la paix et une défense constante des causes justes, ainsi que du droit des peuples à la libération et à l’autodétermination, au premier rang desquels figure le peuple palestinien.

La Tunisie est également fière du partenariat constructif qu’elle a développé au fil des décennies avec l’Organisation des Nations Unies. Elle apprécie hautement le rôle essentiel et les efforts louables déployés par les agences, les fonds et les institutions spécialisées des Nations Unies présentes sur son territoire, en vue de l’élaboration du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable pour la période 2027-2031.

Cette démarche veille à assurer une parfaite cohérence avec le Plan National de Développement, consacrant ainsi l’appropriation nationale pleine et entière et faisant de la coopération onusienne un véritable levier au service des objectifs de développement global.

À cette occasion, la Tunisie rend hommage à ses compétences et à ses experts, femmes et hommes, qui exercent au sein des différentes instances, agences et bureaux des Nations Unies à travers le monde. Par leur compétence et leur professionnalisme, ils illustrent la richesse du capital humain tunisien et témoignent de l’attachement constant de notre Pays à la promotion des valeurs de paix, de solidarité et de primauté du droit.

Alors qu’elle s’apprête à entamer une nouvelle décennie dans ses relations avec l’Organisation des Nations Unies, la Tunisie réaffirme son engagement à poursuivre sa participation positive et responsable à tous les efforts sérieux visant à renforcer la complémentarité entre la paix et le développement, à préserver les principes du droit international de toute instrumentalisation ou politisation et à promouvoir le respect de la souveraineté des États, de la volonté de leurs peuples et de leurs choix nationaux.

Cette vision vise à consacrer des relations internationales fondées sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et les intérêts communs. La Tunisie est convaincue qu’aucune paix durable ne saurait être instaurée dans un monde où les ressources des peuples sont dilapidées dans des guerres par procuration et des conflits entre puissances et blocs rivaux, au détriment de leur droit au développement. Elle est également convaincue qu’il ne saurait y avoir de justice tant que la loi du plus fort prévaudra sur la force du droit.

Puisse l’Organisation des Nations Unies être, chaque année, davantage en mesure d’honorer ses engagements envers les peuples.


Puisse la Tunisie demeurer, chaque année, une ardente défenseure du droit, fidèle à ses principes et sincèrement attachée au respect de ses engagements au sein des Nations Unies.

MAE

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Tunisie Telecom – AFMT : accord de partenariat pour accélérer la transformation digitale dans la formation touristique

Un accord de partenariat visant à développer les systèmes et l’infrastructure numérique des services du secteur touristique a été signé, vendredi, 23 octobre 2026, entre Tunisie Telecom et l’Agence de Formation dans les Métiers du Tourisme (AFMT).

Signé par le PDG de Tunisie Telecom, Lassâad Ben Dhiab, et le Directeur Général de l’AFMT, Ahmed Djemal en marge des travaux du séminaire  » Compétences et innovation dans les métiers du tourisme  » tenu, vendredi, à Hammamet, cet accord vise également à promouvoir l’utilisation des technologies modernes dans la formation et le développement des compétences des travailleurs, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des services touristiques.

Le séminaire s’est tenu dans le cadre des manifestations du  » Carthage Event Shows Tunisia 2026 « , sous  la supervision du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et avec la participation de représentants d’organismes publics, d’organisations professionnelles, d’établissements de formation ainsi que de partenaires internationaux.

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Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre

L’activité économique dans la zone euro a ralenti en octobre, selon les données préliminaires de S&P Global publiées vendredi 23 octobre, car l’affaiblissement de la demande, la hausse des coûts de l’énergie et les pressions inflationnistes croissantes ont limité la dynamique de croissance du secteur privé.

L’indice PMI composite a reculé à 51,9 points, contre 53,1 points en septembre, atteignant son plus bas niveau en quatre mois. Malgré ce ralentissement, l’activité économique est restée en expansion pour le quatrième mois consécutif, même si elle a connu sa plus faible croissance sur la période.

Dans le secteur des services, l’indice correspondant a chuté à 51,7 points, contre 53,0 le mois précédent, atteignant ainsi son plus bas niveau en deux mois. Parallèlement, l’indice de production manufacturière s’est établi à 52,4 points, contre 53,6, tandis que l’indice PMI manufacturier a reculé à 52,4 points, contre 52,9, son niveau le plus bas du trimestre.

Dans le même temps, les nouvelles commandes ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme nettement plus lent, témoignant de la prudence des entreprises et de la faible croissance de la demande. Les nouvelles commandes à l’exportation ont continué d’augmenter pour le troisième mois consécutif, après une longue période de contraction qui a duré près de quatre ans et demi.

La situation de l’économie française est particulièrement préoccupante, l’activité du secteur privé s’étant contractée à nouveau après une reprise temporaire en septembre. À l’inverse, l’Allemagne et le reste de la zone euro ont maintenu des taux de croissance positifs, bien qu’inférieurs à ceux du mois précédent.

L’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, Chris Williamson, a déclaré que les données étaient cohérentes avec une croissance trimestrielle du PIB d’environ 0,3 %, mais a souligné que la dynamique économique montrait des signes d’affaiblissement.

Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie a accéléré l’augmentation des coûts des intrants, notamment dans le secteur manufacturier, tandis que l’emploi est resté globalement stable. Les entreprises semblent moins optimistes quant aux perspectives pour l’année prochaine, la combinaison d’une inflation persistante et d’un ralentissement de la croissance alimentant les inquiétudes concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

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Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire

Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.

Imed Bahri

Le Financial Times rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire. 

Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : «Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain».

Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.

Mettre en place un «système de dissuasion complet»

Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que «personne ne peut l’en empêcher». M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un «système de dissuasion complet» afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.

Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.

Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée «de près de zéro à plus de 50%». Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.

Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la «civilisation» iranienne et de renvoyer le pays à «l’âge de pierre». Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.

La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.

Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire

Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : «La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement [de l’uranium] ou la préservation des acquis nucléaires». Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.

Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : «Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime». Il a toutefois ajouté : «Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?».

Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une «défaite auto-infligée». Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.  

Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ «État au seuil du nucléaire». L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.

Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.

Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.

Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi

L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.

Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.

L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.

Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.

Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au Financial Times qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : «Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir». Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.

Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.

Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.

*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.

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La Tunisie est-elle prête à renégocier l’accord d’association avec Bruxelles ?

Dans ses relations avec la Tunisie, l’Union européenne (UE) a continuellement privilégié, sous le discours de la «coopération», les intérêts agricoles, l’accès aux marchés et les impératifs de stabilité de l’Europe elle-même, a souligné Mohamed Sassi dans son ouvrage intitulé «Les relations Tunisie-Union européenne: six décennies d’histoire» paru en 2025 aux éditions Nirvana, à Tunis. Mais la Tunisie a-t-elle jamais fait preuve, vraiment de capacité de négociation pour la défense de ses intérêts vitaux ? Aujourd’hui, elle demande la révision des termes des accords passés avec l’UE, mais alors que Bruxelles se dit prêt à moderniser l’Accord d’association avec Tunis, Tunis s’est-il vraiment préparé à s’y engager avec des idées et des programmes clairs ?

Latif Belhedi  

L’UE se dit prête à entamer un dialogue avec la Tunisie en vue de moderniser l’Accord d’association de 1995, afin de l’adapter aux nouveaux défis économiques, technologiques et énergétiques, tout en renforçant les investissements et l’intégration industrielle entre les deux rives de la Méditerranée.

C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur de l’UE à Tunis, Giuseppe Perrone, lors d’une intervention aujourd’hui sur les ondes d’Express FM, tout en soulignant que, trente ans après la signature de cet accord, il est devenu nécessaire de mettre à jour un cadre initialement conçu principalement pour les échanges commerciaux, en l’étendant à des domaines tels que l’intelligence artificielle, les services numériques, la transition énergétique et les nouvelles chaînes de valeur.

Mettre à jour le cadre du partenariat

Bruxelles a déjà noué des contacts préliminaires avec les autorités tunisiennes et confirme sa volonté d’engager des discussions, mais aucun calendrier de négociation ni aucune proposition formelle de révision n’ont encore été annoncés.

La position européenne s’inscrit dans le débat initié par les autorités tunisiennes, qui réclament un rééquilibrage de l’accord. Elles souhaitent favoriser un meilleur accès des produits agricoles au marché européen, attirer des investissements à haute valeur ajoutée et permettre une participation accrue des entreprises locales aux chaînes de production internationales.

En mai dernier, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, avait réaffirmé la nécessité d’un partenariat plus équitable, respectueux des priorités économiques nationales.

Perrone a rappelé que l’UE demeure le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, les exportations tunisiennes vers les pays européens ont atteint environ 44 milliards de dinars, contre 37 milliards d’importations, soit un excédent commercial d’environ 7 milliards de dinars (équivalent à 2,1 milliards d’euros). On dénombre quelque 3 400 entreprises européennes présentes dans le pays, lesquelles assurent plus de 400 000 emplois directs.

Cap sur les énergies renouvelables

L’énergie figure parmi les priorités du partenariat, avec un soutien européen au développement des énergies renouvelables, à la modernisation de la Société nationale d’électricité (Steg) et au projet Elmed, une interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie.

Cette infrastructure, développée par Terna et la Steg, prévoit une liaison bidirectionnelle d’environ 220 kilomètres, dotée d’une capacité de 600 mégawatts. En juin dernier, un contrat d’environ 770 millions d’euros a été attribué à Hitachi Energy pour la réalisation des stations de conversion en Sicile et sur la péninsule tunisienne du cap Bon. Selon Perrone, ce projet permettra de renforcer la sécurité des approvisionnements et l’intégration des marchés électriques euro-méditerranéens, tout en facilitant le recours aux énergies renouvelables. Le diplomate a fait état d’avancées significatives dans la préparation financière et technique, laissant entrevoir un début des travaux, sans toutefois en préciser la date.

En matière d’investissements, Bruxelles vise à renforcer la coopération dans les secteurs de l’automobile, du textile, de l’agroalimentaire, du numérique et des technologies environnementales. Perrone a toutefois souligné la nécessité d’une plus grande prévisibilité réglementaire et d’une amélioration du climat des affaires en Tunisie.

L’ambassadeur a par ailleurs rappelé l’existence d’un soutien budgétaire européen de 80 millions d’euros, destiné aux mesures sociales en faveur des familles vulnérables, et a annoncé la préparation d’un forum euro-méditerranéen sur l’investissement et le développement durable, prévu au printemps 2027 dans le cadre du nouveau Pacte pour la Méditerranée. L’objectif affiché par Bruxelles est de transformer le partenariat avec Tunis en un levier d’intégration économique et industrielle accrue, dépassant ainsi une coopération fondée essentiellement sur les échanges commerciaux.

Bref, l’UE sait ce qu’elle peut tirer de sa coopération avec la Tunisie. Elle sait aussi ce qu’elle peut y apporter et semble prête à un nouveau round de négociation. On attend de la Tunisie qu’elle montre le même degré de préparation et la même capacité de proposition avant le démarrage des négociations, et n’y vienne pas seulement, comme souvent, avec de grandes idées et des récriminations.

A bon entendeur…

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L’amère leçon de 60 ans de relations tuniso-européennes

Au terme de soixante ans de relations avec l’Union européenne, la Tunisie est passée peu à peu du statut de négociateur cherchant à obtenir des conditions plus équitables à celui de récepteur passif d’un agenda européen conçu ailleurs. Cette leçon amère est tirée de l’ouvrage intitulé «Les relations Tunisie-Union européenne: six décennies d’histoire»** de Mohamed Sassi paru en 2025 aux éditions Nirvana, à Tunis. Et qui propose une histoire critique de ces relations, conduite selon la méthode de l’histoire économique et des relations internationales, qui s’appuie sur les archives nationales tunisiennes et européennes ainsi que sur des témoignages d’acteurs économiques et politiques.

Adel Ben Youssef *

L’auteur n’est pas un historien comme les autres. Il a d’abord soutenu à Sorbonne Université une thèse de doctorat portant sur l’entreprise pétrolière française Desmarais Frères, puis mené des recherches postdoctorales à l’Université Paris-IV et à l’Université de Genève, son regard glissant peu à peu de l’histoire des entreprises vers l’histoire économique tunisienne et celle de ses relations extérieures.

Cette formation transdisciplinaire lui donne les moyens d’aborder les archives des négociations tuniso-CEE avec la précision de l’historien économiste et l’ampleur de vue de l’historien des relations internationales.

Il est actuellement Maître de conférences à l’Institut préparatoire aux études littéraires et aux sciences humaines de Tunis (IPELSHT, Université de Tunis 1), où il enseigne l’histoire économique, ainsi que l’histoire des relations internationales à l’Ena (Université Tunis El Manar) et pilote un axe de recherche lié à sa spécialité au sein du Laboratoire Diraset, Études maghrébines à la FLSH de Tunis.

La contribution académique la plus visible du livre tient à son socle archivistique. Mohamed Sassi dépouille de façon systématique les archives nationales tunisiennes, en particulier celles du ministère des Affaires étrangères versées en 2012, et s’appuie sur des entretiens avec les principaux négociateurs tunisiens des années 1970 à 1990, dont le regretté Tahar Sioud.

Le croisement de l’archive et de l’histoire orale permet de restituer des coulisses de négociation et des logiques décisionnelles jusqu’ici mal documentées.

Dans son compte rendu pour l’Académie des sciences d’outre-mer, Jacques Frémeaux salue un livre «bien documenté, notamment grâce à la consultation des archives et à une enquête orale auprès de personnalités tunisiennes», et relève qu’il retrace «avec précision et finesse» le passage de la Tunisie d’une économie tournée vers la France à l’époque du protectorat à la négociation avec une Communauté européenne en construction et en élargissement.

Trois «tournants» et une ligne structurelle

Mohamed Sassi bâtit un récit limpide, teinté de tragique : depuis l’indépendance, les relations économiques de la Tunisie avec l’Europe ont traversé trois moments décisifs, et aucun n’a tenu ses promesses.

Le premier tournant correspond au premier accord de coopération de 1969. Les négociations avaient commencé dès 1963, année de l’indépendance tunisienne et de la signature du traité de Rome.

Or, d’après Sassi, cet accord est bien loin de combler les attentes tunisiennes : l’éventail des produits couverts reste trop étroit et les produits agricoles tunisiens en sont presque absents. Pour un pays dont l’économie repose sur l’agriculture, cette lacune réduit radicalement la portée réelle de l’accord.

Dans un entretien antérieur, Sassi va jusqu’à parler d’«échec» à propos des négociations de 1963 à 1969, «premier tournant manqué» de l’histoire économique tunisienne.

Le deuxième tournant est la convention de coopération de 1976. Le texte représente un progrès : un plus grand nombre de produits obtiennent des facilités à l’exportation, des clauses économiques et sociales sont ajoutées, un prêt bancaire d’un montant substantiel est prévu, et la situation des travailleurs tunisiens en Europe s’améliore. Mais l’analyse critique de Sassi met au jour un problème plus profond : le dispositif enferme en fait la Tunisie dans un rôle de sous-traitance et de transformation à bas coût, les gains d’exportation à court terme dissimulant l’arrêt de la montée en gamme de l’appareil productif.

Quand la Grèce (1981), puis l’Espagne et le Portugal (1986) rejoignent la CEE, ces nouveaux membres entrent en concurrence directe avec les pays du Maghreb sur de nombreux produits ; la «Politique méditerranéenne globale» (PMG) lancée alors par la Communauté est jugée par Sassi «plus ambitieuse que ses résultats».

Le troisième tournant, c’est l’accord d’association de 1995 et le processus de Barcelone. C’est la partie la plus développée et la plus critique du livre. En apparence, Barcelone promettait une hausse notable de l’aide financière et un encouragement à l’économie de marché ; côté européen, les privatisations et la réforme tarifaire engagées par la Tunisie dans les années 1990 passaient pour des signaux positifs.

Sassi met toutefois en évidence deux conséquences que le récit dominant passe sous silence.

D’abord, le processus de Barcelone repose institutionnellement sur des accords bilatéraux : l’Union négocie séparément avec la Tunisie, le Maroc, l’Algérie. Pour Sassi, ce dispositif a objectivement fait obstacle à l’intégration régionale maghrébine et, après l’échec de l’Union du Maghreb arabe (UMA) créée en 1989, a enfoncé la Tunisie dans l’isolement. Or, quand 80 % du commerce tunisien dépend de l’Europe, cet isolement se traduit par une perte systématique de marge de négociation.

Ensuite, le principe de réciprocité inscrit dans l’accord de 1995 contenait une bombe à retardement. Conformément aux règles de l’OMC, la Tunisie disposait d’une période transitoire de douze ans avant l’ouverture complète de son marché. Or la révolution de 2011 a éclaté précisément au moment où cette période s’achevait et où la réciprocité allait s’appliquer pleinement.

Dans un entretien de 2025, Sassi souligne explicitement que la collision entre la révolution et l’ouverture du marché a infligé à la Tunisie un double choc sans le moindre amortisseur.

L’après 2011 : désordre, concurrence et perte de subjectivité

Le traitement de l’après-2011 est tout aussi lucide et mordant. La révolution a beau avoir apporté un espoir politique, elle a durablement abîmé la croissance tunisienne. Malgré l’obtention en 2012 d’un statut de «partenaire privilégié» dans le cadre européen, la relation n’a pas entamé l’asymétrie structurelle. Deux forces nouvelles entrent alors en jeu : la Turquie, puissance régionale émergente, et la Chine, dont la pression économique concurrence les positions tunisiennes, réduisant encore l’espace de manœuvre déjà restreint du pays.

La discussion consacrée aux négociations de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) prolonge la posture critique de Sassi. Il estime que la partie tunisienne y est en position de faiblesse manifeste, faute d’avoir su traduire ses besoins de développement en agenda de négociation. Ce jugement fait écho à sa thèse centrale : «la Tunisie doit redevenir actrice de son lien à l’Europe».

Pour Sassi, la leçon amère de soixante ans de relations avec l’Europe est que la Tunisie est passée peu à peu du statut de négociateur cherchant à obtenir des conditions plus équitables à celui de récepteur passif d’un agenda européen conçu ailleurs.

Un incontournable ouvrage de référence

La valeur du livre de Mohamed Sassi ne tient pas à un jugement simpliste, «pro-européen» ou «anti-européen», mais à la patience de l’historien qui restitue une série de négociations en apparence techniques comme un terrain où se croisent choix politiques et contraintes structurelles. Il montre comment la logique européenne, de la Politique méditerranéenne globale au processus de Barcelone puis à la Politique européenne de voisinage, a continuellement privilégié, sous le discours de la «coopération», les intérêts agricoles, l’accès aux marchés et les impératifs de stabilité de l’Europe elle-même ; et il n’élude pas davantage les myopies, l’impréparation et l’érosion de la capacité de négociation du côté tunisien.

Le compte rendu de l’Académie des sciences d’outre-mer présente ce livre comme «un heureux produit de la coopération universitaire franco-tunisienne». Vu plus largement, il offre un récit venu de la rive sud, appuyé sur des archives de première main, qui remet en cause une histoire des relations euro-méditerranéennes longtemps écrite depuis Bruxelles. Pour qui veut comprendre pourquoi un pays lié à l’Europe par six décennies de relations institutionnalisées a fini par s’enfoncer dans un approfondissement de la dépendance et une perte de subjectivité, l’ouvrage de Sassi constitue une référence incontournable. Cet ouvrage ne se limite donc pas à une lecture : les personnes et les bibliothèques universitaires qui s’intéressent aux relations entre la Tunisie et l’Europe, des années soixante à aujourd’hui, ont tout intérêt à s’en procurer un exemplaire. 

Pour résumer, ce livre ne s’adresse pas uniquement aux lecteurs curieux des rapports entre la Tunisie et l’Europe, des années soixante à nos jours : il concerne aussi les responsables de bibliothèques universitaires, qui auraient tout avantage à en acquérir un exemplaire.

* Université de Sousse).

** Le livre est tiré d’un mémoire d’habilitation à diriger des recherches (HDR) que l’enseignant universitaire a soutenu à l’université La Sorbonne, le 3 juillet 2024, devant un jury présidé par Dominique Bargot, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences d’outre-mer et professeur émérite à la même université, et dont j’étais le rapporteur externe, aux côtés des professeurs Olivier Forcade, Frédéric Turpin (Sorbonne Université) et Samia El Mechat (Université de Côte d’Azur/Nice).

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La Tunisie interdit la pêche au corail rouge jusqu’au 31 décembre 2026

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a décidé d’interdire la pêche au corail rouge sur l’ensemble des côtes tunisiennes jusqu’au 31 décembre 2026. Cette décision se fonde sur le procès-verbal de la réunion du comité consultatif chargé de la réglementation de la pêche — tenue le 28 septembre 2026 — ainsi que sur l’ensemble des textes législatifs et réglementaires régissant la pratique de la pêche et la récolte du corail rouge.

Ce repos biologique strict vise à contrer l’exploitation intensive, permettre la régénération des récifs profonds, lutter contre le braconnage et réévaluer les quotas scientifiques, sachant que le corail rouge tunisien est réputé pour sa couleur intense et sa pureté, très recherché par la haute joaillerie internationale.

Par conséquent, on assistera à un renforcement des vérifications par la garde côtière et les services douaniers dans les ports d’attache, notamment celui de Tabarka (gouvernorat de Jendouba), la ville du nord-ouest réputée pour son artisanat à base de corail rouge.

La production annuelle légale de corail rouge en Tunisie a fortement chuté au fil des décennies (passant de plus de 20 tonnes dans les années 1960 à environ 3 à 4 tonnes par an ces dernières années), générant des revenus à l’exportation estimés entre 10 et 12 millions de dinars. Une grande partie de la production brute est historiquement exportée (notamment vers l’Italie et le marché européen).

I. B.

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Développement durable à Sfax | ​Appel à projets : La date limite de candidature est prolongée

Dans le cadre du soutien à l’innovation environnementale et à l’entrepreneuriat des jeunes, un appel à candidatures à l’attention des porteurs de projets de la région de Sfax a été lancé et la date limite vient d’être prolongée

Les jeunes entrepreneurs ont jusqu’au mardi 28 octobre 2026 à midi pour soumettre leur dossier et tenter de bénéficier d’un accompagnement axé sur l’action climatique, indique l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en précisant que cette initiative s’adresse spécifiquement aux jeunes de 18 à 34 ans capables de développer des projets en faveur de la lutte contre le changement climatique.

L’appel vise à soutenir aussi bien les solutions axées sur l’atténuation des impacts environnementaux que celles favorisant l’adaptation écologique à l’échelle locale.

A noter que ce programme s’inscrit dans le cadre du projet MPRR-NA, une initiative d’envergure financée par l’Union européenne ainsi que par les gouvernements de la Suède, de la Norvège, de l’Italie et du Danemark, en partenariat avec leurs représentations diplomatiques et leurs ministères des Affaires étrangères respectifs.

Les candidats éligibles sont invités à consulter les critères de sélection et les modalités détaillées de l’appel directement sur le portail dédié, où ils pourront remplir et valider leur formulaire de candidature en ligne avant la date limite fixée au 28 octobre.

Y. N.

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