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Kasserine | Fin de cavale pour deux dealers condamnés à 30 et 20 ans de prison

Les agents de la brigade régionale anti-drogue de Kasserine ont réussi à arrêter deux individus activement recherchés dans le cadre de lourdes condamnations pour trafic de drogues les visant.

L’opération a été menée avec succès au terme d’un travail d’investigation qui a permis de localiser les deux fugitifs et de les arrêter, indique Moaïque FM, ce vendredi 23 octobre, en citant une source proche du dossier.

La même source ajoute que les deux suspects font l’objet de mandats d’amener suite à leur condamnations à des peines de 30 ans et 20 ans de prison ferme pour appartenance à une bande organisée opérant dans le trafic de drogue sur le territoire national, entre autres accusations.

Les deux individus ont été mis à la disposition des autorités judiciaires pour l’exécution de leurs peines respectives.

Y. N.

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Affaire Frikha et Harouni | Verdict de la Cour d’appel

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’homme d’affaires Mohamed Frikha, de l’ancien ministre du Transport et dirigeant Ennahdha, Abdelkarim Harouni.

Dans cette affaire visant d’autres accusés et qui est liée à des transactions commerciales frauduleuses, la Cour d’appel a confirmé la peine prononcée en première instance à l’encontre d’Abdelkarim Harouni à deux ans de prison ainsi que celle de six ans visant deux anciens cadres d’une entreprise publique pétrolière.

La condamnation à sept ans de prison visant Mohamed Frikha a aussi été confirmée en appel, tout comme les amendes décidées à l’encontre de tous les accusés.

Y. N.

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Jordanie : Six morts et 28 blessés dans une attaque contre une église

Six personnes ont été tuées et 28 autres blessées vendredi 23 octobre 2026 lors d’une attaque armée contre des fidèles réunis pour des funérailles à l’église Hamoud, dans le gouvernorat de Karak, dans le sud de la Jordanie. Les forces de sécurité ont lancé des recherches pour retrouver les auteurs, dont l’identité et les motivations restent à établir, selon les autorités jordaniennes.

L’attaque s’est produite dans la localité de Hammoud, à environ 180 kilomètres au sud d’Amman, la capitale jordanienne. Selon des témoignages rapportés par la chaîne publique Al-Mamlaka, des hommes armés sont sortis d’un véhicule avant d’ouvrir le feu pendant plusieurs minutes sur les personnes présentes à proximité de l’église grecque-orthodoxe.

Des hommes armés ouvrent le feu pendant des funérailles

Des images de vidéosurveillance diffusées par la télévision jordanienne montrent plusieurs individus armés tirant depuis la rue, avant de se diriger vers l’entrée de l’édifice religieux.

Le bilan a évolué au cours de la journée. Après de premières informations faisant état de sept morts, la Direction de la sécurité publique a annoncé six décès et 28 blessés. Les victimes ont été prises en charge par les services médicaux.

Le ministre jordanien de l’Intérieur, Mazin Al-Farrayeh, a évoqué l’implication d’extrémistes, tout en soulignant qu’il était encore trop tôt pour déterminer si les suspects étaient liés à une organisation connue, en Jordanie ou à l’étranger. Aucune revendication n’avait été signalée vendredi.

Le roi Abdallah II promet des sanctions sévères

Le roi Abdallah II s’est rendu à Karak après l’attaque et a promis une réponse ferme contre les responsables. Il a également appelé à préserver l’unité nationale, affirmant que les violences ne parviendraient pas à diviser les Jordaniens.

Plusieurs responsables jordaniens ont condamné l’attaque, notamment le président du Sénat, Fayçal Al-Fayez, qui a appelé à l’identification rapide des auteurs et à l’application des sanctions prévues par la loi. Le grand mufti de Jordanie, Ahmad Al-Hassanat, a également dénoncé les violences, rappelant que les vies des chrétiens devaient être protégées au même titre que celles des musulmans.

L’attaque survient dans un pays où les chrétiens constituent une minorité et où les violences de cette nature restent rares. Le gouvernorat de Karak avait toutefois déjà été frappé par une vague d’attaques meurtrières en décembre 2016, qui avait fait dix morts, dont sept policiers.

L’enquête doit encore déterminer les circonstances précises de la fusillade et les éventuels liens des assaillants avec des groupes extrémistes.

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Le site de l’ATCT suspendu temporairement

L’Agence Tunisienne de Coopération Technique (ATCT) a annoncé ce vendredi 23 octobre 2026 la suspension temporaire de ses services en ligne, à titre de mesure de précaution, suite à la récente découverte d’une faille de cybersécurité à l’échelle mondiale, précisant qu’elle informera le public dès la reprise du fonctionnement de son site Internet.

L’agence a précisé, dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, que cette décision s’inscrit dans le cadre de la prévention de tout risque potentiel pouvant résulter de l’exploitation de cette faille, et dans le souci de sécuriser son système numérique et de protéger les données de ses utilisateurs.

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ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?

Les prochaines législatives pourraient se tenir en novembre ou décembre 2027, selon l’Isie. Les municipales restent possibles avant mars 2027, sous réserve d’une décision politique.

 Les prochaines élections législatives pourraient avoir lieu en novembre ou décembre 2027. Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, l’a indiqué vendredi 23 octobre 2026, en marge d’une réunion du conseil de l’Instance. Le mandat de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP) arrivera à son terme en mars 2027, et les préparatifs du prochain scrutin seront engagés en conséquence.

Les municipales, de leur côté, pourraient encore être organisées avant mars 2027, a affirmé le porte-parole. Leur tenue dépendrait toutefois d’une décision politique et de la convocation officielle des électeurs. Toutes les conditions seraient réunies, a assuré le porte-parole, sur les plans législatif, logistique et humain. L’achèvement du cadre juridique a été évoqué, avec la promulgation du décret-loi n° 8 de 2023 et du texte relatif à la loi organique des municipalités. Les municipales se dérouleraient en un seul tour, a-t-il également souligné, ce qui faciliterait leur organisation. Lors de sa réunion du 5 octobre 2026, le conseil de l’Isie avait examiné les préparatifs des prochaines échéances électorales, ordonné la révision de plusieurs décisions réglementaires et approuvé les comptes financiers annuels de l’Instance.

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Abdelkarim Harouni est sorti de prison

L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.

Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.

Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.

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Coup de cœur. Le Mrac de Sérignan, 20 ans et tous ses tons

Pour ses 20 ans, le Musée régional d’art contemporain (MRAC) de Sérignan n’a pas commandé 20 nouvelles œuvres à 20 artistes. L’objectif de Clément Nouet, son directeur, était plutôt de montrer différemment ce qui existe déjà. D’où le choix de…

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Nova Green Volt (PGH) au Forum régional de l’investissement de Médenine

Après avoir réalisé plusieurs installations photovoltaïques au sein de ses unités industrielles en Tunisie, PGH a lancé sa nouvelle filiale Nova Green Volt, qui a pour objectif de faire bénéficier les industriels tunisiens de son expertise dans la réduction des factures énergétiques, tout en les accompagnant dans leur démarche environnementale.

Grâce à son expertise d’installation, de gestion et de maintenance des installations photovoltaïques, Nova Green Volt propose des solutions et un équipement de pointe ayant déjà fait ses preuves sur le terrain.

Et dans le cadre de sa stratégie de développement national et régional, Nova Green Volt participera à la troisième édition du Forum régional de l’investissement qui sera organisé par le gouvernorat de Médenine les 27 et 28 octobre 2026.

À cette occasion, Nova Green Volt confirmera son statut d’opérateur majeur dans son secteur – en étant en mesure de répondre à tous les besoins spécifiques – et fournira ses conseils et son expertise nécessaires pour optimiser le mix énergétique en fonction de la maîtrise de la consommation énergétique en réduisant les émissions CO2, contribuant ainsi à la transition vers les énergies renouvelables en Tunisie.

Avec communiqué.

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Lakhdar Ellala | Souvenir d’un compagnon de lutte

Hommage à Lakhdar Ellala, ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique, de la société civile et de l’immigration tunisienne en France, décédé, décédé le 20 octobre 2026 et inhumé deux jours plus tard, dans sa ville natale Nefta, un homme qui a profondément marqué la mémoire de toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin militant.   

Moncef Ben Slimane *

Nous sommes au début de l’année universitaire, 1972. Après une phase de concertation et de coordination entre les militants, nous avions estimé que le moment décisif était arrivé. Le congrès extraordinaire de l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) devait se tenir cette année-là, du 3 au 5 février, à la Faculté de droit de Tunis. Des centaines d’étudiants se réunissaient alors en «cercles de discussion» pour débattre de l’avenir de l’Uget, de l’autonomie universitaire et de diverses questions politiques et sociales qui traversaient la société tunisienne.

Le matin du 5 février, alors que nous étions plongés dans nos débats, rassemblés sur l’esplanade de la Faculté de droit, nous aperçûmes au loin, du côté de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (Enit) et de la Faculté des sciences, des fourgons des forces de police en train de se déployer. L’inquiétude et l’agitation gagnèrent progressivement nos rangs.

C’est alors que Lakhdar Ellala monta à la tribune. À ses côtés se tenait Mokhtar Trifi. Dans un discours enflammé, Lakhdar nous encouragea, galvanisa les militants et nous appela à résister. Sa détermination, son courage et sa présence parmi nous donnaient à cet instant une force particulière à notre mobilisation.

Soudain, derrière les bâtiments de la faculté, surgirent un ou deux camions d’où débarquèrent des hommes en civil, armés de matraques. Ils se mirent à nous pourchasser, nous contraignant à quitter les lieux. Mais, à peine avions-nous quitté la Faculté de droit que nous nous retrouvions face aux BOP, les Brigades de l’ordre public, qui nous attendaient pour nous matraquer.

Je me souviens encore de cette fuite, aux côtés de mon camarade Noureddine Belhiba, étudiant francisant. Nous tentions d’échapper aux forces de police en prenant la direction du jardin du Belvédère. Les charges policières furent d’une grande violence et firent de nombreux blessés. Les jours suivants furent marqués par la fermeture des facultés, sur décision gouvernementale, et par la multiplication des arrestations.

Pour ma part, j’avais décidé de ne pas rentrer chez moi, afin d’éviter d’être arrêté. Je trouvai refuge chez mon cousin Mohamed, qui louait un studio. La présence d’un poste de télévision dans son logement me permit de suivre les événements et, notamment, le fameux meeting organisé par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) en soutien au pouvoir. C’est au cours de ce rassemblement que Habib Achour lança cette phrase devenue emblématique : «Eux sont des marxistes, nous, nous sommes bourguibistes.»

Avec le recul, je mesure combien les événements de février 1972 ont marqué toute une génération d’étudiants tunisiens. Parmi les souvenirs les plus vivaces que beaucoup d’entre nous ont conservés de cette période figure celui de Lakhdar Ellala. Il fut l’un des principaux animateurs de ce mouvement et l’une de ses figures les plus marquantes, un homme dont le nom s’imposa comme un symbole de la contestation étudiante.

Son engagement et son rôle dans ces événements furent tels que Radio Tripoli alla jusqu’à annoncer : «En Tunisie, le Zaïm des étudiants, Lakhdar Ellala, a conduit une révolte contre le régime de Bourguiba.» 

C’est ainsi que naquit, parmi ses amis et ses camarades, ce surnom qui ne le quittera plus : le «Zaïm». Au-delà du mot, il y avait la reconnaissance d’un leadership, d’un courage et d’une capacité à entraîner les autres dans les moments les plus difficiles. Ce surnom était aussi le témoignage d’une époque, de nos engagements et des espoirs que nous portions alors.

En évoquant Lakhdar, je ne rends pas seulement hommage à un ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique et de la société civile. Je rends hommage à un ami, à un camarade de lutte et à un homme qui a profondément marqué notre mémoire collective. Son parcours appartient à notre histoire, mais aussi à l’histoire du mouvement étudiant tunisien.

Lakhdar, mon ami, mon camarade, notre Zaïm, tu nous quittes, mais tu ne quittes pas notre mémoire. Paix à ton âme !

* Universitaire et activiste de la société civile.

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Loi de finances 2027 | Faible appui à la relance économique

Tout en saluant la proposition incluse dans le projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit la création de nouvelles lignes de financement destinées à soutenir les startups et les petites entreprises, Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a toutefois estimé que cette mesure demeure insuffisante.

Lors de son intervention jeudi 22 octobre 2022, sur Diwan FM, M. Gouiaa a exprimé son étonnement face à l’absence, dans ce projet de loi, de mesures visant à soutenir les entreprises existant depuis plus de cinq ou dix ans.

Il a par ailleurs estimé que le montant alloué à la relance économique, soit environ 230 millions de dinars, incluant une enveloppe de 35 millions de dinars dédiée aux seules sociétés communautaires qui peinent à exister, est dérisoire et insuffisant, surtout compte tenu de la crise actuelle et du renchérissement du coût de l’énergie ; il a, à cet égard, appelé à sa révision. Alors que ce texte affiche l’ambition d’atteindre un taux de croissance de 3,1 % pour l’année 2027.

«Des lignes de financement avaient été approuvées dans le cadre de précédentes lois de finances, mais, à ce jour, les textes réglementaires nécessaires à leur mise en œuvre n’ont toujours pas été publiés», a-t-il relevé.

I. B.

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Tunisie : la condamnation de Mohamed Frikha confirmée

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé l’ensemble des peines prononcées en première instance contre les quatre prévenus du dossier.

L’homme d’affaires Mohamed Frikha écope ainsi de la peine la plus lourde avec sept ans de prison. L’ancien ministre des Transports, Abdelkarim Harouni, voit quant à lui sa condamnation à deux ans de prison validée.

Enfin, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), demeurent condamnés à six ans de prison chacun. La décision de la Cour d’appel s’étend également aux amendes financières infligées en première instance à l’ensemble des accusés.

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PLF 2027: de nouvelles mesures pour soutenir les exportations tunisiennes

Le développement des exportations figure parmi les enjeux abordés dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. Le texte prévoit plusieurs mesures destinées à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, avec une attention particulière portée aux marchés africains.

L’article 42 prévoit ainsi que l’État prenne en charge 50% des primes d’assurance liées aux contrats d’exportation vers les marchés africains concernés par le Comesa et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette prise en charge serait financée par le Fonds de garantie des risques à l’exportation. Elle s’appliquerait pendant douze mois, avec la possibilité d’une prolongation de douze mois supplémentaires par le ministre chargé des Finances.

Le projet accorde également une place à la filière de l’huile d’olive. L’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor intitulé “Compte du système de l’huile d’olive”. Celui-ci serait alimenté notamment par 10% des recettes issues des redevances appliquées à l’exportation de certaines huiles d’olive et huiles dérivées non conditionnées.

Sur le plan douanier, l’article 65 prévoit un assouplissement pour certaines infractions formelles liées aux opérations d’importation ou d’exportation réalisées sans déclaration. La mesure concernerait les infractions constatées lors de contrôles a posteriori, à condition qu’elles n’entraînent ni perte de droits et taxes pour l’État ni violation des mesures d’interdiction applicables.

Enfin, l’article 62 aborde les frais liés à la licence de transport international de marchandises.

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances 2027. Elles restent donc soumises à l’adoption du texte.

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Algérie: Construction de trois nouveaux centres hospitalo-universitaires

L’Algérie prévoit la construction de trois nouveaux centres hospitalo-universitaires (CHU). La nouvelle a été annoncée ce jeudi par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi et rapporte l’Algérie aujourd’hui. Présentant le projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2027 devant la Commission des finances et du budget de […]

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Forum de l’IACE – Géopolitique de l’énergie : le choc de 2026 oblige la Tunisie à choisir

A l’occasion de la 9ᵉ édition du Forum de l’IACE, jeudi 22 octobre 2026, un panel consacré aux tendances de la géopolitique et de l’énergie a réuni trois intervenants autour d’un même constat : le choc de 2026 impose à la Tunisie de choisir sa stratégie, en diversifiant ses sources et ses partenaires plutôt qu’en rêvant d’une indépendance totale.

Pour Nidhal Ouerfelli, expert du CEA, la géopolitique ne dicte pas les choix énergétiques d’un pays : elle fixe des contraintes que la décision politique doit éclairer sans s’y soumettre.

Il a d’abord clarifié les termes. La sécurité énergétique ne se réduit pas à un taux d’indépendance, simple ratio entre production et consommation nationales. Elle englobe la continuité des approvisionnements, leur coût, la solidité des infrastructures et la capacité de résilience. La Tunisie l’illustre : outre le gaz algérien, elle importe centrales, systèmes de commande et logiciels.

Par ailleurs, le conflit opposant Israël et les États-Unis à l’Iran constitue, estime-t-il, le plus grand choc d’offre depuis la Seconde Guerre mondiale. Environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transite par le détroit d’Ormuz et les stocks stratégiques de l’OPEP, situés derrière ce verrou, sont devenus inutilisables. Le pétrole a pourtant mieux résisté que prévu, avec un baril autour de 138 dollars, loin des 250 à 300 dollars redoutés. Le vrai maillon faible est le GNL : production, raffinage et transport sont touchés, et le gaz européen a atteint environ 87 euros le MWh. Il a aussi averti que la transition déplace les dépendances plus qu’elle ne les supprime : le raffinage des matériaux critiques est concentré en Chine.

L’interdépendance, clé diplomatique

L’ancien diplomate Hatem Atallah en tire les conséquences. Aucun pays n’étant totalement indépendant, la Tunisie doit viser l’interdépendance : les meilleurs accords sont ceux que chaque partie trouve plus avantageux de maintenir que de violer. Il plaide pour des négociations globales avec l’Italie et l’Europe, sur les thèmes de l’énergie, la migration, l’investissement et le commerce, avec un volet recherche et innovation.

Il invite aussi à n’accepter que les projets qui répondent aux priorités nationales, même financés à 100 %, pour éviter que le pays ne serve surtout les besoins de décarbonation européens. Enfin, il appelle à regarder le monde tel qu’il est, à la manière d’Henry Kissinger et à préparer dès maintenant l’après-guerre.

Sécurité plutôt que souveraineté

L’expert en énergie Sami Ben Rejeb a tenu le propos le plus tranché. Pour lui, l’énergie est devenue une arme : en 2026, ce sont d’abord les infrastructures énergétiques qui ont été visées, comme les bases militaires l’étaient lors de la guerre d’Irak de 2003. Il rappelle que les États-Unis ont ressorti des tiroirs la technologie du gaz de schiste après l’embargo de 1973 et sont devenus premier exportateur d’hydrocarbures. La Chine, dont 80 % du pétrole viendrait du Moyen-Orient via le détroit de Malacca, s’est lancée dans les renouvelables depuis plus de vingt ans, non par souci climatique mais par logique de sécurité.

Concernant la Tunisie, il distingue deux notions. La souveraineté suppose de maîtriser tous ses moyens énergétiques ; la sécurité accepte d’importer, pourvu que l’énergie soit garantie au moindre coût. La première lui paraît peu raisonnable pour le pays, la seconde atteignable par une double diversification : celle des fournisseurs et celle des sources.

L’Algérie, souligne-t-il, n’est pas un robinet ouvert. Le gazoduc Transmed alimente d’abord l’Italie, la Tunisie ne percevant qu’une redevance et une part limitée. Le blackout algérien de l’été 2026 rappelle aussi que 10 à 15 % de l’électricité tunisienne provient de ce voisin. Il regrette qu’aucune centrale thermique n’ait été construite depuis 2019 et que l’idée d’un terminal d’importation de GNL, soulevée dans le débat public, n’ait pas abouti. Quant aux renouvelables, ils deviennent difficiles à gérer au-delà de 20 % du réseau sans stockage massif.

Il appelle à ne fermer aucune porte. Le gaz de schiste : une étude nationale lancée en 2015 s’est heurtée à des résistances politiques et écologiques, alors que l’Algérie conclut des conventions avec des sociétés américaines. Les concessions attirent des investisseurs étrangers et des financements, mais le régime d’autorisation favorise les producteurs locaux, au prix d’un coût plus élevé. L’hydrogène vert pose la question de l’eau. Et les petits réacteurs nucléaires modulaires méritent d’être mis sur la table.

Décider maintenant

Trois voix, un message : la géopolitique pèse, mais elle n’excuse pas l’absence de choix. Pour la Tunisie, il s’agit de définir ses priorités, de diversifier ses fournisseurs et ses sources et de négocier en position d’interdépendance. Des stratégies qui, rappelle Sami Ben Rejeb, se construisent sur vingt ans.

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Maroc: Les paiements numériques en forte hausse en 2025

Les paiements numériques gagnent du terrain au Maroc, avec une hausse des achats par carte, des virements instantanés et des transactions via portefeuilles mobiles enregistrée en 2025. Selon le Rapport annuel 2025 sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement de Bank Al-Maghrib, publié jeudi, le nombre de transactions scripturales a atteint 718 […]

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Mobilisation du 24 octobre : dispositif renforcé, armée mobilisée

Pour la journée de mobilisation du samedi 24 octobre, le gouvernement a décidé de faire appel à l’armée pour renforcer le dispositif de maintien de l’ordre. En bref Le gouvernement renforce le dispositif de maintien de l’ordre pour la mobilisation…

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L’Égypte affirme que la mer Rouge et Bab el-Mandeb constituent des problèmes de sécurité nationale

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que le Caire était de plus en plus préoccupé par l’instabilité régionale, la sécurité maritime et la nécessité d’une coordination diplomatique plus large pour prévenir une nouvelle escalade au Moyen-Orient. La sécurité de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb est au cœur de la […]

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Violence urbaine en France | Les vraies raisons de la colère

Les images provenant de plusieurs villes de France — voitures brûlées, vitrines brisées et commerçants en pleurs, impuissants face au saccage de leurs boutiques par des hordes de pilleurs — laissent sans voix. Ces scènes de chaos et de désolation, qui ont fait le tour de la planète, tranchent avec l’image de cette «douce France» tant célébrée par Charles Trenet. Qu’est-il arrivé à ce beau pays, pourtant connu mondialement pour son raffinement extrême et la richesse de sa culture ? La France n’est-elle pas la patrie des belles-lettres et de l’art de la table, le berceau des peintres impressionnistes, et sa capitale la référence mondiale de la haute couture et du parfum ?

Adel Zouaoui *

Les scènes de violence extrême impliquant des casseurs cagoulés, qui se sont produites en marge des manifestations lycéennes du 17 octobre — pourtant pacifiques à leurs débuts —, ont frappé de stupeur les médias du monde entier.

Pour expliquer cette vague de violence, les responsables politiques y sont allés chacun de leur propre analyse, dans une tentative de récupérer, à quelques mois de l’élection présidentielle, ce triste et malheureux événement. Si certains représentants de la gauche plurielle critiquent vertement les forces de l’ordre, qu’ils accusent d’avoir provoqué ces affrontements, d’autres sont allés un peu vite en besogne en pointant d’un doigt accusateur les populations issues de l’immigration.

Les biais cognitifs face à la réalité citoyenne

«Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme», a déclaré Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse.

Une analyse on ne peut plus simpliste, qui tranche avec la complexité de la crise socio-économique actuelle. Elle témoigne, de surcroît, de la mauvaise foi de cette droite conservatrice, toujours prompte à accuser les populations issues de l’immigration de tous les maux auxquels la France est confrontée.

Force est de souligner qu’une telle lecture de ces derniers événements déforme et altère la réalité objective des faits, quand elle ne jette pas de l’huile sur le feu. Les casseurs du 17 octobre, au cas où certains responsables politiques de la droite conservatrice feindraient de l’ignorer, sont bel et bien Français, même si certains d’entre eux sont issus de familles immigrées. Qu’ils se nomment Mohamed, Mamadou ou Jean importe peu : ils sont tous nés en France, sont titulaires d’une carte d’identité française et ont reçu leur première éducation dans des institutions scolaires françaises. La France est leur pays, ils n’en ont pas d’autre, et c’est en France qu’ils passeront toute leur vie.

Le face-à-face des deux France

En fait, les causes de cette violence — condamnable, bien entendu — se trouvent bien ailleurs. Elles résident dans la confrontation silencieuse entre deux France : l’une blanche, dite «de souche», et l’autre, de couleur, d’origine maghrébine, subsaharienne ou asiatique; ou encore, l’une riche, prospère et au pouvoir, et l’autre pauvre, marginalisée et sans voix au chapitre. Et c’est parce qu’elles échouent à se réconcilier que la cocotte-minute explose par moments.

La cause de cet échec est le sentiment, éprouvé par la jeunesse en France, notamment celle d’origine maghrébine et africaine, d’être stigmatisée et malmenée par l’arbitraire d’une société qui ne répond ni à ses besoins, ni à ses espoirs, ni à ses attentes. Cette même société lui demande de s’intégrer tout en lui fermant à double tour les portes de l’insertion sociale. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Bien qu’ils en soient à la troisième, voire à la quatrième génération, la plupart d’entre eux peinent à trouver leur voie. Car décrocher un emploi ou trouver un logement relève d’un véritable chemin de croix lorsqu’on porte un nom à consonance arabe ou africaine. Parqués dans des HLM insalubres, situés dans les banlieues des grandes métropoles où règnent l’ennui et l’oisiveté, ils tentent de survivre au naufrage de leur propre destin. C’est dans ces territoires pathogènes, coupés de ce que devrait être une vie digne de tout être humain, qu’ils se sentent largués, oubliés et poussés à la marge par une xénophobie de plus en plus décomplexée.

Et pourtant, on oublie souvent que, sans la présence de cette immigration, la France ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les populations maghrébines et africaines ont été largement appelées à participer au développement économique du pays. Ce sont les ouvriers immigrés originaires du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Mali, du Sénégal et d’ailleurs qui ont largement contribué à la construction des réseaux routiers, des ponts et des barrages. L’industrie automobile, tout comme la sidérurgie, n’aurait pu se passer de leur travail. Et cela, sans compter leur contribution à l’effort de guerre lors des deux guerres mondiales, sous le drapeau tricolore.

Les vraies racines du mal : le déclin géopolitique

Aujourd’hui encore, les Français d’origine maghrébine et africaine sont présents dans des secteurs à haute valeur ajoutée : ils sont médecins, ingénieurs en informatique, universitaires, scientifiques, écrivains ou sportifs de haut niveau, et participent au rayonnement international de leur pays. Feindre d’ignorer cette réalité, c’est faire preuve d’ingratitude.

Le nœud du problème en France est loin d’être l’immigration ; il est plutôt lié aux grandes mutations qui se produisent à l’échelle mondiale. Il va sans dire que l’épicentre des découvertes scientifiques et de l’innovation technologique se déplace aujourd’hui vers l’Asie, notamment vers la Chine. La France, l’Europe et l’Occident tout entier perdent pied face à ce Léviathan chinois.

Cette nouvelle configuration n’est pas sans conséquences. Son impact se fait de plus en plus sentir à l’échelle internationale, notamment en Afrique. Après avoir longtemps constitué le pré carré de l’Hexagone, le continent est en train de lui échapper. Cette perte d’influence politique prive la France d’un accès privilégié aux richesses et aux matières premières africaines, contribuant ainsi à affaiblir considérablement son économie.

Face à cette nouvelle réalité géopolitique, la droite française tourne le dos aux faits et demeure dans le déni. Elle s’obstine, en revanche, à faire du racisme une méthode, un outil de conquête et un projet politique.

Pour conclure, voter pour les vieilles lubies identitaires et anti-immigration de l’extrême droite aura sans aucun doute de lourdes conséquences. La France en sera encore plus pénalisée. Faut-il alors sonner le tocsin contre ces égarés du nationalisme ? La nation de Voltaire, de Victor Hugo, de Montesquieu et de Tocqueville fera-t-elle preuve de bon sens et de modération ? On le saura très bientôt, dans quelques mois.

* Cadre retraité de la Cité des Sciences à Tunis.

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