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Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens

Plafonnées à 30 % puis 20 % selon Leith Ben Bechr, agriculteur et fondateur du Syndicat national des agriculteurs de Tunisie (Synagri), les marges des détaillants en fruits et légumes atteindraient 45 à 50 % dans certains cas, faute de contrôles capables de remonter jusqu’à l’arrière-boutique.

Semaine après semaine, le panier des ménages tunisiens s’alourdit. Leith Ben Bechr refuse pourtant de désigner un seul coupable. À ses yeux, la flambée des prix tient à la fois à un choc climatique, à des coûts de production en hausse, à un commerce de détail mal surveillé et à une administration qui pénalise ceux qui travaillent dans les règles. C’est sur le dernier maillon de la chaîne, celui que le consommateur côtoie chaque jour, qu’il se montre le plus sévère.

Au détail, des marges hors contrôle

Le commerce de gros est encadré : la marge y est limitée à 13 %. Au détail, rappelle-t-il, les commerçants en fruits et légumes peuvent appliquer 30 % sur les 100 premiers dinars, puis 20 % au-delà. La réalité s’en éloignerait nettement. Dans certains cas, avance-t-il, la marge réelle friserait 45 à 50 %.

Les moyens de contourner la règle sont connus, mais difficiles à prouver. Un commerçant peut acheter 70 % de sa marchandise à 5 dinars et le reste à 8, ou convaincre son fournisseur de majorer la facture. Face à un contrôleur, le reçu d’achat justifie alors un prix de vente plus élevé. Or les inspecteurs, trop peu équipés, n’arrivent pas toujours jusqu’à l’arrière-boutique pour confronter stocks et justificatifs. Le consommateur, lui, ne s’y trompe pas : riche ou modeste, il perçoit ces écarts, même quand leur poids sur son budget paraît limité.

La canicule, un coup dur pour la tomate

À ces pratiques s’ajoute un facteur que nul ne maîtrise. Une canicule exceptionnelle, prolongée pendant un mois et demi, a frappé les cultures à un moment critique : les fleurs de tomate ont avorté, comme celles d’autres fruits et légumes. Or, entre la fin de l’été et l’automne, l’offre devrait être plus généreuse, à un prix convenable pour l’acheteur comme pour le producteur.

La tomate, dont le prix pèse particulièrement ces jours-ci sur les budgets, résume bien le problème. Fruit frais et périssable, elle ne se conserve pas en chambre froide : quand la production faiblit, l’effet se lit aussitôt sur les étals, sans stock pour amortir le choc. Les cultures dont le prix est connu dès les semis, surtout les céréales subventionnées, échappent à cette volatilité, puisque leur achat est garanti.

Des coûts de production qui ne cessent de grimper

Faut-il y voir un enrichissement des producteurs ? Leith Ben Bechr le conteste. D’après lui, leurs coûts progressent régulièrement d’une année à l’autre, sans s’emballer. Les intrants échappent en effet presque totalement à l’encadrement des prix. Seul l’azote ammoniacal, d’ailleurs en rupture, est concerné. Herbicides, engrais NPK, nitrates et phosphates, importés pour l’essentiel de France, d’Allemagne ou d’Espagne, ne font l’objet que d’un contrôle à peine perceptible, dans une opacité qu’il déplore, y compris sur l’origine des produits.

Tous les producteurs ne sont pas à la même enseigne. Les maraîchers s’en sortent mieux que les céréaliers, eux-mêmes plus à l’aise que les éleveurs. Le sort de ces derniers relève, selon lui, de la responsabilité de l’État, qui maintient des prix administrés trop bas. Les céréales, intégralement collectées par l’Office des céréales, bénéficient depuis trois ans d’un prix de 140 dinars le quintal, assorti d’une prime de production, légèrement supérieur aux cours du marché, surtout pour le blé dur.

L’agriculteur, souligne encore le fondateur de Synagri, travaille « sans filet de sécurité ». Il peut s’assurer contre l’incendie ou la grêle, mais aucune couverture accessible n’existe contre les excès de froid ou de chaleur, pourtant responsables des pertes les plus lourdes. Les taxes, elles, ne manquent pas, jusque sur l’achat d’un tracteur.

Les intermédiaires, des coupables trop commodes ?

Leith Ben Bechr invite aussi à nuancer le procès des intermédiaires. Les dépôts de distribution, que certains surnomment « magasins de la faim », ne sont pas des œuvres de bienfaisance, concède-t-il, mais ils remplissent une fonction indispensable : un grossiste en produits alimentaires doit stocker de grandes quantités pour approvisionner des dizaines de points de vente. La chasse à l’accaparement, légitime dans son principe, finit selon lui par semer la crainte chez des opérateurs en règle, sans toujours inquiéter les véritables fraudeurs.

Une administration à deux vitesses

Sa critique s’étend à l’ensemble du cadre administratif. Pour créer une unité de production, une huilerie d’une capacité inférieure à 2 000 kg par jour par exemple, un exploitant doit monter un cahier des charges de 17 pages, qui demande un mois de préparation, dans un système qu’il décrit comme un héritage bureaucratique de l’époque coloniale. Pendant ce temps, les décharges contrôlées ferment et les enjeux de santé publique et d’environnement restent sans réponse. Tatillonne d’un côté, absente de l’autre, cette administration à deux visages entrave l’activité économique sans pour autant protéger l’environnement, estime-t-il.

Les pistes pour faire baisser les prix

De ce diagnostic, Leith Ben Bechr tire plusieurs orientations. Il réclame d’abord un contrôle réellement efficace du commerce de détail, avec des inspecteurs équipés et habilités à vérifier stocks et justificatifs d’achat. Vient ensuite la transparence sur les prix et l’origine des intrants, dont le coût pèse sur toute la chaîne. Il plaide également pour une assurance accessible contre les aléas climatiques, pour la fin du nivellement par le bas des prix payés aux éleveurs, ainsi que pour un allègement fiscal et une simplification des procédures.

Reste une question de méthode, conclut-il : les agriculteurs doivent être associés aux décisions qui les concernent, faute de quoi les mesures resteront déconnectées du terrain.

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ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?

Les prochaines législatives pourraient se tenir en novembre ou décembre 2027, selon l’Isie. Les municipales restent possibles avant mars 2027, sous réserve d’une décision politique.

 Les prochaines élections législatives pourraient avoir lieu en novembre ou décembre 2027. Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, l’a indiqué vendredi 23 octobre 2026, en marge d’une réunion du conseil de l’Instance. Le mandat de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP) arrivera à son terme en mars 2027, et les préparatifs du prochain scrutin seront engagés en conséquence.

Les municipales, de leur côté, pourraient encore être organisées avant mars 2027, a affirmé le porte-parole. Leur tenue dépendrait toutefois d’une décision politique et de la convocation officielle des électeurs. Toutes les conditions seraient réunies, a assuré le porte-parole, sur les plans législatif, logistique et humain. L’achèvement du cadre juridique a été évoqué, avec la promulgation du décret-loi n° 8 de 2023 et du texte relatif à la loi organique des municipalités. Les municipales se dérouleraient en un seul tour, a-t-il également souligné, ce qui faciliterait leur organisation. Lors de sa réunion du 5 octobre 2026, le conseil de l’Isie avait examiné les préparatifs des prochaines échéances électorales, ordonné la révision de plusieurs décisions réglementaires et approuvé les comptes financiers annuels de l’Instance.

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Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast

La Tunisie rejoint la deuxième édition du programme AeroSTAR, lancé par Boeing et Amideast pour initier les lycéens aux carrières de l’aviation et de l’aérospatiale. Le pays accueillera également, à l’été 2027, le camp régional du programme ainsi que la cérémonie de remise des diplômes, réunissant les équipes lauréates d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Maroc, de Tunisie et des Émirats arabes unis.

L’annonce a été faite à Tunis lors d’une cérémonie de signature, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, du ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, ainsi que de représentants des ministères des Affaires étrangères et des Transports et de Tunisair. Boeing était représenté par Wael Zaoud, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et Amideast par Annie Stetler, directrice nationale pour la Tunisie.

Lire aussi : Kamel Besbes : « La Tunisie doit se doter d’une veille scientifique et technologique dans le spatial »

Destiné aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, AeroSTAR propose une formation de 60 heures combinant ateliers interactifs, visites de terrain, mentorat et projets d’équipe. À l’issue du parcours, les participants présentent leurs projets devant des professionnels du secteur dans le cadre d’un concours national. Les équipes gagnantes accèdent ensuite au camp régional.

Pour l’ambassadeur Bill Bazzi, ce programme « préparera les élèves d’aujourd’hui aux cieux de demain en offrant aux jeunes Tunisiens, ainsi qu’à leurs pairs de la région, l’opportunité de se connecter directement avec des professionnels du secteur et de découvrir le monde de l’aviation de première main ». Tout  en permettant aux jeunes Tunisiens et à leurs pairs régionaux de découvrir l’aviation et d’échanger directement avec des professionnels du secteur.

Le ministre Rachid Amri a, de son côté, salué le renforcement de la coopération tuniso-américaine dans l’aviation civile. Il a estimé que l’arrivée d’AeroSTAR en Tunisie témoigne de la confiance placée dans les compétences et le potentiel des talents tunisiens.

Wael Zaoud a souligné que la participation tunisienne vise à préparer la prochaine génération de professionnels de l’aviation, dans un contexte de croissance du trafic aérien. « Le programme montrera aux élèves qu’il existe de nombreuses carrières passionnantes dans notre secteur, au-delà des métiers de pilote ou de membre d’équipage de cabine », a-t-il indiqué.

La première édition d’AeroSTAR, menée de février à octobre 2026, a réuni 216 diplômés dans cinq pays de la région. Plus de 90% des participants ont déclaré avoir développé un intérêt accru pour les carrières aéronautiques et aérospatiales.

Le recrutement pour la deuxième cohorte a débuté en octobre 2026. La nouvelle édition vise plus de 250 étudiants en Égypte, Jordanie, Koweït, Maroc, Tunisie et Émirats arabes unis. Les candidats tunisiens peuvent postuler via le site d’Amideast.

Avec communiqué

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Abdelkarim Harouni est sorti de prison

L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.

Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.

Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.

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ISIE : Tozeur organisera des élections locales partielles le 17 janvier 2027

Le Conseil de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), réuni, vendredi, a validé le calendrier des élections locales partielles dans la circonscription électorale de « Sondes-Fom El Khanga » (gouvernorat de Tozeur), fixées au 17 janvier 2027, à la suite d’un vote sur le retrait d’un mandat dans cette circonscription.

Le calendrier prévoit le lancement, lundi 26 octobre, de la période de mise à jour du registre électoral, le dépôt des candidatures le 2 décembre prochain et le début de la campagne électorale le 4 décembre, a indiqué le porte-parole de l’ISIE, Mohamed Tlili Mnasri, dans une déclaration aux médias en marge de la réunion du Conseil.

Dans un communiqué, l’Instance a précisé que le Conseil avait autorisé la publication de la décision fixant ce calendrier au Journal officiel de la République tunisienne. Il a, également souligné la nécessité de prendre toutes les mesures organisationnelles et logistiques nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette échéance électorale, en privilégiant les ressources propres de l’Instance et une utilisation optimale des moyens humains et matériels disponibles.

Par ailleurs, le Conseil a indiqué avoir accepté une pétition pour le retrait du mandat d’un membre du conseil local de Sidi Boubaker, dans le gouvernorat de Gafsa, après avoir vérifié sa conformité aux conditions de forme et aux exigences légales en vigueur.

Le Conseil a ordonné la publication de cette décision sur le site officiel de l’ISIE.

Il a, également, autorisé l’engagement des procédures juridiques et réglementaires nécessaires à l’organisation du scrutin relatif au retrait de ce mandat, une fois les délais de recours expirés et les procédures légales achevées.

Au cours de la même réunion, le Conseil a validé le rapport d’activité et le rapport financier de l’ISIE au titre de l’année 2025, après avoir examiné les données, les statistiques et les indicateurs relatifs aux activités menées par l’Instance au cours de cette période.

Il a, en outre, passé en revue les efforts déployés pour améliorer la gouvernance de la gestion administrative et financière, rationaliser les dépenses, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et préserver les deniers publics.

Le Conseil a, dans ce contexte, souligné l’importance de poursuivre les efforts visant à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité de la gestion administrative et financière, afin d’améliorer la performance de l’Instance et de garantir sa préparation aux prochaines échéances électorales.

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Hommage aux martyrs de la Garde nationale tombés à La Manouba en 2014 et à Sidi Bouzid en 2013

La Tunisie commémore, vendredi 23 octobre, le 12e anniversaire de l’opération terroriste survenue à Chabaou, dans le gouvernorat de La Manouba, en 2014, et le 13e anniversaire de l’attaque terroriste perpétrée à Sidi Ali Ben Aoun, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, perpétrée en 2013. Ces deux opérations avaient coûté la vie à plusieurs agents de la Garde nationale, tombés en martyrs.

Les faits de l’opération terroriste survenue à Chabaou, relevant de la délégation d’Oued Ellil, remontent au 23 octobre 2014. Des agents de la Garde nationale avaient alors encerclé une maison de la région, soupçonnée d’abriter plusieurs individus armés.

Des affrontements, marqués par des échanges de tirs nourris entre les forces de sécurité et les occupants de la maison, se sont poursuivis pendant plus de 24 heures. Ils ont coûté la vie au lieutenant Achref Ben Aziza et fait un blessé parmi les agents de la Garde nationale. Six individus armés, ont également, été tués et deux autres blessés.

L’opération terroriste de Sidi Ali Ben Aoun remonte, quant à elle, au 23 octobre 2013. Des agents de la Garde nationale, soupçonnant un groupe terroriste de se retrancher dans une maison située dans la région d’El Ounaissia, s’étaient rendus sur place. À leur arrivée, les agents avaient été pris pour cible par des hommes armés, déclenchant un échange de tirs meutriers.

Cette opération a entraîné la mort de six agents de la Garde nationale : le Colonel Major Imed Hizi, le Colonel Major Socrate Charni, le colonel Taher Chebbi, le lieutenant-colonel Anis Salhi, le capitaine Mohamed Marzouki et le capitaine Ridha Mnasri. Deux autres agents ont été blessés. Deux membres du groupe armé ont également été tués.

Dans un communiqué publié, vendredi, la Direction générale de la Garde nationale a rendu hommage aux martyrs de l’institution, saluant leurs sacrifices au service de la patrie et leur engagement dans la défense de la sécurité et de la stabilité de la Tunisie.

Elle a, ainsi, honoré la mémoire des agents tombés dans la lutte contre le terrorisme, dont les sacrifices demeurent associés aux efforts déployés par les forces de sécurité pour protéger le pays et préserver sa stabilité.

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Tunisie : la condamnation de Mohamed Frikha confirmée

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé l’ensemble des peines prononcées en première instance contre les quatre prévenus du dossier.

L’homme d’affaires Mohamed Frikha écope ainsi de la peine la plus lourde avec sept ans de prison. L’ancien ministre des Transports, Abdelkarim Harouni, voit quant à lui sa condamnation à deux ans de prison validée.

Enfin, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), demeurent condamnés à six ans de prison chacun. La décision de la Cour d’appel s’étend également aux amendes financières infligées en première instance à l’ensemble des accusés.

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Jeunesse & Science : un débat national pour que les jeunes comptent

L’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique (ANPR) lancera officiellement, le 26 octobre 2026, le « Débat Jeunesse & Science », une consultation nationale destinée à associer les jeunes à la définition des politiques publiques en science, technologie et innovation (STI). Financée par l’Union européenne dans le cadre du projet SWAFY – pour Science With And For Youth -, l’initiative sera déployée dans les 24 gouvernorats du pays.

Une cérémonie sous le signe du partenariat institutionnel

Le séminaire sera ouvert par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, et par l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone. Y sont attendus les représentants des ministères partenaires, à savoir Éducation, Jeunesse et Sport, Économie et Planification, les universités, les partenaires associatifs et institutionnels des régions, ainsi que les membres du comité de pilotage et des comités de suivi du projet SWAFY.

Trois volets pour donner la parole aux jeunes

Le débat vise à renforcer le rôle des jeunes, dans toute leur diversité, dans l’élaboration des politiques de STI. Il comprend : l’organisation du débat lui-même ; l’élaboration d’une feuille de route « jeunesse-science », en appui à la stratégie nationale de la jeunesse à l’horizon 2035 ; la tenue d’un congrès jeunesse-science.

La démarche croisera les expériences des jeunes avec les éclairages d’acteurs éducatifs, scientifiques, institutionnels, associatifs et économiques. Les Tunisiens résidant à l’étranger pourront aussi y contribuer, selon des modalités adaptées.

Cinq thématiques au cœur des échanges

Identifiées à l’issue d’une consultation d’acteurs publics et associatifs, cinq thématiques, déclinées en treize sous-thématiques, orienteront les questions et le choix des participants : programmes, contenus et pédagogie ; culture scientifique et perception sociale ; ressources et infrastructures scientifiques ; sciences et développement économique ; gouvernance et stratégie.

Les contributions et recommandations issues du Débat feront l’objet d’une synthèse remise à l’ANPR et partagée avec les partenaires concernés. Leur examen et les suites éventuelles relèveront des institutions compétentes.

Le pilotage de la conception et de la mise en œuvre du débat est assuré par un comité de pilotage réunissant des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Éducation, de la Jeunesse et du Sport, de l’Économie et de la Planification, ainsi que du ministère des TIC.

D’après communiqué.

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La Bourse de Tunis réélue au conseil d’administration de l’AFCM pour 2026-2028

La Bourse de Tunis a été réélue membre du conseil d’administration de la Fédération arabe des marchés de capitaux (AFCM) pour la période 2026-2028, selon l’agence TAP.

Le nouveau conseil a été annoncé le 21 octobre 2026, à l’issue de l’assemblée générale de la fédération. Il sera présidé par Abdulla Alnuaimi, directeur général du groupe Abu Dhabi Securities Exchange, aux Émirats arabes unis. Il compte aussi des représentants des marchés financiers d’Arabie saoudite, de Bahreïn, d’Égypte, d’Oman et de Palestine, ainsi que des institutions spécialisées dans la gestion et la conservation des titres.

En mai 2025, Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse de Tunis, avait été désigné président du conseil d’administration de l’AFCM. Cette nomination avait eu lieu à l’occasion de la conférence annuelle de la fédération, organisée à Tunis les 13 et 14 mai 2025.

Fondée en juin 1978 et basée à Beyrouth, au Liban, l’AFCM rassemble 18 bourses, huit chambres de compensation et d’autres acteurs du secteur financier arabe. Elle vise notamment à renforcer la coopération entre les marchés de la région et à favoriser le rapprochement de leurs réglementations.

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