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Hatem Atallah: « Dans un monde instable, la diplomatie est notre seule lucarne »

Aujourd’hui, la diplomatie a un rôle central à jouer sur l’échiquier mondial, et la question énergétique en est l’une des illustrations les plus évidentes. C’est le thème de la 9e édition du Forum de l’IACE, intitulée « Les tendances de la géopolitique et de l’énergie », organisée ce jeudi 22 octobre 2026 au siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE).

Hatem Atallah, ancien ambassadeur, est revenu sur la notion d’interdépendance, qu’il considère comme la clé de toute négociation internationale.

L’interdépendance, condition d’un accord stable

“Dans le cadre d’un accord, chacune des deux parties doit trouver un bénéfice à y entrer”, explique Hatem Atallah. Selon lui, la violation du contrat doit également avoir un coût suffisamment élevé pour garantir la stabilité de l’accord.

“ Chacune des parties offre et obtient”, résume-t-il. En revanche, lorsqu’un accord porte sur un seul secteur, notamment lorsque l’une des parties est en déficit structurel  comme dans le cas du pétrole, du gaz ou du lithium, l’équilibre des forces est rompu. “ Il n’y a pas d’équilibre”, insiste l’ancien diplomate. Sa solution : privilégier des négociations multidimensionnelles, portant simultanément sur plusieurs secteurs.

Négocier avec l’Europe au-delà d’Elmed

Prenant l’exemple des relations entre la Tunisie et l’Europe, Hatem Atallah estime qu’il ne faut pas se limiter à la négociation du projet d’interconnexion électrique Elmed. “ Je négocie en même temps la question de la migration, de l’investissement, du commerce, des réformes, de la coopération scientifique, de l’innovation et de la recherche”, explique-t-il.

Cette approche permet, selon lui, de compenser les positions de faiblesse dans certains domaines par des atouts dans d’autres. “ Si je négocie un accord sur cinq secteurs, je peux être en déficit sur deux, mais en position de force sur les trois autres. Là, je crée l’équilibre”, développe-t-il.

Il rappelle que cette méthode s’inspire de l’un des principes fondamentaux de la technique de négociation de Henry Kissinger : « Il ne faut jamais négocier en silo ». 

La diplomatie ne se limite pas au ministère des Affaires étrangères

Hatem Atallah souligne également que la diplomatie ne relève pas uniquement du ministère des Affaires étrangères. “Elle représente l’État et la nation”, affirme-t-il. Elle devient ainsi un acteur clé des priorités stratégiques, notamment énergétiques.

Interrogé sur des projets tels qu’Elmed ou l’hydrogène vert, il estime que la négociation doit dépasser le cadre de l’accord lui-même. “ Il faut regarder au-delà de la personne qui est en face”, conseille-t-il.

Dans le dossier de l’hydrogène vert, il rappelle que l’Allemagne exerce une pression forte en arrière-plan, en raison de ses besoins de décarbonation industrielle. “ Je négocie avec les Italiens, mais j’ai un œil sur Berlin, parce que c’est là que cela se joue”, explique-t-il.

Selon lui, la Tunisie ne vend pas seulement une capacité technique de production d’hydrogène. Elle offre également à l’Europe, et principalement à l’Italie et à l’Allemagne, une forme de stabilité énergétique. En contrepartie, le pays peut bénéficier de technologies allemandes performantes, notamment dans l’industrie de l’hydrogène.

“ Dans une négociation, il faut toujours savoir qui est derrière, qui tire les ficelles et à qui cela profite”, résume Hatem Atallah. Cette lecture permet, selon lui, de mieux évaluer jusqu’où avancer et l’utilité réelle de chaque concession.

Un monde en rupture, entre destruction et reconstruction

Sur la situation internationale, l’ancien ambassadeur estime que le monde traverse une rupture profonde. “Un fossé s’élargit”, affirme-t-il, en référence notamment aux tensions sociales en France, à la montée de l’extrême droite et aux échéances électorales de 2027.

Pour lui, le modèle international fondé après la Seconde Guerre mondiale a montré ses limites. “On a pensé que la mondialisation allait résoudre tous les problèmes politiques. C’était faux”, estime-t-il. La libéralisation du commerce et la suppression des entraves n’ont pas produit les effets escomptés.

Aujourd’hui, ce modèle est remis en cause, sans qu’un système de remplacement soit clairement défini. “ Nous sommes dans une phase de destruction, pas encore de remplacement ni de construction”, analyse Hatem Atallah.

Il observe également une rupture générationnelle. Selon lui, les générations Z et Alpha ne se reconnaissent plus dans les solutions héritées des générations précédentes. “ On essaie de résoudre les problèmes de la génération Z avec des solutions qui appartiennent aux générations X et Y. Cela ne correspond plus à rien”, estime-t-il.

États-Unis et Chine : une compétition pour imposer un modèle

Face à ce désordre, deux blocs s’affrontent selon lui : le bloc occidental, mené par les États-Unis, et le bloc asiatique, porté principalement par la Chine. Chacun tente d’imposer son propre modèle au reste du monde.

“ La rivalité entre les États-Unis et la Chine n’est pas seulement une question d’accès aux marchés ou aux technologies. C’est une question de survie et de domination mondiale”, analyse-t-il.

Pour la Tunisie, qui n’a pas la capacité d’influencer directement cette confrontation, l’enjeu est de s’y préparer. “Nous devons créer des scénarios : si cela se passe ainsi, voici ce que je dois faire ; si cela se passe autrement, voici ma réponse », recommande Hatem Atallah. Il appelle à anticiper aussi bien les scénarios les plus favorables que les plus défavorables, y compris les chocs imprévus, les fameux “ cygnes noirs”.

En conclusion, Hatem Atallah livre une conviction : “Il faut faire confiance à la diplomatie et lui donner les moyens d’agir. Dans ce monde qui change pratiquement chaque jour, c’est notre seule petite lucarne par laquelle nous pouvons regarder”. 

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Produits bio : Les exportations tunisiennes atteignent 741 MD à fin septembre

Les exportations tunisiennes de produits biologiques ont généré 740,92 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, en hausse de 32,7% sur un an. Les volumes expédiés ont progressé de 22,4%, à 58 450,2 tonnes, selon les données de la Direction générale de l’agriculture biologique, publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). L’huile d’olive biologique demeure le principal moteur de cette croissance.

L’huile d’olive concentre 90% des recettes

Sur la période de janvier à septembre 2026, l’huile d’olive biologique a représenté 51.290 tonnes exportées, pour une valeur de 667,6 MD. Elle a ainsi concentré 87,7% des volumes de produits biologiques expédiés et 90,1% des recettes du secteur.

La filière s’appuie sur un réseau de 69 exportateurs, qui ont commercialisé leurs produits dans 46 pays répartis sur cinq continents. L’Italie reste la première destination, avec 33% des volumes exportés, devant les États-Unis (24%) et l’Espagne (20%). La France représente 8% des débouchés et l’Allemagne 5%, tandis que les autres marchés absorbent les 10% restants.

À l’échelle de la campagne oléicole 2025/2026, couvrant la période du 1er novembre 2025 au 30 septembre 2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 58.762 tonnes, pour 770,45 MD. Par rapport à la même période de la campagne précédente, elles ont progressé de 15,4% en volume et de 7,9% en valeur.

L’huile d’olive biologique représente désormais 14,7% des volumes totaux d’huile d’olive exportés par la Tunisie et 15,3% des recettes de la filière, avec un prix moyen déclaré de 13,112 dinars le kilogramme. Les ventes restent très largement dominées par l’huile en vrac, avec 55.111 tonnes, contre 3648,5 tonnes pour l’huile conditionnée, qui a généré 60,8 MD.

Les dattes biologiques progressent en valeur

Les dattes biologiques affichent également une évolution favorable sur la campagne 2025/2026. Les exportations ont atteint 9843,6 tonnes, pour des recettes de 105,8 MD, soit une hausse de 13,4% en volume et de 39% en valeur.

Cette catégorie représente 6,% des volumes totaux de dattes exportés par la Tunisie et 10,4 % des recettes de la filière. Vingt exportateurs approvisionnent 23 pays, avec une prédominance des dérivés de dattes, qui totalisent 6756,6 tonnes pour 73,5 MD.

L’Allemagne constitue le premier débouché des dattes biologiques tunisiennes, avec 32% des parts de marché. Elle devance la Belgique (13%), les Pays-Bas (11%), la France (8%) et les États-Unis (8%).

Les produits forestiers en tête des autres filières

Au-delà de l’huile d’olive et des dattes, les exportations de produits biologiques diversifiés ont totalisé 310,1 tonnes, pour une valeur de 4,12 MD entre janvier et septembre 2026.

Cette catégorie regroupe 38 produits commercialisés par huit opérateurs vers dix destinations. Les produits forestiers arrivent en tête, avec 192,9 tonnes et 2,11 MD, devant les produits de l’arboriculture fruitière, qui représentent 63,8 tonnes et 0,66 MD. Les produits céréaliers et les légumes complètent cette offre.

La Slovénie absorbe 43,% des volumes de ces produits diversifiés, suivie de la France (29,4 %) et de la Belgique (10,4%).

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Dette publique : la Grèce se désendette, mais…

La Grèce poursuit son désendettement, à rebours de la tendance observée dans la zone euro, sa dette étant passée de 143,5 % à 140,8 % du produit intérieur brut (PIB) entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

À l’échelle de la zone euro, la tendance est inverse. Le ratio de la dette publique a atteint 88,8 % du PIB fin juin, contre 88,4 % au premier trimestre et 87,3 % un an auparavant. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il s’est établi à 82,9 %, contre 82,5 % au trimestre précédent et 81,4 % au deuxième trimestre 2025.

Le ratio d’endettement de la Grèce a diminué de 11,2 points de pourcentage en un an. En valeur absolue, la dette publique grecque s’élevait à environ 358,6 milliards d’euros fin juin, contre 368,6 milliards un an auparavant. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à faire perdre à Athènes sa première place parmi les pays les plus endettés de l’Union. L’Italie se rapproche nettement, avec une dette équivalant à 139,9 % du PIB, soit seulement 0,9 point de moins que la Grèce. La France occupe la troisième position, à 119,1 %, devant la Belgique, à 110,2 %, et l’Espagne, à 101,4 %…

Des trajectoires budgétaires divergentes

La dynamique grecque contraste avec celle de plusieurs grandes économies européennes. Les ratios d’endettement ont augmenté dans quinze États membres entre le premier et le deuxième trimestre 2026; tandis que dix pays ont enregistré une baisse. Les hausses trimestrielles les plus marquées ont été observées en Pologne, au Portugal et en Lettonie. La dette publique de la zone euro représentait ainsi près de 14 438 milliards d’euros à la fin juin, selon Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, elle atteignait environ 15 951 milliards d’euros.

Malgré la baisse rapide de son ratio, la Grèce reste donc confrontée à un niveau d’endettement exceptionnellement élevé. Son évolution favorable constitue néanmoins un contraste avec la remontée de la dette dans la zone euro et souligne les différences de trajectoire budgétaire entre les États membres.

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Tourisme médical: Tunis accueille la 3e édition de Paramed

La troisième édition de Paramed 2026 “Tunisia Medical Tourism, Laboratory & Paramedical expo”, ouvrira ses portes demain et durant trois jours du 23 au 25 octobre 2026 à Golden Tunis, aux berges du lac.

Une nouvelle dynamique qui renforce la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale intégrée pour le tourisme médical, les laboratoires et les services paramédicaux, dans les secteurs public et privé ; réunissant les établissements de santé, les laboratoires, les professionnels, les entreprises de services, les institutions financières, les investisseurs ; avec pour objectif de bâtir un écosystème plus intégré et plus compétitif à l’échelle régionale et internationale.

Tourné vers un avenir plus sain et plus innovant, PARAMED réunit l’expertise, la technologie et les compétences au sein d’un même espace, tout en favorisant la communication et la coopération entre les différents acteurs des secteurs médical, paramédical et le bien-être. Le tourisme médical représente aujourd’hui un axe stratégique de diversification de l’offre touristique tunisienne, compte tenu du potentiel de notre pays en la matière.

Un programme scientifique très riche et des sujets d’actualités animés par des professionnels confirmés entre médecins, experts et startuppeurs ; au cœur des expertises, des échanges et des enjeux qui façonnent l’avenir de la santé.

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« Réformes nécessaires aux États musulmans » : Khéreddine, le père du libéralisme tunisien

En bref Mohamed Haddad a publié en 2025 une traduction française de l’ouvrage de Khéreddine Ettounsi, paru en 1867. Khéreddine a exercé les fonctions de grand vizir de Tunisie de 1873 à 1877. Il a contribué à la création du…

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Dachser célèbre 40 ans d’activité en Tunisie

Présent en Tunisie depuis 1986, Dachser célèbre cette année 40 ans d’investissements et d’accompagnement des industriels tunisiens dans leurs échanges internationaux. Forte d’un ancrage local historique et connectée à l’un des principaux réseaux logistiques intégrés au monde, l’entreprise annonce à cette occasion un projet de construction d’un nouveau site dans la région de Sousse afin de soutenir la croissance des exportations tunisiennes. 

Il y a quarante ans, Dachser faisait le choix d’investir durablement en Tunisie pour accompagner les flux commerciaux entre le pays et l’Europe.

Depuis, Dachser Tunisie a développé sa présence et ses activités de transport dans le pays pour répondre à l’évolution des besoins des industriels tunisiens et soutenir leur développement à l’international.

Les ouvertures des agences de Radès, près de Tunis, en 1996 et de Bennane, près de Monastir, en 1999 ont marqué les premières étapes de cette expansion. L’entreprise a ensuite élargi ses activités aux transports aérien et maritime, ainsi qu’au transport national, en s’appuyant sur des processus de qualité certifiés ISO 9001.

Dachser Tunisie a construit au fil des années une offre complète de services couvrant l’ensemble de la chaîne logistique. Aujourd’hui, l’entreprise s’appuie sur 136 collaborateurs, deux sites interconnectés et 15 000 m² de surfaces sous douane pour accompagner les acteurs des secteurs automobile, aéronautique, électronique, santé et textile.

«Dachser joue un rôle clé dans l’évolution du secteur des transports et de la logistique en Tunisie. Nous sommes ravis d’avoir contribué, depuis 40 ans, à renforcer la compétitivité de nos partenaires industriels tunisiens sur le marché mondial», a déclaré Frédéric Diot , Country Manager Dachser Tunisie.

40 ans d’ouverture de la Tunisie vers les marchés internationaux

Cette année anniversaire illustre également la transformation du rôle logistique de Dachser en Tunisie. D’une activité initialement centrée sur les échanges routiers avec la France, l’entreprise est devenue un prestataire majeur de solutions logistiques internationales.

Aujourd’hui, les entreprises tunisiennes bénéficient d’un accès direct aux réseaux mondiaux de Dachser, qui compte près de 400 agences dans plus de 40 pays.

Dachser Road Logistics : la Tunisie connectée à l’Europe

Lors du lancement de son activité Road Logistics, Dachser assurait une liaison routière avec la France. Quarante ans plus tard, les exportateurs et importateurs tunisiens disposent de départs réguliers vers et depuis 35 pays européens grâce au réseau de groupage Dachser et à ses gateways européennes.

Cette organisation permet de relier la Tunisie aux principaux centres industriels et de consommation européens avec des solutions fiables, fréquentes et optimisées.

Dachser Air& Sea Logistics : relier les continents

En 1999, Dachser Tunisie a élargi son offre avec le lancement de l’activité Air & Sea Logistics, dédiée au transport aérien et maritime intercontinental. Adossée au réseau mondial Dachser, elle permet aujourd’hui de connecter la Tunisie aux grands bassins économiques mondiaux.

Aujourd’hui, Dachser Tunisie propose des services réguliers de groupage maritime depuis et vers l’Asie, la Turquie et les Amériques, ainsi que des solutions combinées rail-route depuis et vers la Chine et aérien-route depuis et vers les Amériques, l’Asie et le Moyen-Orient. Ces offres door to door répondent aux exigences des industriels en matière de fiabilité, de délais et de flexibilité.

Un nouvel investissement pour accompagner la croissance de l’industrie tunisienne

Fidèle à sa stratégie de développement à long terme, Dachser poursuit ses investissements en Tunisie. Après avoir consacré deux millions d’euros en 2025 à la modernisation de son système informatique et à l’extension de ses capacités opérationnelles, l’entreprise prévoit d’investir dans la construction d’un nouveau site de 6 000 m² dans la région de Sousse. Cette nouvelle implantation renforcera le maillage territorial de Dachser et rapprochera davantage ses services des principaux bassins industriels du pays.

«La Tunisie dispose d’un tissu industriel dynamique et fortement tourné vers l’export. Avec ce nouvel investissement, nous réaffirmons notre confiance dans son potentiel et notre volonté d’accompagner durablement sa croissance», conclut Frédéric Diot.

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Cinéma : Tourné en Tunisie, le film tchèque « Tobruk » sur nos écrans

A l’initiative de l’ambassade de la République Tchèque en Tunisie, une projection spéciale du film tchèque « Tobruk » aura lieu samedi 24 octobre à 16h à l’Agora à la Marsa.

Réalisé en 2008 par Vaclav Marhoul, ce film de 102 minutes a été filmé en Tunisie et revient sur un épisode important de la Deuxième guerre mondiale.

Cette œuvre est dédiée à la mémoire des soldats tchécoslovaques engagés il y a 85 ans dans la bataille de Tobrouk en Libye.

Ce film est original en ce qu’il dépeint des acteurs souvent méconnus de la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord, les forces libres polonaises et tchécoslovaques.

Le synopsis du film est le suivant : En 1941, Jiri et Jan ont quitté leur foyer pour rejoindre les forces libres tchécoslovaques et combattre l’armée nazie. Ils intègrent le onzième bataillon d’infanterie tchécoslovaque qui stationne en Afrique du Nord, en plein désert.

Dans ce climat aride, l’entraînement militaire est éprouvant et l’attente de monter au combat nourrit les conversations. Bientôt, le bataillon est mobilisé au sein de la Brigade polonaise des Carpates pour participer à la défense de Tobrouk, assiégée par les Italiens et les Allemands.

Notons que le réalisateur Vaclav Marhoul est également scénariste et producteur de « Tobruk ».

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Géopolitique énergétique : Nidhal Ouerfelli alerte sur un choc d’offre historique en 2026   

À l’occasion de la 9e édition du Forum de l’IACE, consacrée à la géopolitique énergétique, Nidhal Ouerfelli, ancien ministre et expert en transition énergétique au CEA, a dressé un tableau alarmant du paysage énergétique mondial. Il a notamment souligné la vulnérabilité des approvisionnements liée à leur concentration autour du détroit d’Ormuz.

L’expert n’a pas manqué de souligner que l’année 2026 est marquée par le plus grand choc d’offre de l’histoire énergétique. Pour en expliquer l’ampleur, il a rappelé qu’un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transite par le détroit d’Ormuz. Ensuite, il a mis en avant la concentration des capacités de réserve de l’OPEP en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Koweït, soulignant ainsi le poids stratégique de cette région dans l’équilibre énergétique mondial.

Alors quid de l’ énergie dans le bassin méditerranéen à l’horizon 2050 ?

Pour Nidhal Ouerfelli, l’objectif à l’horizon 2050 consiste à tripler la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Méditerranée, avec une progression un peu plus marquée sur la rive sud que sur la rive nord. Et concernant la rive sud, le gaz reste présent dans le mix énergétique. Le stockage devrait jouer un rôle essentiel, car on ne peut pas s’appuyer sur une production électrique intermittente et variable sans disposer de capacités de gaz, de stockage et de pilotabilité en secours. Il faudrait donc une capacité de stockage d’électricité d’environ 10 %. Tout cela nécessite à l’échelle de la Méditerranée, estime-t-il, des investissements très importants. La mise en place de ce scénario (horizon 2050) requiert, selon le scénario plus bas, 3 700 milliards d’euros, tandis que les scénarios de l’Observatoire méditerranéen de l’énergie évoquent jusqu’à 6 800 milliards d’euros d’investissements nécessaires pour atteindre cet objectif. C’est également un défi majeur.
D’ où la question : qu’est-ce qui nous conduit à cette transition énergétique, ou plutôt à cette nécessité de transition ? “Elle nous renvoie à une autre difficulté. L’objectif initial était de sortir du pétrole et du gaz, notamment pour éviter les conflits et les tensions géopolitiques liés à ces énergies. Or, on se retrouve aujourd’hui dans une configuration différente.
Ce schéma de l’AIE, publié en septembre dernier, montre les besoins énergétiques liés au transport et à la production. J’en ai retenu deux exemples. Pour répondre à cet objectif, la construction d’un véhicule électrique nécessite aujourd’hui, en moyenne, environ dix fois plus de ressources critiques et de métaux rares ou nouveaux matériaux ».
Il poursuit l’explication: « De même, en ce qui concerne les besoins en matières premières, exprimés en kilogrammes par mégawatt de capacité : pour une centrale à gaz, on se situe autour d’une centaine de kilos ; pour le pétrole et le nucléaire, un peu plus. Tandis que pour construire un parc éolien, il faut environ 5 000 kilos, soit 5 tonnes par mégawatt. Pour l’éolien, les besoins en matières premières sont donc environ quatre à six fois supérieurs, notamment en lithium, en manganèse, en cuivre, en cobalt et autres métaux”.
Cette réflexion sur la transition énergétique, avec la sortie progressive du pétrole, du charbon et du gaz au profit des énergies renouvelables et bas carbone, fait apparaître un autre constat : les ressources existent à l’échelle mondiale, mais les capacités de raffinage de ces minerais et matériaux critiques se concentrent essentiellement dans un seul pays, la Chine. Et d’ajouter : “Nous passons donc d’une dépendance géopolitique liée à la production et au transport des énergies fossiles à une nouvelle forme de dépendance, celle liée cette fois aux capacités de raffinage des matériaux indispensables à la production d’énergie et d’électricité. Il y a ainsi une nouvelle centralisation, de nature différente, autour d’un pays qui domine aujourd’hui le raffinage de ces matériaux critiques”.

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Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA

Dans le monde d’aujourd’hui, encore plus dans celui de demain, la fracture sociale et économique ne sera plus entre prolétaires/capitalistes, cols blancs/cols bleus, riches/pauvres, etc. mais entre ceux/celles qui ont su intégrer cet outil extraordinaire d’analyse et de réflexion qu’est l’IA dans leur environnement professionnel et même familial pour les aider à prendre les bonnes décisions, et ceux/celles qui ne savent pas ou ne veulent pas le faire. Dans cet article l’auteur, économiste de formation, exploite trois algorithmes d’IA différents et indépendants les uns des autres (ChatGPT, Meta.ai et Gemini) pour explorer l’avenir politique de la Tunisie à l’horizon 2029 et apporter un éclairage sur les résultats probables des élections présidentielles prévues à cette date.

Sadok Zerelli *

Comme beaucoup de personnes âgées, il m’arrive souvent de me réveiller vers trois ou quatre heures du matin et de ne pas pouvoir me rendormir. Alors, je prends mon smartphone et je «surfe» comme disent les jeunes, non pas sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou TicTok ou Instagram, dont je trouve les informations et vidéos débilitantes, mais en utilisant les outils de l’AI pour apprendre des tas de choses sur le monde et l’histoire de la civilisation humaine mais quelquefois même sur la vie des fourmis ou des abeilles ou des baleines…

Hier matin, j’ai voulu tester la pertinence, la cohérence et la précision des réponses de trois algorithmes d’IA parmi les plus connus (ChatGPT, Meta.ai at Gemini) à une même question posée dans exactement les mêmes termes à chacun d’entre eux :  «Selon toi, quelle est la probabilité que Kaïs Saïd gagne les prochaines élections présidentielles de 2029 ?» 

En procédant à cet exercice, mon objectif est triple :

a) Tirer profit de la neutralité de ces trois IA puisqu’elles ne votent pas et de leur capacité extraordinaire à recueillir les informations partout où elles existent sur la vie économique, sociale et politique de la Tunisie, les analyser et les structurer dans le cadre d’un raisonnement pour arriver à des estimations auxquelles on peut adhérer ou pas, car «nul n’est prophète», y compris une IA aussi intelligente et puissante soit-elle.

b) Mettre en concurrence la capacité de réflexion et la pertinence d’analyse de trois algorithmes d’IA indépendants, basés sur des bases de données différentes et un fonctionnement totalement diffèrent.

c) M’éclairer sur un sujet qui nous tient tous à cœur, certain(e)s avec inquiétude sur le sort de la démocratie et de l’alternance du pouvoir politique en Tunisie, d’autres avec résignation, d’autres en renouvelant leur confiance dans un seul homme, certes «intègre», mais je fais remarquer en passant qu’il n’est pas le seul à l’être dans ce pays et que nous sommes quelques millions à l’être aussi, mais dont le bilan socio-économique ne peut être qualifié que de catastrophique sur la base des chiffres officiels en termes de réalisation de projets concrets de développement, de taux de croissance économique qui demeure atone, de maîtrise de l’inflation qui dépasse toujours les 5%, de lutte contre le  chômage qui reste à 15%, et d’endettement de l’État qui a atteint un record historique de 83,4% du PIB, sans parler de l’isolement diplomatique du pays sur la scène internationale et de son image dégradée dans le monde.

Ceci étant et en vue de respecter l’objectivité et la distance que m’impose mon rôle d’analyste, je reproduirai d’abord l’intégralité des réponses de chacune des trois IA questionnées, afin de permettre aux lecteur (ce)s de juger par eux/elles-mêmes la pertinence et la vraisemblance de chacune des analyses, avant de procéder à un recoupement des résultats et conclure.

I- La réponse de ChatGPT :

À mon avis, la probabilité que Kaïs Saïed soit réélu président de la Tunisie en 2029 est actuellement assez élevée, mais il faut distinguer deux questions : ses chances de remporter le scrutin et la probabilité que l’élection se déroule dans des conditions réellement libres et concurrentielles.

Il n’existe pas, à ma connaissance, de sondage fiable permettant aujourd’hui de calculer précisément ses chances de réélection. Toute estimation chiffrée doit donc être considérée comme une analyse politique, et non comme une prévision scientifique.

1\. Ce que nous apprennent les faits : en octobre 2024, Kaïs Saïed a obtenu 90,7 % des suffrages exprimés, mais avec une participation de seulement 28,8 %. Ce résultat ne signifie donc pas que 90 % des Tunisiens le soutiennent.

Sur le plan politique, l’affaiblissement de l’opposition, les poursuites contre des figures politiques et les restrictions des libertés ont réduit la capacité des adversaires du président à lui faire concurrence.

Sur le plan économique et social, les difficultés quotidiennes et le mécontentement s’accumulent. Le 17 octobre 2026, une importante manifestation réunissant des opposants, des représentants de la société civile et des citoyens a dénoncé la gouvernance du pays et la dégradation des conditions de vie.

Ces éléments dessinent un paradoxe : le président conserve un avantage institutionnel considérable, mais sa victoire électorale écrasante ne suffit pas à démontrer une adhésion populaire majoritaire.

2\. Mon estimation personnelle de ses chances en 2029 : à partir de la situation politique connue au 21 octobre 2026.

Probabilité estimée de réélection : entre 70 à 85 %.

Estimation conditionnelle : Kaïs Saïed se représente et les rapports de force actuels évoluent sans rupture majeure.

Pourquoi ses chances restent élevées :

* Il bénéficie des avantages liés à sa position de président sortant.

* L’opposition reste fragmentée et peine à s’accorder sur une candidature commune.

* Les institutions électorales et le cadre politique actuels ne garantissent pas une compétition équilibrée.

Cette fourchette est un jugement analytique, pas un résultat de sondage. Elle pourrait changer sensiblement d’ici 2029.

3\. Ce qui pourrait faire échouer sa réélection : la grande inconnue est la capacité du mécontentement social à se transformer en mobilisation électorale. Les manifestations du 17 octobre 2026 montrent que la contestation peut réunir des milieux différents, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le soutien électoral dont dispose le président.

4\. Mon pronostic politique: je distinguerais trois scénarios :

* Scénario 1 — Continuité : l’opposition reste divisée et le cadre institutionnel demeure similaire. La réélection de Kaïs Saïed devient très probable.

* Scénario 2 — Rupture sociale : la crise économique s’aggrave et les contestataires parviennent à se rassembler. Ses chances diminuent.

* Scénario 3 — Ouverture politique : une compétition réellement pluraliste s’organise, avec un candidat alternatif populaire. L’issue devient nettement plus imprévisible.

Mon avis, Sadok : je considère aujourd’hui Kaïs Saïed comme le favori, mais pas comme un vainqueur certain. Le risque pour lui ne vient pas nécessairement d’un parti d’opposition déjà puissant ; il vient de la possibilité que le mécontentement économique, la demande de libertés et le rejet d’un pouvoir trop concentré finissent par converger.

Il reste également une question essentielle : celle des conditions de l’élection. La probabilité qu’un président sortant soit réélu et la légitimité démocratique de cette réélection sont deux choses différentes.

II- La réponse de Meta.ai

Aucun sondage fiable ne permet de donner un chiffre aujourd’hui – on est à 3 ans du scrutin, prévu d’ici octobre 2029.

Ce qu’on peut analyser, c’est le cadre légal et les facteurs qui feront monter ou baisser sa probabilité :

1. Le cadre légal : il est éligible: après sa réélection du 6 octobre 2024 avec 90,69% des voix, la question de 2029 s’est posée. Selon l’interprétation dominante de la Constitution de 2022, le mandat 2024-2029 est considéré comme le premier mandat sous la nouvelle Constitution, ce qui rendrait Kais Saïed éligible pour un nouveau mandat en 2029, alors qu’il avait déjà effectué le mandat 2019-2024.

Certains juristes contestent cette lecture, mais l’instance électorale (Isie) est allée dans ce sens. Juridiquement, la candidature est donc possible.

2- Les facteurs qui augmentent la probabilité d’une victoire :

    Avantage du sortant : contrôle de l’appareil d’État, visibilité, capacité à fixer l’agenda depuis son coup de force de juillet 2021 où il s’est octroyé les pleins pouvoirs.

    Opposition fragmentée : en 2024, les principales figures de l’opposition étaient soit en prison, soit inéligibles, soit appelant au boycott. Si ce schéma se maintient, le vote contestataire se disperse.

    Base électorale fidèle : même avec une faible participation, il a conservé un noyau dur qui voit en lui le garant anti-système.

    3. Les facteurs qui pourraient la faire baisser

    Contexte socio-économique : c’est le facteur cité lui-même comme axe de son second mandat. Inflation, chômage des jeunes, dette et négociations avec le FMI pèsent lourd. Une dégradation forte érode tout président sortant.

    Usure du pouvoir : en 2029, il aura 71 ans et 10 ans de pouvoir. L’histoire tunisienne montre que la demande d’alternance revient vite après une période de concentration du pouvoir.

    Participation : le taux de participation de 2024 était très bas. Si la participation remonte en 2029, avec une candidature d’union de l’opposition ou d’une nouvelle figure, l’équation change complètement.

    Question de la succession : certains analystes parlent déjà d’une architecture politique construite pour permettre une prolongation, ce qui peut mobiliser davantage contre lui.

    Alors, quelle probabilité ?

    Si on devait résumer à date :

    Scénario statu quo (même règles, même opposition divisée, participation faible) : sa probabilité de gagner reste très élevée. Scénario rupture (crise économique majeure + candidat d’union crédible + forte participation) : sa probabilité baisse significativement.

    Aujourd’hui, avec les informations publiques, il part favori en tant que sortant éligible, mais à 3 ans, en Tunisie, beaucoup de choses peuvent bouger. Impossible de mettre un % sérieux sans sondages et sans connaître les candidats.

    Moi : Indique une probabilité quand même: Ok, si tu veux un chiffre même avec beaucoup d’incertitude, voilà comment je le pose – comme un modèle, pas comme une prédiction certaine.

    À 3 ans du scrutin, toute proba est fragile. Mais si on force une estimation aujourd’hui, sur la base de ce qu’on sait :

    Si Kais Saïed est candidat en 2029 : Je le mettrais à environ 65% de chances de gagner.

    Ce n’est pas 90% comme en 2024, parce que l’usure de 10 ans au pouvoir + le facteur économique vont peser.

    Ce n’est pas 50% non plus, parce que l’avantage du sortant en Tunisie sous la Constitution de 2022 est très fort, et qu’il est juridiquement considéré comme éligible pour 2029, le mandat 2024-2029 étant compté comme son premier sous la nouvelle Constitution, avec un scrutin prévu d’ici octobre 2029.

    Probabilité globale qu’il soit président après 2029 (candidat + gagne) : Plutôt 55-60%.

    Pourquoi moins que 65% ?

    90% de chance qu’il se présente s’il le souhaite – le cadre légal le permet.

    65% de chance qu’il gagne s’il se présente.

    Il reste un 10-15% d’aléas majeurs d’ici là : santé, décision de ne pas se représenter, crise politique ou économique qui change tout, ou changement de règles.

    En clair :

    >70% : il gagne si l’opposition reste divisée et la participation faible;

    ∼50% : il y a un candidat d’union crédible et la participation remonte

    <40% : grosse crise socio-économique + front uni contre lui;

    Ce 65% aujourd’hui est une photo de l’avantage structurel du sortant, pas un soutien. D’ici 2027-2028, ce chiffre bougera énormément en fonction de l’inflation, du chômage et de qui émerge en face.

    III- La réponse de Gemini

    Donner une probabilité mathématique ou chiffrée pour un scrutin présidentiel prévu en 2029 (à trois ans de distance) n’a aucune base scientifique, car la situation politique, économique ou institutionnelle d’un pays peut évoluer radicalement d’ici là.

    Cependant, si l’on devait évaluer les rapports de force actuels en se basant sur le paysage politique tunisien, les dynamiques à l’œuvre dessinent de grandes tendances :

    *Un scénario de reconduction ou de continuité (forte probabilité si l’on regarde le système en place);

    *Compte tenu du contrôle institutionnel actuel, de la refonte du système politique et de l’affaiblissement structurel de l’opposition organisée, tout en gardant à l’esprit qu’il exerce déjà un second mandat, le pouvoir en place dispose de leviers considérables. Si Kaïs Saïed venait à se représenter (ou si son camp politique maintenait sa trajectoire), les observateurs s’accordent à dire que la balance pèserait lourdement en sa faveur dans les conditions politiques actuelles.

    *L’aléa de l’horizon temporel (forte incertitude) :  à un horizon de plusieurs années, de nombreux facteurs imprévisibles (la situation socio-économique, l’inflation, les équilibres sociaux, ou des facteurs liés à la santé et aux choix personnels du président) peuvent complètement rebattre les cartes, rendant toute estimation précise caduque.

    Moi : Peux-tu indiquer au moins des fourchettes de probabilité ?

    Même en l’absence de sondages officiels ou de modèles prédictifs scientifiques à un horizon aussi lointain (2029), on peut traduire les dynamiques politiques actuelles en «fourchettes de probabilité hypothétiques» basées sur les rapports de force institutionnels et politiques en Tunisie :

    1. Scénario de maintien du pouvoir ou de continuité (probabilité estimée : entre 70 % à 85 %).

    Ce que cela recouvre : si Kaïs Saïed se représente (ou si son système et son camp politique dictent la transition), les leviers institutionnels actuels (contrôle de l’appareil de l’État, modification de la Constitution, affaiblissement prononcé et morcellement de l’opposition) placent le pouvoir en place dans une position de force écrasante, similaire à celle observée lors de sa réélection en octobre 2024 (où il a obtenu 90,7 % des voix dans un contexte de faible participation).

    Pourquoi cette fourchette haute : dans un système hyper-présidentiel où les contre-pouvoirs sont verrouillés, la probabilité de reconduction du statu quo ou d’une transition favorable au régime en place reste structurellement la plus élevée.

    2. Scénario d’alternance ou de rupture (probabilité estimée : 15 % à 30 %)

     Ce que cela recouvre : une transition politique inattendue, un retrait pour des raisons personnelles ou de santé, ou un basculement soudain de l’opinion publique.

    Pourquoi cette fourchette : cette part d’incertitude repose entièrement sur des facteurs exogènes et imprévisibles à longue échéance : une aggravation majeure de la crise socio-économique (inflation, pénuries, chômage), des tensions sociales aiguës ou des pressions extérieures majeures susceptibles de fragiliser l’édifice politique en place d’ici 2029.

    Ces fourchettes ne constituent en aucun cas une certitude mathématique, mais elles reflètent le contraste entre la solidité institutionnelle du régime en place et la fragilité inhérente aux équilibres socio-économiques à long terme.

    IV- Recoupement des résultats :

    En conclusion et selon les trois IA consultées, les chances pour Kais Saïed de garder le pouvoir après 2029 sont au moins de 65% : entre 70 % à 85 % pour Gemini, 65% pour Meta.ai et entre 70 à 85 % pour ChatGPT.

    Quant au scénario d’alternance ou d’élection d’un nouveau président, sa probabilité ne dépasse pas 15 % à 30 % selon Gemini.  

    Ces résultats vont décevoir les opposants à Kais Saïed et tous ceux et celles qui espèrent une alternance du pouvoir à l’horizon de 2029.

    On peut certes mettre en doute la fiabilité d’une IA et son «intelligence» même, contester sa capacité à réfléchir par elle-même et créer ses propres pensées et développer ses propres arguments, capacité réservée jusqu’à maintenant aux seuls humains, mais lorsque trois IA arrivent par trois algorithmes différents et indépendants aux mêmes conclusions, c’est que celles-ci sont hautement probables et crédibles et il serait présomptueux voir «idiot» de les ignorer.

    Certes, comme l’indiquent les trois IA qui se montrent très prudentes dans leurs estimations, les élections présidentielles sont prévues dans trois ans et d’ici là beaucoup d’événements peuvent se produire, y compris une explosion sociale identique ou même plus grave que celle de 2011 ou une aggravation de l’impact des guerres en Ukraine ou dans le Golfe, voire même une troisième guerre mondiale qui viendrait bouleverser toutes les données géopolitiques, mais ignorer ces prédictions de l’IA dans l’action politique serait à mon avis «suicidaire».

    * Ėconomiste universitaire et consultant international.

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    Passeurs de migrants : un business à 509 millions de dollars

    Par la Méditerranée ou par l’Atlantique, les candidats à la traversée vers l’Europe s’en remettent presque automatiquement aux passeurs, malgré les coûts parfois exorbitants. En bref En 2025, les réseaux de passeurs ont engrangé entre 388 et 509 millions de…

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    Électricité : La Tunisie vise 16% de renouvelables en 2027

    La Tunisie prévoit de porter la part des énergies renouvelables dans son mix électrique de 12% en 2026 à 16% en 2027. Le projet de Budget économique 2027 mise sur la mise en service de deux installations, le lancement d’une centrale solaire de 300 MW avec stockage par batteries à Kébili et un programme de 500 MW d’autoproduction. Un calendrier ambitieux, alors que le système électrique reste largement dépendant du gaz naturel.

    Khnabna et l’éolien attendus en exploitation

    Le projet de Budget économique 2027, élaboré par le ministère de l’Économie et de la Planification, fixe une nouvelle étape dans la progression des énergies renouvelables. Le document, daté du 3 octobre 2026, prévoit une hausse de quatre points de leur part dans le mix électrique en un an. Cet objectif repose notamment sur l’avancement de projets de production dont la concrétisation doit contribuer à diversifier les sources d’électricité.

    Parmi les principales échéances figure l’entrée en exploitation de la centrale de Khnabna, d’une puissance de 198 mégawatts (MW). Un parc éolien de 77 MW doit également être mis en service en 2027. Le calendrier ministériel prévoit, en parallèle, la poursuite des procédures contractuelles et de validation des projets attribués sous le régime des concessions.

    Ces échéances correspondent à des mises en exploitation attendues, et non à des capacités dont la production serait déjà acquise. Leur contribution effective dépendra du respect du calendrier annoncé et de leur raccordement au réseau électrique.

    Bazma : 300 MW solaires avec stockage par batteries

    Le projet le plus notable concerne Bazma, dans le gouvernorat de Kébili, où le démarrage des travaux d’une centrale solaire de 300 MW est programmé pour 2027. L’installation doit être équipée d’un système de stockage de l’électricité par batteries.

    Cette composante apporte une dimension supplémentaire au développement du solaire : le stockage doit permettre de conserver une partie de l’électricité produite pour la restituer lorsque les besoins du réseau le nécessitent. Il peut ainsi contribuer à améliorer la flexibilité du système, même si son efficacité dépendra notamment de la capacité de stockage installée et des conditions d’exploitation.

    Le document ministériel prévoit également de poursuivre les projets issus de la cinquième ronde du régime des autorisations. Sur les 288 MW programmés dans ce cadre, environ 60 MW avaient été réalisés et raccordés au réseau selon le bilan présenté.

    455 MW autorisés et 500 MW d’autoproduction

    En parallèle des grands projets, le gouvernement prévoit de poursuivre la sixième ronde du régime des autorisations, qui représente une capacité totale de 455 MW. Les projets retenus doivent encore franchir les étapes nécessaires à leur réalisation et à leur raccordement.

    L’enjeu dépasse ainsi la multiplication des centrales. Pour atteindre 16% en 2027, la Tunisie devra transformer les capacités programmées en installations opérationnelles, tout en renforçant le réseau pour intégrer leur production. Le document fixe une trajectoire ; sa concrétisation dépendra du rythme réel des chantiers et des raccordements.

    Lire aussi :

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    Maroc : quatrième sacre consécutif à la CAN de futsal 2026

    La sélection marocaine de futsal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant face à l’Angola sur le score de 5 buts à 2, mercredi 21 octobre, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat.   En bref Le…

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    Maroc : Les réseaux sociaux bientôt interdits aux moins de 15 ans

    Le programme gouvernemental pour la prochaine législature se concentre sur la protection des enfants et des jeunes face aux menaces numériques. Un cadre rigoureux est prévu pour réguler leur accès aux réseaux sociaux et aux jeux vidéo, complété par des mesures éducatives afin de guider leur utilisation des technologies. Dans ce contexte, le gouvernement prévoit […]

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    Un projet algéro-italien de production de céréales et légumineuses

    Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, a affirmé, hier mardi dans la wilaya de Timimoun, que le projet algéro-italien de production de céréales et légumineuses, constitue l’un des plus importants investissements dans le domaine de l’agriculture saharienne. Dans une déclaration à la presse en marge de sa […]

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    Sahel | Le come-back de l’Algérie

    Face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahel, Alger qui considère cette espace géographique comme sa sphère d’influence essaye ces derniers temps de prendre des initiatives afin d’améliorer ses relations avec des pays comme le Niger et le Mali qui ont traversée une phase de turbulence ces dernières années. En ouvrant une nouvelle page avec ces pays, l’Algérie entend de nouveau jouer un rôle dans cette région afin de contenir le rôle de plus en plus intense et multiforme de l’Axe concurrent qui l’agace beaucoup et qui a atteint son paroxysme le mois dernier avec la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi. (Photo : Combattants du Front de libération de l’Azawad à Kidal, au Mali).

    Imed Bahri

    La revue américaine Foreign Policy a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi indiquant que l’Algérie cherche à retrouver son rôle de médiateur dans les questions de sécurité au sein de la région instable du Sahel. Elle suggère qu’Alger pourrait avoir joué un rôle dans la reprise récente de la ville de Kidal par l’armée malienne et ses alliés russes aux dépens des séparatistes touaregs. Ces derniers avaient procédé à un retrait tactique de cette ville stratégique dont ils avaient pris le contrôle en avril.

    Ces développements interviennent dans un contexte de reprise des relations bilatérales avec l’Algérie, qui a rouvert son espace aérien à Bamako en juillet, mettant ainsi fin à une rupture de 15 mois. Cette rupture faisait suite à un différend provoqué par l’abattage par l’Algérie d’un drone malien près de leur frontière commune.

    L’Algérie, qui constitue la deuxième puissance militaire d’Afrique après l’Égypte, a joué pendant des décennies un rôle de médiateur dans le processus de paix entre les rebelles touaregs et le gouvernement malien.

    Ces derniers mois, Alger s’est efforcée de reconquérir ce rôle, ainsi que sa position traditionnelle de médiateur en matière de sécurité au Sahel, alors que les menaces sécuritaires s’intensifient dans toute la région.

    Bien qu’elle prône une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États, l’Algérie a toujours considéré le Sahel et l’Afrique de l’Ouest comme faisant partie de sa zone d’influence.

    La question touarègue et la lutte contre le terrorisme

    Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice fondatrice du programme Afrique du Nord et Sahel au Middle East Institute, a déclaré : «L’Algérie a toujours perçu le Sahel comme faisant partie de l’espace géopolitique global au sein duquel elle exerce son influence. Il existe de nombreux intérêts communs avec le Mali, notamment en ce qui concerne la question touarègue et la lutte contre le terrorisme».

    Selon plusieurs analystes, l’Algérie craint tout particulièrement une extension de la rébellion vers ses régions méridionales au sein de sa propre population touarègue.

    Cependant, ces dernières années, face au déclin de son rôle dans la région du Sahel, l’Algérie s’inquiète de plus en plus de la présence de nombreux acteurs étrangers —notamment la Russie et les Émirats arabes unis— qui cherchent à y renforcer leur influence.

    «L’Algérie commence à se retrouver largement isolée dans son voisinage», souligne Fakir. Alger a d’ailleurs régulièrement dénoncé le recours du Mali à des mercenaires russes, et ce, malgré ses bonnes relations avec Moscou. Cette situation a conduit le Mali, en 2024, à mettre fin à l’Accord d’Alger, un traité de paix négocié par l’Algérie en 2015 entre le gouvernement malien et une coalition séparatiste menée par les Touaregs de l’Azawad.

    Les relations entre l’Algérie et les pays du Sahel se sont davantage dégradées l’an dernier à la suite de l’affaire du drone abattu. Cet incident qui a poussé l’Alliance des États du Sahel (regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger) à rappeler ses ambassadeurs en poste à Alger.

    L’Algérie éprouve également une vive inquiétude vis-à-vis d’Abou Dabi. En septembre, elle a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats, accusant ces derniers d’«actes provocateurs et hostiles» et de déstabiliser la région en soutenant des factions rebelles au Soudan, en Libye et au Sahel.

    En juillet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, au sujet des Émirats : «Partout où ils mettent les pieds, le sang coule».

    Selon les analystes, l’Algérie joue désormais un rôle croissant, tant sur le plan militaire qu’économique, dans les affaires de ses voisins. Cette mutation se manifeste clairement au Niger. En août, l’Algérie a dépêché auprès du gouvernement militaire nigérien quatre avions de combat Soukhoï-30, un avion de ravitaillement en vol et un avion de transport militaire ce qui est une démonstration de force inédite visant à aider les autorités à déjouer une tentative de coup d’État.

    Au cours du même mois, Sonatrach, la compagnie énergétique publique algérienne, a entamé des opérations d’exploration sur le gisement pétrolier de Kafra, au Niger, relançant ainsi un projet resté en suspens pendant des années.

    Le mois dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a salué l’Algérie, qualifiée d’État frère et voisin, affirmant que le Niger est aujourd’hui «sur pied» grâce au soutien algérien. 

    L’Algérie n’est pas le seul pays d’Afrique du Nord à avoir intensifié son implication au Sahel et dans les régions avoisinantes. En 2023, l’Égypte a fourni des équipements militaires au Niger pour appuyer la lutte contre les groupes djihadistes. Par ailleurs, le Nigeria cherche actuellement à conclure un accord avec l’Égypte portant sur le transfert de technologies militaires.

    Le prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc

    Cependant, la principale dynamique en direction de la région émane du Maroc —rival de l’Algérie— qui espère que des relations régionales solides viendront soutenir son plan pour le Sahara occidental. L’Algérie, quant à elle, héberge le Front Polisario, mouvement qui milite pour l’indépendance de ce territoire.

    Les relations historiques du Maroc avec les pays d’Afrique de l’Ouest remontent à des siècles mais elles se sont tendues dans les années 1980 en raison d’un soutien croissant à l’indépendance du Sahara occidental. Depuis sa réintégration au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat s’est tourné de plus en plus vers la diplomatie économique pour renforcer sa position dans la région.

    La construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc devrait débuter au cours des deux prochaines années. Ce projet vise à acheminer le gaz naturel nigérian à travers 12 pays avant qu’il n’atteigne le Maroc, qui se chargera ensuite de l’exporter vers l’Europe. Par ailleurs, le Maroc collabore avec la Mauritanie à des projets visant à relier les pays enclavés du Sahel à l’océan Atlantique via le port marocain de Dakhla situé au Sahara occidental.

    Toutefois, selon Fakir, réduire ces évolutions régionales au seul prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc serait une simplification excessive. Elle ajoute : «Le Maroc n’est plus le seul acteur impliqué dans la sécurité de la région du Sahel. Par conséquent, toute mesure prise par l’Algérie ne constitue pas nécessairement une réaction au Maroc mais répond plutôt à un ensemble de circonstances changeantes et variées».

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    Arrestation de trois frères trafiquants de drogue à Tunis

    Trois frères spécialisés dans le trafic et la distribution de stupéfiants ont été arrêtés, à l’aube du mercredi 21 octobre 2021,  suite à une descente effectuée par la brigade de la police judiciaire de Bab Souika dans dans une demeure située dans le quartier Houmet El Jraba, à El Hafsia, dans la médina de Tunis.

    Selon Mosaique FM, L’opération a permis d’interpeller les trois individus en flagrant délit de vente de produits stupéfiants. Une fouille des lieux a conduit à la saisie d’une quantité importante de cocaïne, d’une petite balance électronique utilisée pour peser la drogue destinée à la vente, ainsi que d’une somme d’argent conséquente, issue de leurs activités criminelles.

    Le ministère public a ordonné le placement en garde à vue des trois suspects et la poursuite des investigations, en attendant leur comparution devant la justice.

    I. B.

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    Mise à jour de la carte bioclimatique de la Tunisie

    En raison de l’accélération des changements climatiques, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a achevé la mise à jour de la carte bioclimatique de la Tunisie, démarche qui mènera prochainement à une révision radicale de la carte agricole et de la répartition des cultures à l’échelle nationale.

    C4est ce qu’a révélé Radhouan Nciri, ingénieur général et chef du service d’encadrement à l’Institut national des grandes cultures (INGC), dans une déclaration à Mosaïque FM, mercredi 21 octobre 2026, en marge du colloque national consacré à la présentation des travaux de l’Institut sur les cultures, à l’évaluation de la campagne des grandes cultures 2025-2026, ainsi qu’au dialogue national sur l’impact des changements climatiques sur la sécurité alimentaire. «Les changements climatiques constituent désormais un véritable défi pour la sécurité alimentaire, et la carte agricole actuelle n’est plus en phase avec la nouvelle réalité climatique», a insisté M. Nciri, ajoutant que les extrêmes climatiques se manifestent à travers deux facteurs principaux : la quantité de précipitations et leur répartition inégale.

    D’une part, des quantités importantes tombent sur une courte période, sans couvrir l’ensemble des phases de croissance des cultures — notamment les pluies printanières, cruciales pour déterminer les composantes du rendement, telles que le poids de mille grains. D’autre part, on observe une hausse marquée des températures ainsi qu’un écart important entre les températures minimales et maximales, ce qui affecte directement la productivité.

    M. Nciri a ajouté que «la campagne 2025-2026 en est une parfaite illustration de cette évolution. Bien qu’elle ait été favorable en termes de pluviométrie — permettant de récolter 11 millions de quintaux —, des épisodes de sécheresse en mars et avril dans les zones semi-arides et semi-humides, conjugués à des phénomènes extrêmes tels que la grêle et les crues dans les régions de Zaghouan, Le Kef et Siliana — qui ont détruit plus de 200 hectares —, ont empêché d’atteindre l’objectif fixé à 12 millions de quintaux».

      L’agronome a affirmé que la nouvelle carte bioclimatique, actualisée et d’ores et déjà disponible auprès des services du ministère de l’Agriculture, révélera que certaines régions ne sont plus en mesure de pratiquer les grandes cultures ; celles-ci seront donc réorientées vers d’autres types de cultures mieux adaptées à leur nouveau climat.

      Il a souligné que cette adaptation nécessite un nouvel ensemble de mesures techniques, incluant la révision des dates de semis — sur la base d’essais sur le terrain — ainsi que l’adoption de variétés de céréales résistantes à la sécheresse, notamment en fin de cycle, en collaboration avec les structures de recherche scientifique.

      Nciri a par ailleurs indiqué que le ministère de l’Agriculture annoncera prochainement la date de mise en œuvre de cette nouvelle carte et une journée nationale sera organisée pour présenter les résultats de la carte bioclimatique ainsi que ses répercussions sur l’avenir de la carte agricole en Tunisie.

      I. B.

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        L’association tunisienne ATun-DIPs récompensée au IPOPI BIG community award

        L’Association tunisienne des patients atteints de déficits immunitaires primitifs ATun-DIPs a remporté le 3ᵉ prix du IPOPI BIG community award, une distinction internationale qui récompense les initiatives remarquables des associations de patients.

        Créée en 2018 dans le cadre du projet « Amélioration de la prise en charge des enfants Tunisiens atteints de Déficits Immunitaires Primitifs, ATun-DIP’s », porté par l’Institut Pasteur de Tunis et financé par la Direction de la Coopération Internationale de Monaco, l’association s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de déficits immunitaires primitifs (DIPs) en Tunisie.

        Cette distinction souligne l’engagement des membres d’ATUN-DIPs, présidée par Dr Meriam Ben Ali, chercheuse au laboratoire LTCII de l’Institut Pasteur de Tunis, en faveur de l’amélioration de la prise en charge des patients. Elle met en lumière la complémentarité entre recherche scientifique, expertise médicale et engagement associatif au service des patients et de leurs familles.

        À travers des initiatives menées en collaboration avec les professionnels de santé, les familles, les institutions nationales et les partenaires internationaux, ATUN-DIPs contribue à renforcer la sensibilisation aux DIPs, à favoriser le diagnostic précoce et à améliorer la qualité de vie des personnes concernées.

        L’Institut Pasteur de Tunis salue cette reconnaissance internationale, qui témoigne de l’importance de la collaboration entre recherche scientifique et associations de patients.

        IPT

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