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Italie : Meloni exclut une alliance avec l’extrême droite de Roberto Vannacci

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ne prévoit pas d’élargir sa coalition gouvernementale au parti d’extrême droite Futuro Nazionale, dirigé par l’ancien général Roberto Vannacci, lors des législatives de 2027.

« Nous n’avons aucune raison de former des alliances avec ceux qui veulent nous renvoyer chez nous », a déclaré Lollobrigida dans un entretien au podcast Quello che il potere non dice, (Ce que le pouvoir ne dit pas) produit en collaboration avec Bloomberg et Chora Media. Interrogé sur Futuro Nazionale et sur le parti centriste Azione de Carlo Calenda, il a ajouté que les formations actuellement dans l’opposition y resteraient si tel était le choix des électeurs.

Cette déclaration ferme la porte, à ce stade, à une alliance avec deux formations susceptibles de modifier les équilibres du bloc de droite lors du prochain scrutin. La coalition actuelle de Meloni réunit Fratelli d’Italia, Forza Italia, dirigé par Antonio Tajani, et la Ligue de Matteo Salvini.

Une nouvelle loi électorale qui favorise les coalitions

Les élections italiennes doivent se tenir au plus tard à la fin de 2027, même si un scrutin anticipé au printemps est également évoqué. La réforme électorale portée par Meloni, adoptée par la Chambre des députés le 8 octobre, prévoit une prime de sièges pour la coalition atteignant le seuil de 42 % des suffrages. Ce dispositif incite les formations politiques à constituer des alliances suffisamment larges pour obtenir une majorité parlementaire. Il place donc la question des partenariats au cœur des préparatifs électoraux, tant à droite qu’à gauche.

Selon un sondage de SWG publié le 19 octobre et cité par Capital.gr, une coalition de centre gauche conduite par le Parti démocrate recueillerait 44,6 % des intentions de vote, contre 44 % pour le bloc gouvernemental. Ces chiffres restent des mesures ponctuelles de l’opinion et ne permettent pas de préjuger du résultat du scrutin.

Le parti Futuro Nazionale, fondé par Roberto Vannacci après son départ de la Ligue, représente une nouvelle force dans le paysage conservateur italien. Il défend notamment une ligne dure sur l’immigration et la sécurité, ainsi qu’une opposition à plusieurs orientations de l’Union européenne.

Mais l’apparition de ce parti complique la stratégie de Meloni : élargir la coalition pourrait permettre de rassembler davantage de voix, mais entraînerait aussi des négociations avec un parti qui conteste sa ligne. Le refus affiché par Lollobrigida signale que Fratelli d’Italia entend, pour l’heure, conserver le périmètre de la majorité actuelle.

Un calendrier électoral encore incertain

Par ailleurs, l’hypothèse d’élections anticipées en avril a été évoquée dans la presse, notamment par Bloomberg. Un tel calendrier permettrait au gouvernement d’éviter certaines négociations budgétaires attendues avec l’Union européenne, mais aucune date définitive n’a été annoncée. Lollobrigida a indiqué que le scrutin pourrait se tenir entre le printemps et l’automne 2027, sans préciser davantage le calendrier.

La campagne s’annonce ainsi dominée par deux enjeux : la capacité de la coalition au pouvoir à préserver sa cohésion et celle des oppositions à construire des alliances suffisamment larges. Pour Meloni, le refus d’intégrer de nouvelles formations à droite constitue, à ce stade, une ligne politique déclarée, alors que les équilibres électoraux restent serrés.

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La hausse des prix du pétrole compense le recul de la production libyenne

La hausse des cours mondiaux du pétrole a permis à la Libye de compenser financièrement le recul de sa production en septembre, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La production est passée de 1,38 million de barils par jour en août à 1,29 million en septembre, soit une baisse de 90 000 barils quotidiens. A noter au passage que que la Libye est exemptée des quotas de production de l’OPEP+.

L’AIE attribue ce recul  à plusieurs incidents survenus en septembre qui ont affecté les infrastructures pétrolières. À la mi-septembre, la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc reliant Hamada à Zawiya avait interrompu temporairement les opérations sur trois sites du sud-ouest du pays. Le 21 septembre, une autre fermeture avait touché l’oléoduc acheminant le brut du champ de Sharara, le plus important du pays, vers Zawiya. La Compagnie nationale de pétrole (NOC) avait alors évalué les pertes potentielles à 130 000 barils par jour.

La hausse des prix a atténué l’impact financier de cette baisse de production. Selon l’AIE, le prix moyen du Brent a atteint 116,89 dollars le baril en septembre, en hausse de 26,17 dollars par rapport au mois précédent, soit près de 29 % ; progression due à la reprise des hostilités au Moyen-Orient, à l’attaque contre l’oléoduc saoudien Est-Ouest le 11 septembre et à l’augmentation des coûts du transport maritime.

Dans ce contexte, les recettes pétrolières libyennes versées au compte souverain ont atteint 2,86 milliards de dollars en septembre, selon la NOC, soit une progression d’environ 12 % malgré la diminution des volumes produits. Cette évolution illustre la forte dépendance des finances publiques libyennes aux hydrocarbures. Elle souligne également les limites d’une amélioration des revenus reposant sur les prix internationaux plutôt que sur une augmentation durable de la production.

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Pétrole : l’offensive brésilienne bouleverse la position saoudienne en Chine

Le Brésil a dépassé l’Arabie saoudite pour devenir le deuxième fournisseur de pétrole brut de la Chine sur les neuf premiers mois de 2026, derrière la Russie. C’est ce que révèlent les données douanières chinoises.

Entre janvier et septembre 2026, la Chine a importé 44,29 millions de tonnes de brut brésilien, contre 43,12 millions de tonnes en provenance d’Arabie saoudite. Ce qui traduit la progression des approvisionnements sud-américains. Tandis que les livraisons saoudiennes ont fortement diminué en septembre. Pour le seul mois de septembre, les importations chinoises de pétrole brésilien ont atteint 5,15 millions de tonnes, soit environ 1,25 million de barils par jour. Ce volume représente une hausse de 18 % sur un an. À l’inverse, les livraisons saoudiennes se sont limitées à 2,70 millions de tonnes, équivalant à environ 660 000 barils par jour, en baisse de 62 % par rapport à septembre 2025.

Le dépassement de l’Arabie saoudite par le Brésil souligne la recomposition des flux pétroliers vers la Chine, premier importateur mondial de brut. La diversité des fournisseurs permet aux raffineurs chinois d’ajuster leurs achats selon les prix, les disponibilités, les caractéristiques des pétroles et les contraintes géopolitiques.

Quant aux importations chinoises de brut russe, elles ont atteint 9,94 millions de tonnes en septembre. Ce qui constitue une progression de 20 % sur un an, mais un recul de 11 % par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les approvisionnements chinois en provenance d’Irak ont atteint 4,84 millions de tonnes en septembre, ceux en provenance d’Oman se sont établis à 1,22 million de tonnes… En outre, les volumes déclarés en provenance de Malaisie, importante plateforme de transbordement de pétrole iranien soumis à des sanctions, ont chuté à 1,16 million de tonnes, soit environ 280 000 barils par jour. Cela représente une baisse de 70 % sur un an et de 56 % par rapport à août.

Ces chiffres mensuels ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir un changement durable dans la hiérarchie des fournisseurs. Les volumes peuvent varier fortement d’un mois à l’autre en fonction des calendriers de livraison, des conditions commerciales et des perturbations logistiques.

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L’écart de taux entre la France et l’Allemagne inquiète les marchés

L’écart de rendement entre les obligations souveraines françaises et allemandes à dix ans s’est élargi à 153 points de base. Et ce, dans un contexte marqué par les inquiétudes sur les finances publiques françaises et les tensions sociales.

S’exprimant devant le Parlement finlandais, Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné que plusieurs pays subissaient également des pressions sur leurs marchés obligataires. Il identifie deux facteurs majeurs derrière la hausse des rendements : les besoins de financement croissants du secteur privé et l’augmentation des déficits publics, qui renchérissent le coût du capital.

Les investissements massifs des entreprises spécialisées dans l’IA illustrent notamment la demande accrue de capitaux du secteur privé. Cette concurrence pour le financement intervient alors que les États doivent eux-mêmes emprunter pour couvrir leurs déficits et refinancer leur dette.

A noter que le spread mesure la différence entre le rendement des obligations françaises et celui des titres allemands de même échéance, considérés comme une référence de sécurité dans la zone euro. Plus cet écart augmente, plus la France doit offrir une rémunération supplémentaire aux investisseurs pour financer sa dette par rapport à l’Allemagne.

La dette française subit une pression accrue en raison des difficultés persistantes à réduire le déficit budgétaire et à stabiliser l’endettement public. Les tensions sociales et politiques récentes, notamment les manifestations contre le coût de la vie et les épisodes de violences urbaines, ajoutent une incertitude supplémentaire aux débats sur les finances publiques.

Cette évolution risque de rendre plus coûteux le financement de l’État, même si le spread ne constitue pas, à lui seul, une mesure du risque de défaut. Il reflète également les conditions générales de marché, les anticipations de taux d’intérêt et les besoins de financement des différents émetteurs.

Un appel à la discipline budgétaire dans la zone euro

Oli Rehn a appelé l’ensemble des pays de la zone euro à maîtriser leurs déficits et à préserver la soutenabilité de leur dette publique. Il a précisé que cette exigence concernait aussi bien la France que la Finlande. Pour les gouvernements, le défi consiste à réduire les déficits sans fragiliser davantage l’activité économique, dans un environnement où les besoins d’investissement privés et publics restent élevés. Pour les investisseurs, la capacité des autorités françaises à présenter et à mettre en œuvre une trajectoire budgétaire crédible sera déterminante pour l’évolution de la prime de risque exigée sur les obligations françaises.

L’évolution du spread franco-allemand restera ainsi un indicateur à surveiller, à la fois pour mesurer la perception des marchés à l’égard des finances publiques françaises et pour évaluer les répercussions possibles sur les conditions de financement dans l’ensemble de la zone euro.

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