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Bientôt, les Tunisiens pourront suivre les horaires des transports en temps réel

Le matin, chaque minute compte. Entre les embouteillages, les horaires de travail et les correspondances à ne pas rater, le moindre retard dans les transports peut compliquer toute une journée. En Tunisie, un nouveau dispositif numérique pourrait bientôt aider les voyageurs à mieux anticiper leurs déplacements.

Le ministère du Transport prépare une plateforme qui permettra de consulter les horaires actualisés et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Des écrans dans les grandes stations, une application mobile et un portail en ligne sont prévus. L’idée est de donner aux usagers une information plus fiable, notamment aux heures de pointe, lorsque les quais se remplissent et que chacun cherche à gagner du temps.

Ce type de service pourrait aussi positivement faciliter les déplacements des Tunisiens résidant à l’étranger et des visiteurs étrangers. Pour ceux qui découvrent le réseau de transport local, pouvoir vérifier un horaire ou préparer un itinéraire depuis son téléphone simplifierait les trajets. Dans plusieurs villes étrangères, les applications de transport en temps réel font déjà partie des habitudes quotidiennes. En Tunisie, le projet vise à développer des outils de ce type, même si son déploiement et ses fonctionnalités restent à préciser.

Selon un communiqué du ministère du Transport publié le 20 octobre 2026, le projet sera mené en partenariat avec le ministère des Technologies de la communication. Son principe? Permettre aux voyageurs de consulter des informations actualisées sur leurs déplacements, sans devoir multiplier les recherches. D’ailleurs, des écrans installés dans les grandes stations afficheront les horaires et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Une application mobile et un portail en ligne compléteront le dispositif. Les voyageurs pourront ainsi mieux préparer leurs trajets et choisir des itinéraires adaptés.

Mais le projet ne s’arrête pas à l’information du public. Il prévoit aussi des outils d’aide à l’exploitation pour les sociétés nationales et régionales de transport. L’objectif est de leur permettre de mieux suivre leurs activités et de gagner en efficacité dans la gestion quotidienne de leurs services. Pour passer à l’étape suivante, le ministère des Technologies de la communication a lancé un appel d’offres sur Tuneps, le 20 octobre. Le projet sera financé par le Fonds de développement des communications et des technologies de l’information (Fond TIC).

Le calendrier de déploiement n’a pas encore été précisé. Le projet pourrait aussi ouvrir la voie à des collaborations avec les startups tunisiennes qui développent déjà des solutions dans la mobilité et les services numériques. En associant les moyens du secteur public à l’agilité et au savoir-faire du privé, la Tunisie pourrait accélérer la mise en place de services plus pratiques, adaptés aux besoins des voyageurs. Un seul mot d’ordre: l’union fait la force! 

A suivre…

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Transports publics : bientôt le numérique pour informer

Le ministère des Transports, en partenariat avec le ministère des Technologies de la communication, prévoit de mettre en place un système intégré d’aide à l’exploitation et d’information des voyageurs au sein des sociétés nationales et régionales de transport, grâce à un financement du Fonds de développement des communications, des technologies de l’information et de la […]

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La mythologie grecque au service des apôtres de la high-tech

Pour faire accepter le bouleversement de l’IA Agentique et masquer les périls de son autonomie, la Silicon Valley & Cie déploient une stratégie sémantique redoutable. Le lancement récent par Meta de sa gamme «Muse» déclinée de l’étincelle initiale (Muse Spark) et l’émerveillement de l’action autonome (Muse Wonder et Muse Wonder Full) ne relève pas d’une intuition isolée. Il s’agit d’une référence directe aux muses de la mythologie grecque, ces divinités qui inspiraient les poètes, les artistes et les savants.

Mahjoub Lotfi Belhedi *

Pourtant, Meta ne fait qu’emboîter le pas à une tradition bien ancrée dans l’industrie. Des pionniers des bases de données aux géants du cloud, la captation des mythes antiques est une constante stratégique globale, exploitée pour des fins strictement marketing à travers des mécanismes psychologiques bien précis.

Désamorcer la peur et asseoir l’autorité

Le recours aux figures mythologiques répond à un besoin fondamental de l’ensemble de l’industrie technologique : rendre l’inconnu acceptable et le complexe désirable à travers :

– l’humanisation par l’archétype : la mythologie offre des récits universels ancrés dans l’inconscient collectif. Associer un agent autonome à une «muse» permet de désamorcer la peur de la machine froide, intrusive ou menaçante. Le robot se transforme en un compagnon poétique, rassurant et presque familier;

– la divinisation de la technologie : en baptisant des programmes ou des infrastructures du nom de forces supérieures, la tech opère un transfert d’autorité cognitive profond. L’utilisateur n’interagit plus avec un produit commercial faillible conçu par une multinationale, mais une entité quasi-sacrée où on remet souvent moins en cause la légitimité ou la moralité d’un dieu que d’un logiciel;

– le paravent de l’infaillibilité : derrière la beauté du mythe se cache un piège marketing cynique. Présenter un système comme une «sentinelle» immuable ou une source d’inspiration omnisciente permet d’endormir la vigilance des utilisateurs, des entreprises et des États. Le merveilleux sert d’anesthésiant face aux réalité des failles de sécurité, de la fuite des données et de la perte de la souveraineté.

Une liturgie high tech partagée   

Pour matérialiser cette stratégie, Meta applique une recette éprouvée bien avant elle par ses pairs, transformant l’ingénierie en une véritable théologie numérique via :

– l’infaillibilité des Oracles : bien avant l’avènement de l’IA Agentique, la firme Oracle s’était déjà approprié le vocabulaire du sacré pour ses bases de données, promettant aux entreprises des réponses absolues et divinatoires de leurs flux d’information;

– les protecteurs de l’infrastructure : chez Amazon Web Services (AWS), le service de gestion des identités et des accès s’appelle «Cognito», tandis que d’autres protocoles de sécurité à travers l’industrie empruntent les noms d’«Argus» (le géant aux cents yeux) ou d’«Athena» pour désigner la puissance d’analyse.

Même dans l’univers open-source, les ingénieurs invoquent «Hermes» pour accélérer l’exécution du code, transformant le messager des dieux en un processeur de données;

– la promesse prométhèenne : à l’image du double agent de sécurité développer pour protéger «Muse», nommé «Sentinel», la Tech crée ses propres divinités gardiennes.

Les leaders du secteur se mettent eux-mêmes en scènes comme des héros mythologiques apportant le feu de l’hyper intelligence aux hommes, masquant sous des récits épiques des logiques de monétisation marchande.

Tout compte fait, ce constat alarmant souligne l’urgence de démasquer cette illusion sémantique. Face à la mythologie marketing qui cherche à nous inféoder à une machine sacralisée, l’être humain ne peut plus se contenter du rôle de simple comparse émerveillé…

* Expert en stratégie IA.

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