Les perturbations des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz devraient se prolonger jusqu’au premier trimestre 2027, selon l’agence de notation Fitch Ratings.
Malgré cette prolongation des tensions, Fitch maintient à 87 dollars le baril sa prévision du prix moyen du pétrole en 2026, et anticipe ensuite un recul des cours en 2027 et en 2028, sous l’effet notamment d’une amélioration progressive de l’offre mondiale.
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les perturbations des exportations d’hydrocarbures continuent de fragiliser les circuits d’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), demeure au centre des préoccupations des marchés. Un rétablissement durable du trafic maritime permettrait de réduire les tensions sur l’offre. Toutefois, la normalisation dépendra également de la remise en état des infrastructures touchées et de la reprise des capacités de production et d’exportation.
Dans ses précédentes projections, Fitch avait déjà relevé ses hypothèses de prix pour 2027, en raison de la prime de risque géopolitique. L’agence estime néanmoins que l’augmentation de la production hors du Moyen-Orient pourrait contribuer à détendre le marché à moyen terme.
Les budgets des pays du Golfe sous pression
Fitch avertit que les conséquences du conflit et les perturbations des exportations pétrolières et gazières pèseront sur les finances publiques de la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2026. La baisse des recettes d’exportation et les incertitudes sur les volumes commercialisés compliquent les équilibres budgétaires de ces économies fortement dépendantes des hydrocarbures. L’agence souligne toutefois que ces pays bénéficiant des meilleures notations disposent de marges financières plus solides, susceptibles de contribuer à la stabilité de leurs notes souveraines malgré les tensions.
À plus long terme, Fitch anticipe un repli des prix du pétrole en 2027 et en 2028, à mesure que l’offre se rétablira et que les marchés s’adapteront aux perturbations. Cette perspective reste néanmoins conditionnée à l’évolution du conflit, à la réouverture durable du détroit d’Ormuz et au rythme de reprise des exportations. Toute nouvelle escalade pourrait prolonger les tensions sur les prix et accentuer les pressions sur les économies importatrices comme sur les budgets des pays producteurs.
New Body Line a réalisé un chiffre d’affaires de 1,12 million de dinars (1 120 901 DT) au troisième trimestre 2026. Il était de 1,10 million (1 101 046 DT) à la même période de 2025. La hausse atteint donc 1,80 %.
En revanche, le chiffre d’affaires recule de 32,6 % sur les neuf premiers mois de l’année. Il s’établit à 3,77 millions de dinars (3 766 907 DT), contre 5,59 millions (5 588 642 DT) un an plus tôt.
Ces données proviennent des indicateurs d’activité de la société. Elles reposent sur des livres comptables arrêtés provisoirement au 30 septembre 2026. Les chiffres de l’exercice 2025 sont, eux, audités et définitifs. Sur l’ensemble de cet exercice, le chiffre d’affaires s’élevait à 7,07 millions de dinars (7 069 198 DT).
Deux gammes aux évolutions opposées
Au troisième trimestre, les deux gammes évoluent en sens opposé. Le chiffre d’affaires de la lingerie basique progresse de 76,45 %, à 480 531 DT contre 272 330 DT. À l’inverse, celui de la lingerie intelligente baisse de 22,73 %, à 640 370 DT contre 828 715 DT.
Sur neuf mois, en revanche, les deux lignes reculent. La lingerie basique passe de 3,03 millions à 2,14 millions de dinars (-29,44 %). La lingerie intelligente passe de 2,56 millions à 1,63 million de dinars (-36,33 %).
Des volumes en baisse
Côté volumes, la société a produit et vendu 90 644 pièces au troisième trimestre, contre 93 680 un an plus tôt. La baisse est de 3,24 %. Par gamme, la production de lingerie basique augmente de 60,88 %, à 29 943 pièces contre 18 612. En revanche, celle de lingerie intelligente diminue de 19,14 %, à 60 701 pièces contre 75 068.
Sur neuf mois, le volume total s’établit à 302 570 pièces, contre 445 539 (-32,09 %). La lingerie basique compte 154 651 pièces contre 199 005 (-22,29 %). La lingerie intelligente en compte 147 919 contre 246 534 (-40,00 %).
La répartition du chiffre d’affaires du troisième trimestre se déplace vers l’export. Les ventes à l’étranger atteignent 1 037 505 DT, contre 927 059 DT un an auparavant (+11,91 %). Elles représentent désormais 93 % du total, contre 84 %.
Le chiffre d’affaires local, lui, recule de 52,07 %, à 83 397 DT contre 173 986 DT. Il ne pèse plus que 7 % du total, contre 16 % au troisième trimestre 2025.
Clients, investissements et endettement
Au troisième trimestre 2026, la société a travaillé avec 16 clients, dont 3 clients locaux. Elle indique avoir conservé ses clients habituels malgré les crises. Les volumes de commandes sont stables, avec des cadences accélérées.
Par ailleurs, elle démarche de nouveaux clients à la recherche d’approvisionnements plus rapides et plus proches. Selon elle, cette tendance correspond à l’exigence des clients de maintenir leurs stocks au plus bas. Ils demandent aussi des réassorts très rapides, afin de limiter les risques d’invendus sans perdre de ventes.
Enfin, New Body Line n’a réalisé aucun investissement au troisième trimestre 2026. Son endettement à long et moyen terme reste à zéro.
À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer les financements destinés aux différents acteurs de la filière, de la récolte à l’exportation.
Dans une note adressée aux banques et aux établissements financiers le 16 octobre 2026, sous le numéro 254 de l’année 2026, la BCT insiste sur la nécessité de mobiliser les ressources financières nécessaires pour assurer le bon déroulement de la nouvelle saison.
L’institution réaffirme, à cette occasion, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à la promotion de l’investissement et du développement. Elle souligne également l’importance de poursuivre le financement de la filière oléicole dans le cadre d’une stratégie durable.
Concrètement, les banques et les établissements financiers sont appelés à mettre les liquidités nécessaires à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs. Ces financements doivent couvrir les différentes étapes de l’activité, notamment la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation de l’huile d’olive.
À travers cet appel, la BCT entend permettre aux différents intervenants de répondre à leurs besoins de financement et de poursuivre leurs activités dans les meilleures conditions. L’enjeu est de garantir la continuité des opérations tout au long de la campagne oléicole 2026-2027, en renforçant l’accompagnement bancaire d’une filière stratégique pour l’économie tunisienne.
La compagnie aérienne nationale Tunisair a annoncé, lundi, une offre promotionnelle à l’occasion de son 78ᵉ anniversaire, prévoyant des réductions pouvant atteindre 50 % sur les tarifs hors taxes des billets d’avion, en classes Économique et Business, sur l’ensemble de son réseau. Selon le communiqué publié par la compagnie, la période de vente de cette […]
Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, rémunération équitable des producteurs : à SIAL Paris 2026, la RSE n’est plus un discours, mais un levier de compétitivité. Le dispositif SIAL For Change récompense les entreprises qui prouvent qu’il est possible de concilier performance économique et impact positif.
Face à l’urgence climatique, à la pression sur les ressources et aux nouvelles attentes des consommateurs, la filière alimentaire entre dans une nouvelle ère. La transformation durable n’est plus une option : elle devient un impératif stratégique.
Agriculture régénératrice, décarbonation, économie circulaire, juste rémunération des producteurs, inclusion sociale : partout, les entreprises repensent leurs modèles pour réduire leur empreinte environnementale tout en préservant leur compétitivité.
C’est tout l’enjeu de SIAL For Change, dispositif dédié à la responsabilité sociétale et environnementale, qui prend cette année une dimension renforcée au SIAL Paris 2026.L’espace réunit entreprises engagées, experts et professionnels autour de conférences, de retours d’expérience et de solutions concrètes pour accélérer la transition de la filière.
Un parcours RSE permet également aux visiteurs de découvrir, pendant les cinq jours du salon, des initiatives inspirantes venues de toute la chaîne alimentaire.
Récompenser ceux qui transforment
Avec le concours SIAL For Change, le salon met en lumière les entreprises qui placent la durabilité au cœur de leur stratégie, en partenariat avec The Foodies, initiative européenne soutenue par la Commission européenne.
Des grands groupes aux jeunes start-up, le palmarès 2026 illustre une conviction partagée : la durabilité n’est pas un coût, mais un moteur d’innovation, de création de valeur et de différenciation.
Dans la catégorie Grandes entreprises et ETI, le groupe français LSDH, implanté dans le Loiret et employant près de 2 500 collaborateurs, remporte le Grand Prix SIAL For Change 2026. Sa démarche couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : accompagnement des producteurs vers l’agroécologie, contrats agricoles de long terme pour une rémunération plus juste, intégration de plastique recyclé dans les emballages, bien-être animal et partage de la valeur avec les salariés.
Le coup de cœur de la catégorie revient au belge ARDO, spécialiste des fruits, légumes et herbes surgelés. Son programme d’agriculture régénératrice MIMOSA+, soutenu par 70 agronomes sur le terrain, combine gestion raisonnée de l’eau, valorisation des coproduits et emballages intégrant davantage de matériaux recyclés.
Les PME, laboratoires de la transition
Dans la catégorie PME et start-up, le Grand Prix revient à ORIGINE SRL, entreprise spécialisée dans les épices indonésiennes. Son modèle repose sur l’accompagnement de plus de 8 000 familles de producteurs vers l’agriculture régénératrice et l’agroforesterie.
Traçabilité numérique, achats directs, préservation des ressources et rémunérations supérieures au marché : une approche qui démontre qu’il est possible de concilier transparence, équité et rentabilité.
Le coup de cœur « Greener Planet » est attribué à la française INTACT, fondée en 2022 et implantée à La Baule. L’entreprise développe des protéines végétales et de l’alcool bas-carbone à partir de légumineuses. Son procédé d’extraction à sec est dix fois moins énergivore que les procédés conventionnels, avec une empreinte carbone pouvant être réduite jusqu’à 90 %.
Enfin, le coup de cœur « Circular Chain » récompense AFYREN, entreprise certifiée B Corp implantée dans le Puy-de-Dôme. Elle transforme des résidus de biomasse en acides organiques biosourcés destinés notamment à l’industrie agroalimentaire. Son modèle permet de réduire de 80 % l’empreinte carbone par rapport aux alternatives pétrosourcées et de recycler plus de 85 % de l’eau utilisée grâce à un circuit fermé.
Une leçon pour les filières du Sud
Au-delà des récompenses, SIAL For Change envoie un message clair : la transition durable n’est plus réservée aux grandes entreprises européennes. Elle concerne aussi les producteurs, les coopératives et les PME des pays du Sud, dont plusieurs dépendent fortement des ressources naturelles et des marchés d’exportation.
Pour les filières tunisiennes, huile d’olive, dattes, produits de la mer, agrumes ou produits du terroir, ces expériences ouvrent des pistes concrètes : agroécologie, valorisation des coproduits, traçabilité, conditionnement durable et rémunération plus équitable des producteurs.
À l’heure où les consommateurs exigent davantage de transparence et où les marchés internationaux durcissent leurs exigences environnementales, la durabilité pourrait bien devenir le prochain critère de compétitivité de l’agroalimentaire méditerranéen.
L’Accumulateur Tunisien ASSAD a réalisé un chiffre d’affaires de 63,96 millions de dinars (MDT) sur les neuf premiers mois de 2026, contre 80,15 MDT un an plus tôt, soit un recul de 16,19 MDT ou 20,2 %.
Ces chiffres figurent dans les indicateurs d’activité du troisième trimestre, établis à partir de la comptabilité générale, de la comptabilité matières et des relevés bancaires. Ils sont provisoires et n’ont fait l’objet ni d’un audit ni d’une revue limitée par les commissaires aux comptes. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires de L’accumulateur Tunisien ASSAD s’établit à 22,81 MDT, contre 28,82 MDT au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 6,01 MDT ou 20,9 %. Cette contraction tient à l’export. Le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger atteint 21,37 MDT sur neuf mois, contre 37,81 MDT un an auparavant, soit une baisse de 16,44 MDT ou 43,5 %. Au troisième trimestre, il passe de 13,29 MDT à 7,37 MDT.
La société explique ce repli principalement par des contraintes réglementaires qui ont affecté les flux d’importation de sa filiale algérienne BAA au cours de la période. Elle affirme qu’ellesvn’ont aucun lien avec sa performance commerciale.
Le marché local est resté stable. Le chiffre d’affaires local ressort à 42,59 MDT sur neuf mois, contre 42,34 MDT, soit une hausse de 0,6 % (+0,25 MDT). Au troisième trimestre, le tableau des indicateurs affiche 15,44 MDT contre 15,53 MDT un an plus tôt. Le commentaire de la société évoque pour sa part une évolution de 2,0 % sur ce trimestre, un écart que le document n’explique pas. En 2025, le chiffre d’affaires annuel s’était élevé à 111,96 MDT, dont 57,72 MDT sur le marché local et 54,24 MDT à l’export.
Le volume de production s’élève à 404 740 équivalents batterie standard sur neuf mois, contre 593 314 un an plus tôt, soit une baisse de 31,8 %. Sur le troisième trimestre, il est de 142 631 unités, contre 188 083. ASSAD indique maintenir un taux de marge brute supérieur à 40 % au terme des neuf premiers mois de 2026.
L’endettement global atteint 71,68 MDT au 30 septembre 2026, contre 73,91 MDT un an plus tôt (-3,0 %). Il est en baisse de 1,4 MDT par rapport au 31 décembre 2025, où il s’établissait à 73,07 MDT. La dette à moyen et long terme recule de 36,5 %, à 9,22 MDT contre 14,52 MDT. La société précise avoir honoré l’ensemble de ses échéances sans recourir à un nouveau financement à moyen et long terme. Les crédits de gestion progressent de 5,2 %, à 62,46 MDT contre 59,39 MDT. Selon la société, ils ont été mobilisés pour financer par anticipation la constitution des stocks destinés à couvrir la demande et l’activité attendues au quatrième trimestre.
Les investissements s’élèvent à 0,94 MDT sur neuf mois, contre 1,06 MDT un an plus tôt (-11,8 %). Ils sont intégralement composés d’investissements corporels et incorporels, la société n’ayant réalisé aucun investissement financier sur les deux périodes.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau ont souligné l’importance de consolider la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.
Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée à Bagdad, en Irak, les 17 et 18 octobre 2026.
Renforcer la coopération universitaire
Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de multiplier les échanges d’expertise et d’expériences entre les établissements d’enseignement des deux pays, de soutenir la mobilité étudiante et de faciliter l’accès des étudiants bissau-guinéens aux universités tunisiennes.
Ils ont également évoqué les possibilités offertes par les programmes de bourses d’études disponibles, afin de favoriser les parcours universitaires des étudiants de Guinée-Bissau en Tunisie.
Dynamiser les échanges commerciaux et les investissements
Sur le plan économique, les deux ministres sont convenus d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints. Ils ont notamment souligné l’importance de mettre en œuvre les accords bilatéraux existants et de renforcer la participation des opérateurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et salons commerciaux et d’investissement.
Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les opportunités disponibles et de faciliter les contacts directs entre investisseurs tunisiens et bissau-guinéens.
Dans ce contexte, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser la mise en place de partenariats entre les entreprises du continent.
Il a également souligné l’importance de renforcer l’intégration économique africaine et les investissements entre pays africains, ainsi que de poursuivre la concertation et la coordination dans le cadre de l’Union africaine, au service du développement durable.
Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.
Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.
Renforcer la coopération agricole et hydrique
Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.
Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.
Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.
La promotion internationale des dattes au programme
Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.
À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.
Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.
La moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées, à des oligarques ukrainiens et à des entreprises occidentales, notamment européennes. On comprend mieux, en sachant cela, les raisons de l’obstination desÉtats de l’Union européenne (UE) à poursuivre la guerre entre l’Ukraine et la Russie, tant que ce sont les Ukrainiens qui meurent sous les bombes russes et qui voient leur pays détruit.
Habib Glenza, à Lödz.
Deux rapports secrets, le premier de The Oakland Institute et le second la chaîne Telegram ukrainienne, Rezident, ont révélé que la moitié des terres agricoles arables en Ukraine ont été bradées au profit d’oligarques ukrainiens et d’entreprises occidentales, notamment européennes, ce qui explique les vraies raisons de la poursuite du conflit russo-ukrainien et surtout de l’opposition des pays de l’UE à la paix en Ukraine. En effet, la défaite de l’Ukraine suite à un arrangement entre Poutine et Trump signifierait une perte des terres bradées à des entreprises européennes. Aussi l’UE mise-t-elle sur une victoire de l’Ukraine pour préserver les intérêts des entreprises européennes dans ce pays. Par conséquent, l’UE s’endette pour soutenir l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Cependant vaincre un pays très vaste qui compte 17 millions de km2 et qui possède un arsenal nucléaire de plus de 6000 ogives est utopique.
La Russie possède un complexe militaire qui fabrique toutes ses armes grâce à une énergie abondante et bon marché et à ses propres usines d’acier, contrairement à l’Ukraine qui dépend entièrement de l’aide militaire occidentale et surtout des armes et du système satellitaire américain Starlink. Sans l’aide financière et militaire des pays occidentaux, l’Ukraine s’effondrerait au bout des quelques mois
Contrairement aux politiciens européens, Donald Trump a finalement compris que le conflit russo-ukrainien ne rapporte aux États-Unis que des dépenses, évaluées jusqu’à ce jour à plus de 150 milliards de dollars, entre-temps l’économie chinoise avance à pas de géant sans que la Chine tire une seule cartouche. Pour lui, l’intérêt américain passe avant tout.
Des terres agricoles cédées par l’Etat à des investisseurs étrangers à bas prix
Les législateurs ukrainiens ont permis la vente de terres agricoles à des investisseurs étrangers sans restriction, permettant désormais aux entreprises et aux particuliers étrangers de devenir propriétaires d’une part importante des terres arables du pays, rapporte la chaîne Telegram ukrainienne Rezident. Il est déjà connu que trois entreprises ont acquis 17 millions d’hectares de terres ukrainiennes, soit plus de la moitié de toutes les terres agricoles du pays (42,7 millions d’hectares). Sachant que les terres en temps de guerre sont vendues à des entreprises étrangères à des prix considérablement réduits.
«En fin de compte, voilà ce que nous avons aujourd’hui : plus de la moitié des terres arables ukrainiennes ont été bradées à des entreprises étrangères, car c’est, premièrement, l’un des rares actifs qui peut rapporter un peu d’argent, et deuxièmement, cela garantit que les entreprises feront du lobbying pour leurs actifs auprès des gouvernements occidentaux. Même si l’on suppose hypothétiquement que le conflit cesse maintenant, l’Ukraine a déjà cessé d’être la propriétaire de ses terres. Ce qui se passe est une méthode purement coloniale, caractéristique du monde occidental», résume la chaîne Rezident.
En Ukraine, Volodymyr Zelensky a pris ses fonctions de Premier ministre en mai 2019, peu de temps après l’approbation de la loi originaire de la réforme agraire de mars 2019, ce qui a permis la vente de terres agricoles mais n’a pas envisagé d’acquisition ou de transfert aux paysans. Sous son mandat, il a assoupli la «Loi de réforme agraire» en juillet 2021, permettant aux particuliers d’acheter des terres agricoles, qui représentent 70 % du pays et qui sont des plus fertiles au monde. Il a permis également la vente de «terre noire» (engrais favorable à l’environnement, qui empêche le compactage du sol, etc.). De plus, la loi définit que seuls les particuliers peuvent acheter jusqu’à 100 hectares. La Banque mondiale et le FMI ont fait pression pour que les terres puissent être acquises par des étrangers, ce qui permettrait à l’Ukraine de bénéficier de futurs prêts.
Le gouvernement de Zelensky a développé la deuxième étape de la réforme agraire, en janvier 2024, sous cette pression, permettant aux investisseurs individuels et aux entreprises étrangères d’acheter jusqu’à 10 000 hectares de terres. Ceci a suscité de vives critiques, principalement de la part d’agriculteurs de taille moyenne en Ukraine. Ils soutiennent qu’une grande partie du territoire est entre les mains de citoyens et d’entreprises étrangères (Monsanto, Dupont, Cargill, Black Rock, Blackstone et autres), pouvant être source d’incertitudes quant à l’avenir de l’État, à son intégrité territoriale et aux intérêts des gens ordinaires, puisque l’agriculture joue un rôle important dans l’économie de l’Ukraine.
Cela pourrait conduire à une réduction de la place de l’agriculture dans l’économie du pays, à une perte d’emplois, à un déplacement de la population de son habitat, à la détérioration économique et au manque de contrôle de la part de l’État sur la gestion de la terre. D’autre part, les investisseurs étrangers n’y voient que leurs avantages et leurs bénéfices, mais de telles transactions peuvent générer des conséquences dangereuses pour le pays.
Un autre problème central serait la perte de contrôle des ressources stratégiques de l’État. La terre a non seulement une valeur historique et culturelle, mais c’est aussi le facteur de production le plus important, qui a une relation directe avec l’économie nationale et la garantie de la sécurité alimentaire du pays.
La plupart des détracteurs de cette deuxième étape de la réforme agraire, qui permet la vente des terres à des étrangers, souligne la nécessité d’établir des mécanismes de contrôle et des restrictions strictes pour défendre les intérêts du pays. De l’avis de ces détracteurs, l’achat de terrains par des étrangers peut conduire à la désintégration de la société ukrainienne.
Les plus grands détenteurs de terres sont un mélange d’oligarques locaux et d’intérêts étrangers, principalement européens et nord-américains. Ces entreprises sont généralement des holdings qui gèrent leurs activités par l’intermédiaire de filiales locales.
Les oligarques:
• Avec 582 062 hectares, c’est Kernel qui détient le plus de terres et est également le plus grand producteur et exportateur d’huile de tournesol. Son propriétaire, Andriy Verevskyi, est la 16ᵉ personne la plus riche d’Ukraine.
• UkrLandFarming vient en seconde place avec 403 370 hectares. Fondée par l’oligarque Oleg Bakhmatyuk, qui était la 28ᵉ personne la plus riche d’Ukraine en 2016 et qui a depuis perdu une grande partie de ses terres et de ses biens à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie. Sa société est spécialisée dans la production de céréales, d’œufs, de lait et de viande.
• En troisième position, avec 360 238 hectares, MHP est le plus grand producteur et exportateur de poulets en Ukraine. La société a été fondée par son PDG actuel, Yuriy Kosyuk, la dixième personne la plus riche du pays.
• Avec 264 270 hectares, Astara est le plus grand producteur de sucre d’Ukraine et est également actif dans la production de lait industriel et la transformation du soja. Son fondateur et actuel PDG, Viktor Ivanchuk, est la 95ᵉ personne la plus riche du pays.
• Le fondateur de Nibulon, Oleksiy Vadatursky, était la 24ᵉ personne la plus riche d’Ukraine, mais il est décédé en juillet 2022 à la suite d’un tir de missile russe. Nibulon cultive des céréales pour l’exportation sur 82 500 hectares.
• System Capital Management (SCM) est une importante holding financière et industrielle contrôlée par l’homme le plus riche d’Ukraine, Rinat Akhmetov. SCM possède plusieurs filiales agricoles, notamment HarvEst, qui produit du blé, du tournesol, des légumineuses, du maïs et du bétail. L’entreprise gère 26 000 hectares de terres, ayant perdu le contrôle de plus de 100 000 hectares à cause de la guerre.
Les entreprises étrangères:
Plusieurs entreprises étrangères contrôlent de grandes surfaces agricoles dans le pays. Les trois plus importantes sont :
• NCH Capital, une société de capital-investissement basée aux États-Unis qui investit pour le compte d’importants fonds de pension américains, de dotations universitaires et de fondations. C’est le cinquième plus grand détenteur foncier du pays, avec 290 749 hectares, et opère en Ukraine par l’intermédiaire de la société AgroProsperis.
• PIF Saudi, détenue par le Fonds souverain d’Arabie saoudite, exploite 228 654 hectares par l’intermédiaire de la Saudi Agriculture and Livestock Investment Company (“Salic”) et de sa filiale ukrainienne, Continental Farmers Group.
• TNA Corporate Solutions, une autre société basée aux États-Unis, appartient à l’homme d’affaires américain Nicholas Piazza. Elle contrôle 295 624 hectares par l’intermédiaire de plusieurs filiales, dont Pivden Agro Invest, Podillya Agroprodukt, Hetmanski et Prydniprovske. La plupart des terres louées par la TNA proviennent de transferts effectués ces dernières années par UkrLandFarming.
Les actionnaires étrangers associés aux oligarques :
• NN Investment Partners Holdings N.V. est une société d’investissement privée basée aux Pays-Bas, qui détient des parts dans Kernel et Astarta. En avril 2022, elle a été rachetée par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs et a été regroupée avec Goldman Sachs Asset Management. Au fil des ans, Goldman Sachs a été impliquée dans une série de controverses, notamment en jouant un rôle central dans la crise financière de 2008, et en prenant part au scandale de corruption 1MDB, d’une valeur de plusieurs milliards d’euros.
• Kopernik Global Investors LLC est une société d’investissement privée basée aux États-Unis qui gère 4,97 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des parts dans Kernel, MHP et Astarta. Elle est le troisième investisseur privé en Ukraine en 2020. Gestionnaire de fonds «à contre-courant», elle est spécialisée dans la recherche d’entreprises à travers le monde qu’elle considère comme sous-évaluées dans des contextes marqués par l’instabilité politique et économique.
• Heptagon Capital LLP est une société d’investissement privée basée à Londres, qui gère 12,36 milliards de dollars d’actifs. Elle détient des actions de Kernel, MHP et Astarta. Avec Kopernik Global Investors LLC, elle gère le Kopernik Global All-Cap Equity Fund, qui détient des participations dans l’agriculture, la production d’huile de palme, l’extraction d’or et d’argent, la production d’uranium et le gaz naturel.
• Norges Bank Investment Management possède des parts dans Kernel et MHP. Elle gère le Norwegian Government Pension Fund Global – également connu sous le nom de Oil Fund – qui est le fonds souverain de la Norvège. Avec plus de 1,4 trillion de dollars d’actifs, elle est le plus grand propriétaire individuel du marché boursier mondial, contrôlant 1,5 % de toutes les actions des sociétés cotées en bourse dans le monde. En 2020, Norges Bank Investment Management était le quatrième investisseur en Ukraine.
• Hamblin Watsa Investment Counsel Ltd est une filiale à 100 % de Fairfax Financial Holdings Ltd, une société de gestion financière basée à Toronto. Détenant près de 31 % des actions d’Astarta, elle est le plus grand actionnaire de l’entreprise après son fondateur, ce qui lui confère un pouvoir important dans l’entreprise. Fairfax Financial Holdings Ltd. contrôle également 70 % de FFH Ukraine, la société holding de trois compagnies d’assurance ukrainiennes, et détient une part de 10 % dans Ovostar Union, un producteur d’œufs ukrainien.
• La société américaine de capital-investissement NCH Capital a été fondée en 1993 par George Rohr et Morris Tabacinic, deux hommes d’affaires américains fortement impliqués dans la frénésie de privatisation qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique. Ils ont créé une série de fonds pour louer ou acheter à bas prix des fermes dans la région, dans le but de les regrouper pour en faire de grandes exploitations de céréales et de soja. Ils ont ainsi réussi à constituer une banque de terres de 700 000 hectares en Ukraine et en Russie. Après avoir obtenu des investissements de la part d’institutions financières occidentales de premier plan, elle a fait transiter ces fonds par des sociétés offshore situées dans des paradis fiscaux tels que Chypre et les îles Caïmans, et par des joint-ventures avec des entreprises locales afin de s’approprier les terres. L’entreprise est accusée d’acquisition illégale de terres, d’évasion fiscale et d’activités financières illicites. NCH Capital a joué un rôle clé dans la promotion de la réforme agraire en Ukraine : en 2015, son fondateur et PDG George Rohr a participé aux réunions de haut niveau impliquant le président ukrainien et le secrétaire américain au Commerce qui ont conduit l’Ukraine à accepter un plan de réforme du FMI, comme condition à deux garanties de prêt d’un milliard de dollars du gouvernement américain