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Le FMI lance un avertissement alarmant concernant les déficits américains

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a lancé un avertissement sans équivoque dans lequel elle souligne que le plan de Scott Bessent, visant à réduire la dette croissante et le déficit budgétaire par la croissance ne donnera pas de résultats assez rapidement pour la première économie mondiale.

« Les autorités misent énormément sur une forte croissance aux États-Unis. La croissance est certes un atout, mais elle ne peut à elle seule permettre les ajustements nécessaires au rythme requis », a déclaré la patronne du FMI, depuis Bangkok en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

A rappeler que Scott Bessent, qui n’est pas présent à Bangkok, a affirmé ces dernières semaines que les États-Unis seraient en mesure de redresser leur dette et leur déficit en s’appuyant sur la forte croissance de l’économie américaine. « Ce qui compte, c’est le ratio dette/PIB, et nous allons commencer à infléchir cette courbe, pour la faire baisser », a-t-il expliqué la semaine dernière. « Cela pourrait se produire très rapidement ». La dette américaine a atteint des niveaux inédits. Ce qui est l’une des principales causes de la flambée des coûts d’emprunt à long terme, suscitant des inquiétudes dans le monde entier, comme le rapporte Bloomberg.

Pour sa part, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a commenté la question en ces termes : « J’ai entendu la directrice générale du FMI insister sur les principes budgétaires à respecter », faisant référence à l’ampleur du déficit américain. « Il s’agit clairement d’un problème que tous les pays concernés doivent prendre en compte ».

Le Bureau du budget du Congrès (CBO) avait averti en février que le ratio dette/PIB en 2030 dépasserait le record historique de 106 % enregistré en 1946. La dette publique totale des États-Unis a dépassé les 40 000 milliards de dollars pour la première fois. Tandis que le déficit a atteint 2 000 milliards de dollars et devrait dépasser 6 % du PIB au cours de l’exercice fiscal actuel.

Déséquilibres mondiaux

Concernant la question plus générale des déséquilibres mondiaux, Mme Georgieva a déclaré que le FMI « tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des déséquilibres mondiaux excessifs ». « Nous devons examiner quels sont les principaux facteurs qui contribuent à cette situation – il s’agit principalement de la Chine et des États-Unis ». Elle a ajouté que la Chine doit stimuler la consommation intérieure, tandis que les autres économies doivent se concentrer sur la réduction de la dette et des déficits, ainsi que sur la maîtrise de leurs dépenses.

L’écart entre les pays excédentaires – comme la Chine et le Japon – et les économies déficitaires – comme les États-Unis – est revenu à son plus haut niveau depuis la période précédant la crise financière mondiale de 2007-2008, note Bloomberg.

« Pour faire simple, la Chine doit augmenter ses dépenses, les États-Unis doivent augmenter leur épargne et l’Europe doit stimuler ses investissements », suggère-t-elle.

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Le Tunisien Ferid Belhaj rejoint le Middle East Institute en tant que Senior Fellow à Washington

Un autre expert tunisien porte les couleurs de la Tunisie à l’international. L’ancien vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ferid Belhaj, vient de rejoindre le Middle East Institute (MEI), un centre de réflexion basé à Washington, en qualité de Senior Fellow. Il poursuit ainsi ses activités dans l’analyse des politiques publiques et des enjeux économiques et géopolitiques de la région, après une longue carrière au sein des institutions internationales.

Selon la fiche publiée par le MEI, ses domaines d’expertise couvrent notamment l’économie, la gouvernance, les réformes institutionnelles et les capacités de l’État, ainsi que les évolutions politiques et géopolitiques en Afrique du Nord, au Levant et dans la région du Golfe.

Ferid Belhaj dispose d’une expérience de premier plan sur ces questions. Il a occupé, de 2018 à 2024, le poste de vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, après avoir été chef de cabinet du président du Groupe de la Banque mondiale pendant 15 mois.

Entre 2012 et 2017, il a dirigé les activités de l’institution au Moyen-Orient, avec la responsabilité des programmes au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Irak et en Iran. Durant cette période, il a notamment piloté l’engagement de la Banque mondiale face aux conséquences de la crise des réfugiés syriens et contribué à la mise en place de mécanismes de financement destinés aux pays accueillant des populations déplacées.

Son parcours comprend également des missions liées au relèvement et à la reconstruction dans des pays fragilisés par les conflits, notamment l’Irak, le Yémen, la Libye et le Liban. De 2009 à 2012, il a dirigé le département Pacifique de la Banque mondiale, après avoir exercé des fonctions de représentation auprès des Nations unies à New York et de responsabilité opérationnelle au Maroc.

Avant de rejoindre la Banque mondiale, Ferid Belhaj avait travaillé au sein de la Mission permanente de la Tunisie auprès des Nations unies à New York, puis comme chef de mission adjoint à l’ambassade de Tunisie aux États-Unis.

Parallèlement à son affiliation au Middle East Institute, il est chercheur principal au Policy Center for the New South et professeur associé à l’Université polytechnique Mohammed VI, au Maroc.

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