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CUPRA Mediterranean Padel Cup 2026 : CUPRA Tunisie s’impose à Istanbul

Les 7 et 8 octobre 2026, Istanbul a accueilli la quatrième édition de la CUPRA Mediterranean Padel Cup, un rendez-vous sportif international ayant réuni 19 équipes venues de six pays : la Tunisie, la Turquie, le Maroc, l’Égypte, la Pologne et la Roumanie.

Après une première édition organisée en Tunisie, suivie de deux autres au Maroc et en Égypte, la compétition a poursuivi son aventure méditerranéenne en Turquie, sous l’égide de CUPRA, autour des valeurs de performance, de partage et de convivialité.

CUPRA Tunisie, représentée par ENNAKL Automobiles, s’est distinguée en remportant le titre dans la catégorie « Élite Hommes », grâce à ses joueurs Amine Jmia et Javier Redondo, qui ont brillamment représenté les couleurs tunisiennes sur la scène internationale.

Au-delà de la compétition, les participants ont pu découvrir le patrimoine historique et culturel d’Istanbul, notamment le quartier de Sultanahmet et la péninsule historique, illustrant la volonté de CUPRA de faire du sport un vecteur de rencontres et d’échanges entre les cultures.

L’événement s’est clôturé par la CUPRA Night, organisée au CUPRA CITY GARAGE Istanbul. Cette soirée festive, animée par une performance DJ, a réuni joueurs et invités pour prolonger l’énergie du tournoi dans l’univers distinctif de CUPRA.

À travers cette participation couronnée de succès, ENNAKL Automobiles et CUPRA Tunisie célèbrent une nouvelle victoire avec la Tribe CUPRA, réaffirmant leur engagement envers les valeurs de dépassement de soi, de performance et d’esprit d’équipe.

La CUPRA Mediterranean Padel Cup confirme ainsi la place du padel au cœur de l’univers CUPRA, en associant compétition internationale, expérience de marque et rapprochement des communautés.

L’aventure CUPRA Mediterranean Padel Cup ne fait que continuer ! Après cette belle édition à Istanbul, la compétition poursuivra son voyage vers un prochain pays, avec la même ambition : faire vibrer les passionnés de padel, célébrer les talents et renforcer les liens entre les communautés. Rendez-vous pour la prochaine étape de cette aventure méditerranéenne, portée par l’énergie et l’esprit de la Tribe CUPRA !

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D’après communiqué.

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Vient de paraître – ‘’L’ambassadeur Mhammed Jnifen’’: un illustre diplomate face aux fortes tempêtes arabes 

Tout aura été chamboulé dans le monde arabe durant ces 26 années, entre 1974 et 1995 : la crise du pétrole, les deux guerres du Golfe, le brasier au Liban, les relations très tendues entre la Tunisie et la Libye, l’invasion du Koweït, puis la guerre en Irak…

 

L’ambassadeur Mhammed Jnifen se retrouvera projeté au cœur de cette actualité brûlante. Nommé à la tête des ambassades de Tunisie à Bagdad, Beyrouth, Tripoli, Riad, Manama, Damas et le Caire, il en témoignera. Dans un récit passionnant Sous le titre de « L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions », publié par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG), en collaboration avec les Editions Leaders, il convoque tout un pan de notre histoire contemporaine. On plonge avec délectation dans une époque mouvementée, un monde arabe en effervescence et des tiraillements aux extrêmes.

Pour l’avoir côtoyé depuis longue date, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, saluera en préface de ce livre, « une déambulation intellectuelle et historique, marquée par un témoignage sincère et spontané, non sans audace, trempé dans un style très agréable. »

L’ouvrage a été élaboré à partir d’entretiens interactifs entre l’ambassadeur Jnifen et des membres de l’association qui n’ont pas manqué de l’interroger sur les coulisses de grands évènements survenus, d’éminentes personnalités rencontrées et des moments forts vécus. Les souvenirs personnels sont croisés avec des analyses pertinentes, le récit d’entretiens avec des chefs d’Etat arabes, notamment Kadhafi, s’ajoute aux rencontres avec Bourguiba. La sérénité diplomatique est souvent secouée par des déferlements bouleversants.

Un récit de vie attachant, et un témoignage précieux, instructif et inspirant.

L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions 
Par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG)
Editions Leaders, 2026, 338 pages, 45 DT – En Librairie et sur www.leadersbooks.com.tn (livraison gratuite en Tunisie)

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Biographie de l’ambassadeur Mhammed Jnifen

Né à Ben Guerdane, en 1935
Titulaire d’une licence de la faculté de théologie et des sciences religieuses et d’un mastère de troisième cycle
Diplômé de l’Institut de Défense nationale
Principales fonctions diplomatiques
1974 – 1978 : Détachement au ministère des Affaires étrangères et affectation à Bagdad, avec rang de conseiller des Affaires étrangères, et fonction de chargé d’affaires
1980 – 1980 : Ambassadeur de Tunisie au Liban
1982 – 1985 : Haut représentant de la Tunisie auprès de la Jamahiriya arabe libyenne
1985 – 1989 : Directeur des affaires politiques pour le monde arabe, au ministère des Affaires étrangères
1989 – 1991 : Ambassadeur de Tunisie auprès du Royaume de l’Arabie saoudite, et ambassadeur non-résident auprès du Yémen du Sud
1991 -1992 : Ambassadeur auprès du Royaume du Bahreïn
1992 – 1993 : Ambassadeur auprès de la République arabe de Syrie
1993 -1995 : Ambassadeur auprès de la République arabe d’Egypte et délégué permanent de la Tunisie auprès de la Ligue des Etats arabes.

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PLF 2027 : un besoin de financement de 28,1 milliards de dinars

Le projet de budget de l’État pour 2027 met en lumière un déséquilibre budgétaire persistant et une forte dépendance à l’endettement. Avec un besoin de financement de 28,122 milliards de dinars, principalement couvert par l’emprunt intérieur, la pression sur le système financier tunisien devrait rester élevée, ce qui risque de limiter les ressources disponibles pour soutenir l’économie réelle.

Les grandes lignes du projet de loi de finances (PLF 2027) montrent une trajectoire budgétaire particulièrement contraignante. En raison de l’insuffisance des recettes par rapport aux dépenses, du poids du déficit et des échéances de remboursement de la dette, l’État devra mobiliser d’importantes ressources pour maintenir l’équilibre de sa trésorerie.

Le budget prévoit des recettes totales de 54,280 milliards de dinars, contre des dépenses de 68,895 milliards de dinars. L’écart entre ces deux agrégats révèle un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars, soit environ 8,5 % à 9 % du PIB estimé. Les recettes fiscales, évaluées à 49,6 milliards de dinars, constituent la principale source de financement du budget. Cependant, malgré leur poids, elles ne suffisent pas à couvrir les dépenses de l’État, notamment celles liées au fonctionnement, aux transferts et à l’investissement. Cette situation illustre un déséquilibre structurel qui limite les marges de manœuvre budgétaires et entraîne un recours accru à l’endettement.

Besoin de financement du Trésor

Au-delà du déficit budgétaire, le principal défi réside dans le besoin de financement du Trésor, estimé à 28,122 milliards de dinars. Ce montant représente près du double du déficit affiché et constitue un révélateur des contraintes financières auxquelles l’État sera confronté en 2027. Cette différence s’explique notamment par le remboursement du capital des emprunts arrivant à échéance. Autrement dit, les ressources à mobiliser ne serviront pas uniquement à couvrir le déficit de l’exercice, mais également à honorer les engagements financiers contractés au cours des années précédentes.

La gestion de la dette devient ainsi un enjeu central de la politique budgétaire. Une part significative des financements recherchés sera allouée au refinancement des échéances, ce qui réduit la capacité de l’État à diriger davantage de ressources vers de nouveaux projets et des investissements productifs.

Dépendance marquée aux ressources intérieures

La structure prévisionnelle du financement révèle une dépendance marquée aux ressources intérieures. Sur les 28,122 milliards de dinars nécessaires, l’emprunt intérieur devrait représenter 19,845 milliards de dinars, soit environ 70,5 % du besoin total. Cette orientation place le système bancaire et l’épargne nationale au cœur du financement de l’État. Bien qu’elle permette de mobiliser des ressources sur le marché domestique, elle soulève également des questions sur la disponibilité du crédit pour les entreprises et les ménages.

En effet, lorsque les besoins de financement publics absorbent une part importante des ressources bancaires, les entreprises privées peuvent rencontrer davantage de difficultés pour accéder au crédit ou en supporter un coût plus élevé. Ce phénomène, connu sous le nom d’effet d’éviction, constitue un risque pour l’investissement privé, la création d’emplois et la croissance économique.

L’emprunt extérieur est estimé à 6,877 milliards de dinars, soit environ 24,4 % du besoin de financement total. Ce montant reste nettement inférieur à celui prévu pour l’endettement intérieur. Cette répartition souligne le rôle déterminant du marché domestique dans la couverture des besoins de l’État et met en exergue l’importance des conditions d’accès aux financements extérieurs, qu’ils proviennent des marchés internationaux ou de partenaires bilatéraux et multilatéraux. La mobilisation effective de ces ressources dépendra notamment des conditions financières, des accords conclus et du calendrier de décaissement.

À ces deux principales sources s’ajoutent 1,4 milliard de dinars de ressources de trésorerie, représentant près de 5 % du besoin global. Cette contribution demeure limitée par rapport aux montants à mobiliser et offre une marge de manœuvre relativement réduite pour faire face aux tensions de liquidité en cours d’année.

En définitive, le PLF 2027 met en lumière une double contrainte : financer le déficit courant et assurer le remboursement des dettes arrivant à échéance. Avec un besoin de financement de 28,122 milliards de dinars, l’enjeu ne se limite pas à la soutenabilité des comptes publics. Il concerne également la capacité du système financier à répondre simultanément aux besoins de l’État et à ceux du secteur productif.

La forte sollicitation du marché intérieur pourrait accentuer les arbitrages entre financement public et crédit à l’économie, tandis que les ressources extérieures et les réserves de trésorerie restent déterminantes pour diversifier les sources de financement. La question centrale sera donc celle de la soutenabilité de cette trajectoire : comment couvrir les besoins de financement de l’État tout en préservant les capacités de crédit, l’investissement privé et les perspectives de croissance ?

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Stockage d’électricité : la batterie, nouvelle infrastructure stratégique de l’industrie tunisienne

Quand le courant saute, c’est toute la chaîne qui s’arrête. Après les coupures de l’été, Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie appelle à un changement de logique : passer du simple « secours en cas de coupure » à la résilience énergétique, avec le duo photovoltaïque et batteries comme pivot. À condition que le cadre réglementaire et fiscal suive.

Pour éviter que les coupures d’électricité vécues durant l’été ne se reproduisent, notamment dans le secteur industriel, le stockage d’électricité doit désormais être considéré comme une composante stratégique de la sécurité énergétique.

Pour l’industrie, les coupures ne représentent pas seulement une interruption de l’alimentation électrique : elles peuvent provoquer l’arrêt des chaînes de production, la détérioration de produits, des pertes de matière première, des redémarrages coûteux et une baisse importante de la productivité. Le développement de solutions photovoltaïque + batteries de stockage peut apporter une réponse concrète. L’énergie solaire produite durant la journée peut être stockée et utilisée lors des coupures ou pendant les périodes de pointe.

Pour les industries sensibles, des systèmes correctement dimensionnés peuvent assurer la continuité des équipements essentiels pendant plusieurs heures, en complément, si nécessaire, des moyens de secours traditionnels. Mais le stockage ne doit pas être considéré uniquement comme une solution de secours. Il permet également à l’industriel de maximiser son autoconsommation photovoltaïque, réduire sa puissance appelée, gérer les pics de consommation et optimiser sa facture énergétique. À terme, les batteries industrielles pourront également participer à la flexibilité du réseau électrique.

Pour accélérer leur déploiement, il est nécessaire, d’après Sadok Besbes de mettre en place un cadre réglementaire et tarifaire adapté au stockage, avec notamment une clarification du statut des batteries, des règles de raccordement et une fiscalité qui ne pénalise pas les projets. Des mécanismes d’incitation pourraient également être envisagés pour les industries stratégiques ou fortement exposées aux interruptions.

La Tunisie doit donc passer progressivement d’une logique de « secours en cas de coupure » à une logique de résilience énergétique. Le photovoltaïque, le stockage et la gestion intelligente de la consommation doivent devenir des outils complémentaires au renforcement du réseau et des capacités de production.

Pour l’industrie tunisienne, la batterie ne doit plus être considérée comme un simple équipement de secours, mais comme une véritable infrastructure énergétique stratégique.

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Jeux de Los Angeles : Et si la Russie réintégrait les JO ! 

La Russie pourrait faire son retour aux Jeux olympiques de 2028 de Los Angeles sous son drapeau national, a déclaré Paolo Zampolli, envoyé spécial du président américain Donald Trump.

Suite à l’invasion de l’Ukraine en février 2022, les athlètes russes ont été interdits de participation à de nombreuses compétitions internationales. Certains ont ensuite été autorisés à concourir sous statut neutre, sans drapeau ni hymne national. S’exprimant jeudi 15 octobre auprès de l’agence TASS, Zampolli a déclaré : « Je suis optimiste quant aux progrès futurs qui permettraient d’établir un mécanisme fiable pour une participation plus complète des athlètes russes aux Jeux olympiques de Los Angeles de 2028 », a-t-il déclaré. « Les États-Unis doivent organiser des Jeux sûrs, équitables et ouverts à tous les athlètes admissibles ».

Le Comité international olympique (CIO) a levé provisoirement la suspension du Comité olympique russe en juillet, ouvrant la voie à une participation plus large aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cependant, il n’a pas encore décidé si les athlètes russes pourront concourir sous leur drapeau et leur hymne nationaux. Plusieurs fédérations internationales, dont World Aquatics, World Gymnastics et la Fédération internationale d’escrime, ont également assoupli les restrictions imposées aux compétiteurs russes.

Zampolli a qualifié le retour du drapeau et de l’hymne russes aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026 en Italie d’« étape importante », arguant qu’exclure les meilleurs athlètes pour des raisons sans rapport avec leur conduite nuit à la compétition internationale. « Les vrais champions veulent battre les meilleurs », a-t-il déclaré. « Les plus grandes victoires sont celles remportées contre les adversaires les plus redoutables »…

Moscou a dénoncé à plusieurs reprises ces interdictions, les qualifiant de politiquement motivées, et les a contestées devant les tribunaux.

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Carrefour Tunisie et SOS Villages d’Enfants Tunisie lancent une opération de collecte de dons dans plus de 100 magasins à travers le pays

Carrefour Tunisie et SOS Villages d’Enfants Tunisie franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat solidaire avec le lancement officiel d’une opération de collecte de dons en caisse. Désormais, les clients de Carrefour Tunisie pourront contribuer, à hauteur d’un dinar, aux actions de soutien et d’accompagnement des enfants pris en charge par l’association.

Le coup d’envoi de cette initiative a été donné, le mardi 13 octobre, à l’occasion d’une cérémonie de signature d’une convention de partenariat organisée au siège social de Carrefour Tunisie, au centre commercial Carrefour La Marsa, en présence de M. Chérif Karoui, Directeur Général de Carrefour Tunisie, et de M. Mohamed Megdich, Président de SOS Villages d’Enfants Tunisie.

Un premier geste symbolique pour donner l’exemple

À l’issue de la cérémonie, les deux dirigeants se sont rendus à l’hypermarché Carrefour La Marsa pour effectuer les deux premiers dons de l’opération. Chacun a ainsi versé symboliquement un dinar en caisse, marquant le lancement concret de ce nouveau dispositif de solidarité.

Cette initiative intervient à la suite de l’autorisation accordée par la Présidence du Gouvernement à SOS Villages d’Enfants Tunisie pour la collecte de dons auprès du public dans les grandes surfaces commerciales.

Le principe est simple : lors de leur passage en caisse, les clients peuvent, sur une base entièrement volontaire, ajouter un don de 1 dinar au montant de leurs achats. La contribution figure sur le ticket de caisse et l’intégralité des sommes collectées est reversée à SOS Villages d’Enfants Tunisie.

Plus de 100 magasins mobilisés pour rendre la solidarité accessible à tous

Afin de donner à cette opération toute son ampleur, Carrefour Tunisie met à la disposition de SOS Villages d’Enfants Tunisie son réseau de plus de 100 magasins répartis sur l’ensemble du territoire tunisien, regroupant les hypermarchés Carrefour, les supermarchés Carrefour market et les magasins de proximité Carrefour express, ainsi que le site web https://www.carrefour.tn/ et l’application mobile Carrefour Tunisie pour les dons en ligne.

Une nouvelle étape dans un partenariat solidaire de longue date

Loin d’être une première collaboration, cette opération vient consolider un partenariat historique entre Carrefour Tunisie et SOS Villages d’Enfants Tunisie, construit au fil des années autour de nombreuses initiatives solidaires, notamment les opérations « Pièces Jaunes » et « Couffin du Ramadan ».

À travers cette nouvelle action, les deux partenaires réaffirment leur engagement commun en faveur de la protection de l’enfance et de l’accompagnement des enfants les plus vulnérables.

Les dons collectés contribueront à soutenir les programmes de SOS Villages d’Enfants Tunisie, notamment en matière d’accompagnement scolaire, de soutien aux familles et de prévention du décrochage scolaire.

Avec cette mobilisation, Carrefour Tunisie et SOS Villages d’Enfants Tunisie entendent faire de chaque passage en caisse une nouvelle occasion d’exprimer sa solidarité et de contribuer, à travers un geste simple, à construire un avenir meilleur pour les enfants.

D’après communiqué

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L’Algérie ouvre davantage ses portes aux investisseurs sud-africains

L’Algérie veut donner une nouvelle impulsion à son partenariat économique avec l’Afrique du Sud. Et ce, en misant sur le développement des investissements et la multiplication des projets communs.

Le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, a réaffirmé le 15 octobre la disponibilité de son organisme à accompagner les investisseurs sud-africains souhaitant développer des projets en Algérie. Il s’exprimait lors d’une rencontre à Alger avec Zanele Sani, directrice générale des relations économiques bilatérales avec l’Afrique au ministère sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite de travail de la responsable sud-africaine. Laquelle était organisée à l’occasion d’une réunion ministérielle consacrée au suivi des décisions de la septième session de la Grande Commission bilatérale de coopération, tenue à Alger en décembre 2024.

Les discussions ont porté sur les possibilités de renforcer les échanges économiques, de développer des partenariats entre entreprises et de lancer des projets d’investissement conjoints dans plusieurs secteurs. Les deux parties ont également évoqué le partage d’expériences en matière de promotion de l’investissement.

À cette occasion, le responsable algérien a présenté les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et simplifier les démarches administratives en Algérie. Il a notamment mis en avant le rôle du guichet unique de l’investissement, chargé d’accompagner les porteurs de projets, de l’enregistrement initial jusqu’à leur entrée en exploitation.

Un partenariat stratégique à concrétiser

Parallèlement à ces échanges, une réunion ministérielle coprésidée par le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, et son homologue sud-africain, Ronald Lamola, a permis de faire le point sur la mise en œuvre des engagements bilatéraux.

L’Algérie et l’Afrique du Sud ont réaffirmé leur volonté de faire de leur partenariat un modèle de coopération africaine fondé sur la confiance, la solidarité et la convergence des intérêts. Elles ont également souligné la nécessité d’intensifier les échanges commerciaux et de favoriser les investissements entre leurs opérateurs économiques.

Cette dynamique s’appuie sur la déclaration de partenariat stratégique des deux pays adoptée lors de la visite du président sud-africain Cyril Ramaphosa en Algérie, en décembre 2024.

L’enjeu consiste désormais à transformer les engagements politiques en réalisations économiques, en mobilisant les capacités industrielles et commerciales des deux partenaires au service de projets durables.

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Le Groupe QNB réalise un bénéfice net de 13,3 milliards de QAR, en hausse de 4 %

Octobre 2026 – Le Groupe QNB, une institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre publics ses résultats financiers pour la période de neuf mois close le 30 septembre 2026.

Principaux indicateurs de QNB

  • Le bénéfice net a atteint 13,3 milliards de QAR, en hausse de 4 % par rapport à septembre 2025.
  • Le bénéfice net (avant l’impact de l’hyperinflation) a atteint 16,4 milliards de QAR, en hausse de 8 % par rapport à septembre 2025.
  • Le total des actifs a augmenté pour atteindre 1 464 milliards de QAR, soit une hausse de 5 % par rapport à septembre 2025.
  • Les prêts et avances ont augmenté pour atteindre 1 061 milliards de QAR, soit une hausse de 6 % par rapport à septembre 2025.
  • Les dépôts de la clientèle ont augmenté pour atteindre 979 milliards de QAR, soit une hausse de 2 % par rapport à septembre 2025.
  • Le résultat par action a augmenté pour atteindre 1,37 QAR, soit une hausse de 5 % par rapport à septembre 2025.
  • Le total des capitaux propres attribuables aux actionnaires a augmenté pour atteindre 134 milliards de QAR, soit une hausse de 10 % par rapport à septembre 2025.
  • La valeur totale des actions rachetées depuis le lancement du programme de rachat d’actions s’est élevée à 2,5 milliards de QAR.

Commentant ces résultats, Abdulla Mubarak Al Khalifa, CEO du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance réalisée au titre des neuf premiers mois  clos en septembre 2026 reflète la solidité de notre Groupe ainsi que notre engagement constant à exécuter notre stratégie. Notre présence internationale et  la profondeur de nos relations avec nos clients nous permettent d’accompagner nos clients dans leurs projets d’investissement et de croissance, tandis que notre solidité financière nous donne la capacité de saisir avec confiance les opportunités à forte valeur ajoutée.

À l’approche du dernier trimestre de l’année, nous restons concentrés sur la poursuite d’une croissance durable et sur la création de valeur à long terme pour nos actionnaires. Nous continuerons à renforcer nos relations avec nos clients et à investir dans les services et les capacités qui consolident notre compétitivité, en nous appuyant sur la discipline opérationnelle qui constitue le fondement de notre performance. »

Les principaux indicateurs financiers relatifs à la période de neuf mois close en septembre 2026 sont les suivants :

Principaux résultats financiers

(Milliards de QAR) Septembre 2026 Septembre 2025 Hausse en %
Bénéfice net 13,3 12,8 4 %
Bénéfice net avant l’impact de l’hyperinflation 16,4 15,2 8 %
Produits d’exploitation 36,0 33,3 8 %
Total des actifs 1 464 1 389 5 %
Prêts et avances à la clientèle 1 061 1 001 6 %
Dépôts de la clientèle 979 963 2 %
Total des capitaux propres 134 121 10 %

Indicateurs clés de performance

Indicateurs clés de performance Septembre 2026 Septembre 2025 Décembre 2025
Résultat par action (QAR) 1,37 1,31 1,74
Ratio d’efficience (coût / revenu) 24,3 % 23,3 % 23,3 %
Ratio prêts/dépôts* 98,9 % 97,0 % 98,6 %
Ratio des créances non performantes (NPL) 2,7 % 2,9 % 2,6 %
Ratio de couverture 97 % 100 % 100 %
Ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) 19,7 % 19,5 % 19,3 %
Ratio de couverture de liquidité (LCR)* 145 % 151 % 144 %
Ratio de financement stable net (NSFR)* 108 % 105 % 105 %

* Conformément à la réglementation de la Banque Centrale du Qatar.

Renforcer la valeur actionnariale à long terme grâce à une croissance durable et rentable

Résultats du compte de résultat : le bénéfice net des neuf mois clos le 30 septembre 2026 s’est établi à 13,3 milliards de QAR, en hausse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance reflète la solidité des résultats financiers du Groupe QNB. Les résultats du Groupe pour la période de neuf mois close le 30 septembre 2026 ont également été affectés par la persistance de l’hyperinflation en Turquie ; le bénéfice net avant l’impact de l’hyperinflation a ainsi atteint 16,4 milliards de QAR, en hausse de 8 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les produits d’exploitation ont augmenté de 8 % pour atteindre 36 milliards de QAR, ce qui traduit la capacité du Groupe QNB à maintenir une croissance forte et durable dans ses différentes sources de revenus.

L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesurée par le ratio coût-revenu) s’est établie à 24,3 %, l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région Moyen-Orient et Afrique.

Moteurs de croissance du bilan : le total des actifs a atteint 1 464 milliards de QAR au 30 septembre 2026, en hausse de 5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression a été principalement tirée par les prêts et avances à la clientèle, qui ont augmenté de 6 % pour atteindre 1 061 milliards de QAR. La diversification des dépôts a également contribué à la hausse des dépôts de la clientèle, qui ont atteint 979 milliards de QAR au 30 septembre 2026, soit une augmentation de 2 %  par rapport à la même période de l’année précédente.

Qualité du portefeuille de crédit : le ratio des prêts non performants rapporté au total du portefeuille de prêts bruts s’est établi à 2,7 % au 30 septembre 2026, l’un des taux les plus faibles parmi les institutions financières de la région MEA. Ce niveau reflète la haute qualité du portefeuille de crédit du Groupe ainsi que l’efficacité de la politique de gestion du risque de crédit. Le ratio de couverture des créances douteuses s’est établi à 97 %, traduisant la poursuite de l’approche prudente adoptée par le Groupe à l’égard des créances douteuses.

Ratios réglementaires : le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) s’est établi à 19,7 % au 30 septembre 2026. Le ratio de couverture de liquidité (LCR) et le ratio de financement stable net (NSFR) se sont établis respectivement à 145 % et 108 %. Ces ratios sont supérieurs aux exigences minimales réglementaires de la Banque Centrale du Qatar et du cadre réglementaire de Bâle III.

Soutien au financement des clients et croissance des activités

Au cours du troisième trimestre, le Groupe QNB a soutenu le financement de ses clients et participé à des opérations internationales dans les secteurs de l’infrastructure et des activités commerciales.  Ses équipes internationales ont participé à des financements liés aux infrastructures d’intelligence artificielle, au cloud computing, aux réseaux de fibre optique et à l’immobilier en Asie et en Europe.

Par ailleurs, QNB Capital a agi en qualité de coordinateur global pour l’émission obligataire internationale de l’État du Qatar, dont la tarification a eu lieu en septembre. L’ensemble de ces activités reflète l’élargissement des capacités du Groupe dans les domaines du crédit et des marchés de capitaux, ainsi que sa capacité à mettre en relation ses clients avec des sources de financement internationales.

Au Qatar, le Groupe a également renforcé ses relations avec les entreprises au service du secteur de l’énergie à travers la deuxième édition du forum « Soutien aux entreprises locales pour les PME ». À cette occasion, fournisseurs, prestataires de services et PME ont rencontré les responsables des relations clients et les spécialistes sectoriels de QNB afin d’échanger sur la préparation financière, l’efficacité des chaînes d’approvisionnement et les opportunités émergentes découlant de l’évolution du secteur.

Cette initiative a permis de créer un canal d’échange efficace pour mieux comprendre les besoins des entreprises et renforcer les relations avec les différents acteurs de l’économie locale.

Financement, liquidité et rendement pour les actionnaires

Au cours du trimestre, QNB Türkiye a réalisé une opération de pension livrée (« blue repo »), en mettant en place une structure de financement dédiée à la protection des ressources hydriques en Turquie. Cette opération a permis d’élargir la gamme des instruments de financement durable de la Banque au-delà des émissions obligataires, pour y inclure des instruments de trésorerie, tout en prévoyant des dispositifs de reporting et de vérification indépendante de l’utilisation des fonds.

Au niveau du Groupe, la croissance des dépôts de la clientèle ainsi que les solides ratios de capitalisation et de liquidité mentionnés précédemment constituent une base solide pour soutenir les activités de crédit et d’investissement.

Par ailleurs, QNB poursuit son objectif d’optimisation du rendement pour les actionnaires à travers son programme de rachat d’actions. Depuis le lancement de ce programme, le nombre total d’actions rachetées a atteint 149,4 millions d’actions, pour un coût global de 2,5 milliards de QAR.

Résilience dans un environnement changeant

Depuis la fin du mois de février 2026, la région du Conseil de coopération du Golfe a connu une période d’instabilité ayant affecté d’importantes routes maritimes et voies d’approvisionnement énergétiques. Grâce à la robustesse de son modèle opérationnel, à la solidité de son cadre institutionnel et à la poursuite de ses investissements dans les capacités digitale, le Groupe QNB a continué de garantir à ses clients un accès fiable, sécurisé et continu à ses services. Dans son ensemble, le secteur bancaire a fait preuve d’une grande résilience, favorisant le maintien d’un environnement d’exploitation stable. Notations de crédit de premier rang

Le Groupe QNB conserve une solide notation de crédit. La Banque est la mieux notée au Qatar et figure parmi les banques les mieux notées au monde, avec les notations Aa2 de Moody’s, A+ de Standard & Poor’s et A+ de Fitch.

Ces notations reflètent la solidité de notre base de capital, la robustesse de notre gestion des risques, l’efficacité de notre modèle opérationnel ainsi que notre approche rigoureuse en matière de gouvernance. Elles nous confèrent un avantage concurrentiel pour accéder aux marchés internationaux des capitaux et nous permettent de poursuivre nos plans de croissance et d’expansion conformément à notre stratégie.

Le solide historique de performance du Groupe QNB, soutenu par ses excellentes notations de crédit, constitue un facteur essentiel pour encourager les particuliers, les entreprises et les institutions à travailler avec la Banque. Ces notations renforcent également la confiance des investisseurs et des marchés mondiaux dans le Groupe QNB, son positionnement et sa stratégie à long terme.

Financement durable et solidité de la marque

Aligné sur l’ambition mondiale d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, QNB poursuit son engagement en faveur du financement durable en accompagnant ses clients à travers le dialogue, la collaboration et le développement de solutions de financement durable et de financement de transition. Le portefeuille éligible de la Banque dans le cadre de son programme de financement durable dépasse désormais 12 milliards de dollars américains.

Le Groupe publie également ses rapports conformément aux normes de la Global Reporting Initiative (GRI) ainsi qu’aux exigences de divulgation du Conseil international des normes de durabilité (ISSB), notamment les normes IFRS S1 et IFRS S2, renforçant ainsi la transparence de ses activités et de ses performances en matière de durabilité.

Par ailleurs, QNB a conservé sa position de marque bancaire la plus valorisée au Moyen-Orient et en Afrique selon le classement de Brand Finance, avec une valeur de marque atteignant 10,3 milliards de dollars américains. La Banque occupe ainsi la 36e place mondiale parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde.

Cette distinction reflète la solidité du modèle de QNB et sa capacité à servir une clientèle diversifiée à travers son réseau international. L’indice de force de la marque (Brand Strength Index – BSI) de QNB est également demeuré stable à un niveau élevé de 86 points.

Vision stratégique du Groupe QNB

Pour le reste de l’année 2026, le Groupe QNB poursuivra sa stratégie axée sur une croissance durable de ses bénéfices, en renforçant davantage ses relations avec ses clients et en développant les services et les capacités qui soutiennent leurs besoins.

La solidité financière du Groupe ainsi que sa présence internationale lui offrent une plateforme robuste pour saisir de nouvelles opportunités d’affaires. Cette stratégie s’appuie sur une allocation rigoureuse du capital, tout en maintenant l’accent sur l’efficacité opérationnelle et la création de rendements durables pour les actionnaires.

A propos du Groupe QNB

Le Groupe QNB est une institution financière de premier plan dans la région Moyen-Orient et Afrique, opérant à travers une plateforme bancaire internationale diversifiée dans plus de 28 pays et servant des millions de clients à travers le monde. Grâce à sa présence solidement établie au Qatar et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, le Groupe accompagne les entreprises, les institutions et les particuliers à travers un vaste réseau mondial.

www.qnb.com

 

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TRIBUNE – Gouvernance des entreprises publiques : le défi de l’exécution pour 2026-2030

Le colloque ministériel consacré à la gouvernance des entreprises et établissements publics a rappelé la nécessité de clarifier les responsabilités, d’accélérer les décisions et de renforcer le pilotage par les résultats. Pour le cycle 2026-2030, le véritable enjeu sera de traduire ces orientations en mécanismes opérationnels, capables de mieux anticiper les risques, de mobiliser le financement et d’améliorer la performance des entreprises publiques.

La gouvernance des entreprises et établissements publics (EEP) revient au centre du débat économique tunisien. Le colloque consacré à cette question, organisé à Tunis le 18 septembre 2026 sous la présidence de Slah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a mis en avant plusieurs exigences : la clarté des objectifs, la rapidité de la prise de décision, l’anticipation des risques et l’évaluation des performances.

Ces orientations rejoignent une difficulté persistante de l’action publique : la distance entre les objectifs annoncés et les résultats effectivement obtenus. La Tunisie dispose de cadres réglementaires, de stratégies sectorielles et d’institutions chargées du contrôle. Pourtant, l’existence de ces dispositifs ne garantit ni l’exécution rapide des projets ni la résolution des difficultés opérationnelles et encore moins l’amélioration durable des équilibres financiers.

Pour le cycle 2026-2030, l’enjeu est donc de dépasser une gouvernance principalement administrative pour construire une véritable capacité d’exécution. Il ne s’agit plus seulement de préserver des équilibres financiers fragiles; mais de restaurer la performance des entreprises publiques, de renforcer leur contribution à l’économie réelle et de mieux orienter les ressources vers les projets capables de produire des résultats mesurables.

 

Le coût du statu quo et les limites du contrôle a posteriori

Les difficultés financières des entreprises publiques ne peuvent être examinées indépendamment de leurs conséquences sur les finances de l’État et sur le système économique. Les garanties publiques, les concours financiers, les engagements budgétaires et les créances croisées entre organismes publics constituent autant de sujets qui nécessitent une vision consolidée des risques.

Le ministère des Finances publie notamment des rapports consacrés aux entreprises publiques dans le cadre de la documentation budgétaire. Ces données doivent permettre d’apprécier les expositions financières, d’identifier les vulnérabilités et de mieux anticiper les besoins de soutien de l’État.

Mais la disponibilité de rapports financiers sur la gouvernance ne suffit pas à prévenir les difficultés. Une information consolidée après la clôture d’un exercice peut éclairer une décision future sans nécessairement permettre d’éviter une dégradation déjà engagée. Lorsque les alertes arrivent tardivement, les marges de manœuvre se réduisent, les arbitrages deviennent plus coûteux et les solutions d’urgence prennent le pas sur la prévention.

Le problème n’est donc pas de supprimer le contrôle a posteriori, indispensable à la transparence et à la redevabilité. Il est de le compléter par un pilotage continu, fondé sur des données fiables, des seuils d’alerte définis à l’avance et des responsabilités clairement attribuées.

 

Les deux verrous de la décision publique

Il s’agit tout d’abord du reporting passif. L’accumulation de comptes rendus périodiques ne constitue pas, à elle seule, un système d’alerte précoce. L’anticipation suppose des données actualisées, contrôlées et rapprochées des systèmes de gestion, afin de détecter rapidement les écarts entre les objectifs et les réalisations.

Ensuite, vient la lenteur décisionnelle. La multiplication des validations et la crainte de l’erreur peuvent retarder des décisions nécessaires. La réponse ne consiste pas à contourner les règles, mais à sécuriser les actes de gestion grâce à des procédures explicites, une traçabilité numérique et une répartition claire des responsabilités.

 

Passer du financement de l’inertie au financement de l’exécution

La réforme de la gouvernance des EEP concerne directement le système financier, notamment les banques publiques. Leur rôle ne saurait se limiter à examiner des demandes de crédit sur la base de données financières historiques. Elles peuvent aussi contribuer à accélérer les projets viables, à condition que les décisions de financement soient mieux articulées avec les capacités réelles d’exécution.

Un projet portant sur les énergies renouvelables, les phosphates, les infrastructures ou la logistique peut répondre à un besoin économique incontestable. Pourtant, entre la décision initiale et la mise en service, plusieurs obstacles peuvent s’accumuler : études incomplètes, autorisations tardives, difficultés de coordination, marchés retardés, manque de visibilité sur les coûts ou insuffisance de suivi.

Dans ce contexte, financer un projet ne signifie pas simplement mettre des ressources à disposition. Il faut également s’assurer que les conditions de réalisation sont réunies, que les responsabilités sont identifiées et que les risques susceptibles de compromettre les délais sont suivis.

L’enjeu est de rapprocher quatre dimensions souvent traitées séparément : l’évaluation économique, la décision de financement, la préparation opérationnelle et le suivi de l’exécution. Cette articulation permettrait de distinguer plus clairement les projets simplement autorisés de ceux qui sont réellement prêts à démarrer, puis de ceux qui progressent conformément aux engagements pris.

Les banques ne peuvent évidemment pas se substituer aux entreprises publiques, aux autorités de tutelle ou aux responsables des projets. Leur contribution consiste plutôt à améliorer la qualité de l’analyse financière, à suivre les jalons convenus et à identifier suffisamment tôt les difficultés susceptibles de compromettre la viabilité des investissements. Le financement devient alors un levier de performance, et non une réponse isolée à un besoin de trésorerie.

 

Les trois piliers de l’ingénierie d’exécution

Pour traduire les orientations de la réforme en résultats, la gouvernance des EEP doit s’appuyer sur une ingénierie d’exécution structurée autour de trois leviers complémentaires.

Premier levier : un pilotage décisionnel des projets

Un dispositif de type Project Management Office (PMO) peut renforcer le suivi des projets stratégiques. Sa fonction ne devrait pas se limiter à collecter des tableaux de bord ou à produire des comptes rendus. Il doit permettre de comparer les réalisations aux objectifs, de repérer les écarts, de préparer les arbitrages et de suivre les décisions correctives.

Son efficacité dépend toutefois de son mandat. Les responsabilités doivent être formalisées, les délais de réponse définis et les mécanismes d’escalade connus. Sans accès à l’information nécessaire et sans capacité à saisir les décideurs compétents, un tel dispositif risque de devenir une structure administrative supplémentaire.

 

Deuxième levier : l’interopérabilité des systèmes d’information

L’alerte précoce suppose que les données utiles puissent circuler de manière fiable et sécurisée entre les systèmes de gestion des EEP et les structures chargées de leur tutelle, de leur contrôle ou de leur financement, dans le respect des règles applicables.

Des architectures ouvertes, notamment fondées sur des interfaces de programmation applicative (API), peuvent faciliter ces échanges. Elles permettent d’éviter, lorsque les conditions techniques et réglementaires le permettent, les ressaisies multiples, les rapprochements manuels et les délais liés à des systèmes qui communiquent difficilement entre eux.

Cette évolution doit également s’accompagner d’une réduction de la dette technologique : applications obsolètes, dépendances excessives envers certains fournisseurs, documentation insuffisante, difficultés de maintenance et manque de compétences internes. Sans cette remise à niveau, le pilotage en temps réel risque de rester une ambition théorique.

 

Troisième levier : une gouvernance responsable de la donnée

La donnée n’est utile à la décision que si sa qualité, son origine, sa date de mise à jour et ses règles d’utilisation sont connues. La responsabilité de sa production et de sa validation doit être clairement attribuée.

Les outils d’analyse avancée et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à détecter des anomalies, à anticiper certains risques et à éclairer les scénarios de décision. Ils ne remplacent toutefois ni le jugement du responsable ni les contrôles requis et moins encore l’obligation de justifier les arbitrages.

La transformation numérique ne doit donc pas être envisagée comme une simple modernisation informatique. Elle doit renforcer la qualité de la décision de gouvernance, la traçabilité des opérations et la capacité des institutions à rendre compte des résultats.

Repères pour le cycle 2026-2030

Objectif : structurer une chaîne opérationnelle continue : donnée fiable, évaluation, décision, financement, exécution et mesure des résultats. Capital humain : développer des profils capables de faire le lien entre finance, technologie, gestion des risques, réglementation et conduite de projets.

Souveraineté opérationnelle : renforcer les capacités nationales à maîtriser les systèmes d’information, à contrôler les dépendances critiques et à maintenir les services essentiels. Indicateurs : suivre les délais de décision, les écarts de coûts, l’avancement physique des projets, la qualité des services rendus et la mise en œuvre effective des mesures correctives.

 

De la réforme institutionnelle à la responsabilité des résultats

La réussite d’une telle démarche dépendra moins de la création de nouveaux dispositifs que de la capacité à faire fonctionner ceux qui existent, à clarifier leurs responsabilités et à mesurer leurs effets.

Les conseils d’administration doivent pouvoir exercer pleinement leur rôle stratégique et de surveillance. Les directions générales doivent disposer d’objectifs cohérents avec leurs moyens et être évaluées sur des résultats explicites. Les ministères de tutelle doivent assurer un suivi effectif sans multiplier les interventions contradictoires. Les fonctions de contrôle doivent contribuer à prévenir les risques tout en préservant leur indépendance.

Cette répartition suppose de distinguer clairement les responsabilités de décision, d’exécution, de contrôle et d’évaluation. Lorsque plusieurs structures interviennent dans une même chaîne sans que leurs rôles soient suffisamment définis, les retards deviennent difficiles à attribuer et les décisions correctives perdent en efficacité.

Il faut également éviter de réduire la performance à un indicateur financier isolé. Pour une entreprise publique, l’évaluation doit tenir compte de sa mission, de la qualité du service rendu, de sa productivité, de sa situation financière et de sa capacité à réaliser les investissements nécessaires. Les indicateurs doivent être adaptés à chaque activité, tout en permettant une comparaison pertinente des objectifs et des résultats.

Enfin, l’alerte précoce n’a de valeur que si elle déclenche une réponse. Un écart détecté doit conduire à une analyse, à une décision documentée, à la désignation d’un responsable et à un suivi de la mesure corrective. Sans cette boucle de rétroaction, les tableaux de bord risquent de devenir une nouvelle forme de reporting passif.

 

Faire de l’exécution un avantage économique

La gouvernance des entreprises publiques ne constitue pas un chantier isolé. Elle influence la qualité des services, la confiance des investisseurs, la mobilisation des financements et la capacité de l’économie à transformer les ressources engagées en activité productive.

Pour le cycle 2026-2030, la Tunisie gagnerait à évaluer les projets non seulement en fonction des crédits mobilisés ou des décisions prises, mais aussi selon les capacités opérationnelles développées et les résultats effectivement obtenus. Les infrastructures livrées, les délais respectés, les coûts maîtrisés, les services améliorés et les risques réduits doivent devenir des éléments centraux de l’évaluation.

Cette orientation exige une méthode : des objectifs réalistes, des responsabilités explicites, des données fiables, des mécanismes d’alerte et des évaluations régulières. Elle suppose également une continuité dans le suivi, afin que les difficultés identifiées donnent lieu à des mesures correctives plutôt qu’à la répétition des mêmes constats.

Le colloque ministériel a rappelé le cap : une gouvernance fondée sur le leadership responsable, la performance et la redevabilité. Le défi est désormais de traduire cette ambition en pratiques quotidiennes, dans les conseils d’administration, les directions générales, les structures de tutelle et les mécanismes de financement.

La crédibilité de la réforme se mesurera finalement à une question simple : les entreprises publiques seront-elles davantage capables de décider à temps, d’exécuter leurs projets, de maîtriser leurs risques et d’améliorer les services rendus ?

Pour la Tunisie, l’ingénierie d’exécution n’est pas une option technique supplémentaire. Elle constitue l’une des conditions essentielles pour transformer les orientations stratégiques en résultats économiques et sociaux tangibles.

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Tunisie : près de 86 % des 10-70 ans sont connectés et près d’un internaute sur deux utilise l’IA

Neuf Tunisiens sur dix utilisent Internet. Selon le Baromètre du numérique 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT), 85,9 % des 10-70 ans sont connectés, soit 10,9 points de plus qu’en 2023.

Parmi les internautes, 47,9 % ont recours à des applications d’intelligence artificielle (IA), qui devancent désormais les services électroniques (41,3 %), le commerce électronique (36,9 %) et l’administration en ligne (26,5 %).

L’enquête de l’INT a été menée en face à face (méthode CAPI) auprès de 5 077 personnes représentatives de la population, du 15 mai au 10 juin 2026. Les non-utilisateurs d’Internet ne représentent plus que 14,1 % de l’échantillon.

Le smartphone est au cœur de cette progression : 84,3 % des personnes interrogées en possèdent un et 95,4 % utilisent une ligne mobile, contre seulement 41 % pour l’ordinateur. La connexion mobile (70,4 %) devance désormais la connexion fixe (65,3 %). Les données mobiles dominent (60,9 %), de loin devant l’ADSL-VDSL (39,3 %). Tandis que la fibre optique reste marginale (4 %), révèlent les chiffres de l’instance.

Toujours selon l’INT, Internet est surtout utilisé à domicile (95,1 % des internautes), loin devant les cafés et restaurants (33 %) et le lieu de travail (31,7 %). Le pic d’activité se situe en soirée, avec 50 % des usages entre 18 h et 22 h. Plus de la moitié des internautes (54,9 %) passent plus de trois heures par jour en ligne.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

ChatGPT largement en tête

L’analyse de l’organisme montre que l’IA sert d’abord à la recherche d’informations (68,9 %) et à l’éducation (51,2 %) – un point excellent -, devant la retouche photo et vidéo (20,7 %) et l’aide au travail (17,6 %). ChatGPT est utilisé par 96,3 % des adeptes de l’IA, Gemini arrive loin (32,5 %) et Claude encore plus loin (6,3 %).

Pour sa part, le commerce en ligne passe surtout par les réseaux sociaux : 84,5 % des acheteurs utilisent Facebook, Instagram ou WhatsApp. Le paiement à la livraison reste le mode privilégié pour 94,6 % des personnes interrogées. Et Glovo domine parmi les applications citées (71,8 %), devant Yassir (44,6 %).

Quant à l’administration en ligne, son faible usage est expliqué surtout par l’absence de besoin (52,1 %), et non par la défiance : seuls 2,5 % invoquent un manque de confiance dans la sécurité. En d’autres termes, l’administration publique ne propose que peu de services aux citoyens, explique le Baromètre de l’INT.

Des fractures toujours marquées

L’usage d’Internet reste lié au niveau d’instruction et au revenu : 98,3 % chez les universitaires contre 23 % chez les non-scolarisés; et 95,9 % dans les ménages gagnant au moins 2 500 dinars contre 69,1 % pour ceux disposant de 600 dinars au plus. L’écart générationnel est également net : 99,2 % chez les 18-24 ans, contre 54,1 % chez les 60-70 ans.

La parité de genre est presque atteinte (86,5 % chez les hommes, 85,2 % chez les femmes). Cependant que les disparités territoriales persistent, entre le District 5 (94,3 %) et le District 2 (79,6 %). Ces clivages se retrouvent dans l’IA, utilisée par 70,3 % des universitaires contre 1,4 % des non-scolarisés, et par 74 % des 10-17 ans contre 7,3 % des 60-70 ans.

Reste maintenant à comparer ces chiffres à ceux des autres pays de la région d’Afrique du Nord, voire africains.

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L’Ordre national des avocats appelle à participer à la marche nationale du 17 octobre 2026

Le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie participe largement à la marche nationale organisée demain, le 17 octobre 2026, à partir de 11 heures du matin, devant la Cour de l’UGTT. Et ce, en coordination avec les organisations qui ont annoncé, le 3 septembre dernier, des principes clairs.C’est ce qu’a révélé le bâtonnier Boubaker Bethabet via une vidéo diffusée sur sa page fb.  

Il part du constat que ce sont des principes dont la profession d’avocat est fière d’avoir toujours été en première ligne pour les défendre : des principes qui unissent et ne divisent pas, qui rassemblent et ne séparent pas. Ils défendent l’État de droit, l’indépendance de la justice et le respect des droits du citoyen dans leur globalité, droits politiques, économiques et sociaux; ainsi que leur exercice effectif, dans le cadre d’un engagement des autorités à les respecter et à veiller à leur protection.

Il a rappelé également que les avocats ont exprimé leur choix de réformer la profession et ses institutions et de faire aboutir ses revendications légitimes, selon une méthode fondée sur le dialogue et le respect des principes de la profession. Et notamment la défense de l’indépendance de la justice et des éléments essentiels d’un procès équitable, afin de préserver les droits de tous.

Cependant, cet effort de la profession d’avocat tunisienne s’est heurté à un refus du dialogue, à des tentatives de porter atteinte à son unité, ainsi qu’à des campagnes de dénigrement et d’incitation contre les avocates et les avocats, à chaque occasion, dans le but de porter atteinte à leur réputation et à l’estime qu’ils suscitent au sein de la société.

Cette situation n’est pas vécue uniquement par la profession d’avocat tunisienne : la plupart des secteurs la vivent également dans leurs luttes pour des revendications légitimes. Aujourd’hui, les efforts de la société civile s’unissent pour défendre le droit de la société à vivre dans la dignité et son droit au travail, dans la liberté garantie par la Constitution, les conventions internationales et les lois en vigueur, poursuit le bâtonnier.

Il convient de noter que cette marche vise à défendre tous ces principes, les droits de la société et les valeurs de la République, sous les drapeaux et les couleurs du drapeau tunisien uniquement et sous le slogan central : “Travail, liberté, dignité”.

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Commerce : l’UE arme son bouclier anti-Chine

L’Union européenne prépare un instrument de dissuasion commerciale qui bloquerait totalement l’accès à son vaste marché unique si un concurrent comme la Chine s’attaquait à l’économie de l’UE, selon des sources citées par Bloomberg.

Les dirigeants de l’UE, réunis jeudi 15 octobre à Bruxelles, ont demandé à la Commission européenne, chargée des affaires commerciales de l’Union, de préparer et de soumettre une proposition concernant cet outil d’ici la fin de l’année. Cette mesure fera l’objet de négociations l’année prochaine, a indiqué l’une des sources. Cet outil vise à constituer une mesure de « seconde riposte » pour dissuader d’autres pays de déclencher une guerre commerciale avec l’UE, ont indiqué les sources. La Commission présentera un autre instrument, destiné à diversifier les chaînes d’approvisionnement, en décembre, avant le prochain sommet des dirigeants européens.

Pékin a menacé de représailles si l’UE introduit de nouveaux outils commerciaux discriminatoires ou des mesures restrictives ciblant les entreprises ou les produits chinois. « Nous ne disposons pas de mesures suffisantes pour lutter contre les pratiques déloyales et nous n’avons pas suffisamment investi dans notre compétitivité et notre capacité d’innovation. Le nouveau budget de l’UE devrait être conçu de manière à répondre à ces besoins », a déclaré le Premier ministre néerlandais Rob Jetten aux journalistes.

Les dirigeants des 27 États membres de l’UE se réunissent à Bruxelles, après avoir déjà conclu un accord avec Pékin pour limiter les importations de voitures hybrides en provenance de Chine – une première étape vers la réduction du déficit commercial des biens, qui atteignait 360 milliards d’euros en 2025, comme le note Reuters.

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Kaïs Saïed à Bizerte : hommage aux martyrs de l’Évacuation

Le président de la République Kaïs Saïed a présidé, à Bizerte, la commémoration du 63e anniversaire de la fête de l’Évacuation, en rendant hommage aux martyrs des combats de juillet 1961. Lors de rencontres avec les citoyens, il a affirmé que la Tunisie mène une “guerre de libération”  et attribué les difficultés du pays à la corruption, au sabotage et à l’impunité. 

À l’issue de la cérémonie, le président de la République s’est rendu au centre-ville de Bizerte, où il a rencontré un grand nombre de citoyennes et de citoyens. Il a affirmé que la Tunisie mène une guerre de libération, comme l’ont menée nos prédécesseurs, et qu’elle n’acceptera que la victoire. Il a souligné que les défis sont importants, mais que la volonté de les surmonter l’est davantage.

Il a estimé que le peuple tunisien comprend profondément, avec une conscience historique, que nombre d’obstacles résultent de décennies de corruption et de sabotage, auxquels s’ajoutent d’autres entraves artificielles créées par ceux qui se croient encore au-dessus de la reddition de comptes et de la loi.

Kaïs Saïed a insisté sur le fait que la cause est nationale et exige de tous un profond sens des responsabilités, afin de réaliser les objectifs de la Révolution et d’honorer la mémoire des nobles martyrs qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance et la libération.

Il a ensuite inauguré, à la base navale de Bizerte, une vedette de guerre fabriquée en Tunisie, présentée comme une étape vers une plus grande autonomie dans l’industrie de défense et l’innovation nationale.

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PLF 2027 – Ridha Chkoundali : « Une dépendance dangereuse à l’égard du financement direct de la BCT »

Un déficit structurel d’environ 14,6 milliards de dinars et un quatrième recours consécutif à l’emprunt direct auprès de la Banque centrale. Dans un post Facebook publié le 16 octobre 2026, l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali livre une première lecture très critique du projet de loi de finances 2027 (PLF 2027).

Le PLF 2027 prévoit des recettes d’environ 54,25 milliards de dinars (fiscales, non fiscales et dons) pour des dépenses de 68,89 milliards, d’où un déficit structurel considérable d’environ 14,6 milliards. L’économiste relève l’absence du document le plus important, à savoir les résultats d’exécution du budget de l’État au moins jusqu’à fin septembre 2026, ainsi que les hypothèses du budget 2027. Sans ces éléments, impossible de dire si l’État peut réellement mobiliser l’ensemble de ces recettes.

Ridha Chkoundali dénonce une dépendance dangereuse à l’égard du financement direct de la Banque centrale, voire une obéissance aveugle à celle-ci. Pour couvrir le déficit et rembourser les dettes, le projet recourt de manière excessive à l’endettement intérieur, à hauteur de 19,8 milliards de dinars. Plus grave, il sollicite pour la quatrième fois consécutive la Banque centrale, par un emprunt direct de 9,8 milliards, sans intérêt et sur 15 ans. Cette création monétaire, ou injection de liquidité au Trésor, sans contrepartie productive équivalente, comporte un risque inflationniste élevé, une érosion du pouvoir d’achat du dinar et un effet d’éviction du secteur privé, privé de la liquidité bancaire indispensable à l’investissement. Les équilibres financiers du budget sont donc fragiles, conclut l’économiste, car ils reposent sur des palliatifs monétaires et non sur la mobilisation de ressources réelles et durables.

Sur les grands objectifs affichés, l’équilibre régional, la création d’emplois et la dignité nationale, le texte prévoit 10 millions de dinars de crédits supplémentaires pour les régions les moins développées et plusieurs lignes de financement dédiées à l’emploi. Cette approche reste « fragmentaire et saisonnière » plutôt que structurelle : l’équilibre régional ne se construit ni avec des financements conjoncturels ni par un financement public limité, mais par des réformes profondes des infrastructures et l’attraction d’investissements productifs grâce à un véritable système d’incitations.

Côté emploi, la fonction publique et les établissements publics rattachés comptent 692 702 agents. L’État demeure ainsi le premier employeur, au prix d’une lourde charge budgétaire, faute d’un environnement d’investissement capable d’absorber les diplômés et de créer une richesse réelle, garante d’une « dignité effective » hors de la fonction publique ou du microcrédit.

Concernant la création et le financement des projets privés et collectifs, les lignes de financement se multiplient, sans efficacité selon l’économiste, au profit des entreprises émergentes, des petites entreprises, des étudiants porteurs de projets, des personnes en situation de handicap et des sociétés communautaires. Ces dernières ont déjà accumulé plus de 95 millions de dinars de crédits, indépendamment des dotations de cette loi.

L’accent mis sur les prêts sans intérêt et sans garanties bancaires aux sociétés communautaires (5 millions de dinars), comme sur les prêts sans intérêt aux entreprises émergentes, soulève de sérieuses interrogations sur le recouvrement et sur le sort des fonds publics, en l’absence d’études de faisabilité économique rigoureuses. Ridha Chkoundali redoute des créances irrécouvrables qui pèseraient sur des banques naissantes, la Banque tunisienne de solidarité et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises.

Le projet comporte néanmoins des facilités positives : la prise en charge par l’État des cotisations sociales des créateurs de petites entreprises, selon un taux dégressif sur trois ans, et l’exonération de la retenue à la source pour les entreprises nouvellement créées et les auto-entrepreneurs. Un véritable bol d’air pour les porteurs de projets, à condition de simplifier les procédures administratives.

Sur l’« État social effectif », l’économiste parle de palliatifs financiers plutôt que d’un traitement de fond. L’État s’est substitué à plusieurs entreprises publiques en difficulté (Office des terres domaniales, chemins de fer, Transtu, Société nationale de cellulose et de papier alfa, Société tunisienne du sucre, Office de l’aviation civile et des aéroports) pour le paiement de leurs dettes envers la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale, et a effacé le principal de leurs dettes fiscales. Cette mesure offre à ces entreprises une bouée de sauvetage ponctuelle et préserve la Caisse nationale de sécurité sociale d’une faillite immédiate. Mais elle reporte directement la charge sur le Trésor public et la dette publique.

L’État social, souligne Ridha Chkoundali, ne se réalise pas seulement en éteignant avec l’argent public les dettes d’entreprises défaillantes. Il suppose d’améliorer les services essentiels (santé, transport, éducation) et d’offrir un filet de sécurité réel et durable, qui ne dépende pas de l’emprunt bancaire direct.

En matière de justice fiscale et sociale, l’économiste pointe des charges supplémentaires pour les classes moyennes et modestes. Le PLF 2027 accorde de larges exonérations fiscales et avantages douaniers aux entreprises, par exemple l’exonération des matières premières des secteurs du cuir et de l’ameublement ainsi que des intrants destinés à l’exportation. Parallèlement, le financement du fonds social et des services passe par le relèvement de la fiscalité indirecte et des taxes de consommation, avec un droit de voyage à l’étranger porté à 80 dinars et une taxe sur les jeux et concours portée à 60 %.

Enfin, pour la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, les avancées sont positives mais insuffisantes. Sur le plan agricole, 40 millions de dinars sont dédiés à la reconstitution du cheptel et 100 millions de dinars à des crédits saisonniers et d’investissement au profit des petits agriculteurs de la filière oléicole. Ces mesures, louables et orientées vers l’économie réelle, restent limitées face à la rareté des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

Sur le plan énergétique et environnemental, l’exonération des batteries de stockage d’électricité des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que la réduction des droits sur les panneaux solaires à 10 %, constituent selon lui une avancée judicieuse et ambitieuse pour encourager la transition énergétique et alléger la facture des importations d’énergie.

Sur le plan hydrique, les données ne font état d’aucun nouvel investissement structurel d’envergure à la hauteur des risques pesant sur les ressources disponibles.

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Le FMI lance un avertissement alarmant concernant les déficits américains

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a lancé un avertissement sans équivoque dans lequel elle souligne que le plan de Scott Bessent, visant à réduire la dette croissante et le déficit budgétaire par la croissance ne donnera pas de résultats assez rapidement pour la première économie mondiale.

« Les autorités misent énormément sur une forte croissance aux États-Unis. La croissance est certes un atout, mais elle ne peut à elle seule permettre les ajustements nécessaires au rythme requis », a déclaré la patronne du FMI, depuis Bangkok en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

A rappeler que Scott Bessent, qui n’est pas présent à Bangkok, a affirmé ces dernières semaines que les États-Unis seraient en mesure de redresser leur dette et leur déficit en s’appuyant sur la forte croissance de l’économie américaine. « Ce qui compte, c’est le ratio dette/PIB, et nous allons commencer à infléchir cette courbe, pour la faire baisser », a-t-il expliqué la semaine dernière. « Cela pourrait se produire très rapidement ». La dette américaine a atteint des niveaux inédits. Ce qui est l’une des principales causes de la flambée des coûts d’emprunt à long terme, suscitant des inquiétudes dans le monde entier, comme le rapporte Bloomberg.

Pour sa part, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a commenté la question en ces termes : « J’ai entendu la directrice générale du FMI insister sur les principes budgétaires à respecter », faisant référence à l’ampleur du déficit américain. « Il s’agit clairement d’un problème que tous les pays concernés doivent prendre en compte ».

Le Bureau du budget du Congrès (CBO) avait averti en février que le ratio dette/PIB en 2030 dépasserait le record historique de 106 % enregistré en 1946. La dette publique totale des États-Unis a dépassé les 40 000 milliards de dollars pour la première fois. Tandis que le déficit a atteint 2 000 milliards de dollars et devrait dépasser 6 % du PIB au cours de l’exercice fiscal actuel.

Déséquilibres mondiaux

Concernant la question plus générale des déséquilibres mondiaux, Mme Georgieva a déclaré que le FMI « tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des déséquilibres mondiaux excessifs ». « Nous devons examiner quels sont les principaux facteurs qui contribuent à cette situation – il s’agit principalement de la Chine et des États-Unis ». Elle a ajouté que la Chine doit stimuler la consommation intérieure, tandis que les autres économies doivent se concentrer sur la réduction de la dette et des déficits, ainsi que sur la maîtrise de leurs dépenses.

L’écart entre les pays excédentaires – comme la Chine et le Japon – et les économies déficitaires – comme les États-Unis – est revenu à son plus haut niveau depuis la période précédant la crise financière mondiale de 2007-2008, note Bloomberg.

« Pour faire simple, la Chine doit augmenter ses dépenses, les États-Unis doivent augmenter leur épargne et l’Europe doit stimuler ses investissements », suggère-t-elle.

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Loi de finances 2027 : l’alcool et les jeux davantage taxés

Le gouvernement propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2027, de réviser les droits de consommation appliqués aux boissons alcoolisées et aux vins, ainsi que d’augmenter la taxation des jeux et concours. Les recettes supplémentaires générées par certaines de ces mesures seraient affectées au financement de la Sécurité sociale.

L’article 24 du projet de loi prévoit ainsi une modification des droits de consommation applicables aux boissons alcoolisées et aux vins relevant des positions tarifaires 22.03, 22.04 et 22.08. Les taux proposés seraient fixés respectivement à 0,03 dinar par centilitre, 3 dinars par litre et 100 % ou 10 dinars par unité, selon la catégorie de produit concernée.

Les ressources supplémentaires issues de ces mesures seraient destinées au compte de diversification des sources de financement de la Sécurité sociale.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit une hausse du taux de la taxe applicable aux jeux et concours, instaurée par l’article 17 de la loi n° 48 de 2024 portant loi de finances pour 2025, telle que modifiée par la loi de finances pour 2026. Ce taux passerait de 40 % à 60 %

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La Tunisie, deuxième pays africain où la pauvreté multidimensionnelle est la plus faible

La Tunisie se classe au deuxième rang des pays africains les moins touchés par la pauvreté multidimensionnelle, derrière les Seychelles, avec un taux de 1 %, selon les données actualisées de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle 2026, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Avec seulement 0,1 point de pourcentage d’écart par rapport aux Seychelles, où ce taux s’établit à 0,9 %, la Tunisie arrive en tête des pays d’Afrique du Nord. L’Algérie occupe la troisième place du classement africain, avec un taux de 1,4 %, suivie de l’Égypte (1,5 %) et de la Libye (2 %).

L’Afrique du Sud se classe sixième, avec 6,3 % de sa population concernée par la pauvreté multidimensionnelle. Elle devance le Maroc, qui affiche un taux de 6,4 %, tandis que l’Eswatini (7,9 %), le Gabon (8,6 %) et São Tomé-et-Príncipe (11,7 %) complètent le classement des dix pays africains les moins touchés par ce phénomène.

1,2 milliard de personnes touchées dans le monde

Si la position de la Tunisie témoigne d’un niveau relativement faible de pauvreté multidimensionnelle à l’échelle africaine, la situation mondiale reste préoccupante. Le rapport 2026, élaboré par le PNUD en collaboration avec l’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), révèle une hausse historique de la pauvreté multidimensionnelle mondiale, une première depuis le lancement de cet indice en 2010.

Selon les données présentées, 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards d’habitants couverts par l’étude, menée dans 108 pays en développement, vivent dans des conditions de pauvreté multidimensionnelle. Cela représente 18,9 % de la population étudiée.

Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. Ils représentent 51,5 % des personnes pauvres à l’échelle mondiale selon cet indice, soit environ 617 millions d’enfants. Dans les pays étudiés, un enfant sur trois est concerné par la pauvreté multidimensionnelle.

La pauvreté présente également une forte dimension géographique. Plus de huit personnes sur dix vivant dans une situation de pauvreté aiguë résident en milieu rural. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec 616 millions de personnes vivant dans la pauvreté multidimensionnelle.

Santé, éducation et conditions de vie au cœur de l’indice

Contrairement aux mesures fondées uniquement sur les revenus, l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle évalue les privations auxquelles les ménages sont confrontés dans plusieurs domaines essentiels.

Il repose sur trois dimensions : la santé, mesurée notamment à travers la nutrition et la mortalité infantile ; l’éducation, évaluée selon la durée de scolarisation et la fréquentation scolaire ; et les conditions de vie, qui englobent l’accès à l’assainissement, à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que la qualité du logement et la possession de certains biens.

Cette approche permet de mieux cerner les difficultés qui affectent concrètement les conditions de vie des populations, au-delà de leur seul niveau de revenu.

Malgré la dégradation des indicateurs mondiaux, le rapport souligne toutefois que des progrès restent possibles. Trente-trois pays ont réussi à réduire de moitié leur indice de pauvreté multidimensionnelle en moins de quinze ans.

Ces résultats montrent que des politiques publiques adaptées, accompagnées de financements suffisants, peuvent accélérer la réduction de la pauvreté et contribuer à la réalisation du premier Objectif de développement durable des Nations unies : l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes.

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Sommet européen : le casse-tête énergie-austérité

Comment l’Union européenne peut-elle répondre à une nouvelle crise énergétique tout en finançant ses ambitions géopolitiques et économiques, alors que plusieurs gouvernements refusent d’accroître leur contribution ? Cette question domine le sommet de deux jours (15 et 16 octobre) à Bruxelles.

Les discussions opposent les États favorables à une plus grande souplesse budgétaire pour soutenir les ménages et les entreprises à ceux qui défendent le maintien d’une stricte discipline financière. En parallèle, les Vingt-Sept peinent à s’accorder sur le volume et la répartition des dépenses européennes, entre compétitivité, défense, transition écologique, agriculture et cohésion territoriale.

A cet égard, la Grèce et l’Italie plaident pour une marge de manœuvre budgétaire accrue afin d’atténuer les conséquences de la hausse des prix de l’énergie sur les entreprises et les consommateurs. Athènes dispose déjà d’une flexibilité estimée à environ 700 millions d’euros pour la période 2026-2027, mais souhaite pouvoir l’utiliser plus librement sans engager une révision générale des règles budgétaires européennes. À son arrivée au sommet, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a averti que la crise énergétique alimentait une nouvelle vague inflationniste et appelé à une réponse coordonnée à l’échelle européenne.

Les divergences concernent également la politique climatique. Le président chypriote Nikos Christodoulidis a demandé un nouveau report du deuxième système européen d’échange de quotas d’émission, le SEQE-2. D’autres gouvernements redoutent qu’un report ou un affaiblissement de ce dispositif ne compromette les objectifs de transition écologique de l’Union.

Le budget 2028-2034 au cœur de la bataille

Les désaccords sont encore plus marqués autour du prochain cadre financier pluriannuel. Une proposition portée par l’Irlande prévoit de réduire de 141 milliards d’euros le montant envisagé initialement par la Commission européenne. Plusieurs pays partisans d’une politique budgétaire restrictive souhaitent aller plus loin. Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le budget devait être réduit « sensiblement », tandis que le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a jugé la proposition « totalement inacceptable ». À l’inverse, les 17 pays regroupés au sein des « Amis de la cohésion » s’opposent à de nouvelles coupes dans les politiques agricoles et de cohésion, qui soutiennent les revenus agricoles et le développement des régions européennes.

Kyriakos Mitsotakis a également rejeté la proposition irlandaise, estimant que les ressources envisagées ne correspondaient pas aux ambitions affichées par l’Union. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exprimé une opposition similaire. Derrière cette confrontation se trouve une question centrale : comment financer simultanément la défense européenne, la compétitivité industrielle, la transition énergétique et les politiques traditionnelles de soutien à l’agriculture et aux régions, sans accroître sensiblement les contributions nationales ?

Un accord difficile avant la fin de l’année

Les négociations devraient se poursuivre lors d’un sommet extraordinaire en novembre, avec l’objectif de dégager un accord politique avant la fin de l’année. Mais les perspectives restent incertaines. Selon des diplomates européens, l’Allemagne, l’Italie et la France ont déjà obtenu la suppression de toute référence explicite au calendrier dans le projet de conclusions du sommet. Ce retrait témoigne des difficultés à fixer une échéance crédible pour un compromis sur le budget.

L’Ukraine doit également figurer à l’ordre du jour, avec la participation annoncée ce vendredi du président Volodymyr Zelensky. Les discussions se dérouleront dans un contexte marqué par les annonces relatives à des livraisons de diesel russe et à une éventuelle trêve énergétique entre Moscou et Kiev…

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