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FMI : l’Occident est de plus en plus vulnérable aux chocs énergétiques

La diminution des stocks de pétrole, la faiblesse des stocks de gaz et l’augmentation de la dette publique exposent les économies européennes à de nouvelles flambées des prix, indique le FMI.

Les économies occidentales deviennent de plus en plus vulnérables aux nouveaux chocs énergétiques, car le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve les approvisionnements mondiaux et l’augmentation de la dette publique limite la capacité des gouvernements à en amortir l’impact, alerte le Fonds monétaire international (FMI).

Dans ses dernières « Perspectives de l’économie mondiale », publiées à l’occasion de ses Assemblées générales (12-18 octobre 2026), le FMI avertit que le conflit prolongé au Moyen-Orient exerce une pression supplémentaire sur les marchés de l’énergie, les stocks de gaz européens étant proches de leurs plus bas niveaux en 15 ans. « Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se transmettre rapidement par le biais des prix et des perturbations de l’approvisionnement », indique le rapport.

En outre, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, notamment les installations terrestres et les sites de la mer Noire, sont citées dans le rapport comme une source supplémentaire de pression sur les marchés mondiaux du pétrole brut et raffiné.

L’UE s’est engagée à mettre fin à sa dépendance aux énergies fossiles russes d’ici 2027, après avoir fortement réduit ses importations de pétrole et de gaz suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

La reprise des combats entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen menace également la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, une voie de passage essentielle reliant l’océan Indien au canal de Suez et aux marchés européens.

La crise énergétique a aussi incité Washington à assouplir les restrictions sur le diesel russe. Suite à un entretien téléphonique vendredi entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, le Trésor américain a autorisé certaines transactions avec le diesel russe jusqu’au 7 avril 2027.

Pourtant, malgré les risques croissants, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1 % en 2026 et de 3,4 % en 2027, contre seulement 1,1 % et 1,2 % respectivement pour la zone euro. L’inflation mondiale devrait atteindre 4,7 % cette année avant de se replier à 4,1 % l’année prochaine.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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La croissance mondiale serait de 3,1 % en 2026

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé ses prévisions de croissance mondiale pour 2026. La vague d’investissements liée à l’IA compensera une partie de l’impact négatif de la flambée des coûts de l’énergie.

 

L’économie mondiale progressera de 3,1 % en 2026, 10 points de base de plus que la dernière estimation de juillet. Cela reste inférieur aux 3,5 % enregistrés en 2025. De plus, la croissance globale devient également de plus en plus asymétrique. 32 pays représentent désormais 95 % de la croissance mondiale, contre 54 en avril 2026. Pour 2027, les prévisions sont maintenues, à 3,4 %. L’inflation est estimée à 4,1 % en 2027, au-dessus des 3,9 % prévus en juillet. Pour 2026, l’inflation mondiale est maintenue à 4,7 %.

 

Point de rupture pour la résilience

La résilience économique pourrait approcher de son point de rupture. Jusqu’à maintenant, l’utilisation de coussins de sécurité et l’adaptabilité ont aidé les économies à traverser les chocs négatifs. Cependant, ce matelas de sécurité s’est considérablement réduit. Les réserves mondiales de pétrole s’épuisent d’environ 2,7 millions de barils par jour, s’approchant de seuils susceptibles de déclencher de fortes variations de prix. Les contraintes énergétiques pourraient compromettre la dynamique portée par l’IA. L’inquiétude croissante concernant la santé budgétaire des gouvernements alourdit également les perspectives.

Le FMI considère que la politique monétaire devait rester suffisamment restrictive pour ramener l’inflation vers sa cible. Les décideurs politiques ont deux chantiers : des marges budgétaires à reconstituer et des chaînes d’approvisionnement à sécuriser.

 

Contraintes budgétaires

Les rendements obligataires de référence des économies avancées sont à des pics. Le cocktail actuel est explosif, avec la résurgence de l’inflation, la trajectoire attendue des taux directeurs et les préoccupations budgétaires qui font grimper les coûts d’emprunt. Les entreprises technologiques qui s’endettent pour financer leurs investissements dans l’IA amplifient cette pression.

Les chiffres sont inquiétants : la dette publique dans les économies développées devrait atteindre 115 % du PIB d’ici 2031, contre 108 % en 2025. Dans les économies émergentes et en développement, elle devrait grimper à 84 % contre 74 % dans 5 ans l’année dernière. Les déficits primaires dans les plus grandes économies restent nettement plus importants qu’avant la pandémie, et les gouvernements font face à des taux d’intérêt réels plus élevés ainsi qu’à des échéances de dette plus courtes à mesure que les pressions liées aux dépenses de défense s’accroissent.

Reste à préciser que toutes ces estimations sont basées sur un scénario clair : le détroit d’Ormuz rouvrira en mars 2027 et retrouvera sa situation d’avant-guerre d’ici octobre 2027. Et si la situation se dégrade encore ? Il ne serait donc pas surprenant de voir les estimations revues à la baisse lors des prochaines réunions de Washington en avril 2027.

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