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Un numéro vert pour accompagner les femmes entrepreneures

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, mercredi, le lancement du numéro vert 1810, destiné à orienter et à accompagner les femmes dans leurs projets entrepreneuriaux.

Ce nouveau dispositif a été présenté lors d’une manifestation sur le thème « Réalité des femmes en milieu rural : mutations et défis », organisée par le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif), à l’École supérieure d’agriculture de Mograne, dans le gouvernorat de Zaghouan, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale.

Dans une allocution prononcée en son nom par Wijdan Ben Ayed, attachée à son cabinet, la ministre Asma Jebri a indiqué que ce numéro vert permettra aux femmes porteuses de projets de bénéficier de conseils techniques et d’un accompagnement pratique sur le terrain, depuis la formulation de leur idée jusqu’à la phase suivant la mise en œuvre de leur projet.

La ministre a également réaffirmé l’engagement de son département en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales, dans le cadre d’une vision nationale visant à consolider le rôle social de l’État et à renforcer la justice sociale. Elle a souligné la nécessité d’accroître l’impact des politiques publiques sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles en milieu rural, tout en renforçant la concertation entre les acteurs nationaux, régionaux et locaux.

Plus de 6 400 projets financés par le programme « Raïdet »

En matière d’entrepreneuriat féminin, le programme national « Raïdet », dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’investissement, a permis de réaliser plus de 6 400 projets, pour des financements dépassant 63 millions de dinars.

Ce programme soutient notamment la création d’activités dans les industries agricoles et alimentaires, l’artisanat et les services, ainsi que la valorisation des chaînes de valeur et des ressources environnementales.

Le ministère intervient également en faveur de l’inclusion économique des travailleuses saisonnières dans le secteur agricole. Il entend, dans ce cadre, généraliser la création d’espaces dédiés à l’accompagnement, à la formation et à la commercialisation au profit des femmes et des jeunes filles dans les différentes régions du pays.

Par ailleurs, le département a mis en place une plateforme nationale consacrée à la commercialisation et à la vente des produits fabriqués par les femmes et les jeunes filles tunisiennes. Cette initiative vise à renforcer leurs capacités commerciales, à faciliter l’accès de leurs produits aux circuits de distribution et à élargir leurs débouchés sur les marchés nationaux et internationaux, en tirant parti des évolutions technologiques.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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Houcine Rhili : « L’eau, l’électricité et les médicaments avant le stade d’El Menzah »

Face aux pénuries de médicaments, au stress hydrique et à la dégradation des infrastructures publiques, l’expert en ressources hydriques, Houcine Rhili, questionne les priorités de l’investissement public, alors que la rénovation du stade d’El Menzah pourrait coûter jusqu’à 480 millions de dinars.

L’eau et les médicaments devraient passer avant la rénovation d’un stade, fût-il d’El Menzah. C’est le message défendu par l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. Il souligne que le coût du projet de rénovation dudit stade impliquant la Chine pourrait atteindre les 480 millions de dinars (MDT). Il estime donc que cet investissement devrait être examiné à la lumière des besoins urgents du pays et des choix budgétaires qu’ils imposent.

 

Lire aussi: Stade d’El Menzah: une délégation chinoise attendue à Tunis

 

Houcine Rhili rappelle que la Tunisie fait face à des pénuries de médicaments, qui concerneraient près de 50 % des produits selon son estimation, ainsi qu’à la dégradation des infrastructures des hôpitaux locaux, régionaux et universitaires. Les insuffisances touchent également les routes et les transports publics, notamment le réseau ferroviaire et le métro.

La situation est tout aussi préoccupante dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. L’expert fait état d’un déficit de capacité électrique estimé à 1 400 mégawatts pendant les heures de pointe. Concernant l’eau, il souligne le vieillissement des réseaux de distribution, dont une partie a plus de cinquante ans, et les pertes qui en résultent. Ces défaillances aggravent les difficultés d’approvisionnement en eau potable et contribuent au recours croissant des ménages à l’eau en bouteille, particulièrement durant l’été.

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans. Il ne conteste pas l’importance du sport, mais estime que les investissements publics devraient d’abord répondre aux besoins fondamentaux de la population, notamment en matière de santé, d’eau et de services essentiels.

 

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans.

 

Le site d’El Menzah, un potentiel foncier à valoriser

Au-delà du coût des travaux, l’expert remet en question le maintien du stade dans son emplacement actuel, au cœur d’une zone densément urbanisée. Les grandes rencontres sportives y provoquent des perturbations de la circulation et des transports, compte tenu de la concentration de la population et des activités dans ce secteur.

A cet égard, il précise qu’une autre option aurait pu consister à reconvertir le site en espace destiné à des investissements immobiliers et commerciaux générateurs de richesse, tout en construisant de nouveaux équipements sportifs dans des zones éloignées des grands ensembles résidentiels. Cette approche permettrait de valoriser le foncier et de mieux intégrer les infrastructures sportives dans l’aménagement urbain.

 

Le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades … En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base.

 

Houcine Rhili estime également que le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades. Il déplore le recul du sport scolaire, universitaire et de quartier, qui constitue un vivier essentiel pour la formation des jeunes talents. En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base. La modernisation des infrastructures ne garantit pas, à elle seule, de meilleures performances sportives.

Pour illustrer l’importance d’une stratégie économique fondée sur la création de richesse, il cite le Maroc, qui a développé ses infrastructures portuaires, notamment Tanger Med, tout en renforçant son industrie automobile et en transformant son secteur touristique. Ces activités ont contribué à consolider la place du royaume dans l’économie régionale. Pour l’expert, cette expérience montre l’intérêt de soutenir des secteurs capables de créer de la valeur, de développer les exportations et de générer des revenus. Les infrastructures sportives devraient accompagner cette dynamique plutôt que se substituer aux investissements productifs.

Projet chinois : quelles garanties pour la Tunisie ?

L’éventuel financement chinois ne suffit pas, selon Houcine Rhili, à conclure que la rénovation sera sans coût pour la Tunisie. Il rappelle que les entreprises chinoises intervenant à l’étranger peuvent bénéficier de garanties ou de contreparties accordées par les États partenaires, selon les modalités négociées pour chaque projet.

L’expert s’interroge donc sur les engagements pris par l’État tunisien dans le cadre de cette opération. Quelles garanties ont été accordées aux entreprises chinoises ? Des contreparties financières ou des engagements portant sur des actifs publics sont-ils prévus ? Pour lui, ces questions doivent être clarifiées afin d’évaluer les implications réelles du projet pour les finances publiques.

Présenter cette rénovation comme un financement sans coût pour le pays ne dispense pas d’examiner les conditions de l’accord et les obligations éventuelles de l’État. La transparence sur le montage financier est indispensable pour mesurer la portée réelle de cet engagement.

 

Lire également : Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

 

Investir dans l’eau pour préserver les ressources du pays

Houcine Rhili estime que les ressources mobilisées pour le stade pourraient être consacrées à des projets répondant aux urgences du secteur hydrique. Il évoque notamment la recharge des nappes phréatiques, la modernisation des réseaux d’irrigation et la réduction des pertes d’eau. Ces investissements permettraient de préserver les ressources disponibles et d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de stress hydrique croissant.

Au-delà du cas du stade d’El Menzah, l’expert pose la question de l’affectation des ressources publiques. Pour lui, les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne. Le développement des infrastructures sportives ne peut se faire au détriment de secteurs aussi essentiels que l’eau et la santé.

 

Les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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